2010

Sida face au multilinguisme africain | Atelier de recherche | Journées d'étude autour d'Emile Benveniste | Emile Benveniste : Des manuscrits de linguistique générale aux écrits sur la poésie | 6 novembre | 5 novembre | Les colloques CLSL du XIIIème Sommet de la francophonie | Le français de demain: les jeunes face à la langue | Table ronde | Français et multilinguisme dans la science | Français et médias
 

Sida face au multilinguisme africain

Atelier de recherche

Université de Lausanne (BCU-Unithèque, salle 511) / 16-20 novembre 2010
Soutenu par le CLSL

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Objectifs, résultats, communications:

L’atelier de prospection sur le thème du langage dans la communication autour du syndrome VIH-SIDA en contexte africain multilingue nous aura permis de profiter d'un nouvel instrument de mise en route et de concertation mis à la disposition des chercheurs par le Fonds National Suisse de la Recherche scientifique (FNS).1 Dans l’étude de la transmission des messages relatifs à cette maladie, comme d’ailleurs à bien d’autres, les langues dans leur diversité jouent un double rôle, telles des clés qui peuvent servir à bloquer ou à ouvrir la voie à une meilleure compréhension des enjeux vitaux, et aussi celui de moyen d’une analyse préalable à une gestion optimale de ces enjeux par les agences de santé et les chercheurs. Les codages culturels du lexique et les pratiques discursives, régis par des tabous et des stigmatisations liés à certaines représentations, peuvent faire écran à une communication que l’on souhaiterait directe et provoquer des équivoques insoupçonnées tant sur le plan des contenus que sur celui de leurs implications relationnelles et sociales. Mais ces mêmes codages et pratiques constituent la base intellectuelle et émotive de toute communication véritable, susceptible d’informer les populations et de transformer leurs comportements. A quoi l’on peut ajouter l’éventail riche et diversifié des répertoires de l’art verbal et para-verbal (théâtre, bandes dessinées, chants, poèmes, pictogrammes, récits) qui ne sont disponibles qu’au travers de la langue parlée au quotidien – incontournables instruments de sensibilisation et d’appropriation des contenus nouveaux, comme l’ont démontré de façon exemplaire les campagnes contre le SIDA en Afrique.
Un échange structuré autour d’une table ronde avec la participation des disciplines concernées (médecine, sociologie, linguistique etc.), tel qu’il nous fut suggéré par l’outil du FNS, nous semble présenter un intérêt multiple. Les linguistes travaillant sur le multilinguisme en Afrique – ou sur les pratiques multilingues des migrants venus de cette région – de quelle manière, étant au bénéfice d’un accès privilégié aux discours menés par les locuteurs, pourront-ils interagir avec les spécialistes de la santé et les populations-cibles afin de mieux éclairer la problématique liée à la transmission de l’information et son intégration dans les savoirs locaux préexistants ? Ou vice-versa, à l’intégration de ces derniers dans le discours socio-médical global et ambiant, et ce dans un domaine généralement fortement marqué par les tabous langagiers et culturels ? Du point de vue des objectifs propres des institutions de santé publique, déjà conscients en général de l’importance du langage comme instrument préventif et curatif, comment cet outil reconnu indispensable fonctionne-t-il dans les contextes multilingues où l’intercompréhension entre soignants et soignés n’est pas toujours acquise, que ce soit en Suisse ou en Afrique? Quels éclairages pourrons-nous apporter les uns aux autres sur la base d’expériences vécues ou de travaux disponibles, et quels sont les nouveaux points de vue qui devront désormais être pris en compte par la recherche ?
L’atelier a réuni les représentants des disciplines mentionnées, chercheurs d’Afrique et d’Europe, expérimentés et débutants, pour un échange visant à
- tirer un bilan concernant l'impact de la communication en matière de SIDA, en privilégiant comme cadre empirique les effets recensés et les points de vue observés auprès des populations concernées ;
- dresser un inventaire des méthodes utilisées et des fondements théoriques pour cerner la problématique sur le terrain ;
- entamer une réflexion commune portant sur l’ensemble des critères et des modes opérationnels à retenir pour les enquêtes et les analyses à mener à l’avenir;
- examiner, sous ses aspects matériels et communicationnels, les conditions d’une prise en charge communautaire de la problématique du SIDA et de ses conséquences économiques, sociales et culturelles ;
- établir des contacts entre les chercheurs des différents pays et encourager la création d'une plateforme pour faciliter les échanges transversaux.

