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Recherche : La génomique des fonctions physiologiques complexes et du comportement

Les traits complexes sont déterminés par un grand nombre de gènes qui s'influencent les uns les autres et peuvent chacun contribuer d'une certaine manière à l'expression d'un phénotype. Plusieurs groupes et groupes associés du CIG étudient ce type de fonctions complexes.

Le groupe de Walter Wahli et Liliane Michalik étudie le rôle d'une famille de récepteurs nucléaires appelés Peroxisome Proliferator-Activated Receptors (PPARs), identifiés par W. Wahli et ses collaborateurs. Ils s'intéressent avant tout au rôle de ces récepteurs pour diverses fonctions métaboliques ainsi que pour l'inflammation et la réparation des tissus. Ils ont récemment mis en évidence l'importance des PPARs pour le contrôle de l'inflammation et la survie des cellules impliquées dans un processus de cicatrisation. Ils ont également décrit le rôle que jouent les PPARs comme régulateurs de la balance d'énergie durant le jeûne et lors de la formation de tissus graisseux.

Béatrice Desvergne et son équipe observent la dynamique des PPARs et leurs partenaires moléculaires dans des cellules vivantes. Ils étudient comment les PPARs participent, à l'échelon de l'organisme, à la transduction de signaux entre organes, notamment durant les phases de développement ou lorsque ceux-ci subissent une lésion; deux types de processus qui génèrent des signaux similaires. Ils ont récemment mis en évidence une séquence régulatrice d'événements associant la différenciation de cellules épithéliales de l'intestin aux PPARs.

Bernard Thorens et son équipe étudient différents aspects de la régulation moléculaire de l'homéostase et, en particulier, les mécanismes qui signalent à l'organisme les variations de ses réserves énergétiques, et ceux par lesquels celui-ci contrôle l'homéostase du glucose, l'alimentation et les dépenses énergétiques. Leurs récents travaux, conduits sur des souris génétiquement modifiées, ont démontré l'importance d'hormones intestinales (GLP-1 et GIP) pour le contrôle de la production d'insuline par les cellules ß du pancréas; ces résultats pourraient permettre de développer de nouveaux traitements pour le diabète de type 2.

Le sommeil est un processus complexe qui est essentiel pour nos activités durant la phase éveillée et notre bien-être. A l'aide d'approches génétiques, le groupe de Mehdi Tafti et Paul Franken se propose d'identifier les gènes qui régulent le sommeil physiologique et les facteurs qui génèrent des troubles du sommeil. Leurs récentes recherches ont démontré que le gène codant les récepteurs ß de l'acide rétinoïque est un régulateur important du sommeil profond; cette découverte met en évidence une relation entre la vitamine A et la qualité du sommeil.

Tous les organismes obtiennent une information vitale des signaux chimiques présents dans l'environment. Ceux-ci indiquent la présence de nourriture, préviennent des dangers ou engagent des interactions sociales. Le groupe de Richard Benton étudie le sens olfactif dans la mouche, Drosophila melanogaster. Celle-ci est un excellent modèle génétique dont les odeurs stimulent des comportements sophistiqués mais qui comporte un système nerveux beaucoup moins compliqué que le nôtre. Cette recherche cherche d'une part à comprendre les méchanismes de perception sensorielle, et peut conduire d'autre part au développement de nouveaux agents contrôlant les comportements olfactifs d'insectes vecteurs de maladies humaines.



Walter Wahli


Liliane Michalik


Béatrice Desvergne


Bernard Thorens


Mehdi Tafti


Paul Franken


Richard Benton


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