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Répertoire des fonds imprimés anciens en Suisse: extrait

Le site du Handbuch der historischen Buchbestände der Schweiz sera fermé dès la parution des volumes papier en décembre 2011, et ce pour une durée de 2 ans. Dans l'attente de la nouvelle édition, voici à titre d'information un extrait de la partie historique de la notice en ligne datée de janvier 2010.

 
Répertoire des fonds imprimés anciens de Suisse
 
 
Bibliothèque cantonale et universitaire, Lausanne
 
 
   
Fonctions   Bibliothèque de l’Université de Lausanne et bibliothèque cantonale vaudoise, à vocation patrimoniale
Collections   Collections encyclopédiques couvrant tous les domaines des sciences humaines.- 2 Valdensia; théologie 16e s.

   


1.  Historique du fonds

1.1    Les origines de la BCU se confondent avec celles de l’Académie de Lausanne. Sans qu’aucun document officiel ne le confirme, on estime qu’une bibliothèque a été constituée dès les premiers temps de l’Académie, fondée en 1537 au lendemain de la conquête du Pays de Vaud par les Bernois. La première mention de la Bibliothèque de l’Académie remonte à 1549: appelé à enseigner à Lausanne, Théodore de Bèze se charge d’acheter des livres pour la bibliothèque et en transmet la facture au bailli, qui représente à Lausanne le pouvoir bernois. On ignore la localisation de la bibliothèque à ses origines. Elle se trouvait au début de l'année 1587 dans un local du «Château de Menthon» (ancienne maison forte de la famille de Menthon, située à l'est de la cathédrale, dans la Cité), peut-être depuis 1562, date de l'acquisition de la bâtisse par la ville de Lausanne. Suite à un incendie survenu en janvier 1587, dont elle a probablement souffert (quelques ouvrages anciens en gardent les traces), la bibliothèque est déplacée dans l’Ancienne Académie, construite dès le 24 avril 1587 sur l’emplacement de la vieille «Clergie», tout près de la cathédrale. Dès 1628, elle occupe une salle située au-dessus de l'auditoire de théologie, nouvellement établi dans l'aile droite du bâtiment (Chavannes, 15). Elle y demeurera jusqu'en 1657, date à laquelle elle sera transférée dans un local attenant à l'auditoire de théologie, au rez-de-chaussée.

1.2    Pour Alexandre-César Chavannes, qui rédigea une histoire de la bibliothèque en 1780, «dans sa première origine, elle ne fut qu'une très chétive collection de rituaires et de quelques ouvrages ecclésiastiques et scolastiques qui furent trouvés dans la résidence de l'évêque ou dans des maisons religieuses. Sans doute qu’on y joignit bientôt après quelques Bibles hébraïques et grecques, quelques vieilles éditions des Pères, les ouvrages des réformateurs, les meilleurs auteurs scolastiques et plusieurs anciennes éditions des classiques» (p. 16). On note, toutefois, pendant les vingt premières années un accroissement régulier. La crise ecclésiastique de 1559, qui pousse les principaux professeurs actifs à Lausanne à fonder à Genève une académie appelée à devenir la première en importance dans le domaine francophone, brise cependant l'élan pris par l’Académie de Lausanne. Dès lors, la bibliothèque entre dans une phase de stagnation qui se poursuivra jusqu'au milieu du 17e s. Aux rares ouvrages recueillis des couvents (supprimés lors du passage à la Réforme) et aux impressions savantes du 16e s. (nombreuses éditions de Froben, Estienne, etc., la plupart en latin) viennent alors s’ajouter des ouvrages de philosophie, de physique, d’histoire naturelle; la bibliothèque s’enhardit jusqu’à souscrire aux Mémoires de l’Académie des sciences de Paris, aux Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, au Journal des savants et aux Acta de Leipzig. Avec la création d’une chaire de droit et d’histoire, au début du 18e s., la collection s’ouvre à des livres d’histoire et de jurisprudence. Pour l'essentiel, l'enrichissement des collections, jusqu'à l'aube du 18e s., est le fait de dons ou de legs.

Développement de la Bibliothèque de l’Académie au 18e s.

1.3    La nouveau départ pris par l’Académie dans les années 1720 à la faveur d’un développement sensible du nombre des étudiants, parmi lesquels de nombreux hôtes étrangers venus à Genève ou à Lausanne se perfectionner dans une langue en train d’étendre son empire, n’est sans doute pas étranger aux changements qui surviennent. Réservée jusque-là à l’usage exclusif des professeurs, la bibliothèque, à la demande des étudiants, leur est ouverte une fois par semaine dès l'automne 1727. Cette évolution étant susceptible de générer un surcroît de travail, il est alors décidé d'adjoindre au bibliothécaire (traditionnellement élu par ses pairs pour un mandat de deux puis trois ans, selon un schéma qui perdurera jusqu’en 1845) un sous-bibliothécaire (ou bibliothécaire ordinaire), chargé d’assurer la gestion pratique du fonds, choisi parmi les étudiants avancés. Moins d'une année plus tard, en août 1728, les autorités bernoises, «considérant l’état misérable de la bibliothèque académique» (Perret, 263), se soucient de contribuer plus activement à son développement: une subvention de 1'000 écus blancs (environs 3'000 francs) lui est attribuée (un quart de la somme sera affecté à l’achat de la bibliothèque de Jacques Lenfant, célèbre théologien réformé, mort à Berlin l’année même) et un crédit annuel de 100 florins (environ 33 francs) est alloué pour les achats. De plus, de nombreux doublets provenant de la Bibliothèque des Bourgeois de Berne prennent le chemin de Lausanne; leurs supra-libros et leurs cachets encrés permettent de les repérer aisément au sein du fonds. On décide alors de tenir un registre des prêts, et le sous-bibliothécaire, Daniel Pavillard, est chargé de dresser le catalogue des livres constituant la Bibliothèque de l'Académie. Etabli en 1728 selon un classement systématique, ce catalogue est le plus ancien qui nous soit parvenu; il recense 538 titres formant 1’019 vol.

1.4    La nomination du professeur Béat-Philippe Vicat au rang de bibliothécaire en chef, en 1749, inaugure une nouvelle période de développement pour la bibliothèque. Le règlement édicté cette année-là témoigne d'une certaine ouverture de la bibliothèque à un public extérieur à l'institution: le bibliothécaire est désormais autorisé à prêter des livres à des bourgeois de la ville et à des étrangers… à ses risques et périls ! C'est également à partir de 1749 que l'Académie se soucie de favoriser les vocations parmi les professeurs, visiblement peu enclins à endosser la responsabilité de la collection. Durant les cinq premières années passées à la tête de la bibliothèque (il restera en fonction jusqu'en 1762), Béat-Philippe Vicat s'appliquera à rédiger deux catalogues, l’un topographique (reprenant le classement systématique des livres sur les étagères), l’autre alphabétique par auteurs-titres. Le catalogue alphabétique sera achevé en 1752 (il sera mis à jour en 1757, afin d'intégrer les ouvrages du professeur Hyacinthe Bernal de Quiros, décédé en 1753), le catalogue systématique en 1754; celui-ci comporte onze classes désignées par des chiffres romains: I Bible, II Pères de l’Eglise, III Exégèse biblique, IV Théologie, V Sermons, VI Histoire des Eglises, VII Géographie et histoire, VIII Grec et latin, IX Dictionnaires, X Sciences, XI Droit. C'est également à Vicat que l'on doit la rédaction du premier catalogue imprimé des livres de la Bibliothèque de l'Académie, en 1764. Ce catalogue, classé par ordre alphabétique des auteurs, recense plus de 2’700 titres. Il ne comprend pas les livres de la bibliothèque du professeur Charles-Guillaume Loys de Bochat, acquise en 1755, mais dont l’institution ne put disposer légalement qu’à partir de 1779. L'incorporation de cette collection, riche, selon l'inventaire dressé au moment de son acquisition, d'environ 1’600 titres (BCU, Archives XLI/1), nécessitera l'établissement d'un nouveau catalogue. Confié aux soins du bibliothécaire Alexandre-César Chavannes (à la tête de l'institution de 1772 à 1781 puis de 1788 à 1799), le «Catalogue général des livres de la Bibliothèque académique de Lausanne» (aujourd’hui perdu) recensait environ 7'000 ouvrages répartis en vingt et une classes, soit deux fois plus qu’en 1754, ceci en raison de la subdivision de la théologie, du droit et des sciences. Une vingt-deuxième classe, consacrée aux beaux-arts, sera ajoutée en 1786 lors de la mise à jour du catalogue, qui comporte alors 7'120 titres. Ce classement demeurera en usage jusqu’au milieu du 19e s. Chavannes est également à l'origine de la constitution d'un cabinet d'histoire naturelle et de médailles, dont les objets sont aujourd'hui déposés au Musée de zoologie et au Musée monétaire cantonal, avec le catalogue dressé à l'époque par le bibliothécaire.