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Journées d'étude autour d'Emile Benveniste

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Emile Benveniste : Des manuscrits de linguistique générale aux écrits sur la poésie

Université de Lausanne (Anthropole salle 4021 ) / 5-6 novembre 2010
Comité d'organisation: CLSL, l'Unité de linguistique française de la section de français et le Centre de recherche en langues et littératures européennes.

Les développements de la recherche sur les manuscrits enfin répertoriés et accessibles à la BN d’Emile Benveniste permettent de jeter un regard neuf sur l’œuvre d’un des plus grands linguistes français. Le but de cette journée d’études réunissant les spécialistes les plus avancés dans le travail sur les manuscrits des Problèmes de linguistique générale (Irène Fenoglio et Emilie Brunet) et sur les manuscrits sur la poésie (Gérard Dessons et Chloé Laplantine) a pour but de faire connaître en Suisse des recherches encore confidentielles, mais d’une importance considérable du point de vue de l’histoire de la linguistique moderne.
La première demi-journée sera centrée sur la génétique textuelle appliquée aux manuscrits scientifiques et en l’occurrence des Problèmes de linguistique générale ; approche développée actuellement au sein de l’ITEM par une équipe que dirige Irène Fenoglio et dont font partie Emilie Brunet (documentaliste en charge du catalogage du fonds Benveniste de la BNF) et Rudolf Mahrer et à laquelle collabore Jean-Michel Adam.
La seconde demi-journée complètera l’approche génétique par le regard de la poétique développée dans le sillage de l’œuvre d’Henri Meschonnic par Gérard Dessons et Chloé Laplantine, l’un et l’autre familiers des manuscrits encore inconnus de Benveniste sur Baudelaire et sur la poésie.

 

6 novembre

Intervenants Titre de la conférence Heure
Emilie Brunet (Paris 3) « Présentation des fonds manuscrits sur Benveniste » 9h15-10h
Emilie Brunet Brunet-Lausanne.pdf  (1076 Ko)
Irène Fenoglio (ITEM) « Ouvrir les manuscrits de Benveniste, un triple enjeu : génétique, épistémologique, linguistique » 10h-10h45

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5 novembre

Intervenants Titre de la conférence Heure
Jean-Michel Adam, Vincent Capt (Unil) et Rudolf Mahrer (CRLR/Paris) Accueil et présentation Ant. 13h30-13h45
Gérard Dessons (Paris 8) « Entre stylistique et poétique. L'épreuve des Fleurs du mal » Ant. 13h45-14h30
Chloé Laplantine (ITEM/Paris 8) « Notre tentative semblera radicale. Nous sommes sûrs qu'un jour on lui reprochera de ne pas l'avoir été assez : que change la poétique de Benveniste ? » Ant. 14h30-15h15
Rudolf Mahrer, Emilie Brunet « Réceptions pluridisciplinaires des Problèmes de linguistique générale » Ant. 16h30-17h15

Les colloques CLSL du XIIIème Sommet de la francophonie

A l'occasion du XIIIème Sommet de la Francophonie qui aura lieu en Suisse du 22 au 24 octobre 2010, les Etats généraux du français en Francophonie proposeront plusieurs manifestations académiques disséminées tout au long du second semestre 2010. Leur but est d'aborder le français à travers une multiplicité de contextes et de loupes (Français et enseignement, Français et entreprise, Français et dialectes, etc.). Le CLSL participe à l'organisation de plusieures manifestations.

 
 

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Le français de demain: les jeunes face à la langue

Université de Neuchâtel (Espace Louis Agassiz 1, Auditoire RE48) / 20 octobre 2010
Comité d'organisation: Pascal Singy (Unil), Simona Pekarek Dohler (Unine), soutenu par le CLSL

Cette manifestation publique propose une réflexion sur le français de demain, en interrogeant la nature et les variations du français des jeunes générations au début du 21ème siècle. Elle s’adresse aux jeunes, aux enseignants, aux parents, aux patrons et à toutes les personnes intéressées par la problématique. Quatre conférences et une table ronde s’articulent autour de la question suivante: Quel «langage» les jeunes francophones du Nord comme du Sud sont-ils amenés à privilégier et dans quels contextes? Les conférences interrogent les pratiques de jeunes urbains en France et en Algérie, le parler des jeunes de Suisse romande et l’influence des nouvelles technologies de la communication sur le français contemporain. Les conférences seront suivies d’une table ronde sur le «parler jeune», réunissant des représentants du monde pédagogique, du monde politique et du monde littéraire – et, bien sûr, des linguistes. Cette manifestation s'inscrit dans le cadre des Etats généraux du français en Francophonie et dans le programme «En route vers le XIIIème Sommet de la Francophonie», lequel se tiendra du 22 au 24 octobre prochain à Montreux.

