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Impressions de voyage

Sarra | Joëlle | Jeanne | Gaël | Anetka | Virgile | Axel | Expressions marquantes
 

Sarra

Mon expérience du désert :

Sur les airs d'Ismaël Lo, je ferme les yeux et je revois cette immensité de sable, j'entends ce silence orné d'une légère brise, je sens le sable filer entre mes doigts de pieds, le soleil matinal me chauffer le visage, je me sens en paix sur le haut de cette dune. Ce qui compte ici c'est d'être soi même, d'être simple, d'être profond. En groupe, on affrontera les épreuves de la journée : la tempête, la marche, la fatigue, le sable. On partagera un peu de repos et quelques plaisanteries autour d'un thé bien chaud. Peut-être s'égarera-t-on même dans des grandes et si délicieuses discussions sur la vie, sur le monde. Sous les étoiles, au bord du feu, on pourra rêver, bercé par les chants et les rires des nomades. Ensuite on s'enfilera dans nos sacs couchages, luttant contre le sommeil pour pouvoir contempler, quelques minutes encore, l'immensité du ciel étoilé.

En quelques jours, j'ai rajouté à l'édifice de ma vie une nouvelle pierre. Cette expérience restera toujours gravé en moi. Au désert, on se dépouille de tout le superflu, on apprend à ne voir que l'essentiel. Faire des rencontres dans ce cadre est exceptionnel. Que c'est précieux les opportunités comme celle-là !

Sarra

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Joëlle

Privilège que de pouvoir passer quelques jours dans le désert...

Très vite, on passe à l'essentiel, le superflu perd tout son sens.

En quelques mots, C'EST TOI OU LA BETE !!!!

Joëlle

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Jeanne

Le désert : pour certains c'est les images d'un magazine, des dunes de sable à perte de vue se détachant sur un ciel bleu azur, pour d'autres une description de voyage lue dans un roman. Ces représentations du désert, sont bien celles qui me faisaient rêver, et qui m'ont fait dans un premier temps caresser l'idée de m'inscrire à l'aventure proposée par l'Unil. Puis, après quelques jours de réflexion, je me suis rendue compte que cette aventure pourrait m'apporter un plus dans ma vie. En effet, c'est à cette période que de nombreuses questions existentielles me préoccupaient, du type : que faire de ma vie ? Suis-je épanouie dans ce que je fais ? Mais dans le fond, j'étais bien décidée à voir autre chose, à me frotter à une autre culture, à rencontrer et m'ouvrir à d'autres gens. Car je dois l'avouer, je suis de nature très discrète et peu aventurière.

Ces 10 jours dans le désert m'ont permis de vivre en groupe et de découvrir une autre facette du désert : le vent, le sable qui pénètre partout, les cailloux et les dromadaires avec leurs drôles de moeurs et les bruits bizarres qu'ils font. Mais je crois que ce qui m'a fait le plus de bien dans cette aventure, c'est les échanges vécus avec tous mes collègues de tente. Il est vrai qu'au départ j'appréhendais énormément de faire ce voyage car je ne connaissais personne et j'avais l'impression que mes camarades se connaissaient déjà un peu. Mais ils ont tous été très sympas, ouverts et accueillants et je leur suis reconnaissante pour la place qu'ils m'ont accordée.
De plus, comme je l'ai dit plus haut, on se frotte à une culture différente, à un mode de vie rudimentaire, très éloigné du nôtre et je dois dire que cela nous a fait ouvrir les yeux sur notre quotidien. Par exemple : nous n'avons pas eu l'occasion de nous laver durant le séjour, nous dormions sur un petit matelas, sous une simple tente. Et bien en rentrant au camp de base, le plus petit détail, comme de pouvoir s'adosser à un mur, ou bénéficier de l'eau courante me paraissait être une chance. Depuis ce voyage, je me rends mieux compte du luxe qui nous entoure et j'apprends à vivre au jour le jour et à aimer la vie que je mène. Je réalise que je n'ai pas besoin d'aller bien loin pour trouver de l'exotisme et du piment dans mon existence. Hé oui ! Le désert et les amis m'ont aidés à ouvrir les yeux. Un grand MERCI à tous!

Jeanne

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Gaël

Impressions... - Sahara 2005.

