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Le « Journal 1940-1948 » de Monique Saint-Hélier

En novembre 1940, Monique Saint-Hélier (1895-1955) est à Paris, cloîtrée dans sa chambre depuis treize ans par la maladie. Bouleversée par la guerre, entravée dans son travail d'écrivain, elle se met à tenir un Journal, tentative pour elle de reprendre pied avec la réalité et de participer à la souffrance d'un pays entier.

Les dix-huit cahiers du Journal, qui s'égrènent de 1940 à 1948 sur plus de 1800 pages, nous invitent dans l'univers à la fois concret et intime de l'écrivain. Son enjeu est double. Il est premièrement le témoin d'une situation particulière : au coeur des événements, prisonnière de sa chambre, Monique Saint-Hélier inscrit dans ses cahiers les manques et la détresse quotidienne de son existence précaire, rongée par le froid, la faim, la peur, la maladie et les piqûres de morphine. Apparaissent aussi l'art et la lecture qui l'aident à survivre, les visites de ses amis - Jean Paulhan, Henri Ghéon, Gabriel Marcel - qui viennent briser l'isolement, des idées de lectures ou d'axes nouveaux à développer pour son oeuvre romanesque. Guidée par un souci d'objectivité constant, Monique Saint-Hélier dépasse le cercle strictement personnel et établit un véritable carnet de bord de l'Occupation : faits de guerre au jour le jour, nouvelles de tous les fronts, discours d'Hitler ou de Churchill entendus à la radio. D'autre part, son équilibre fragile étant mis à mal par la guerre et l'insécurité, l'écrivain procède à une exploration d'elle-même d'ordre existentiel : l'écriture intime devient le lieu d'un cheminement intérieur.

Le Journal inédit de Monique Saint-Hélier fait partie du Fonds Monique Saint-Hélier, conservé au Centre de recherches sur les lettres romandes.

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