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Colloque international: Dispositifs de vision et d'audition. 29-31 mai 2008

Présentation | Programme | Résumés et biographies
 

Présentation

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Le mot dispositif connaît depuis plusieurs décennies une faveur croissante : venu du juridique (dispositio) il a gagné l'univers de la machine dans les années 1870 et est devenu indispensable au discours des techniques et de la technologie (lien de la machine et de son utilisateur), il migre à la fin du XIXe siècle dans le champ des sciences humaines en raison de la prégnance du paradigme machinique qui domine alors la société industrielle - dans les protocoles expérimentaux du physiologiste comme du psychiatre -, il connaît assez tôt un usage en littérature (Valéry parlant de Mallarmé, Appollinaire sur le collage cubiste) avant de gagner aujourd'hui le discours des artistes et leurs commentateurs (en particulier à propos des « installations »). L'Encyclopedia Universalis sur CD-rom compte quelques 1360 occurrences du termes dans des domaines aussi différents que les sous-marins, la photographie, la cinématique, etc.

Le cinéma, art machinique par excellence n'en avait pourtant guère fait usage avant que le mot lui vienne dans les années 1970 via l'approche psychanalytique qui réintégrait le spectateur dans le fonctionnement de la machine-cinéma (J-L.Baudry).

Depuis lors les historiens et les épistémologues ont redonné sa place à la notion de dispositif dans leurs investigations concernant le cinéma « des premiers temps » et l'ensemble des spectacles visuels du XIXe siècle comme des conjonctures ultérieures de l'histoire des images et des sons reproduits. Aux plans de la production comme de la réception, la machine (sa technologie), son lieu et la place assignée au spectateur /auditeur forment ainsi une structure ternaire, un schème qui a permis de reformuler l'approche du cinéma en l'élargissant à la photographie, aux jouets optiques, aux techniques d'observation scientifique, aux techniques de diffusion ou reproduction du son mais aussi bien à la littérature et aux discours explicatifs ou prescriptifs de ces médiums voire à la philosophie (Bergson) et aux sciences du psychisme.

Cette nouvelle configuration de savoirs et de pratiques redéfinit l'objet « cinéma ». Plusieurs colloques et études sont venus amorcer ce nouveau balisage de notre champ.

Le temps nous paraît donc venu de réfléchir à cette conjoncture et d'en tirer un certain nombre de conséquences théoriques et historiques.

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JEUDI 29 MAI

 

Présidente de séance : Maria Tortajada

09h30 Ouverture du colloque par Maria Tortajada

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09h45 François Albera, Université de Lausanne: « Des dispositifs »

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10h45 Michel Frizot, EHESS: «Qu'est-ce qu'un dispositif (photographie et pré-cinéma) ?»

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12h00 - repas -

Président de séance : François Albera

14h15 André Gaudreault, Université de Montréal:
« De certaines limites de la définition du dispositif « cinéma » »

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15h15 Laurent Guido, Université de Lausanne:
« De la scène à l'écran : modalités théoriques d'un rapport entre deux dispositifs »

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16h15 - pause

16h30 Patrick Désile, CNRS : « Dispositifs, dispositif, vertige »

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18h30 Cinémathèque suisse : Europa 2005 suivi de Quei loro incontri
de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet -

 

 

 

 

VENDREDI 30 MAI

 

Président de séance : Olivier Lugon

09h30 Session Télévision et dispositifs :
présentation par Mireille Berton et Anne-Katrin Weber, Université de Lausanne

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09h45 Gilles Delavaud, Université Paris 8 : « Le dispositif télévision ».

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10h45 -pause -

11h00 Lynn Spigel, Université de Northwestern:
« Designing Television City: Architecture and the TV Experience in Mid-Century America »

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12.00 - repas-

Président de séance : Laurent Guido

14h15 Alain Boillat, Université de Lausanne :
« Les technologies de la télécommunication en tant que dispositifs. Croisements
entre la téléphonie et la série des machines à représentation audiovisuelle »

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15h15 Christophe Wall Romana, Université de Minnesota :
« Du Cinéma imaginaire au dispositif poétique : contingence et plasticité »

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16h00 - pause -

16h15 Philippe Ortel, Université de Toulouse II-Le Mirail : « La projection
de soi. Le modèle cinématographique dans la littérature au tournant du XXe siècle »

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SAMEDI 31 MAI

 

Président de séance : André Gaudreault

09h15 Viva Paci, Université de Montréal et McGill University :
« Archéologie et spectacle : vieux dispositifs et nouveaux objets pour
spectateurs étonnés de passage au musée »

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10h15 Thomas Elsaesser, Université d'Amsterdam :
« Knowing and Being in the Cinema: Between Infinity and Ubiquity »

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11h00 - pause -

11h30 Maria Tortajada, Université de Lausanne :
« Le dispositif n'existe pas ! Pour une reconstitution historique des concepts:
La synthèse du mouvement chez E.-J. Marey »

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12h30 Conclusion

 

 

Le colloque est organisé par François Albera et Maria Tortajada.