Partie à la découverte de l'espace et du silence du désert, pour prendre un peu de distance avec la course quotidienne.

L'invité inattendu : le vent. Les cinq jours du désert ont dû s'adapter à ce « silence en mouvement » comme l'a défini Flavien. Qui bruisse en permanence, qui nous polit le visage, les mains et les pieds et fait pleurer du sable. Ce vent de face qui nous oblige à nous projeter en avant pour progresser.

Plus concrètement, le vent nous a très souvent rassemblés à 14 sous une tente de 20 m2. Et les moments de solitude sont devenus plutôt une vie de groupe soudée, des rires, des jeux de cartes, d'excellents repas et thés préparés par les berbères, du jonglage avec les places à disposition pour trouver une position tenable à même le sol et sans dossier civilisé...

Et surtout des moments d'échanges intenses et libres. La démarche de départ - prendre un texte qui nous parle, le lire à haute voix, le présenter et l'offrir à la discussion - a porté ses fruits. Le matin comme le soir, ces extraits ont rythmé nos journées et amorcé de longues discussions, proches ou éloignées de l'impulsion du texte. Il me semble que chacun·e a pu s'exprimer en toute tolérance et écoute, à son gré, sans jugement, sans a priori, et sans pression à la parole ou au silence.

Peut-être un cadeau de l'immensité du désert et de son dépouillement ; du fait que nous ne nous connaissant pas d'avant il n'y a pas d'a priori et chacun·e peut donner ce qu'elle/il souhaite de soi ; du temps que l'on prend enfin et du présent qui se ressent.

Une semaine qui m'a donné plein d'énergie positive en tous les cas !

Gaël

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Anetka

Marcher dans le sable

C'est un voyage, une découverte...mais avant tout c'est un abandon, celui de son confort, de ses proches, de son habituel quotidien... Ca y est ! L'aventure commence ! Vol après vol, kilomètres de route qui se suivent laissant apparaître les lumineuses teintes du Maroc et voilà que le désert se rapproche de plus en plus, laissant la suspicion s'immiscer dans ma petite tête: le désert sera-t-il à la hauteur de l'image romancée qui m'habite ? Cette fois, c'est la porte de la cité de M'hamid, dernier rempart de civilisation devant l'immensité de sable qui est franchie. Il n'y a plus de retour en arrière possible. Dès lors, la reine Sahara se laisse dévoiler lentement tout en restant pour toujours mystérieuse.

Tout commence par une nuit dans un campement de Touaregs. C'est l'hospitalité des hommes du désert qui se laisse savourer... Autour d'une tasse de thé, je suis toute ouïe face à al sagesse enseignée par le désert. Puis, vient le jour du départ. Quelques dromadaires pour nous servir de compagnons de route. Le seigneur des lieux, c'est à dire le désert en personne, ne se laisse pas aborder aussi simplement. Eh non! il faut mériter de sentir sa présence. Alors la progression se poursuit sur le terrain desséché dans la vallée du Drâa. Marcher, encore marcher, toujours marcher... C'est pénible, et pourtant cela fait un bien fou.

Chaque seconde est l'occasion d'être étonné par le combat, en ces lieux austères, de la vie pour la vie. C'est un arbre qui renaît parmi les grains qui l'engloutissent, c'est le petit scarabée qui se remet à gravir une colline après s'être fait pousser par le vient pour la énième fois en bas de la pente, ce sont également les charmantes attentions de solidarité que manifestent ceux qui ont aussi osé se lancer dans ce périple...

Il est certes bien fatigant de continuer à avancer avec, en contresens, la tempête de sable qui nous nargue. Pourtant, cette situation ne me déplaît pas Bien au contraire, me retrouver si petite face aux éléments me donne l'occasion de méditer et de cogiter sur ma situation ainsi que mon être et me rappeler les richesses que j'ai eu la chance de découvrir en ceux qui m'accompagnent.

Puis vient la tour de la première grande dune. Or le marchand de sable est bien passé nous laissant tous ensablés et fatigués par l'effort de la marche. Une nuit à la belle étoile s'impose donc dans cet endroit merveilleux. Et c'est sur ce mode que se poursuit le séjour au désert. Les bonnes surprises se suivent, les discussions métaphysiques se succèdent et la bonté humaine s'égraine de façon à envahir, comme le désert, tout ce petit univers. C'est là la face cachée de la dune...

