Nicolas Toni
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| Felix Imhof © UNIL |
Nicolas Toni, professeur assistant boursier FNS
Né en 1970 à Sierre et de nationalités suisse, italienne et belge, Nicolas Toni étudie la biologie à l'Université de Genève. En 1994, son master décroché, il entame une spécialisation en biologie médicale tout en débutant son doctorat au sein du laboratoire du Prof. Dominique Muller, qu'il parachève par une thèse en 2000. L'année suivante, il quitte la Suisse pour la Californie et rejoint le Salk Institute for Biological Studies de San Diego, où il passe six années en tant que chercheur postdoctorant. En septembre 2007, il rejoint l'industrie et devient chef de laboratoire chez Hoffmann-La Roche à Bâle, puis, un an plus tard, au sein de l'entreprise AC Immune, basée au Parc scientifique d'Ecublens. Il décroche ensuite un poste de professeur assistant boursier du FNS et rejoint le Département de biologie cellulaire et de morphologie de l'UNIL en janvier 2010.
Le neuroscientifique s'intéresse à la capacité du cerveau à créer de nouveaux neurones à l'âge adulte. Appelée neurogenèse adulte, cette faculté est conférée par la présence de cellules souches dans l'hippocampe et la zone subventriculaire, des structures profondes du cerveau chez les mammifères. L'hippocampe, en particulier, se révèle un objet d'étude particulièrement important, du fait de son rôle dans les processus de mémorisation et d'apprentissage.
A l'UNIL, le neurobiologiste et son équipe oeuvrent sur certaines problématiques encore inconnues de la neurogenèse. Par exemple, ils cherchent à comprendre la raison pour laquelle seule une partie des neurones nouvellement produits survivent au-delà d'un mois. Nicolas Toni tente ainsi de mettre au jour les mécanismes cellulaires qui sous-tendent l'intégration de ces neurones dans le réseau neuronal du système nerveux central et les raisons de cette forme de sélection naturelle entre neurones. Outre l'instrumentation classique de la biologie cellulaire et moléculaire, le scientifique utilise également l'expérimentation comportementale pour déterminer les implications fonctionnelles de ces mécanismes.
Au final, les recherches menées par Nicolas Toni devraient améliorer notre compréhension de la plasticité du cerveau et paver le chemin vers de nouvelles thérapies cellulaires pour des pathologies neurodégénératives, telles la maladie d'Alzheimer.
Remarque : le Département de biologie cellulaire et morphologie (DBCM) est devenu le Département des neurosciences fondamentales (DNF) au 1er août 2012