Ont participé à sa réalisation: Mathilde Babel, Mireille Berton, Claus Manuel Gunti, Raphaël Oesterlé, Marthe Porret Steingruber, Anne-Katrin Weber.

Le colloque est soutenu par la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne et le Réseau Cinéma CH.

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Résumés et biographies

François Albera, Université de Lausanne: « Des dispositifs »

Résumé :

Afin d'introduire ce colloque, cette intervention dont le titre est à entendre sous deux aspects - « des dispositifs », des au sens de « au sujet de » (de en latin, about) et des au sens du pluriel - posera trois questions : Pourquoi ? Quelles difficultés ? Quelle importance ? Pourquoi « revenir » à la question du dispositif qui semble un chapitre ancien et peut-être dépassé de la théorie du cinéma ? Et pourquoi lui substituer le pluriel : des dispositifs ? Quelles sont les difficultés à ce « retour » et ce changement d'angle ? Quelle importance y a-t-il à développer une théorie des dispositifs - actuellement absente - dans notre champ ?

François Albera est Professeur ordinaire d'Histoire et esthétique du cinéma à l'Université de Lausanne. Membre de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (AFRHC), secrétaire de rédaction de 1895, membre du comité de rédaction de Cinémas. Journal of Film Studies, membre du comité d'édition de Sociétés et représentations, Cinéma & Cie, Studies in Russian and Soviet Cinema, directeur de la collection « Cinéma » des Editions Payot (Lausanne).

Publications liées à la problématique des dispositifs :

- « La place des NTIC dans les médias contemporains », 20e Congrès de l'ACFAS, Université Laval, Québec, 21-22 mai 2002.

- « Pour une épistémographie du montage : le moment-Marey » in François Albera, Marta Braun et André Gaudreault (dir.), Arrêt sur image, fragmentation du temps. Aux origines de la culture visuelle moderne /Stop Motion, Fragmentation of Time. Exploring the Roots of the Modern Visual Culture, Lausanne, Payot, 2002.

- « Pour une épistémographie du montage : préalables », Cinémas, Journal of Film Studies, vol. 13, nos 1-2, Automne 2002, pp. 11-32.

- « L'Epistémè 1900 » (avec Maria Tortajada) dans André Gaudreault, Catherine Russel et Pierre Veronneau (dir.), Le cinématographe, nouvelle technologie du XXe siècle, Lausanne, Payot, 2004, pp. 45-62.

- « Du livre cinématique au livre de cinéma » dans Laurent Guido et Olivier Lugon (dir.), Fixe/animé (à paraître).

- « Le cinéma projeté » (travail en cours).

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Alain Boillat, Université de Lausanne : « Les technologies de la télécommunication en tant que dispositifs. Croisements entre la téléphonie et la série des machines à représentation audiovisuelle »

Résumé:

Apparu une vingtaine d'année avant le cinématographe Lumière, le téléphone a peu été pris en compte dans les réflexions épistémologiques sur le « pré-cinéma » (parlant). Si le Théâtrophone consacre de façon manifeste la rencontre de la téléphonie avec le spectacle audiovisuel (actualisation du son, virtualisation de l'image), il nous paraît pertinent d'observer d'autres parentés - ainsi que l'a initié Giusy Pisano sur un plan historique - en nous interrogeant dans le cadre d'une théorie des dispositifs sur les pratiques et les discours qui ont accompagné la diffusion de « l'invention de Bell » au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Pour ce faire, nous examinerons l'imaginaire de certains cadres d'usage (au sens de Patrice Flichy) tel qu'il est formulé tant dans des publications de vulgarisation scientifique comme la revue La Nature ou l'ouvrage de Théodor Du Moncel (1878) que chez des écrivains comme Villiers, Vernes, Robida ou Lasswitz. Les éléments les plus significatifs seront discutés du point de vue de leur inscription dans les trois paradigmes à l'aune desquels nous nous proposons, dans le prolongement de James Lastra, d'aborder ces questions: la fixation, la simulation et la transmission. L'élaboration de ces paradigmes à travers l'examen de sources permettra de discuter la place et la pertinence des discours portant sur un moyen de télécommunication a priori strictement auditif au sein d'une réflexion épistémologique sur l'audiovisuel.