Intervenants Université de rattachement TItre de la conférence
Cyril Trimaille Univ. Stendhal-Grenoble III Pratiques de jeunes urbains: peut-on parler de parler?
Pascal Singy, Céline Bourquin Univ. de Lausanne Usages langagiers et jeunes générations de Suisse romande
Farida Boumeddine Univ. de Tizi Ouzou La diversité langagière en milieu urbain: Le parler des jeunes dans la ville de Tizi-Ouzou
Simona Pekarek Doehler Univ. de Neuchâtel Jongler avec les langues: le plurilinguisme dans la communication par SMS

Table ronde

  • 17h30-18h30
    Avec la participation des invités suivants: Thierry Béguin, ancien Conseiller d'Etat; Isaac Pante, écrivain et Jean François de Pietro, chercheur à l'Institut de recherche et de documentation pédagogique.

 

 

 

Français et multilinguisme dans la science

Université de Genève (Uni Bastions, salle B106) / lundi 18 octobre 2010
Comité d'organisation: Laurent Gajo (Unige), Anne-Claude Berthoud (Unil) et Patrick Chardenet (Agence universitaire de la Francophonie), soutenu par le CLSL

L'élaboration, la diffusion et la transmission des savoirs n'ont jamais été le fait d'une seule langue et / ou culture, même si des vecteurs linguistiques privilégiés ont pu dominer à certaines époques dans des champs disciplinaires donnés. Bien plutôt , il faut relever la contribution de la diversité linguistique et culturelle à l'établissement des savoirs, à leur "épaisseur" et, finalement, à l'idée même de savoir. La langue française se trouve dans une position complexe et, de ce fait, intéressante à l'heure actuelle. D'une part, elle cède du terrain à l'anglais, langue scientifique dominante. D'autre part, elle est sollicitée par une communauté scientifique très diversifiée au sein d'un espace francophone large et multilingue. La question de la diversité linguistique prend ainsi des valeurs très différentes selon qu'on envisage le couple "français-anglais" ou le français -souvent langue seconde- en lien avec une multitude de langues. On distinguera alors, au sein de la communauté scientifique, des enseignants-chercheurs, des étudiants-chercheurs et des chercheurs: capables de produire, de diffuser et d'enseigner principalement en français; capables de comprendre en français.

Table ronde Intitulé Animation
1 Plurilinguisme et construction des savoirs Anne-Claude Berthoud (Univ. Lausanne)
2 Plurilinguisme et diffusion des savoirs Laurent Gajo (Univ. Genève /AUF)
3 Politique linguistique des universités et des fondations de recherche François Grin (Univ. Genève)

Français et médias

Université de Lausanne (Amphimax, salle 415) / 17 septembre 2010
Comité d'organisation : Marcel Burger, Jérôme Jacquin, Raphaël Micheli (Unil), soutenu par le CLSL

Ce colloque rassemblera une demi-douzaine de linguistes et spécialistes de la communication concerné(e)s par le français tel qu'on le trouve pratiqué dans les médias traditionnels (télévision, radio, presse imprimée). Plutôt que d'adopter une démarche normative (traquer les erreurs, les maladresses comme autant d'éventuels écarts à un français standard), il s'agira  de décrire les pratiques actuelles en prenant sérieusement en compte les formats médiatiques (en termes de ressources et de contraintes) dans lesquels la langue française s'inscrit. On se concentrera particulièrement sur trois axes thématiques:
1. Les médias et le politique
2. Les pratiques argumentatives et narratives des médias
3. Le lexique des médias

 

Intervenants Institution de rattachement Titre de la conférence
Patrick Charaudeau Univ. Paris 13 Comment les médias français mettent en scène des controverses sociales
Catherine Kerbrat-Orecchioni Univ. Lyon 2 Je vous demande pardon, Je suis désolé, We are sorry... Remarques sur les fonctionnements et fonctions de l'excuse en contexte politico-médiatique
Alice Krieg-Planque Univ. Paris 12 Prendre la parole dans les médias: contraintes et ressources des acteurs sociaux
Pascal Marchand Univ. Toulouse 3 Débat sur l'identité nationale: les mots des médias
Alain Rabatel Univ. Lyon 1 & 2 Le traitement médiatique des suicides à France Télécom de mai-juin à l'automne 2009: la lente émergence de la responsabilité du management dans les suicides en lien avec le travail
Françoise Revaz Univ. Fribourg La saga d'un nuage de cendres. Analyse narratologique de l'affaire du volcan islandais dans la presse quotidienne francophone
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