1.5    Même en ajoutant aux revenus courants (émoluments perçus lors des immatriculations et des délivrances de titres, amendes, etc.), le crédit annuel de 100 florins et les dons ponctuels faits par les autorités, les revenus de la bibliothèque ne lui permettent pas de constituer un fonds susceptible de combler les attentes des professeurs. Pour pallier ce manque chronique de ressources, plusieurs loteries sont mises sur pied dans la seconde moitié du siècle, avec un succès considérable. De 800 francs en 1755, les revenus de la bibliothèque passent ainsi à 4'000 francs en 1775, 11'000 en 1776, 16'000 en 1787. Cette évolution réjouissante autorise des achats réguliers et variés, parfois même certaines folies, comme l’acquisition en 1820, pour la somme de 4’500 francs, de la monumentale Description de l’Egypte publiée par le Gouvernement français.

1.6    La croissance régulière du budget consacré aux acquisitions explique probablement la création, en 1788, d’une commission permanente de gestion de la bibliothèque (intitulée Commission de la bibliothèque), composée du bibliothécaire en chef, de trois professeurs et du bibliothécaire ordinaire. Cette commission était principalement chargée de valider les propositions d’achats et d’administrer le rentier de la bibliothèque (ordonnance souveraine de 1789). Dès 1795, les diverses facultés de l’Académie sont représentées dans la commission, puis, à la faveur de l’ouverture progressive de la bibliothèque à un public non universitaire, on y accueille, dès 1845, des personnalités extérieures au monde académique. Cette commission survécut jusqu’en 1897.

Assimilation de la Bibliothèque publique de Lausanne

1.7    En 1791, les ayants-droit à la Bibliothèque publique de Lausanne (parfois intitulée Bibliothèque de l’Hôpital), cercle privé fondé en 1781 par un groupe de notables et organisé sur un double système de souscriptions et de cotisations, remettent à la Bibliothèque de l’Académie l’ensemble de leurs collections, soit environ 1'000 titres, formant environ 2'400 vol. (décompte d’après le dernier catalogue imprimé de 1788). La fusion de cette collection avec la Bibliothèque de l’Académie aura diverses conséquences. Tout d’abord une ouverture plus grande vers la cité, puisque les souscripteurs de la Bibliothèque publique (une centaine de personnes) obtiendront le droit de consulter gratuitement les collections réunies à l’Académie. Ensuite, il sera possible d’emprunter les livres deux fois par semaine. Enfin, l'opération donnera lieu en 1792 à la refonte du catalogue imprimé. Ce catalogue connaîtra plusieurs suppléments durant la première moitié du 19e s. (1800, 1812, 1829, 1835–1838).

1.8    Les collections de la Bibliothèque de l’Académie, riches d’une dizaine de milliers de volumes à la fin du 18e s., comportent en grande majorité des ouvrages utiles à la formation des pasteurs. La théologie y domine, accompagnée d’ouvrages historiques et littéraires nécessaires à l’enseignement des sciences, de la philosophie et des lettres, disciplines auxquelles l’Académie s’ouvre progressivement au cours du siècle. Cette relative sévérité est contrebalancée, dans les dernières années du siècle, par l’apport de la collection réunie par les propriétaires de la Bibliothèque publique, où l’on trouve, à côté d’ouvrages savants, quantité de lectures plus légères, telles les Œuvres de Frédéric II de Prusse, réputés impies. Suite à la découverte de ce volume sur les rayons de la bibliothèque, le Conseil académique, présidé par Alexandre Leresche, professeur de théologie, décrète que les livres qui peuvent être «dangereux pour les lecteurs superficiels» seront mis à part pour n’être prêtés qu’à ceux «qui peuvent les lire sans danger».

1.9    Dans les années agitées qui suivent la révolution helvétique (1798), la bibliothèque, à l’instar de l’Académie elle-même, semble connaître une phase de repli. En 1799, le recteur se plaint aux autorités que les soldats français, logés dans les salles sises au-dessus de la bibliothèque, à la Cité, coupent du bois pour se chauffer; outre les désagréments évidents causés aux usagers, il dénonce les dégradations subies par les plafonds, ainsi que les risques d’incendie et de vol. On décide alors de répartir temporairement les livres les plus précieux au domicile des professeurs (Dupraz, 38). Il se pourrait bien que, durant cette période troublée, un certain nombre d’usagers aient renoncé à fréquenter la bibliothèque. Signe d’un éventuel ralentissement de l’activité, le supplément au catalogue pour les années 1800 à 1812 recèle moins de 500 titres incorporés (soit une moyenne d’environ 40 titres par an), contre environ 900 titres pour la période précédente, qui va de 1792 à 1800 (soit quelque 75 titres par an). En dépit de cette situation, les revenus encaissés, constitués essentiellement par les intérêts de divers prêts d’argent à des particuliers, permettent au bibliothécaire d’arrondir, année après année, la fortune de la bibliothèque, une fois les dépenses courantes honorées (BCU, Archives XLI/1; Dupraz, 53).

1.10    Entre temps, conséquence directe de la création du canton de Vaud sous la Médiation, en 1803, la Bibliothèque de l’Académie avait été rebaptisée en 1806 «Bibliothèque cantonale». Cette appropriation par les autorités cantonales, opérée sans consultation préalable dans le cadre de la nouvelle loi sur l’instruction publique, suscita la rédaction d’un mémoire adressé au Petit Conseil (exécutif vaudois) où l’Académie tenta de prouver, pièces à l’appui, que ses droits sur la propriété de la bibliothèque étaient incontestables et que, par conséquent, la «cantonalisation» de l’institution ne reposait sur aucune base juridique (ACV, K XIII 52/1). Le combat mené apparaît toutefois comme un combat d’arrière garde. Loin de défavoriser l’Académie, la loi de 1806 lui donnera un nouveau souffle: huit chaires seront créées (quatre pour les sciences, deux pour la médecine et deux pour le droit), et le nombre des étudiants croîtra de manière significative, passant de 100 en 1798 à 156 en 1815 (Lugrain, 26).

1.11    Outre les professeurs et instituteurs de l’Académie et du Collège, les étudiants et les membres de l’ancienne Bibliothèque publique, la bibliothèque accueille dès la fin du 18e s. un certain nombre d’abonnés payants, qui doivent acquitter une finance annuelle de 4 francs (1 petit écu) pour les personnes domiciliées à Lausanne (ou dans le canton), contre 8 francs (un gros écu) pour les étrangers. Elle ne s’ouvre plus largement à la population locale qu’à partir de 1825, au moment où la décision est prise de créér une salle de lecture. Au fil des 19e et 20e s., les heures d’ouverture iront en augmentant. A partir de janvier 1900, le prêt est gratuit pour tout citoyen vaudois (Règlements 1844, 1900 et 1921).