Alain Boillat, Docteur ès Lettres, enseigne la théorie du cinéma à la Section d'Histoire et esthétique du cinéma de l'Université de Lausanne ainsi qu'à l'EPFL et assume la fonction de Secrétaire général du Réseau Cinéma CH. Cofondateur et rédacteur régulier de la revue Décadrages, auteur de plusieurs articles d'obédience narratologique sur le cinéma et la bande dessinée, il a fait paraître La Fiction au cinéma (Paris, L'Harmattan, 2001) et Du bonimenteur à la voix-over. Voix-attraction et voix-narration au cinéma (Lausanne, Antipodes, 2007).

Publications liées à la problématique des dispositifs :

- « Les reprises du dispositif narratif de Rear Window chez Brian De Palma », Décadrages, no 3, juillet 2004, pp. 45-57.

- « L'Ève future et la série culturelle des "machines parlantes". Le statut singulier de la voix humaine au sein d'un dispositif audiovisuel », Cinémas, vol. 17, no 1, automne 2006.

- « Style et intermédialité dans Hulk : le split screen, la planche des comics et l'écran d'ordinateur » in Film style/Cinema and Contemporary Visual Arts, Udine, 2007, pp. 385-393.

- Du bonimenteur à la voix-over. Voix-attraction et voix-narration au cinéma, chapitre 1 (« Voix vive et dispositifs (pré)cinématographiques), Lausanne, Antipodes, 2007, pp. 39-99.

 

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Gilles Delavaud, Université Paris 8 : « Le dispositif télévision »

Résumé:

Dans les années 1940 et 1950, la question de l'identité de ce média émergent qu'est la télévision donne lieu à de nombreux débats : on s'interroge non seulement sur son identité médiatique - en quoi la télévision se distingue-t-elle du cinéma, du théâtre ou de la radio ? - mais aussi sur son identité artistique : on se demande quelles sont les ressources expressives du nouveau média et où il convient de chercher sa spécificité (dans les modalités de production-diffusion ? Dans les conditions de réception ?) ; on met notamment en avant les notions d'immédiateté et d'intimité. En France, les réalisateurs d'émissions dramatiques comme les critiques insistent sur le fait que « la télévision n'est ni du théâtre, ni du cinéma ».

Ce questionnement peut être reformulé dans les termes suivants : à quelle sorte de dispositif les premiers réalisateurs et les premiers critiques ont-ils pensé avoir affaire ? Mon hypothèse est que, à ses débuts, la télévision est perçue et comprise comme étant indissociablement un dispositif d'adresse et un dispositif d'observation. C'est ce qui ressort aussi bien du discours critique en France et aux Etats-Unis que d'un certain nombre d'émissions remarquables que l'on peut analyser dans cette perspective en montrant que, par delà leurs différences, elles ont en commun d'actualiser le dispositif de la télévision ainsi défini.

Gilles Delavaud, Professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Paris 8. Il est l'auteur d'études sur l'esthétique du cinéma, sur l'histoire et l'esthétique de la télévision et sur les relations entre cinéma et télévision. Il a notamment dirigé ou co-dirigé "Un siècle de télévision. Anticipation, utopie, prospective", numéro des Dossiers de l'audiovisuel (2003) et "D'un média... l'autre", numéro de MédiaMorphoses(2006). Il a également co-dirigé les actes du colloque Godard et le métier d'artiste (2001) et publié L'Art de la télévision. Histoire et esthétique de la dramatique télévisée (2005).

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Patrick Désile, Chercheur associé au CNRS : « Dispositifs, dispositif, vertige »

Résumé:

« Dispositifs, dispositif, vertige », soit la mise en relation d'un certain nombre de dispositifs de spectacle, émergents au XVIIIe et au XIXe siècles. On se demandera si le réseau ainsi tracé doit être considéré comme relevant lui-même d'un dispositif au sens foucaldien. On se demandera aussi comment cette opération peut faire droit à cette sorte de miroitement que font pour nous ces visions jadis nouvelles, à l'étonnement, à l'inquiétude et au vertige qu'elles suscitèrent et qu'elles suscitent.

Patrick Désile, Docteur ès Arts et Sciences de l'Art de l'Université de Paris I, est chercheur associé au CNRS (UMR - ARIAS, Atelier de recherche sur l'intermédialité et les arts du spectacle). Il est l'auteur de Généalogie de la lumière (Paris, L'Harmattan, 2000).

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Thomas Elsaesser, Université d'Amsterdam : « Knowing and Being in the Cinema: Between Infinity and Ubiquity »

Résumé :

Rather than go over the « classical » apparatus theory (which I take as « read »), the assumption in my paper is that the classical apparatus/dispositif of cinema implied certain time/space coordinates, whereby the 'space' (of perspective) was held in place by a temporal dimension (« infinity »). I want to argue that the post-cinematic apparatus/dispositif - if it makes sense to still speak about the cinema as associated with a specific dispositif - is one whose ambiguous temporalities (e.g. the « time image ») are underpinned by a different spatial organization (which I shall call « ubiquity »). What are the consequences of such a spatialisation of time, to take up again Erwin Panofsky's famous distinction?

