Dietmar Zehn
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Dietmar Zehn, professeur assistant
Né en 1976, de nationalité allemande, Dietmar Zehn décroche son master, puis son doctorat à l’école de médecine de l’Université Humboldt de Berlin. En 2004, son doctorat en poche, il obtient un poste de chercheur senior auprès du Département d’immunologie de l’Université de Washington, à Seattle, tout en recevant l’autorisation d’exercer la médecine en Allemagne. Il demeure aux Etats-Unis jusqu’en 2009, date à laquelle il accède à la fonction de chef de groupe au Swiss Vaccine Research Institute, entité rattachée au Service d’immunologie et d’allergie du CHUV. Il continue à exercer cette charge en sus de ses activités de recherche et d’enseignement à l’UNIL et de sa nomination récente en tant que professeur assistant.
Les infections virales chroniques constituent le champ d’expérimentation de Dietmar Zehn. A l’UNIL, le scientifique investigue la genèse des réponses immunes initiées par les lymphocytes T. Ces cellules jouent un rôle important dans l’immunité cellulaire, en permettant la reconnaissance et l’élimination d’agents pathogènes dans l’organisme. Comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires qui induisent l’atténuation de la réponse immune, ainsi que la détérioration et l’inefficacité des cellules T dans le cas d’infections chroniques, se révèle dès lors de la plus grande importance.
Le chercheur s’intéresse tout particulièrement aux raisons expliquant la tolérance et l’avidité des récepteurs des cellules T pour leurs antigènes spécifiques, en amont de la réponse immune proprement dite. Il a développé un modèle de souris transgénique dans lequel la sensibilité des cellules T à l’antigène peut être contrôlée très précisément, lors de la confrontation avec des micro-organismes recombinants. Avec ce modèle, il est ainsi possible de tester in vivo l’effet de l’avidité de la liaison antigène-récepteur de cellules T. Dietmar Zehn étudie, dans ce contexte, divers pathogènes, afin de trouver des stratégies effectives pour mobiliser le système immunitaire non seulement contre des infections virales mais aussi contre d’autres types d’agression, comme les tumeurs, et lever un des obstacles actuels de l’immunothérapie et de la vaccination tumorale.



