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Aux sources des comportements pro-sociaux: des fondements naturels de la coopération à son "étayage" socio-culturel

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Infos pratiques
Mercredi 17 Janvier

12h30 à 13h45

Salle 2917b (DMF, Biophore)

 

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Conferenciers

Kaufman L., intervenante (Inst. de sociologie des communications de masse, UNIL)

Voelin C., intervenant (Institut de psychologie, UNIL)

Benaroyo L., modérateur (Section de philosophie, UNIL )

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Résumé

Plutôt que de postuler une rupture a priori entre le monde animal et humain, ce séminaire vise à intégrer dans un continuum à la fois phylogénétique et ontogénétiques différents niveaux de coopération, organisés selon un ordre de complexité croissante. Au lieu d'opposer une conception constructiviste à une conception naturaliste de la coopération, il s'agira d'opposer au « modèle machiavélien », fondé sur la maximisation de l'utilité individuelle, qui domine dans la psychologie évolutionniste, comme au « modèle égocentrique » qui prévaut dans la psychologie du développement, un modèle « coopérativiste ». Loin de faire de la société un artifice et de la coopération une énigme, celui-ci souligne, chez les espèces évoluées, une tendance «naturelle » aux comportements « pro-sociaux » ; la coopération y apparaît moins comme un moyen d'accomplir une fin que comme une finalité en soi. Les primates et les humains sont des êtres sociaux, non par obligation ou par nécessité, mais parce qu'ils ont une orientation naturelle vers autrui qui les prédispose à entrer en interaction. C'est grâce à cette orientation première, qui se manifeste dans l'imitation et la conformité à autrui, que les enfants peuvent construire des liens de coopération plus sophistiqués. La prédisposition primitive à la coopération somme toute minimale que constitue l'ajustement à l'autrui est en effet loin d'épuiser la nature de la coopération. Au cours du développement, différents dispositifs interactionnels et institutionnels étayent, confirment et développent cet « instinct social » en le régulant et en le valorisant différemment selon les cultures et les milieux sociaux.
Bien que la coopération, comme capacité et comme comportement, aie des fondements biologiques, elle est donc particulièrement sujette aux déterminants sociaux et culturels. L'enjeu du débat consiste dès lors à préciser la part respective des étayages socio-biologiques et psycho-culturels.

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