Thomas Elsaesser est Professeur au Department of Media and Culture de l'Université d'Amsterdam. Il a été chercheur invité à UC Berkeley, IFK Vienna, Sackler Institute Tel Aviv, NYU et enseigne régulièrement à l'Université de Yale. Il est l'auteur d'études sur le cinéma allemand et américain, sur le cinéma des premiers temps ainsi que sur l'historie de la théorie du cinéma.

Publications liées à la problématique des dispositifs :

- « Discipline through Diegesis: The Rube film between attraction and integration », in W. Strauven (éd.), The Cinema of Attractions Reloaded, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2006, pp. 205-223.

- « The New Film History as Media Archaeology », Cinemas, vol. 14, nos 2-3 (printemps 2005), pp. 75-117.

- « La notion de genre et le film comme produit semi-fini: a propos de Franz Hofer », 1895: Revue de recherche sur l'histoire du cinema, no 50 (décembre 2006), pp. 67-85.

- « Early film history and multi-media: an archaeology of possible futures? » in W. Hui Kyong Chun et T. Keenan (éd.), New Media, Old Media : A History And Theory Reader, Routledge, 2006, pp. 1-14.

- « Digital Cinema: Delivery, Event, Time » in T. Elsaesser et K. Hoffmann (éd.), Cinema

Futures: Cain, Abel or Cable? - The Screen Arts in the Digital Age, Amsterdam, Amsterdam University Press, 1998, pp. 143-158.

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Michel Frizot, EHESS: «Qu'est-ce qu'un dispositif (photographie et pré-cinéma) ?»

Résumé:

C'est en travaillant sur Etienne-Jules Marey que j'ai été amené à définir ce qu'est un dispositif, au travers des variations de ses divers instruments chronophotographiques, et ceux de ses contemporains comme Muybridge et Londe. Bien sûr, ces dispositifs-là renvoient à un modèle générique, le dispositif photographique. On circulera entre ces modèles pour en voir la genèse, les caractéristiques, les permanences, les ruptures et les paradoxes. Pour finir, on pourra envisager d'autres options prises sur les dispositifs, par Crary notamment.

Michel Frizot, Directeur de recherche au CNRS (CRAL - EHESS, Paris), enseigne à l'EHESS (mastère et doctorat), Ecole du Louvre. Il était chargé de mission au Centre National de la Photographie de 1982 à 1989. Il a notamment publié E.J. Marey (1830-1904), La photographie du mouvement, Centre Georges Pompidou, 1977, La chronophotographie, temps, photographie, mouvement , Beaune, 1984 et E.J. Marey,collection Photo Poche, Centre National de la Photographie, 1986.

Publications liées à la problématique des dispositifs :

- « Un dessein projectif : la photographie » in D. Païni (dir.), Projections, Les transports des images, Hazan, Le Fresnoy, AFAA, 1997, pp. 73-93.

- « De l'espace, en surface. La profondeur instrumentale » ; « la photostéréosynthèse » ; « les réseaux lignés » ; « les réseaux lenticulaires et le procédé Bonnet », Paris 3D, De la stéréoscopie à la réalité virtuelle, 1850-2000, Paris, Musée Carnavalet, 2000.

- « Qu'est-ce qu'une invention ? (le cinéma). La technique et ses possibles », « Qu'est-ce que le cinéma ? », numéro spécial de Trafic, no 50, été 2004, pp. 316-326.

- « Nicéphore Niépce, inventeur : un prométhée rétrospectif », L'idéal Prométhéen, Communications, no 78, Paris, Seuil, 2005, pp. 99-112.

 

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André Gaudreault, Université de Montréal: « De certaines limites de la définition du dispositif « cinéma » »

Résumé:

Peter Bogdanovich: Was it true that one director told you not to call them « movies » but « motion pictures »?

Orson Welles: [...] Nowadays, I'm afraid the word is rather chic. It's a good English word, though « movie ». How pompous it is to call them « motion pictures ». I don't mind « films », though, do you?

Peter Bogdanovich: No, but I don't like « cinema ».

Orson Welles: I know what you mean.

Jonathan Rosenbaum (dir.), This is Orson Welles.

