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Derniers numéros parus

299 No 2015/3-4 "Représenter la corruption en France à l'âge baroque (1580-1660)", édité par Frank Lestringant et Adrien Paschoud

Réunissant critiques littéraires, philosophes et historiens de la culture, ce volume aborde l’expression de la corruption dans l’intervalle qui s’étend de la diffusion du post-tridentisme à l’avènement de l’absolutisme en France (1580-1660). L’enquête est guidée par la remarquable efflorescence sémantique et stylistique que cette notion a connue dans un nombre considérable d’imprimés: pamphlets hostiles au roi, satires, ouvrages de controverse confessionnelle, hagiographies et martyrologes, poésie spirituelle, littérature sermonnaire, histoires tragiques, natures mortes et vanités, écrits libertins, traités médicaux… autant de productions textuelles ou iconographiques destinées à rappeler à l’individu sa nature vandalisée par le péché originel ou, du moins, l’inéluctable altération physique qui l’accaparera.

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298 No 2015/1-2 "Les échelles du texte", édité par Vincent Verselle et Joël Zufferey

A la suite des réflexions menées dans L’interprétation des textes (Minuit, 1989), les auteurs réunis ici nous invitent à penser la réalité complexe et multidimensionnelle du texte. Les leçons d’honneur que les professeurs Jean-Michel Adam, Jean Kaempfer, Claude Reichler et André Wyss ont prononcées à l’occasion de leur départ à la retraite proposent d’appréhender le texte comme la médiation instable et toujours inachevée entre le signe, son sens et ce qu’il représente. Cette perspective – exemplifiée par des contributions relevant de la littérature, de la linguistique, de l’histoire et de l’histoire de la culture – est fondatrice d’une approche pluridisciplinaire, où chaque modélisation confère au texte une réalité spécifique: unité communicationnelle, performance esthétique, trace d’une intervention sociale, témoin historique, etc. Mais finalement, et quel que soit le point de vue, il s’agit toujours d’engager, par le questionnement du texte, une réflexion tournée vers les modes de constitution des savoirs en sciences humaines.

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297 No 2014/4 "Dans le labyrinthe de la pensée. Approches croisées du Qu'est-ce que la philosophie? de Gilles Deleuze et Félix Guattari", édité par Hugues Poltier

Ce volume propose une relecture du Qu’est-ce que la philosophie?, ultime opus (1991) écrit à quatre mains par Gilles Deleuze et Félix Guattari. Il veut donner accès à ce texte difficile en montrant comment les concepts qui y sont définis permettent de penser plus avant, entre autres la composition musicale et le geste même de prendre pour objet l’acte de philosopher. Il invite encore à confronter la pensée des deux philosophes à d’autres réflexions, amies ou ennemies. Mais il montre encore que, loin d’être une météorite, l’œuvre s’inscrit, jusque dans sa créativité la plus débridée, dans la tradition de la métaphysique occidentale. A ce titre, le volume n’est donc pas un simple essai de doxographie. Il se veut une tentative de penser dans le sillage ouvert par l’inventivité philosophique de Gilles Deleuze et Félix Guattari, en même temps qu’une invitation à déplier la créativité de sa propre pensée au contact d’une œuvre dont la fécondité est encore à venir.

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296 No 2014/2-3 "L'orientalisme des marges : éclairages à partir de l'Inde et de la Russie", édité par Philippe Bornet et Svetlana Gorshenina

A travers divers exemples oubliés de la critique postcoloniale, cet ouvrage explore la notion des marges, aussi bien géographiques qu’épistémologiques, dans le contexte de l’orientalisme dénoncé par Edward Saïd. Mettant en parallèle le cas anglo-indien, souvent présenté comme un « orientalisme classique », et le cas russo-soviétique, à la fois objet de l’orientalisme occidental et producteur d’un discours « orientaliste », il s’agit de décentrer le regard des espaces impériaux franco-britanniques vers des comparaisons moins traditionnelles. Dépassant le modèle binaire « colonisateur – colonisé », cette approche analyse le mécanisme de la constitution des savoirs (arts, langues, littératures, religions, etc.) et leurs transferts en situation coloniale, ainsi que les appropriations locales et les (ré)inventions de traditions hybrides. Le jeu des regards croisés permet de traduire toute l’ambiguïté des situations qui se sont succédé pendant et après les périodes de domination impériale dans le triangle constitué par l’Inde, la Russie et l’Europe.

