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Printemps 2007

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La passerelle des mots
Samedi 5 mai 2007
, 13h-19h, rencontres et tables rondes
Salon international du livre et de la presse, Genève-Palexpo

La passerelle des mots présente, en marge de l'effervescence du Salon du livre de Genève, une succession de rencontres et de tables rondes avec des auteurs, des traducteurs et des acteurs du milieu culturel en Suisse. Milena Moser, Françoise Toraille, Leo Tuor, Peter Egloff, Giovanni Orelli, Jeanclaude Berger, Suzanne Deriex, Irma Wehrli, Hugo Loetscher, Gabriella de Grandi, Nicolas Robel et Katharina Trautnitz dirigeront deux par deux les partitions des rencontres entre auteur et traducteur. Les tables rondes « Traduire en Suisse quadrilingue » et « Les langues nationales suisses sur la défensive ? » mettront quant à elles en lumière les enjeux de la traduction littéraire, moment significatif de l'identité suisse.



Yoko Tawada et Bernard Banoun
Lundi 7 mai 2007, 19h, lecture trilingue
Théâtre de Vidy, Salle de répétition, Lausanne

« J'ai su très tôt que le japonais n'était pas suffisant pour écrire. J'ai alors choisi l'allemand, à cause de Kafka », raconte Yoko Tawada. L'auteure, née au Japon en 1960, émigre en Allemagne en 1982 et tente alors le pari d'écrire alternativement en japonais et en allemand. Ses deux derniers romans publiés aux éditions Verdier en 2005, Train de nuit avec suspects traduit du japonais par Ryoko Sekiguchi et Bernard Banoun, et L'oeil nu, traduit de l'allemand par Bernard Banoun, témoignent de cette démarche. L'auteure et son traducteur français, tous deux frontaliers de la littérature, évoqueront une oeuvre qui parle des surprenants contours de la rencontre, où réside toujours une part d'incommunicabilité. # En collaboration avec les Rencontres culturelles



Denise Naville traductrice : le possible et l'impossible
Par Isabelle Kalinowski
Mardi 8 mai 2007, 8h30, conférence
Université de Lausanne, Anthropole, Salle 5060

Originaire de Strasbourg, Denise Naville arriva à Paris dans les années 1920 et devint une des égéries du groupe surréaliste. Elle fut la seule figure féminine du groupe à endosser un statut « d'intellectuelle », notamment en tant que traductrice. Après avoir fait ses débuts avec des textes littéraires, puis politiques, elle se spécialisa dans la traduction de textes à caractère théorique ou philosophique (Clausewitz, Hölderlin). Le parcours exceptionnel de cette figure discrète fournit un témoignage significatif des obstacles et enjeux associés en France à la pratique de la traduction, de l'entre-deux-guerres aux années 1960. Isabelle Kalinowski, germaniste, sociologue et traductrice, est chercheur au CNRS (Centre de Sociologie Européenne, Paris).



Comment traduire sous contrainte politique. Une sociologie des échanges littéraires entre les pays communistes et la France
Par Ioana Popa
Mardi 29 mai 2007, 8h30, conférence
Université de Lausanne, Anthropole, Salle 5060

La circulation internationale des productions intellectuelles issues de pays à régime autoritaire obéit à des logiques politisées. Si la traduction est une forme de gratification de l'obéissance politique ou de propagande extérieure, elle peut aussi offrir des moyens de subversion, alors que les formes de contestation légales sont supprimées. Une enquête sur la traduction des littératures des pays d'Europe de l'Est en France entre 1947 et 1989 révélera comment des écrivains ont mis à profit ces marges de manoeuvre et associé des pratiques autorisées et clandestines de publication. Chercheur au CNRS, Ioana Popa collabore à la revue Genèses. Sciences sociales et histoire et enseigne au Consortium des Universités Cornell-Duke-Emory à Paris et à l'Université Paris X.


Pascal Mercier, Nicole Casanova et Jagoda Marinic
Mercredi 30 mai 2007
, 19h, lecture bilingue
RENCONTRE ANNULEE



Lettonicité : Inga Abele
Vendredi 6 juillet 2007
, 20h, lecture bilingue
Festival de la Cité, Place Saint-Maur, Lausanne

Venez découvrir une parcelle de littérature lettone au Festival de la Cité grâce à la lecture bilingue d'Inga Abele, jeune dramaturge diplômée de l'Académie de la Culture de Lettonie. Les intrigues d'Inga Abele ont pour cadre privilégié la banlieue et ses personnages sont des Lettons de ce début de siècle, en butte à la réalité, se démenant dans des situations souvent complexes et douloureuses. Nature morte à la grenade est son premier recueil de nouvelles, traduit en français par Gita Grinberga et Henri Menantaud (Ed. L'Archange Minotaure, 2005). La comédienne Ariane Moret donnera la réplique à l'auteure, en français. # En collaboration avec le Festival de la Cité



Zsuzsanna Gahse et Patricia Zurcher
Samedi 7 juillet 2007
, 20h, lecture bilingue
Festival de la Cité, Place Saint-Maur, Lausanne

Toujours consciente des pièges que nous tend chaque langue, Zsuzsanna Gahse remet aussi bien en question le fonctionnement intime de ces langues qu'elle joue avec elles. L'auteure d'origine hongroise, écrivant en allemand, a composé un Logbuch / Livre de bord traduit en français par Patricia Zurcher pour un recueil bilingue (à paraître au printemps 2007, en collaboration avec les éditions d'en bas, le SPS et le CTL). L'auteure et sa traductrice liront un récit où Lausanne apparaît comme une ville propice aux retrouvailles, avec ses pentes, ses ponts et ses cafés, et où la narratrice tente d'établir des liens entre les lieux, les temps et les possibilités que lui offre la langue dans cette exploration. # En collaboration avec le Festival de la Cité



« Nuage pour une heure suspendu » de Gustave Roud
Mardi 10 juillet 2007, 20h, lecture bilingue
Festival de la Cité, Place Saint-Maur, Lausanne

« Oui, l'homme qui parle dans ces livres, alors même qu'il n'a pratiquement pas quitté Carrouge de sa vie (...), a été, profondément, un errant. » C'est ainsi que Philippe Jaccottet évoque la figure d'un autre grand nom de la poésie romande, Gustave Roud, disparu en 1976. Porteuse d'un lyrisme à la fois puissant et fragile, sa poésie mêle le bonheur de vivre au sentiment de la solitude et de la séparation. Près de quarante ans après sa publication originale, le poète et traducteur Pierre Lepori traduit Requiem (Ed. Interlinea, 2006), le premier recueil du poète romand jamais traduit en italien. La lecture bilingue présentera des extraits de cette prose poétique au ton incantatoire. # En collaboration avec le Festival de la Cité



Lost in translation ? Théorie et pratique de la traduction au Moyen Age
Mardi 17 - dimanche 22 juillet 2007
, colloque
Université de Lausanne, Anthropole

Le rôle central joué par la traduction dans la transmission de la connaissance de la fin de l'Antiquité jusqu'au Bas Moyen Age est un domaine d'investigation récent. Réunissant des chercheurs de différentes disciplines, le colloque aborde la traduction des textes classiques en latin, en arabe et dans les autres langues vernaculaires du monde médiéval, mais traite aussi de la traduction moderne de textes médiévaux. Grâce à une compréhension détaillée de cette pratique, on observe comment les cultures plus récentes représentent les plus anciennes en s'appropriant leurs textes, symboles et idées. # Pour le détail du colloque, qui aura lieu en anglais, et les conditions d'admission, s'adresser à mt2007@unil.ch

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