Il est difficile de donner une définition d'un dispositif particulier dès lors qu'on ne s'entend pas sur ce qu'il circonscrit et sur ce qui le circonscrit. Or, en études cinématographiques, nous ne nous entendons pas du tout sur l'objet même de notre recherche et de notre réflexion. Pour toutes sortes de raisons, certaines historiques, d'autres culturelles. Au nombre des raisons historiques, cette incapacité structurelle à nous entendre sur l'« invention » dudit objet (et, donc, du centenaire de ladite invention...). Au nombre des raisons culturelles, la barrière des langues qui fait que, par exemple, on ne dit pas « cinéma » en chinois (mais « dian ying », soit « ombres électriques ») pas plus encore que dans certaines langues nordiques (où l'on privilégie une tradition autre avec les variantes du mot « bioskop »). Soit encore le fait que, en anglais, le mot « cinema » est et reste un mot emprunté (pour faire chic plus qu'autre chose), qui ne résiste pas toujours à la concurrence des moving pictures, motion pictures et autres movies. Aussi n'obtient-on pas nécessairement la même réponse si l'on pose la question « Qui a inventé les moving pictures? » que si l'on demande plutôt « Qui a inventé le cinéma ? »... Et dire qu'il serait si simple de s'entendre si tant est qu'on acceptait d'ajouter huit lettres au final d'une proposition controversée, soit celle qui avance que ce sont les frères Lumière qui ont inventé le cinéma. Quelles quantités d'encre on pourrait éviter de faire couler si on ajoutait « T - O - G - R - A - P - H - E » à la fin de la clausule. Il est vrai cependant qu'on friserait alors la tautologie...

André Gaudreault est Professeur titulaire au Département d'Histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'Université de Montréal, où il est responsable de GRAFICS (Groupe de recherche sur l'avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique). Professeur invité de différentes universités (Bologne, Buenos Aires, École Normale Supérieure (Paris), École Européenne Supérieure de l'Image (Angoulême), Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, Santiago de Compostela et São Paulo), il a publié des ouvrages de narratologie filmique portant notamment sur le cinéma des premiers temps et a été responsable de plusieurs publications et de nombreux colloques d'envergure internationale.

André Gaudreault a codirigé Le Cinématographe, nouvelle technologie du XXe siècle. The Cinema, A New Technology for the 20th Century (Lausanne, Payot Lausanne, 2005) et Arrêt sur image, fragmentation du temps. Aux sources de la culture visuelle moderne / Stop Motion, Fragmentation of Time. Exploring the Roots of Modern Visual Culture (Lausanne, Payot Lausanne, 2002). Il est notamment l'auteur de:

- « The Mysterious Affair at Styles all'epoca della cinematografia-attrazione », in Enrico Biasin, Giulio Bursi et Leonardo Quaresima (dir.), Lo stile cinematografico / Film Style, Udine, Forum, 2007, pp. 423-441.

- « Système du récit d'un film à narrateur verbal : Citizen Kane d'Orson Welles », in Jeanette den Toonder et Hilligje Van't Land (dir.), Les voix du temps et de l'espace, Québec, Éditions Nota Bene, 2007, pp. 143-159.

- « One and Many: Cinema as a Series of Series », History of Photography, vol. 31, no 1, printemps 2007, pp. 31-39.

- «Dispositifs optiques et attraction » (avec Nicolas Dulac), Cahier Louis-Lumière, « Les dispositifs », no 4, juin 2007, pp. 91-108.

- « Cinéma et généalogie des médias » (avec Philippe Marion), Médiamorphoses, no 16, Paris, Armand Colin, avril 2006, pp. 24-30.

- « A Medium is always Born Twice » (avec Philippe Marion), Early Popular Visual Culture, vol. 3, no 1, Londres, Routledge, mai 2005, pp. 3-15.

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Laurent Guido, Université de Lausanne: « De la scène à l'écran : modalités théoriques d'un rapport entre deux dispositifs »

Résumé:

Cette communication prend pour point de départ une définition du dispositif pulsionnel, formulée au début des années 1970 pour rendre compte des dimensions libidinale et énergétique des formes d'expression artistique. Le déplacement au plan historique de cette définition permet de mieux saisir certains aspects des premiers discours utopiques français sur le dispositif cinématographique, assimilant notamment le film à un outil prothétique et à un processus de constitution d'un sujet ubiquitaire et tout-percevant. Ces conceptions s'inscrivent en fin de compte dans un vaste débat autour de la nature de la relation transmédiale (extension, dépassement, stylisation, synthèse...) entre les dispositifs respectifs de la scène théâtrale et de l'écran cinématographique.

Laurent Guido, Docteur ès Lettres, est Professeur assistant à la section d'Histoire et esthétique du cinéma de l'Université de Lausanne. Il travaille principalement sur les relations entre film, corporalité et musique, ainsi que sur l'historiographie du cinéma.