1.12    Jusqu’au début du 19e s., la bibliothèque s’enrichit essentiellement par des dons et legs d’ouvrages. Dès 1810, un budget est réservé aux acquisitions. Les sommes consacrées aux achats et abonnements restent toutefois modestes: elles oscillent entre 2’200 et 5’000 francs de 1837 à 1877, avec une pointe à 6’200 francs en 1838 et un minimum de 1’100 francs en 1850. Dans la dernière décennie du 19e s., à la faveur peut-être de la transformation de l’Académie en Université, les sommes à disposition augmenteront de manière spectaculaire: alors que le budget des acquisitions des années 1888–1890 plafonne à 7’000 francs, il passera de 13'000 francs en 1891 à 21'000 en 1903.

1.13    Parmi les bibliothèques particulières importantes qui ont enrichi l’institution au cours du 19e s., on signalera celle de Philippe-Sirice Bridel (le «doyen Bridel», 1757–1845), dont une partie fut acquise en 1837 (1'200 titres), celle de deux des pères fondateurs de la patrie vaudoise, Frédéric-César de La Harpe (1754–1838), entrée en 1838 (18'000 vol.), et Auguste Pidou (1754–1821), léguée par son fils François en 1877 (plus de 4'000 vol, spécialement de droit, d’histoire et de littérature).

1.14    L'une des figures indissociables de l'histoire de la Bibliothèque cantonale au 19e s. est sans conteste Charles-Philippe Dumont-Lambert. Amateur d'histoire et de généalogie, Dumont-Lambert exerce la fonction de sous-bibliothécaire pendant près d'un demi-siècle (1832–1875), avant de diriger l'institution de 1875 à 1882. Il est à l'origine de l'adoption d'un nouveau système de cotes de classement, lié à la refonte totale des différents catalogues de la bibliothèque. Le nouveau Catalogue de la Bibliothèque cantonale vaudoise paraît entre 1853 et 1856. Il adopte une nouvelle classification qui nécessita le recotage et le réétiquetage de tous les volumes: A Généralités, B Périodiques, C Histoire et géographie, D Histoire universelle, E Histoire des Etats moderne, F Histoire de la Suisse, G Histoire des religions et des superstitions, H Histoire ecclésiastique de la Suisse, J Anecdotes, biographies, éloges, mémoires etc., K Linguistique, L Littérature orientale et littérature ancienne, M Littérature moderne, N Philosophie et éducation, O Sciences mathématiques, P Sciences physiques et naturelles, Q Sciences médicales, R Arts et métiers, S Politique, T Jurisprudence, U Théologie générale et exégèse, V Théologie systématique et pratique. Ce catalogue connaîtra deux suppléments, l’un pour les années 1856–1886, l’autre pour les années 1887–1902. Dès 1902, les nouvelles acquisitions seront signalées dans un fichier (systématique et alphabétique auteurs). Ce fichier sera alimenté jusqu’au 31 décembre 1931, date à laquelle de nouvelles cotes (cotes de gestion pure, sans rapport avec le sujet de l'ouvrage) seront ouvertes. A noter que les cotes-sujets attribuées de 1853 à 1931 sont toujours valables.

1.15    Au seuil du 20e s., en 1905, la Bibliothèque cantonale, rebaptisée Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) dès 1898, quitte les locaux qu’elle occupait à la Cité depuis plusieurs siècles pour emménager dans l’aile sud du palais offert par Gabriel de Rumine à la collectivité pour y loger l’Université, la Bibliothèque et les Musées, dont la construction vient tout juste de s’achever sur la place de la Riponne. Il faudra toutefois attendre près de vingt ans pour que soit créée, en vertu du Règlement général de l'Université du 8 mars 1918, une Commission de la Bibliothèque destinée à favoriser le dialogue entre l'Université et la Bibliothèque. Cet organe se réunira pour la première fois en 1920.

1.16    Succédant à Louis Dupraz (1894–1920) et Auguste Reymond (1920–1930), Alfred Roulin, qui dirigera la BCU pendant vingt ans, est à l'origine d'une modernisation nécessaire de l'institution. A son arrivée, en 1930, il est décidé de signaler l’ensemble des collections sur des fiches de format standard, classées alphabétiquement par auteurs et titres anonymes. L'abandon au 31 décembre 1931 du système des cotes-sujets créé par Dumont-Lambert en 1853, l’ouverture de cotes de gestion simples (parmi lesquelles une série de cotes destinées spécifiquement aux ouvrages antérieurs à 1910 nouvellement acquis: AA, AB et AC), la création de catalogues alphabétique matières, bio-bibliographique et topo-bibliographique seront les conséquences directes de cette décision. L'abandon des anciennes cotes-sujets constitue l'acte de fondation du fonds ancien de la bibliothèque, désormais séparé physiquement des ouvrages entrés à partir de 1932. Soucieux de permettre une meilleure conservation et une mise en valeur plus rationnelle des trésors conservés à la BCU, Alfred Roulin est également à l'origine cette année-là de la constitution de la Réserve des manuscrits et de la Réserve précieuse. La formation de ces réserves, alimentées au gré des découvertes dans les rayons, durera plusieurs dizaines d'années; dès 1966, l'ensemble des ouvrages du 16e s. seront regroupés à la Réserve précieuse (1'056 unités).

1.17    Le mandat d'Alfred Roulin est encore marqué par deux décisions du gouvernement vaudois qui n'ont pas été sans conséquences pour l'avenir de la BCU. La première est l’entrée en vigueur, en 1938, du «dépôt légal» vaudois, déjà stipulé dans le mandat bernois sur la censure de 1768, et repris dans les lois vaudoises de 1817 et 1832; son application n’avait pas été jusqu’alors un grand succès. Pour assurer le stockage des volumes reçus en dépôt légal, la BCU doit louer des surfaces dans un bâtiment au 3 de la rue Neuve. La seconde décision est le rattachement, en 1945, du Musée historique vaudois à la BCU, dont il formera le Cabinet iconographique. Ce cabinet, qui s'est enrichi au cours des ans par de nombreux apports, notamment ceux du pasteur Paul Vionnet, du photographe Gaston de Jongh et de Marguerite de Lalancy, sera transféré en 1963 à la place de la Riponne, puis en 1965 à la rue du Maupas (ACV). Il sera détaché de la BCU le 31 décembre 1978, pour constituer, avec d'autres collections, la substance du Musée de la gravure créé dans la maison de l'Elysée. En 1981, après la transformation du Musée de la gravure en Musée de la photographie, les collections de gravures de maîtres seront transférées à Vevey, au Musée Jenisch, pour former la base du Cabinet cantonal des estampes, les autres documents (iconographie locale, photographies, etc.) restant sur place, avec les fichiers constitués par les bibliothécaires entre 1945 et 1981.

1.18    De nombreux legs ont permis au fonds ancien de la BCU de s'accroître notablement durant le 20e s. On citera pour mémoire une «bibliothèque japonaise» réunie par Maurice Milliou (335 titres), acquise en 1895, et qui renferme notamment quelques ouvrages publiés au 17e s., illustrés de gravures sur bois coloriées (Ise monogatori, 1669, et Heike monogatari, 1672); la collection de l'historien Albert de Montet, en 1919 (plus de 3'000 vol.) et celle d'Albert Delpech, relative aux magazines de mode délicatement illustrés, parus aux 18e et 19e s., et acquise en 1941; la bibliothèque de Vilfredo Pareto, parvenue à la BCU en deux étapes (1921 et 1980), celle du marquis Giuseppe d'Ayala-Valva, décédé à Lausanne en 1951, riche de plus de 11'000 vol., le plus souvent des éditions recherchées (littérature, histoire de l'art, sciences naturelles, histoire), celle de Robert Fazy, léguée en 1956, qui comprend plus de 2'000 ouvrages relatifs à l'Orient (histoire, géographie, vie quotidienne), souvent richement illustrés, ou encore celle de Jean Herbette, diplomate français décédé à Clarens en 1960 (2'000 livres et manuscrits en rapport avec la Russie, l’Iran, la littérature française, la politique).