Anetka, mars 2005

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Virgile

MARCHER DANS LE DESERT 05

S'il fallait ne retenir qu'une impression des temps d'échanges vécus au désert cette année 2005, ce serait la mise en lumière à la fois des différences qui séparent les visions orientales et occidentales de la foi et (donc) de la vie, ainsi que leur enrichissement mutuel possible.

Lors des partages nombreux et denses se sont en effet vite dessinés parmi nous la présence de deux sources d'inspirations. Celle que l'on qualifiera d'orientale, avec son insistance sur la méditation, le dessaisissement, la volonté de vivre l'instant présent apparaît comme un résumé suffisant... et celle qu'on pourrait dire de l'Occident, avec l'unicité de la personne, le couple liberté - responsabilité, le déploiement linéaire du temps, l'action.

De jour en jour, la différence s'est précisée.

Par bonheur, cela n'a pas nui à nos relations.

Au contraire, ces différences ont permis de voir à quel point nous avons besoin les uns des autres.

Si le fait de ne pas savoir s'arrêter, de ne pas savoir faire coïncider vivre et sentir les choses est une caractéristique et une souffrance de notre occident, le fait de faire taire son désir pourrait présenter le danger d'étioler la vie et l'espérance, de pousser à la résignation.

Il semble en effet, au point où nous en sommes de notre développement planétaire que le message de l'Orient et son rapport au temps devient une nécessité pour contrer une course éperdue dont on ne connaît plus la destination...Mais il apparaît aussi que la vision occidentale d'une espérance et de la réalisation d'un monde plus juste est aussi une nécessité cardinale.

Ainsi deux avenues de foi et de culture, l'Orient et l'Occident, quelques fois opposées pourraient devenir source d'un monde nouveau, solide, invitant, à construire...

Virgile 10/03/05

PS. Merci à chacun d'avoir livré un peu de vous-même.

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Axel

Cette expédition dans le désert n'était pas un voyage, mais une pause, une escale dans la folle course de la vie.

Train-train, le désert m'en a sortit pour quelques jours. Ô temps, en ces instants bénis, tu avais bel et bien suspendu ton vol !

Durant cette halte, j'ai rencontré d'autres voyageurs, eux-aussi en stand-by, volontairement arrêté afin de reprendre leur souffle, afin de voir d'où chacun venait et vers où chacun se dirigeait. Nous avons parlé, nous avons partagé, nous nous sommes liés.

Mais voilà que le train repartait, trop vite, la vie nous rappelait, nous arrachait au désert. Le retour signifiait bien plus que le retour. Le départ, bien plus que le départ. Notre convoi reprenait sa route, comme avant.

Ou plutôt pas tout à fait comme avant. Un peu plus léger, un peu plus apaisé.

Lors de cette étape, chacun a pu partager et laisser une partie de son fardeau. Le désert, pour vide qu'il paraisse, est inondé du trop-plein de sentiments, de doutes, de peurs, d'Amour des voyageurs qui s'y arrête. Peut-être est-ce de cette abondance de pureté qu'il tire son intensité ?

Cette vaste étendue aride s'immisce en nous, nous lave, nous purge, nous soulage.

Caisse de résonance des pensées, miroir de l'âme, désert tu nous as montrés qui nous étions, qui nous sommes et qui nous serons.

Nous avons repris la route avec le souvenir de cette paisible et riche étape.

Le vent souffle les dunes et efface nos traces, cependant ton sceau, désert, dans nos coeurs à jamais demeure.

Axel

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Expressions marquantes

Le Maroc : on en parle encore...

Le vent, c'est du silence en mouvement.

Lire entre les lignes.

Ca bronze la tête.

Un chi-chouilla...

Avant, je croyais ; maintenant, je suis fixé.

Laver l'étoile de mer.

C'est toi la bête !

Fais péter chouilla...

J'ai la tête qui bronze.

Et pourtant l'eau est claire.

It's my life !

La vie c'est du temps : il faut savoir le prendre.

La seule chose qui manque à mon bonheur, c'est le bonheur des autres.

Aimer, c'est faire vivre.

A la turque...

On a gardé les droms ensemble.

C'est comme les dunes : il y a des hauts et des bas...

Il y a du potentiel !!!

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