Outre une quarantaine d'études scientifiques dans divers volumes collectifs et des périodiques comme Vertigo, 1895, CinémAction, Cinema & Cie, Cycnos, Cinema ou Dissonance, Laurent Guido a publié La Mise en scène du corps sportif/Spotlighting the Sporting Body (2002, avec Gianni Haver), L'Age du rythme (2007) et dirigé le collectif Les Peurs de Hollywood (2006). Il prépare actuellement un essai général sur les relations entre danse et cinéma.

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Philippe Ortel, Université de Toulouse II-Le Mirail : « La projection de soi. Le modèle cinématographique dans la littérature au tournant du XXe siècle »

Résumé :

Articulation de composantes hétérogènes collaborant à une fin unique, un dispositif peut intervenir à de multiples niveaux. On insiste souvent sur les dispositifs « employés » : celui de la salle de cinéma, par exemple, qui permet la projection d'un film. Mais qu'en est-il des dispositifs représentés ? De ceux qui organisent l'imaginaire des textes ? Proches de la notion de « schème » tout en offrant un mode d'organisation plus complexe, ils empruntent souvent leurs traits au monde de la technique. On se demandera ainsi, en partant des Nourritures terrestres de Gide (1897), dans quelle mesure la projection cinématographique a pu structurer, en tant que projection, l'imaginaire des écrivains au tournant du XXe siècle (1895-1914), pour figurer, par exemple, le trajet du désir vers ces ailleurs que le cinéma a rapidement fait entrer dans les salles obscures.

Philippe Ortel enseigne la littérature française à l'Université de Toulouse - Le Mirail. Il a publié aux éditions Jacqueline Chambon La Littérature à l'ère de la photographie, ouvrage tourné vers le XIXe siècle. Il a poursuivi sa réflexion sur la notion de dispositif, déjà présente dans ce premier livre, à travers les quatre ouvrages collectifs issus du séminaire « La scène », de l'équipe « Lettres, Langage et Arts ». Ces quatre livres sont : La Scène, L'Ecran de la représentation, L'Incompréhensible ainsi que Littérature et brutalité, tous publiés à l'Harmattan (La Scène est disponible en ligne). Il a rassemblé récemment les actes d'un colloque international qui doit paraître d'ici le mois de juillet 2008 sous le titre Discours, image, dispositif (à l'Harmattan, dans la collection « champs visuels »). Ce volume comprend la version développée de l'article de Bernard Vouilloux paru dans la revue Critique sous le titre « La critique des dispositifs », une réponse des auteurs interpellés par cet article, ainsi qu'une soixantaine de titres centrés sur la notion de dispositif.

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Viva Paci, Université de Montréal et Mc Gill University: « Archéologie et spectacle : vieux dispositifs et nouveaux objets pour spectateurs étonnés de passage au musée»

Résumé:

Cette communication esquissera les traits de cette tendance contemporaine du « cinéma qui s'en va au musée » : si le cinéma semble déborder ses espaces, ses temps et sa relation au spectateur, qu'en est-il du dispositif ? En me concentrant sur deux expositions récentes du MOMA, « Artscape and Zoetrope » de la Pixar (2005 : le nec plus ultra du merchandising, par une compagnie qui crée des images de synthèse) et « Ernie Gehr's Panoramas of the Moving Image » (2006 : une installation d'un cinéaste expérimental, dont les oeuvres cinématographiques ont été vouées à l'analyse structurelle du cinéma), il sera question d'analyse de la machinerie, du rôle du spectateur, de la fonction globale du dispositif et d'attraction. Deux expositions contemporaines, présentées dans une même institution muséale mais qui proviennent de deux institutions cinématographique distinctes (commerciale et expérimentale). Des expositions qui rejouent - dans leur relation au spectateur et avec un usage délibérément ostentatoire de la technologie - les conditions originaires du cinéma comme « machine à voir ».

Viva Paci, Ph. D., enseigne à l'Université de Lausanne et à l'Université de Montréal et est chercheuse postdoctorale à la McGill University.

Publications liées à la problématique des dispositifs :

- Il Cinema di Chris Marker, Bologna, Hybris, 2005.

- Chris Marker et l'imprimerie du regard, (avec André Habib) Paris, L'Harmattan, coll. « Esthétiques », sous presse.

- « Télé-Utopie : Rossellini, Ruiz, Godard, Rohmer et la télévision d'auteur », in La Revue de la Cinémathèque, no 90, 2008, p. 16.

- « The Attraction of the Intelligent Eye: Obsessions with Vision Machine in Early Film Theories », in Wanda Strauven (dir.), The Cinema of Attractions Reloaded, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2006, pp. 121-138.