1.19    C’est en 1945 que les livres de la Bibliothèque des étudiants, fondée en 1720, sont répartis dans les différentes bibliothèques des facultés, à la BCU et aux Archives cantonales vaudoises. Certains doublons sont mis en vente. Jusqu’à ce moment-là, cette collection était conservée dans les combles de l’Académie; elle s’était constituée essentiellement par des dons successifs. Un premier catalogue manuscrit avait été rédigé en 1723; d’autres, imprimés, lui avaient succédé jusqu’en 1866. A cette époque, le fonds était constitué de 8'100 titres répartis en six classes: Généralités (1'450 titres), Histoire (1'500), Littérature (1'350), Sciences et arts (1'000), Jurisprudence (600), Théologie (2'200).

1.20    L'histoire de la BCU dans le troisième quart du 20e s. est placée sous le signe du manque de locaux. Le développement rapide des collections nécessite plusieurs campagnes de transformations des espaces dans les années 1950–1960. Cette évolution permet à la BCU d'intégrer de nouveaux fonds (1958: bibliothèque de l'Ecole des sciences sociales et politiques; 1966: Bibliothèque des Cèdres) et de proposer de nouveaux services (atelier de microfilmage, salle Ramuz, département de musique et phonothèque). Le dynamisme que connaît alors la bibliothèque est incontestablement lié à la personne de Jean-Pierre Clavel, directeur de 1958 à 1986, appelé à devenir l'un des pionniers, en Europe, de l'informatisation des bibliothèques. Il pilotera le déménagement des fonds dans la nouvelle bibliothèque construite sur le nouveau site universitaire de Dorigny, aux portes de la ville. Planifié dès 1968, inauguré en deux temps (1977 pour la Bibliothèque de droit et sciences économiques BDSE, 1982 pour la Bibliothèque des sciences humaines BCUD, avec un libre-accès de 150'000 vol. et une collection de 350'000 vol. en magasins), le site de Dorigny intègre les bibliothèques des facultés et des instituts des sciences humaines. Elle abrite aussi l'essentiel du fonds ancien (exception faite des ouvrages de médecine et des périodiques), la Réserve précieuse, le Département des manuscrits et, dès 1990, la Médiathèque. La bibliothèque de la Riponne, amputée de ces collections universitaires, est dévouée au grand plublic; elle abrite aussi la Phonothèque et les Archives musicales. La préparation du déménagement entraînera, à partir de 1972, l’informatisation du catalogue, puis du service du prêt et des achats, à l’aide du logiciel SIBIL (Système informatisé pour les bibliothèques de Lausanne), créé pour l’occasion.

1.21    L'accroissement des collections de la BCU, dû pendant les premiers siècles de l'existence de la bibliothèque principalement à des legs et dons, a subi dès la fin du 19e s. surtout, une croissance remarquable: estimée à 3'000 titres (sans compter la bibliothèque de Charles-Guillaume Loys de Bochat) en 1764, 7'000 en 1779 et environ 30'000 en 1886 (décompte effectué sur la base des catalogues imprimés), le fonds comprend en 1920 300'000 vol. (Perret, 266). Il doublera encore dans les trente années qui suivent (on dénombre 600'000 vol. en 1955), pour atteindre à la fin du 20e s. plus d’un million et demi de documents.

1.22    Lors d’une vaste opération qui s’est déroulée sur deux ans (novembre 2007 à décembre 2009), la majeure partie des imprimés antérieurs à 1870 a été numérisée et mise en ligne dans le cadre du programme Google Book Search, avec accès intégral au contenu des volumes. Cette opération a porté sur quelque 100'000 ouvrages. Les imprimés les plus anciens (15e–16e s.), ainsi que la plupart des livres conservés à la Réserve précieuse n’ont toutefois pas été pris en considération. Des liens ajoutés au catalogue informatisé du Réseau romand des bibliothèques (RERO) permettent d’accéder directement aux contenus numériques.

   


2.  Description du fonds

2.1    Le catalogue alphabétique auteurs de la BCU a fait l’objet d’un recatalogage sommaire sur ordinateur. L’essentiel du fonds ancien est donc signalé dans le catalogue informatisé de la BCU. L’approche statistique de ce fonds a été effectuée sur la base d’un produit informatique réalisé en mai 1999. Le produit demandé consista en une statistique du nombre d’ouvrages ou titres (notices bibliographiques) par siècles, par langues et par sujets (classification matière élémentaire).

2.2    Les chiffres obtenus ne comprennent pas la plupart des ouvrages anonymes publiés après 1600 (Bibles, ouvrages collectifs, livres dont l’auteur n’a pas été identifié, etc., soit 30'000 ouvrages au total, dont probablement quelque 3'000 titres antérieurs à 1900), ni les périodiques anciens, ni une collection de livres japonais entrée en 1924 (335 titres).

2.3    Les chiffres donnés quant aux sujets des ouvrages ne sont pas absolument fiables et doivent donc être pris avec un surcroît de méfiance. Les codes-sujets sommaires utilisés pour le catalogage dans le Réseau romand des bibliothèques (RERO, zone 072) sont mal adaptés aux livres anciens et donc susceptibles d’interprétations variables, voire erronées dans le cas d’un recatalogage effectué sur la base des anciennes fiches, sans avoir le volume en main. Plusieurs ouvrages de droit consacrés à des coutumes locales, par exemple, ont été dotés fautivement du code «et» (ethnographie, anthropologie)! Il convient par ailleurs de tenir compte du fait que seul le premier code-sujet indiqué a été pris en compte (plusieurs codes possibles). Finalement, ils ne proposent pas de subdivisions dans les grands domaines comme la théologie, le droit ou la philosophie.

2.4    Pour plus de clarté, les différents codes-sujets ont été regroupés selon les grandes catégories qui constituent le cadre de classement de la plupart des bibliothèques jusqu’à la fin du 19e s. (classification dite «des libraires de Paris»): Généralités, catalogues, bibliographies; Théologie; Philosophie, psychologie, pédagogies; Droit; Histoire, géographie, voyages, us et coutumes; Littérature; Sciences, médecine; Sciences et arts, économie, politique.

2.5    Les pages internet de la BCU signalent pour l’ensemble de ses quatre sites la présence de 1,9 million de documents, 6'650 abonnements à des périodiques, 8'800 enregistrements audiovisuels, 1'200 CD-Rom, 25'000 CD musicaux, 30'000 partitions musicales, 71'200 microfiches, 685 fonds manuscrits, plus de 130 fonds d'archives musicales, 1'500 revues sous forme électronique en ligne.

2.6    87'460 notices bibliographiques relatives à des imprimés parus avant 1901 ont été comptabilisées. En arrondissant ce chiffre à 90'000 (y compris les anonymes non recatalogués) et en adoptant un indice - arbitraire - de deux unités physiques par unité catalographique, on peut estimer le fonds à quelque 180'000 vol. (soit environ 12% du fonds total des imprimés, estimé à 1,5 million d’unités).

2.7    Le nombre d’incunables est relativement modeste, proportionnellement à l’importance du fonds antérieur à 1901: 122 ouvrages (0,14 %). Ces derniers sont principalement rédigés en latin (118 titres, soit près de 98%). On relève deux titres en grec (une grammaire grecque de Theodorus Gaza, Venise 1495 et Celestis hierarchia de Denis l'Aréopagite, Paris 1498) et 2 en allemand (Summa confessorum de Jean de Fribourg, Ulm 1484, et Die heyligen Reyssen gen Iherusalem zu den heiligen Grab de Bernard von Breydenbach, Mayence 1486).

