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Thèses achevées

Anne-Katrin Weber | Séverine Graff | Mireille Berton | Izabelle Pluta | François Bovier | Alain Boillat | Laurent Guido
 

Anne-Katrin Weber

La télévision exposée, entre miracle scientifique et média de masse.
Les mises en scènes des dispositifs télévisuels dans l’entre-deux-guerres en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

L’utopie de la vision à distance, imagée depuis l’invention du téléphone au 19ème siècle dans la littérature et les sciences, devient réalité au milieu des années 1920. A partir de 1928, des appareils télévisuels expérimentaux sont régulièrement montrés à l’occasion de foires de radio et d’expositions universelles s’adressant au public de masse. Ces événements offrent une plate-forme importante pour la discussion du proto-média et proposent diverses interprétations de celui-ci.
L’hypothèse initiale de cette recherche stipule que la définition de la télévision dans les années 1920 et 1930 se construit prioritairement lors de sa présentation publique aux différentes foires, et n’est que secondairement influencé par le développement de son offre médiatique et de sa configuration technique. Les expositions, qu’elles soient commerciales ou artistiques, forment un « espace discursif » qui co-détermine la signification de l’objet montré et influence la réception de celui-ci. Les interprétations potentielles de la pièce exposée découlent en large mesure de la narration créée à travers la scénographie, et dérivent des présentations dans les catalogues, dans la presse et dans d’autres publications accompagnant les expositions. Compris de cette manière, l’espace présentationnel devient d’autant plus crucial pour l’histoire télévisuelle que les usages et les définitions du futur média de masse ne sont pas encore fixés et que sa mise en circulation commerciale n’est pas encore envisageable : il s’agit dès lors de demander dans quel but et avec quelle finalité cette nouvelle technologie est présentée au public des foires.
Pensée dans une perspective interdisciplinaire, cette thèse propose ainsi une triple contribution à l’histoire de la télévision : en étudiant les dispositifs télévisuels exposés aux expositions industrielles et universelles, elle met en question la définition de la télévision en tant que média du privé et rappelle l’importance de la présentation publique pour son avènement ; elle met en lumière la diversité et la flexibilité médiatique des premiers appareils développés et exposés ; et elle montre comment, parallèlement dans les trois pays, mais de façon divergente, l’objet télévisuel évolue à travers son exhibition d’un miracle scientifique à un produit de masse.

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Séverine Graff

Intitulé de la thèse : Histoire discursive du « cinéma-vérité ». Techniques, controverses, historiographie (1960-1970)

Directeur de thèse : Olivier Lugon

Jury de thèse : François Albera, Laurent Le Forestier et Gilles Delavaud

Soutenance : 6 mars 2013

 

Résumé :


Histoire discursive du « cinéma-vérité ». Techniques, controverses, historiographie (1960-1970) retrace l’histoire du succès et de la disgrâce du label « cinéma vérité » en France qui, entre 1960 – date à laquelle Edgar Morin publie son essai programmatique « Pour un nouveau “cinéma vérité” » dans France Observateur – et 1964-65 – moment où la notion commence à perdre en popularité – sert de bannière à un mouvement cinématographique supposé renouveler les rapports entre cinéma et réalité. Une vingtaine de films – comme Chronique d’un été de Jean Rouch et Edgar Morin, Primary de Richard Leacock et Robert Drew, Les Inconnus de la terre ou Regard sur la folie de Mario Ruspoli, Hitler, connais pas de Bertrand Blier, Le Chemin de la mauvaise route de Jean Herman, Le Joli Mai de Chris Marker, La Punition de Jean Rouch ou Pour la Suite du monde de Michel Brault et Pierre Perrault – revendiquent cette étiquette ou y sont associés par la presse hexagonale qui y consacre des centaines d’articles. En effet, la sortie en salles de ces « films-vérité » provoque en France de virulentes controverses qui interrogent aussi bien l’éthique de ces projets où les personnes filmées sont supposés révéler une vérité intime face à la caméra, le statut artistique de ces réalisations, ou l’absence d’un engagement politique marqué des « cinéastes-vérité » devant les questions abordées par les protagonistes (par exemple la Guerre d’Algérie, la jeunesse française, la politique internationale).
L’hypothèse à la base de cette recherche est que la production cinématographique qui se réclame du « cinéma-vérité » se caractérise par une étroite corrélation entre film et discours sur le film. D’une part car la première moitié de la décennie est marquée par de nombreuses rencontres entre les « cinéastes vérité », les critiques ou les constructeurs de caméras légères et de magnétophones synchrones ; rencontres qui contribuent à accentuer et à médiatiser les dissensions au sein du mouvement. D’autre part car la particularité de nombreux projets est d’inclure dans le film des séquences méta-discursives où les participants, les réalisateurs ou des experts débattent de la réussite du tournage. Ce travail montre que le succès du mouvement entre 1960 et 1964-65 ne se fait pas malgré une forte polémique, mais qu’au contraire, nombre de longs métrages intègrent la controverse en leur sein, interrogeant, sur un plan symbolique, l’abolition du filtre entre le film et son spectateur. Si les films qui s’inscrivent dans la mouvance du « cinéma vérité » octroient une large place à la confrontation, c’est parce que la « vérité » est pensée comme un processus dialectique, qui émerge dans une dynamique d’échanges (entre les réalisateurs de cette mouvance, entre les protagonistes, entre le film et son public). Les querelles internes ou publiques qui rythment ces quelques années font partie du dispositif « cinéma-vérité » et justifie de faire l’histoire de ce mouvement cinématographique par le biais des discours qu’il a suscité au sein de la cinéphilie française.