- « Anticiper les mutations. Le cas d'Images du futur (Montréal 1986-1996) », in Médiamorphoses (INA), « D'un media l'autre », no 16 (sous la direction de Gilles Delavaud et Thierry Lancien), avril 2006, pp. 74-78.

- « Toccare immagini di futuro : confusioni istituzionali e futuri multisensoriali », in I Cinque sensi del cinema/The Five Senses of Cinema, Udine, Forum, 2005, pp. 477-482.

- « Recherché : images d'avenir pour nouveaux spectateurs », in Comunicazioni Sociali (Università Cattolica di Milano), « Civiltà delle macchine. Il cinema italiano e le sue tecnologie », vol. XXVI, no 1 (sous la direction de Massimo Locatelli), janvier-avril 2004, pp. 133-143.

- « I have seen the Future. Projection sur la ville », in Cahiers du GERSE (Université du Québec à Montréal), « Un monde merveilleux ... Dispositifs, hétérotopies et représentations chez Disney », no 6 (sous la direction de Charles Perraton), automne 2004, pp. 131-144.

Publications électroniques :

- Ce qui reste des images du futur, http://www.fondation-langlois.org/flash/f/index.php?Url=CRD/futur.xml

- « La télévision d'auteur. Une utopie ? », avec Karine Boulanger et Cyril Thomas, in Poptronics, février 2008, http://www.poptronics.fr/Tele-utopie

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Lynn Spigel, Université de Northwestern: « Designing Television City: Architecture and the TV Experience in Mid-Century America »

Résumé:

This presentation looks at the design and construction of the CBS studio, Television City, in the early 1950s. Created by architects William Peirera and Charles Luckman (pioneers of mid-century modernism), Television City was the first major studio designed specifically for television production. As a hallmark of mid-century modern (California) design, it was created as an apparatus for the new visual experience of watching TV. I trace the corporate logic behind the studio design, its architectural form and meaning, and the kinds of aesthetic and spectatorial experiences it offered TV audiences. In particular, I explore how Television City was produced to create a spectatorial experience of « liveness », « mobility » and « speed » that rhymed with the television industry's move from New York City to Hollywood not only as a physical production center but also as a new national imaginary for television viewers.

Lynn Spigel est Professeure et directrice du Center for Screen Cultures. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur la télévision, dont Make Room for TV : Television and the Family Ideal in Postwar America(1992) et Welcome to the Dreamhous : Popular Media and Postwar Suburbs (2001). Elle a co-édité Television after TV : Essays on a Medium in Transition (2004), Feminist Television Criticism(1997), The Revolution Wasn't Televised : Sixties Television and Social Conflict (1997), Private Screening : Television and the Female Consumer (1992) et Close Encounters : Film, Feminism and Science Fiction (1991). Elle prépare actuellement un livre intitulé TV By Design : Modern Art and the Rise of Network Television.

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Maria Tortajada, Université de Lausanne : « Le dispositif n'existe pas ! Pour une reconstitution historique des concepts: La synthèse du mouvement chez E.-J. Marey »

Résumé:

Cette communication est en relation avec le vaste projet intitulé « Epistémè 1900 », mais s'inscrit dans une recherche ciblée qui vise les dispositifs dans leur dimension conceptuelle. Cette recherche veut reconstituer les concepts associés aux dispositifs de vision et d'audition dans ce moment qui voit l'émergence du cinéma, parmi d'autres dispositifs historiques, pour saisir les mutations de ces dispositifs, les transformations qui échappent à la première prise, et qui se dégagent d'un travail épistémologique. De quoi s'agit-il concrètement ? Partant de sources premières, Marey, Bergson, Jarry, parmi d'autres, il s'agit de faire apparaître des réseaux de concepts qui permettent de comprendre les notions impliquées dans la définition des dispositifs du cinéma, ou proches du cinéma, comme la photographie. Qu'en est-il des concepts de mouvement, de temps, d'instant ? Qu'en est-il des notions de répétition, d'instantanéité, de décomposition et de synthèse du mouvement parmi d'autres ? Comment ces notions jouent-elles un rôle dans la constitution et la transformation des dispositifs ? Cette communication développera ce type d'interrogation épistémologique sur une notion spécifique, la synthèse du mouvement, dans le discours de Marey. Ce projet impose un préalable méthodologique : il faudra préciser l'utilisation spécifique de la référence foucaldienne et l'appropriation qui en est faite ici.

Maria Tortajada est Professeure ordinaire à l'Université de Lausanne, présidente du Réseau Cinéma CH, directrice de la collection « Réseau Cinéma CH » avec Margrit Tröhler aux éditions Schüren (Allemagne) et membre de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (AFRHC). Elle a dirigé le projet FNS « Histoire du cinéma suisse, 1966-2000 ».