2.8    Le nombre d’ouvrages du 16e s. recensés est de 3'390 (soit 4% du fonds antérieur à 1901), dont 1'120 titres proviennent de la Bibliothèque des Cèdres). Comme pour le 15e s., la langue qui prédomine est le latin (2'090 titres, soit 62%). Viennent ensuite le français (600 titres, 18%), l’allemand (230 titres, 7%), l’italien et le grec (108 et 107, 3%). Dans les idiomes faiblement représentés, on relève le néerlandais (17 titres), l’hébreux (7), l’anglais (5), l’espagnol (3), le syriaque (un Nouveau Testament imprimé à Vienne en 1562), le polonais (un ouvrage d’histoire de Bartosz Paprocki imprimé à Cracovie en 1578) et le tchèque (une Kronyka czeská de 1541). 220 notices (6%) se rapportent en outre à des ouvrages multilingues.

2.9    On dénombre 4’437 ouvrages publiés au 17e s. (5% du fonds ancien). Le latin domine encore (2’207 titres, 50%), mais les livres en français connaissent une progression marquée (1’510 titres, 34%). Au chapitre des langues étrangères vivantes, l’allemand demeure la langue la plus présente (246 titres, 6%), suivie par l’italien (115 titres, 3%). Tout en restant modestement représentés, le néerlandais (30 titres), et surtout l’anglais (64 titres), sont en nette progression. On relève en outre 14 titres en espagnol, 11 en grec (contre 107 au siècle précédent!), 1 en suédois, en arabe et en syriaque. Enfin, 237 ouvrages sont classés sous la rubrique multilingue.

2.10    Le nombre d’éditions du 18e s. est trois fois plus élevé que celui des siècles précédents: 12’930 ouvrages, soit 15% du fonds ancien. Cette progression traduit principalement un «décollage» du livre en langue française (7’670 titres, 59%), qui dépasse très largement le latin, jusqu’alors prédominant (2’515 titres, 19%). L’allemand connaît également une progression sensible (1’527 titres, 12%), ainsi que l’anglais (456 titres, 4%, sept fois plus d’ouvrages qu’au 17e s.) et l’italien (293 titres, 2%). On recense encore 76 livres en grec, 36 en espagnol, 20 en néerlandais (en net déclin par rapport au 17e s.). Apparaissent également quelques titres en russe (16), en romanche (5), en portugais (2) et en arabe. Le danois, le suédois, le polonais et le hongrois (traduction de l’Avis au peuple sur sa santé du docteur Tissot, Kl. Nyomtattatott Nagy Károly 1772) sont représentés par un seul ouvrage, ainsi que le telougou (un recueil de textes à l’usage des missionnaires rédigé par Benjamin Schultze et imprimé à Halle en 1746). Enfin, le nombre des titres catalogués sous la rubrique multilingue s’élève à 307.

2.11    Avec 66'590 titres (plus des trois quarts du fonds ancien, 76%), le 19e s. surpasse de loin les périodes précédentes. Le français se taille évidemment la part du lion avec 40'710 titres (61%), mais c’est l’allemand et l’anglais qui connaissent, proportionnellement, la plus forte progression avec respectivement 12'850 (19%, huit fois plus qu’au 18e s.) et 4'340 titres (7%, dix fois plus qu’au 18e s.). Le latin stagne (2’830 titres, soit 4%), contrairement au grec (732 titres, 1%). On dénombre en outre 180 titres en espagnol, 163 en russe, 84 en néerlandais, 39 en roumain et en suédois, 38 en portugais, 27 en hébreux (y compris l’araméen), 25 en sanscrit, 23 en norvégien, 21 en hongrois, 19 en danois, 11 en arabe, 9 en romanche et en polonais, 5 en syriaque, 3 en pali et en chinois, 2 en serbo-croate, en bulgare, en slovène, en finlandais et en persan. Le tchèque, le catalan, le turc, le copte, l’éthiopien, le bengali et le japonais totalisent chacun un seul ouvrage. Enfin 1'625 livres sont considérés comme multilingue (2%) et 350 portent le code indéterminé.

2.12    La répartition par langues est, globalement, la suivante: français 58% (50'487 titres), allemand 17% (14'857), latin 11% (9'762), anglais 6% (4'865), italien 3% (2'954), multilingue 3% (2'388), grec 1% (928). Parmi les langues résiduelles (moins de 1%), on relève l’espagnol (232), le russe (179), le néerlandais (151), le suédois (41), le portugais (40), le roumain (39), l’hébreux (avec l’araméen, 34), le sanskrit (25), le norvégien (23), le hongrois (22), le danois (20), l’arabe et le romanche (14), le polonais (11), le syriaque (6), le pali et le chinois (3), le croate (y compris le serbo-croate), le slovène, le bulgare, le tchèque, le finlandais et le persan (2), enfin le catalan, le turc, l’éthiopien, le syriaque, le copte, le bengali, le telougou (langue du sud de l’Inde) et le japonais (1).

2.13    A noter que la plupart des langues d’Europe centrale et d’Asie n’apparaissent qu’au 19e s., à l’exception notable du russe, déjà bien présent au siècle précédent. Ces idiomes, à l’instar des langues africaines, sont probablement sous-représentés dans la statistique informatisée, qui ne prend pas en compte, notamment, diverses éditions des livres saints et des recueils de prières imprimés à l’usage des missions protestantes (titres signalés dans le fichier des anonymes, non repris sur ordinateur).

2.14    La littérature et la philologie regroupent 22'487 titres (26% du fonds ancien). Très présente au 15e s. (53 titres sur les 122 incunables recensés, soit 43%), principalement en raison de l’existence de nombreuses éditions des classiques grecs (6 titres) et latins (45 titres), la littérature tombe à 25% (844 titres) au 16e s., puis à 20% (916 titres) au 17e s. Sa quote-part se stabilise au 18e et au 19e s. à 26%: respectivement 3'310 et 17'365 titres. La part des lettres classiques (latin et grec) diminue avec régularité au fil des siècles: 96% (51 titres) au 15e s., 79% (666 titres) au 16e s., 56% (512 titres) au 17e s., 21% (705 titres) au 18e s., 5% (3'564) au 19e s. Inversement, celle de la littérature française croît régulièrement du 16e au 18e s., passant de 7% (60 titres) à 27% (250 titres), puis à 57% (1'888 titres), pour marquer le pas au 19e s. (46%, 7’927). Pour les langues étrangères, on notera l’importance des lettres italiennes aux 16e et 17e s. (55 titres pour le 16e s., soit 6%, chiffre comparable à la littérature française; 47 titres pour le 17e s., soit 5%), relayées au 18e s. par l’anglais et l’allemand, dont on comptabilise 224 et 245 titres (7%). L’orientalisme fait son apparition au 17e s. (un seul ouvrage, Les paroles remarquables, les bons mots et les maximes des Orientaux d’Antoine Galland, Lyon 1695) et progresse sensiblement: 16 titres au 18e s., 250 au 19e s. En littérature russe, on compte 10 ouvrages du 18e s. et 306 du 19e s. Quant à la philologie et à la linguistique, elles se développent surtout au 19e s., avec 436 livres.

2.15    Avec 19'467 titres, l’histoire et la géographie représentent 22% de l’ensemble du fonds ancien. De 7% (9 titres) au 15e s., la part de l’histoire passe à 12% (409 titres) au 16e s., puis se stabilise autour des 22 à 23% (987 titres au 17e s., 2’995 au 18e s.). Au sein de cette catégorie, on recense 2’678 ouvrages généraux (14%), 2’140 titres traitant d’archéologie et histoire ancienne (11%), 1’482 d’histoire médiévale (8%) et 9’440 d’histoire moderne (49%); cette dernière branche prend son essor aux 17e et 18e s., avec respectivement 378 et 1’364 titres. Enfin, les récits de voyage et la géographie se montent a 3’746 unités (19%), avec une pointe à 24% (729 titres) au 18e s.