Mireille Berton

Le dispositif cinématographique comme modèle épistémologique dans les sciences du psychisme au tournant du XXe siècle. L'invention du sujet moderne

Cette thèse part d'une volonté de revisiter les liens entre cinéma et psychanalyse trop souvent réduits aux deux termes d'une comparaison sensée démontrer la parenté de deux systèmes - signifiants, représentationnels, interprétatifs, formels, etc. - dont les affinités électives ont fait l'objet d'une abondante littérature dans le champ des études cinématographiques. Tentant de repenser l'articulation entre cinéma et psychanalyse (freudienne) sur la base d'une analyse historique et épistémologique d'un certain nombre de discours (et de pratiques) scientifiques et culturels au tournant du XXe siècle, cette recherche s'interroge sur les fondements qui organisent la réflexion sur le cinéma à partir d'une analyse des fonctions paradigmatiques du dispositif cinématographique dans les sciences du psychisme. Il s'agit alors de démontrer que le cinéma et les sciences du psychisme contribuent à la construction d'un sujet percevant et pensant aux prises avec un milieu physique et un espace mental bouleversés par la modernité industrielle, technologique et scientifique. Incarnant un individu dont l'appareil psychique est conceptualisé sur la base des nouvelles donnes générées par le monde moderne, le spectateur tel qu'il est « sécrété » par la dispositif cinéma apparaît comme l'emblème de cette subjectivité émergeant à la fin du XIXe siècle, notamment dans la littérature médicale et paramédicale. La configuration du sujet moderne (et de ses diverses facettes) peut, en effet, être repérée dans divers discours traitant de psychopathologies, et plus spécialement dans des textes exposant les effets néfastes provoqués par les dernières technologies - à l'instar du dispositif cinéma - sur des sujets fragiles (enfants, femmes, malades). On tentera donc de problématiser l'appartenance du cinéma à un ensemble de discours et de dispositifs effectifs renvoyant à une histoire du psychisme et du regard façonnée par le contexte de la modernité.

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Izabelle Pluta

Intitulé de la thèse: Acteur et médias sur la scène

Directeur de thèse:
Prof. François ALBERA

Jury de thèse: 
Monsieur Franck BAUCHARD, Expert externe, Directeur adjoint et chercheur, Centre national des écritures du spectacle la Chartreuse, Université d’Avignon, France.
Monsieur Ryszard W. KLUSZCZYNSKI, Expert externe, Professeur, Université de Lodz, Ecole nationale supérieure de cinéma, de télévision et de théâtre de Lodz, Pologne.
 

Soutenance: 24 juin 2009

Une publication de la thèse est prévue aux Editions l'Age d'homme.  

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François Bovier

Intitulé de la thèse: H. D. et le groupe Pool (1927-1933): des avant-gardes littéraires anglo-américaines au cinéma "visionnaire".

Directeur de thèse: Prof. François ALBERA

Soutenance: Octobre 2007

A donné lieu à la publication suivante: 

François BOVIER, H.D. et le groupe Pool. Des avant-gardes littéraires au cinéma, L'âge d'homme, 2009.

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Alain Boillat

Intitulé de la thèse: Les voix du cinéma : boniment, voix synchrone, déliaison et voix-over

Directeur de thèse: Prof. F. Albera

Soutenance: Février 2006

(807p., consultable à la Bibliothèque cantonale universitaire)

A donné lieu à la publication suivante:

Alain BOILLAT, Du bonimenteur à la voix-over. Voix-attraction et voix-narration au cinéma. Lausanne : Antipodes, 2007.

Laurent Guido

Intitulé de la thèse: L'Age du Rythme. Musicalisme et mouvement corporel dans la culture cinématographique française, 1900-1930.

Soutenance: Novembre 2004

Directeur de thèse: Prof. F. Albera

A donné lieu à la publication suivante:

Laurent GUIDO, L'Age du rythme. Cinéma, musicalité et culture du corps dans les théories cinématographiques françaises 1910-1930. Lausanne : Payot, 2007

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