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295 No 2014/1 "Les passions en littérature. De la théorie à l'enseignement", édité par Raphaël Baroni et Antonio Rodriguez

Ce volume traite de l’importance croissante des émotions dans les études littéraires et de leurs implications didactiques. Depuis quelques années, le « tournant affectif », observable dans de nombreuses disciplines des sciences humaines, prend appui sur les liens inextricables de la pensée et du corps, de la cognition et de la sensibilité. Il est désormais possible de considérer les émotions en littérature sans adopter des principes fusionnels ou irrationnels, mais en décrivant une relation individuelle et charnelle au texte, autrefois stigmatisée comme une « illusion affective ». Si, dans le contexte actuel, la nécessité de ménager une place élargie aux émotions dans l’enseignement de la littérature s’impose, une telle pratique ne peut se réaliser que par l’établissement de médiations efficaces, mobilisatrices entre textes et lecteurs, par-delà les héritages du formalisme. La description de la nature de ces médiations est adossée à des exemples concrets de dispositifs didactiques. Conjuguant réflexions théoriques, critiques des œuvres et applications concrètes en classe, cet ensemble peut servir de référence aussi bien pour les didacticiens et les enseignants que pour les critiques qui tentent de comprendre les mutations du rapport entre les lecteurs, les passions et les œuvres littéraires.

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294 No 2013/3-4 "Narrations visuelles, visions narratives", édité par Philippe Kaenel et Dominique Kunz Westerhoff

Ce volume interroge divers modes d’interactions des textes littéraires et des images fixes, dans le domaine graphique et photographique, à l’époque contemporaine : un siècle innovant qui prolonge les mutations de l’ut pictura poesis, une tradition elle-même marquée par la tension entre fonction narrative et fonction monstrative, systématisée par Lessing dans son célèbre Laocoon en 1766. Depuis le XIXe siècle, l’essor de l’imprimerie et des techniques de reproduction ont rapproché les deux modes d’expression, non seulement sur le plan matériel, mais aussi sur les plans esthétique et symbolique, avec le renouveau de l’illustration, l’émergence du « livre d’artiste », de la bande dessinée ou encore de la photographie et de la photolittérature. Les genres étudiés ici, du livre illustré à la photofiction, sont véritablement intermédiaux, au sens où narration et monstration se partagent l’espace représentatif et s’affectent réciproquement de leurs différences.

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293 No 2013/1-2 "Entre espace et paysage. Pour une approche interdisciplinaire", édité par Paola Polito et Alberto Roncaccia

Dans le présent numéro, vingt-et-un chercheurs provenant de différents horizons disciplinaires se proposent d’explorer l’insaisissable multiplicité des « visions » culturelles liées aux notions d’espace et de paysage. Leurs interventions ont été présentées lors de deux colloques interdisciplinaires consacrés à la représentation de l’espace et du paysage dans les sciences humaines, organisés en 2011 par la Formation doctorale interdisciplinaire de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne et par le « Laboratorio internazionale sul paesaggio » di S. Biagio della Cima. En parcourant ces essais, le lecteur pourra suivre le fil d’une réflexion collective qui montre à quel point toute délimitation spatiale et tout cadrage paysager relèvent d’une expérience de reconnaissance identitaire, individuelle et culturelle. Les espaces et les paysages dits « réels » se présentent finalement comme des systèmes complexes, formés par plusieurs couches d’énonciations verbales et non verbales, et comme des discours qu’on peut essayer de traduire ou de laisser partiellement émerger.

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