2.16    Dans le domaine des sciences, on recense 14'040 titres (16% du fonds ancien). De 6% (213 titres) au 16e s., la part des livres scientifiques passe à 13% (591 titres) au 17e s., puis à 20% (2'568 titres) au 18e s., avant de retomber à 16% (10'669 titres) au 19e s. Dans ce domaine, la médecine et la pharmacie occupent la principale place, avec 7’130 titres, ce qui représente globalement 51% des ouvrages de sciences (64%, 137 titres, pour le 16e s.; 55%, 327 titres, pour le 17e s.; 57%, 1'467 titres, pour le 18e s.; 49%, 5'198 titres, pour le 19e s.). Une analyse plus fine montre l’émergence de certaines sciences et le déclin d’autres; ainsi la botanique, importante au 16e s. (12%, 26 titres), décline au 17e s. (9%, 54 titres), avant de remonter au 18e s. (18%, 276 titres) et de retomber au 19e s. (7%, 727 titres). La physique, faiblement représentée au 16e s. (2%, 4 titres), s’épanouit au 17e s. (8%, 40 titres), puis perd du terrain (6%, 133 titres, au 18e s.; 4%, 432 titres, au 19e s.). La chimie, encore plus modestement représentée au 16e s. (un seul ouvrage) et aux 17e et 18e s. (2%, respectivement 12 et 77 titres) atteint les 4% (380 titres) au 19e s. La géologie et la minéralogie, très faiblement présentes jusqu’au 18e s., forment au 19e s. 16% (1'740) des livres de sciences.

2.17    La théologie, avec 10'580 titres, représente 12% de l’ensemble du fonds ancien. Son poids dans les différents siècles varie fortement et va en diminuant à partir du 16e s.: 36% de l’ensemble des livres du 15e s. (44 titres) relève de la théologie, 43% au 16e s. (1'460 titres), 27% au 17e s. (1'200 titres), 12% au 18e s. (1'526 titres), 10% au 19e s. (6'350 titres).

2.18    Le domaine des «Sciences et arts», qui comprend les ouvrages d’économie et les livres de sciences sociales et politiques, mais pas ceux de sciences décrits ci-dessus, regroupe 8'800 titres (10% du fonds ancien). Son importance va croissante au fil des siècles: 1% au 16e s. (44 titres), 4% au 17e s. (162 titres), 6% au 18e s. (778 titres), enfin 12% au 19e s. (7'820 titres). On note que la part des impressions du 19e s. est plus importante en «Sciences et arts» que dans les autres grands domaines. Les rubriques «Politique et société» (2’230 titres ou 25%) et «Economie, agriculture» (1’970 titres ou 22 %) représentent à elles seules près de la moitié des livres recensés dans ce domaine. La première comprend 23 titres du 16e s., 75 du 17e s., 185 du 18e s. et 1'946 au 19e s., tandis que la seconde compte 5 titres du 16e s., 5 du 17e s., 164 du 18e s. et 1'800 du 19e s. Viennent ensuite la musique (16% ou 1'400 titres, répartis à raison de 1 titre du 16e s., 5 du 17e s., 49 du 18e s., 1'345 du 19e s.), les beaux-arts (15% ou 1’350 titres: 1 titre du 16e s., 30 du 17e s., 130 du 18e s., 1'190 du 19e s.), puis, loin derrière avec moins de 10% chacun, les sciences de l’ingénieur (720 titres: 3 titres du 16e s., 19 du 17e s., 97 du 18e s. et 600 du 19e s.), les sports et les jeux (460 titres: 4 titres du 16e s., 5 du 17e s., 51 du 18e s. et 400 du 19e s.), l’architecture (300 titres: 6 du 16e s., 9 du 17e s., 37 du 18e s. et 245 du 19e s.), les arts et métiers (260 titres: 1 du 16e s., 14 du 17e s., 62 du 18e s. et 183 du 19e s.) et les routes et l’urbanisme (112 titres: 3 du 18e s. et 109 du 19e s.).

2.19    Le droit comptabilise 6’227 titres (7% du fonds ancien). La quote-part de cette discipline est très stable, oscillant entre 6 et 7% selon les siècles: 7 titres imprimés au 15e s., 189 au 16e s., 305 au 17e s., 742 au 18e s. et 4'984 au 19e s.

2.20    La philosophie, avec 4'516 titres, couvre 5% du fonds ancien. Sa quote-part est également stable, avec un minimum de 4% au 17e s. On compte 7 titres imprimés au 15e s., 193 au 16e s., 200 au 17e s., 776 au 18e s. et 3’340 au 19e s.

2.21    La rubrique «Généralités, bibliographies, catalogues» comprend 900 titres (1% du fonds ancien). Ils ont pour la plupart été publiés au 19e s. (78%, 700 titres); 145 titres l’ont été au 18e s. (16%), 38 au 17e s. (4%) et 16 au 16e s. (2%).

2.22    Enfin 440 titres, classés dans la catégorie «Indéterminé», échappent à toute classification (20 titres au 16e s., 38 au 17e s., 90 au 18e s., 292 au 19e s.).

La Réserve précieuse

2.23    La Réserve précieuse a été constituée à partir de 1932, date à laquelle il fut décider de retirer les ouvrages les plus précieux des magasins courants pour les placer dans un local spécifique. La collection s'est enrichie au gré des découvertes dans les rayons des magasins et grâce à des achats coûteux (bibliophilie contemporaine surtout). L'ensemble des volumes constituant la Réserve précieuse a été transféré dans les nouveaux locaux de la BCU à Dorigny en 1982. Ils sont actuellement classés en sept grands secteurs, suite à une révision partielle effectuée en 1995. La Réserve incunables (177 vol.), la Réserve 16e s. (3'416 vol.), la Réserve Ayala (choix de 2'165 vol. de la collection du marquis d'Ayala particulièrement précieux) et la Réserve lilliput (377 vol. de petite dimension) sont restées inchangées. Les anciennes Réserve illustration et Réserve reliure ont été redistribuées pour former une Réserve A (fonds ancien, choix d'ouvrages publiés du 17e au milieu du 19e s., intéressants pour leur provenance, leur reliure, leur statut, leurs illustrations: 3'850 vol.) et une Réserve B (bibliophilie moderne, ouvrages de bibliophilie à tirage limité publiés depuis 1850, livres d'artistes: 3'510 vol.). Finalement, une Réserve Valdensia (fonds ancien vaudois, de 1600 à 1850) a été créée (5'055 vol. actuellement).

2.24    Le livre le plus prestigieux conservé à la Réserve précieuse est sans conteste un exemplaire d'une édition incunable de l’Historia naturalis de Pline (Venise 1472) relié pour le célèbre bibliophile français Jean Grolier. Il a été acquis par la Bibliothèque de l’Académie de Lausanne à la mort de Marie-Louise-Charlotte de Roll-Estavayer (1778–1844), de concert avec divers ouvrages particulièrement précieux, notamment plusieurs volumes ayant appartenu à l'homme politique fribourgeois Pierre Falck, apparenté aux Estavayer de Mollondin: Tite-Live, Historiae romanae decades III (Rome, vers 1469, ouvrage le plus ancien conservé à la BCU), Flavius Blondus, Italiae illustratae libri VIII (Rome 1474) et Historiarum ab inclinatione romanorum imperii decades (Venise 1483). Au rang des provenances célèbres, il convient de signaler également un exemplaire ayant appartenu au diplomate français Jacques Bongars (Lucien de Samosate, Opera, Venise 1503), entré en 1728 avec le lot de doubles offert à la Bibliothèque de l'Académie de Lausanne par la Bibliothèque des Bourgeois de Berne (où se trouve l'essentiel de la collection Bongars). Un autre bibliophile du 16e s. est représenté dans les collections de la BCU: il s'agit de Thomas Maioli, dont un des livres (Le lettere di M. Francesco Sansovino sopra le dieci giornate del Decamerone di M. Giovanni Boccaccio, [Venise?] 1543), relié en maroquin havane avec décor à chaud et mouchetures polychromes à la cire, a été acquis en 1972 à la vente Esmérian, à Paris.