Publications liées à la problématique des dispositifs :

Sous l'angle de la théorie de la représentation, notamment :

- Le spectateur séduit. Le libertinage dans le cinéma d'Eric Rohmer et sa fonction dans une théorie de la représentation filmique, Paris, éditions KIME, 1999, 250 pages.

Dans une perspective épistémologique, notamment :

- « L'Epistémè1900 » (avec François Albera), in André Gaudreault, Catherine Russel et Pierre Veronneau (dir.), Le cinématographe, nouvelle technologie du XXe siècle/The Cinema, A New Technology for the 20th, Lausanne, Payot, 2004, pp. 45-62.

- « Archéologie du cinéma : de l'histoire à l'épistémologie », Cinémas, « Histoires croisées des images : objets et méthodes », vol. 14, nos 2-3, printemps 2004, pp. 19-52.

- « Machines cinématiques et dispositifs visuels. Cinéma et « pré-cinéma » à l'oeuvre chez Alfred Jarry », 1895, no 40, juillet 2003, pp. 5-23.

- « Evaluation, mesure, mouvement : la philosophie contre la science et les concepts du cinéma (Bergson, Marey) », Revue européenne des sciences sociales, à paraître.

- « L'instantané « cinématographique » : relire Etienne-Jules Marey », à paraître.

- « Photographie/cinéma : paradigmes complémentaires du début du XXe siècle », in Laurent Guido et Olivier Lugon (dir.), Fixe/Animé, Université de Lausanne, à paraître.

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Christophe Wall Romana, Université de Minnesota : « Du Cinéma imaginaire au dispositif poétique : contingence et plasticité »

Résumé:

Dans son admirable étude sur Raymond Roussel (1963) Foucault propose une ébauche du dispositif en tant que procédé exorbitant de production textuelle. Tout en commentant l'aspect visuel et l'omniprésence d'engins mécano-organiques dans les oeuvres de Roussel, Foucault n'en réduit pas moins toute l'économie littéraire de Roussel au régime textuel et langagier. Par cette lecture, il situe implicitement le dispositif discursif aux sources de la modernité artistique pour en dégager une structure structurante (Bourdieu) apparentée au dispositif discursif qu'il dégage la même année du regard médical dans Naissance de la clinique. Nous avancerons une autre lecture du dispositif chez Roussel, en particulier dans son poème « La Vue », pour montrer que le dispositif de celui-ci (dont parle abondamment Foucault) déborde largement la dynamique du langage, parce qu'il mobilise ce qu'on peut nommer « la différence photo-cinématique » qui n'est pas réductible au discours, et implique l'expérience (éventuellement imaginaire) d'une mise en espace, en mode optique et proprioceptif. D'autres poètes comme Mallarmé ou Ponge ont également approché l'écriture par le biais d'un dispositif poétique qui repose sur l'imaginaire cinématographique et ne peut se réduire à un effet discursif. Le dispositif de Foucault - et ses dérivés - ont donc un caractère contingent plutôt que nécessaire. La plasticité du dispositif est révélée par l'imaginaire cinématographique de la poésie, à travers ses effets sélectifs de proximité, d'échelle, de flux imagiers et de montage greffés sur l'ordre du texte. Une telle plasticité et sélectivité cinépoétique hante peut-être le possible de tout dispositif dit discursif à l'ère du cinéma.

Christophe Wall-Romana est Professeur assistant au Département de Français et d'Italien de l'Université du Minnesota. Ses recherches concernent le rôle du cinéma dans la poésie. Il a notamment publié plusieurs articles sur Mallarmé et le cinéma, sur les fantoches filmiques en poésie, ainsi que sur les marges et l'écran. Il a également traduit une  dizaine de livres en anglais et français, dont récemment le premier recueil du poète américain William Merwin (à paraître en français), et il prépare une édition américaine des premiers livres de Jean Epstein. Nommé McKnight Land-Grant Professor 2007-2009, il va mettre à profit une année de congé pour finir son livre intitulé La Cinépoésie: imaginaires cinématographiques dans la poésie française, 1893-2008.

Publications liées à la problématique des dispositifs :

- « Cinégraphie, ou la marge à dérouler », Textimage, no 1, printemps 2007 (http://www.revue-textimage.com/01_en_marge).


- « Danielle Collobert's Aux environs d'un film: Poetic Writing on the Brink of Cinema », Contemporary French and Francophone Studies, septembre 2005, pp. 259-267.


- « Mallarmé's Cinepoetics: The Poem Uncoiled by the Cinématographe, 1893-98 », PMLA, janvier 2005, pp. 128-147.

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