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Medhi Tafti

 
Publié le:  21.09.11
Par:  Communication FBM
 

Mehdi Tafti, professeur ordinaire à la FBM

Spécialiste de la génétique du sommeil et codirecteur du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) du CHUV, Mehdi Tafti a été promu professeur ordinaire au Centre intégratif de génomique (CIG) de l’UNIL dès le 1er juin 2011.

D’origine iranienne et de nationalité française, Mehdi Tafti est né en 1958. Il décroche son Master en biochimie et biologie moléculaire en 1986 à l’Université de Montpellier (France), qu’il parachève par un doctorat en neurophysiologie, obtenu en 1991. C’est à cette époque que le scientifique se focalise sur la régulation du sommeil et des rythmes circadiens, ainsi que sur tous les troubles qui y sont associés, en particulier la narcolepsie. En 1992, il s’envole pour les États-Unis et œuvre au Centre de recherche sur la narcolepsie de l’Université de Stanford, comme postdoctorant, puis chercheur associé. Il regagne la Suisse en 1995 et travaille pendant près de dix ans au sein du Département de psychiatrie de l’Université de Genève. En 2004, Mehdi Tafti est nommé professeur associé au Centre intégratif de génomique (CIG), fonction qu’il occupe jusqu’à sa récente promotion en tant que professeur ordinaire. Depuis 2006, il est également codirecteur du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil, commun au CHUV et à l’UNIL.

Mehdi Tafti s’intéresse aux bases génétiques et moléculaires du sommeil, tant chez l’homme que chez l’animal, ainsi qu’à la pharmacologie associée. Si la fonction du sommeil échappe encore à une totale compréhension par la communauté scientifique, les nombreux mécanismes concourant à sa régulation ont fait l’objet de multiples découvertes. En 2005, Mehdi Tafti et son équipe franchissent une étape décisive en annonçant, dans la prestigieuse revue Science, la découverte chez la souris du premier gène régulant le sommeil profond. Deux ans plus tard, ils mettent en évidence le rôle du gène Homer1a dans le besoin en sommeil et la régulation de l’activité neuronale. Par la suite, le chercheur a démontré que la narcolepsie faisait partie de la famille des maladies auto-immunes, ouvrant de nouvelles possibilités thérapeutiques pour les patients.

Depuis son intégration au CIG, le chercheur a maintenu ses activités de recherche fondamentale et clinique. En laboratoire, il étudie in vitro les mécanismes du sommeil à l’aide de neurones mis en culture afin de pousser plus en avant la compréhension des processus régulant le sommeil aux niveaux cellulaires et moléculaires. Au sein du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil, son principal objectif est l’exploration de pathologies du sommeil bien définies directement chez les patients (narcolepsie, syndrome de Kleine-Levin, etc.). C’est dans cette optique qu’il codirige Hypnolaus, un projet placé sous la houlette du CHUV visant à étudier les corrélations éventuelles entre troubles du sommeil et pathologies de type métabolique ou psychiatrique, auprès d’une cohorte lausannoise de quelque 3’000 personnes.

 

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