2.25    Un des points forts du fonds ancien de la BCU est la Réserve des éditions du 16e s. Au noyau original (2'367 vol.) se sont ajoutés 1'050 vol. en provenance de la Bibliothèque des Cèdres). Bien qu’aucun décompte précis n’ait été effectué, l’importance quantitative des ouvrages issus de la plume de théologiens réformés paraît évidente au sein d’une collection dont le noyau a été formé par les professeurs et les pasteurs vaudois gravitant autour de l’Académie fondée à Lausanne en 1537 par les Bernois, peu après l’annexion du Pays de Vaud et l’adoption de la religion réformée. On signalera, entre autres trésors, les exemplaires du In librum Psalmorum commentarius de Jean Calvin ([Genève] 1557) et du Sermons sur les trois premiers chapitres du Cantique des cantiques de Théodore de Bèze (Genève 1586), comportant tous deux quelques annotations de la main des auteurs, ainsi que le seul exemplaire connu de la première édition de l'Exposition familière sur le symbole des apostres du réformateur vaudois Pierre Viret (Genève 1544), dont la BCU conserve la plupart des ouvrages parus de son vivant.

2.26    Chargée de préserver le patrimoine imprimé vaudois, la BCU conserve l'essentiel des livres publiés ou imprimés dans le canton de Vaud depuis l'impression des deux seuls incunables vaudois connus jusqu'à nos jours: le Fasciculus temporum de Werner Rolevinck, imprimé par Henricus Wirzburg dans le prieuré Rougemont en 1481, et le Missale ad usum Lausannensis imprimé à Lausanne par Jean Belot en 1493. Parmi les fleurons de l'édition vaudoise, on peut aussi citer l'Historia plantarum universalis de Jean Bauhin, publiée à Yverdon en 1650 (2 vol. in-folio illustrés de gravures) ou encore les Opuscula mathematica, philosophica et philologica d'Isaac Newton (Lausanne 1744, 3 vol.). A noter que les productions lausannoises du 18e s. font depuis plusieurs années l'objet d'une recherche particulière, afin d'identifier les nombreux ouvrages publiés dans le canton sous des adresses fictives.

2.27    Au rayon géographie, la BCU conserve plusieurs atlas anciens rehaussés en couleur à la main (Theatrum orbis terrarum d'Abraham Ortelius, Anvers 1570, et Novus atlas sive theatrum orbis terrarum de Johann Jansson, Amsterdam 1658, 11 vol.), ainsi qu'une collection de cartes déposées depuis 1985 au Département des manuscrits. Cette collection a été formée en 1893 par le pasteur Paul Vionnet, créateur d'une «Collection historique vaudoise» à l'origine du Cabinet iconographique de la BCU, dissous en 1978 (voir plus haut). Elle s’est enrichie au fil des ans, particulièrement grâce aux cartes provenant de la collection du Marquis d'Ayala, gravées au 18e s. et qui concernent l'Europe et le Monde. Le fonds renferme aussi des cartes de la région lausannoise, du bassin lémanique, du canton de Vaud et de la Suisse. L’ensemble abrite quelque 1'500 cartes gravées avant 1850. Parmi les pièces maîtresses de la collection, on peut signaler la «Carte du Ballivage de Lausanne» gravée par Gabriel Leclerc en 1678 à l'échelle de mille pas (1:15'000), d'après le dessin d'Abraham de Crousaz.

   


3.  Catalogues

Catalogue du Réseau vaudois [ensemble des ouvrages anciens et modernes, à l'exception d’une partie des périodiques anciens et des publications émanant de collectivités]

Catalogue des thèses [sur fiches; alphabétique auteurs; n’est plus alimenté depuis 1965?]

Catalogue des cartes topographiques [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1972]

Catalogues des partitions musicales [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1976]

Catalogues des éditions vaudoises 1500–1800 [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1978]

Catalogus omnium librorum qui reperiuntur in Bibliotheca Lausannensis [ms.; 1728; systématique; ACV Bd 1/8, p. 259–274]

Catalogus librorum Bibliothecae Academiae Lausannensis [ms.; vers 1749–1754; systématique; BCU Archives VII/2]

Catalogus librorum qui in Bibliotheca Academiae Lausannensis asservantur. Lausanne 1764 [alphabétique auteurs et titres anonymes]

Catalogue général des livres de la bibliothèque académique de Lausanne dressé l'an 1779 au mois d'avril par Alexandre-César Chavannes [ms.; avec un historique; BCU Archives VII/3, perdu à ce jour]

Bibliothecae Academiae Lausannensis catalogus. 1786 [ms.; systématique; BCU Ms. A 389]

Catalogus librorum Bibliothecae Academicae Lausannensis. Lausanne 1792 [systématique; contient un Règlement et un Avis]

Catalogus librorum Bibliothecae Academicae Lausannensis. Supplementum. Lausanne 1800 [systématique]

Catalogus librorum Bibliothecae Academicae Lausannensis. Supplementum alterum. Lausanne 1812 [systématique]

Catalogue de la Bibliothèque cantonale. Troisième supplément. Lausanne 1829 [systématique; contient une histoire de la Bibliothèque]

Quatrième supplément au catalogue de la Bibliothèque cantonale. Lausanne 1835 [systématique]

Appendice au quatrième supplément du catalogue de la Bibliothèque cantonale. Lausanne 1838 [systématique]

Catalogue de la Bibliothèque cantonale vaudoise. Lausanne 1853–1856, 2 vol. [systématique; avec une préface et des tables]

Catalogue de la Bibliothèque cantonale vaudoise. Supplément 1856–1886. Lausanne 1887 [systématique]

Catalogue de la Bibliothèque cantonale vaudoise. Supplément 1886–1902. Lausanne 1905, 2 vol. [systématique; avec une Notice historique]

Catalogue systématique 1902–1930 [sur fiches; classement par cotes matières; n’est plus alimenté depuis 1931]

Répertoires topographiques [79 vol. mss; ne sont plus alimentés depuis 1975]

Catalogue alphabétique auteurs [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1979]

Catalogue alphabétique des titres anonymes [sur fiches; comprend aussi les Bibles, les ouvrages collectifs, les mélanges, les catalogues de ventes et d'expositions; n’est plus alimenté depuis 1978]

Catalogue matières méthodique 1930–1964 [sur fiches; alphabétique matières; n’est plus alimenté depuis 1965]

Catalogue alphabétique matières [sur fiches; suite du précédent; n’est plus alimenté depuis 1979]

Catalogue alphabétique des collectivités-auteurs [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1979]

Catalogue alphabétique biographique 1930–1964 [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1965]

Catalogue alphabétique géographique 1930–1964 [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1965]

[Catalogue de la bibliothèque de Charles Guillaume Loys de Bochat] [ms.; systématique; vers 1754-1779; BCU Archives VII/1]

Catalogue de la bibliothèque donnée par le général Frédéric César de La Harpe [ms.; systématique; 1838; BCU Archives VIII/1]

Inventaire de la bibliothèque de feu Mr. le conseiller fédéral Louis Ruchonnet. 1895 [ms.; systématique; BCU Archives VIII/4]

Bibliothèque grecque. Auteurs, traductions, commentaires. 1849 [ms.; BCU Archives VIII/2, deuxième exemplaire en VIII/3]

Premier catalogue de la Bibliothèque publique de Lausanne. Lausanne 1781 [alphabétique des titres]

Catalogue de la Bibliothèque publique de Lausanne. Lausanne 1788 [alphabétique des titres]

Catalogue des livres de la bibliothèque de Mrs. les étudians de la V. Académie de Lausanne. 1752 [ms.; par format, puis par ordre alphabétique auteurs et anonymes; BCU, Ms., IS 1929, t. 26]

Librorum qui studiosorum Lausannae Academiae bibliothecae annumerantur catalogus. 1758 [ms.; alphabétique auteurs et anonymes; BCU, Ms., IS 2153/1]

