Open access via des partenariats (memberships)

Une voie médiane | liens sur les sites des éditeurs | Projet SCOAP3 (CERN) | Projet SOAP (CERN) | Society Max Planck
 

Une voie médiane

Parallèlement à la problématique de l'Open Access (Gold and Green road), il existe différents partenariats avec les éditeurs permettant aux chercheurs de publier leurs articles directement en Open Access. Une voie médiane entre l'Open Access et les modèles commerciaux habituels.

Cela signifie qu'en plus du coût de la licence électronique (accès aux titres d'un éditeur), l'institution paie un "membership" pour soutenir la publication en open access dans telle ou telle revue de cet éditeur. L'avantage pour le chercheur est évident (il paie moins et son article est immédiatement disponible libre de droits) mais pour l'institution, c'est une charge supplémentaire fort mal venue.

Un moyen de pression. Ceux qui gèrent les licences électroniques (et qui en connaissent les mécanismes) y voient une manoeuvre des éditeurs pour anticiper la fin de leur hégémonie et reprendre la main dans le processus de l'Open Access. Mais les instituts scientifiques (qui ne connaissent pas forcément la férocité de ce marché) y voient une opportunité intéressante à ne pas manquer. Les éditeurs manoeuvrent ainsi afin que les instituts fassent pression sur les universités ou bibliothèques.


Membership BioMed.
Les pionniers en la matière ont été BioMed. Pour une subscription annuelle d'environ Fr. 5000, les chercheurs UNIL ont pu publier gratuitement dans tous les titres BioMed. Mais BioMed a dû abandonner ce modèle qui ne couvraient pas tous les frais de publication et maintenant, pour le même coût, les chercheurs n'obtiennent qu'une réduction de 15% par article. (plus d'information sur BioMed)


Nucleic Acid Research.
Pour Nucleic Acid Research (NAR), autre exemple, un titre Oxford University Press, l'UNIL pourrait acheter un membership (env. Fr. 5000 par an) qui permettrait à tous les chercheurs UNIL de publier avec une remise (prix 2007: EUR 1385 au lieu de EUR 1870 soit env CHF 2405 TTC). En juillet 2007, Mme Barreiro du Swiss Institute of Bioinformatics (UNIL), indiquait que pour son seul institut, 8 articles avaient été publiés dans NAR en 2006. A l'évidence, le membership aurait représenté un avantage, y compris pour d'autres chercheurs UNIL. Mais le partenariat n'aurait concerné ici qu'un seul titre. Pour le moment, l'UNIL a renoncé à y souscrire.


Une politique globale.
Si on commence à payer un tel montant (annuel) pour chaque revue qui offre cette possibilité, les coûts vont être à nouveau énormes et les éditeurs vont retrouver ce qu'ils risquent de perdre avec le développement de l'open access. Si une institution veut s'engager dans cette voie, il faut qu'elle le fasse en connaissance de cause et avec une stratégie bien précise, par exemple en négociant par domaine pour un ensemble de titres. A cet égard, il est important de suivre l'expérience du CERN en physique (initiative SCOAP3) ou l'initiative de la Société Max Planck (voir ci-dessous).

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liens sur les sites des éditeurs

La politique des éditeurs évolue constamment, avec prudence et parcimonie !
Il n'existe pour l'instant pas de plate-forme équivalent à SHERPA pour recencer leurs politiques.
Il faut se reporter sur les pages des éditeurs. Ci-dessous quelques liens.

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Projet SCOAP3 (CERN)

Mars 2008. A l'initiative de Jens Vigen (CERN), le projet SCOAP3 (Sponsoring Consortium for Open Access Publishing in Particle Physics) se développe depuis 3 ans (novembre 2006) mais n'est pas encore opérationnel. A ce jour, seuls 30% de l'argent nécessaire au financement de SCOAP3 a été obtenu mais le projet suscite de plus en plus d'intérêt.

L'idée est de proposer un nouveau modèle de licence, complètement différent du modèle hybride (commercial et open access), où les publications seraient financées par les agences via les laboratoires et leurs auteurs. Si les chercheurs et certains éditeurs sont favorables, les bibliothécaires se montrent encore réticents à réorienter ainsi l'argent des abonnements.

Ce modèle, envisageable dans un domaine très limité, ne serait pas forcéement transposable dans d'autres domaines. Ce pendant, une demande de financement a été faite auprès de l'Union européenne dans ce but.

 

Historique

En novembre 2006 a lieu la première réunion des organismes européens de financement de la recherche en physique des particules. Elle aboutit à la mise en place de SCOAP3 (Sponsoring Consortium for Open Access Publishing in Particle Physics), un nouveau modèle de licence. D'après le CERN, c'est la première fois qu'un domaine scientifique entier passerait d'un modèle de publication par abonnement à des journaux en libre accès financés par leurs auteurs.

Février 2008. La California Digital Library, qui agit au nom des bibliothèques des dix campus de l'Université de Californie, soutient l'initiative SCOAP3. Les Etats-Unis, selon l'étude menée dans le cadre de cette initiative, représentent 24,3% de l'édition dans le domaine de la physique des hautes énergies.

Mars 2008. L'association IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) soutient l'initiative SCOAP3. C'est la revue IEEE Transactions on Nuclear Science dont la thématique correspond partiellement à celle intéressant le projet mené par le CERN qui est concernée. Cette annonce intervient après de nouveaux soutiens américains et européens - Roumanie, Slovaquie et Hongrie - qui portent à douze le nombre de pays déjà impliqués dans cette opération.

accès au communiqué de presse (3 novembre 2006)
accès à SCOAP3

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Projet SOAP (CERN)

CERN has recently taken a leading role in the Open Access movement. It manages an institutional and subject repository of 1-million records digital library including scientific manuscripts, an archive of CERN documents, educational multimedia content and much more. Beyond green Open Access, CERN is promoting the SCOAP3 project, an Open Access Publishing initiative. SCOAP3 aims to convert to Open Access the entire literature in Particle Physics in partnership with funding agencies, libraries, and publishers worldwide. CERN interest in Open Access business models now include a new project called SOAP.

SOAP (Study of Open Access Publishing) is a project being negotiated for financing by the European Commission under the Seventh Framework Program. Partners of the SOAP consortium are CERN, the coordinator, the Max Plank Society, the UK Science and Technology Facilities Council and the publishing companies BioMed Central, Sage, and Springer. The project is expected to have a duration of two years, starting in March 2009. Its objective is the study of Open Access business models and a comprehensive survey of the attitudes towards Open Access of researchers across all disciplines. SOAP will deliver evidence on the potential of sustainable forms of Open Access Publishing.

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Society Max Planck

On s'étonnait d'apprendre l'automne passé que la Société Max Planck ne renouvellait pas sa licence Springer. On apprend aujourd'hui qu'après des négociations difficiles, la Société Max Planck a signé un accord avec Springer offrant à ses chercheurs à la fois l'accès aux titres de l'éditeur et la possibilité de publier selon le programme Open Choice. Soit l'occasion d'expérimenter (pour les uns ET les autres) un nouveau modèle économique pour la publication scientifique. accès au communiqué

Par ailleurs, la Société Max Planck a signé un accord le 31 janvier 2008 avec Copernicus Publications, un éditeur spécialisé dans les sciences de la terre. Les chercheurs pourront publier dans les 17 revues disponibles en open access, les coûts de publication demandés par l'éditeur étant pris en charge par l'organisme de recherche. La Max Planck est membre de BioMed Central et soutient l'initiative SCOAP3 du CERN.

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NAR chez OUP, dans le cadre d'une politique globale à définir dès l'ouverture de SERVAL


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