Catalogue des livres de la bibliothèque de Messieurs les étudians de l'Académie de Lausanne. Lausanne 1814 [systématique; avec un Avis et un Règlement; un Supplément a été imprimé en 1820, il est introuvable à ce jour]

Catalogue des livres de la bibliothèque de Messieurs les étudians de l'Académie de Lausanne. Lausanne 1828 [systématique; avec un Avis et un Règlement; un Supplément a été imprimé en 1835]

Catalogue de la bibliothèque de MM. les étudiants de l'Académie de Lausanne. Lausanne 1866 [systématique; avec une Préface]

Catalogue alphabétique des périodiques [sur fiches; n’est plus alimenté depuis 1979]

   


4.  Sources

Une partie des documents d'archives est conservée aux Archives cantonales vaudoises (ACV, Bd 1/8 , Bdd et K XIII), l’autre partie à la BCU (Département des manuscrits)

Chavannes, Alexandre-César: Histoire abrégée de l’Académie de Lausanne depuis son origine. 1780 [ms.; BCU, Ms., B 800]

Notice sur la Bibliothèque cantonale vaudoise. 1878 [ms.; BCU, Ms., A 223]

Acta academica [20 vol. mss; 1636-1838; ACV, Bdd 51]

Projet pour la conservation et l’augmentation de la Bibliothèque de l’Académie, aussi bien pour la rendre plus utile, approuvé par la Vén. Compagnie le 9 mars 1728 [ms.; ACV Bd 1/8, p. 255–256]

Compte rendu du Conseil d’Etat. Lausanne 1829-

Procès-verbaux de la Commission de la Bibliothèque [7 cahiers mss; 1823–1943; BCU Archives XIX]

Procès-verbal des séances de la Commission des Musées et de la Bibliothèque [2 vol. mss; 1849-1873; ACV K XIII/54]

Registres des séances du Conseil académique [mss; 1806–1885; ACV K XIII/4, 11 et 13]

Rapport annuel [de la] Bibliothèque cantonale et universitaire. Lausanne 1913–

Règlement pour la Bibliothèque, 1749 [ms.; ACV Bdd 51/6, p. 16–18]

Règlement pour la Bibliothèque. Lausanne 1820

Règlement pour la Bibliothèque cantonale. Lausanne 1844

Règlement de la Bibliothèque cantonale et universitaire du 29 décembre 1899. Lausanne 1900

Règlement de la Bibliothèque cantonale et universitaire du 31 mai 1921. Lausanne 1921

Registres d'entrée des livres, 1845–1922 [11 vol. mss; lacunaires; BCU Archives X]

Registres des dons, 1795–1954 [7 vol. mss; BCU Archives IX/1–7]

Registres des prêts, 1729–1933 [50 vol. mss; BCU Archives I/1–50]

Registres des prêts spéciaux (professeurs, personnalités), 1818–1934 [1 vol. mss., BCU Archives II]

Journal du bibliothécaire (dépenses courantes, versements), 1750–1762 [ms.; BCU Archives I/5]

Livre de comptes, 1748–1828 [ms.; BCU Archives XLI/1]

Registre des perceptions (abonnements, amendes), 1820–1844 [1 vol. ms.; BCU Archives XLII]

Inscription des lecteurs, 1843–1960 [9 vol. mss et 18 cartons; BCU Archives III]

Correspondance reçue, 1728–1945 [18 cartons et 1 portefeuille; BCU Archives XXV]

Copie de lettres envoyées par la BCU, 1844–1943 [28 vol. mss; BCU Archives XXXV]

Archinard, Charles: Histoire de l'instruction publique dans le canton de Vaud. Lausanne 1870 [sur la bibliothèque, p. 236–245]

Clavel, Jean-Pierre: La Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne. In: Cahier [de l’]Alliance culturelle romande 20 (1974) p. 21–26

Clavel, Jean-Pierre: La Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne. In: Bibliothèques en Suisse. Berne 1976, p. 46–48

Clavel, Jean-Pierre: Les mutations de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (1967–1982). In: Bestandserschliessung und Bibliotheksstruktur. Wiesbaden 1979, p. 173–191 (Beiträge zum Buch- und Bibliothekswesen 17)

Clavel, Jean-Pierre: La bibliophilie à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne. In: Librarium 24 (1981) p. 2–18

Corsini, Silvio: On ne prête qu'aux riches... Les bibliothèques publiques du Pays de Vaud au dix-huitième siècle. In: Revue française d'histoire du livre 56 (1987) p. 381–413

Corsini, Silvio: Les bibliothèques en 1803. In: Vaud sous l'Acte de médiation, 1803–1813. Lausanne 2002, p. 335–343 (Bibliothèque historique vaudoise 122)

Dupraz, Louis: La Bibliothèque cantonale et universitaire à Lausanne. Notice historique. Lausanne 1905

Gindroz, André: Histoire de l’instruction publique dans le canton de Vaud. Lausanne 1853 [sur la bibliothèque, p. 31–33, 151–152]

Lugrain, Betty: La Bibliothèque de MM. les étudiants de l’Académie de Lausanne. Lausanne 1943 (Etudes et documents pour servir à l’histoire de l’Université de Lausanne 1)

Monnard, Charles: Préface. In: Catalogue de la Bibliothèque cantonale. Troisième supplément. Lausanne 1829, p. III–LXXIV

Perret, Louis-Daniel: Histoire de la BCU par ses catalogues. De la bibliothèque artisanale à la bibliothèque informatisée. In: De l’Académie à l'Université de Lausanne, 1537–1987. 450 ans d’histoire. Lausanne 1987, p. 263–276 [catalogue d’exposition]

   


5.  Publications

A l'ombre des lumières. Un médecin lausannois et ses patients, Auguste Tissot, 1728–1797. Lausanne 1997 [catalogue d’exposition BCU]

La bibliophilie à la Bibliothèque cantonale & universitaire. Lausanne 1981 [catalogue d’exposition BCU]

Caraïon, Martha: Candide chez les sauvages. Voyageurs dans le Nouveau monde au 18e siècle. Lausanne 1995 [catalogue d’exposition BCU]

Corsini, Silvio (dir.): Le Livre à Lausanne, 1493–1993. Cinq siècles d’édition et d’imprimerie. Lausanne 1993

Corsini, Silvio: La preuve par les fleurons? Analyse comparée du matériel ornemental des imprimeurs suisses romands 1775–1785. Ferney-Voltaire 1999

Géa et ses livres. Lausanne 2002 [catalogue d’exposition BCU]

Hefti, Jocelyne: Dessine-moi la terre! Cartes et atlas au cours des âges. Lausanne 2002 [catalogue d’exposition BCU]

Les introuvables. Lausanne 2003– [réimpressions d’ouvrages rares de la Réserve]

Jolliffe, John W.: Draft bibliography of Lausanne and Morges imprints, 1550–1600. Oxford 1981

Manuscrits, livres, estampes des collections vaudoises. Lausanne 1976 [catalogue d’exposition BCU]

Mémoire d'une fête. La Fête des vignerons. Lausanne 1999 [catalogue d’exposition BCU]

Menamkat, Jasmine: Patriotes et contre-révolutionnaires. Luttes pamphlétaires dans le canton du Léman sous la République helvétique. Lausanne 2005 (Bibliothèque historique vaudoise 125)

Papiers et filigranes. Lausanne 1978 [catalogue d’exposition BCU]

Tosato-Rigo, Danièle; Corsini, Silvio (éd.): Bon peuple vaudois, écoute tes vrais amis! Discours, proclamations et pamphlets diffusés dans le Pays de Vaud au temps de la Révolution (décembre 1797–avril 1798). Lausanne 1999 (Bibliothèque historique vaudoise 114)

Wullyamoz, Jean-François: Editions et impressions lausannoises 1801–1890. Deuxième éd. 2 vol. Lausanne 1998

Silvio Corsini (Janvier 2010).

 


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