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232 (1992/3) Récits et voyages hispaniques

SOMMAIRE

Rolf EBERENZ - Préface (p. 1-4)

Francisco LÓPEZ ESTRADA - La relation de l’ambassade d’Henri III au Grand Tamerlan (p. 5-28)

L’Ambassade à Tamerlan est le récit d’une mission diplomatique que le roi Henri III de Castille envoya en 1403 à Timour Beg, khan de Samarkand. Se situant dans la lignée des relations de voyages en Orient initiée par Jean de Plan Carpin et Marco Polo, ce texte contient des informations historiques et ethnographiques intéressantes; c’est aussi un témoignage exceptionnel sur les moyens de transport, les grandes routes commerciales et la vie quotidienne des voyageurs à la fin du Moyen Age.

Rolf EBERENZ - Ruy González de Clavijo et Pero Tafur: l’image de la ville (p. 29-52)

Les représentations de la ville dans les textes du Moyen Age ont suscité bon nombre d’études pendant les dernières années. Mais ces travaux concernent surtout la France et l’Italie, alors que nous sommes encore mal informés sur la place de la ville dans les littératures de la Péninsule Ibérique. Or, les récits sur lesquels nous nous pencherons par la suite contiennent des témoignages exceptionnels sur la civilisation urbaine du XVe siècle; voyageant à travers l’ancien monde à la veille des grandes découvertes, leurs auteurs nous offrent une vision vivante de toute une série de villes européennes et asiatiques.

Joaquín RUBIO TOVAR - Literatura de visiones en la Edad Media románica: una imagen del otro mundo (p. 53-74)

Si dans la littérature médiévale le réel se confond facilement avec l’imaginaire, ce trait est particulièrement marqué dans tout ce qui concerne la représentation de l’espace. On sait qu’une ville comme Jérusalem symbolisait l’ordre céleste et que l’au-delà prenait parfois des formes très concrètes. Ainsi, le Moyen Age nous a laissé des visions bien localisées du paradis et de l’enfer, cet ensemble étant complété par l’apparition du purgatoire. Aux images chrétiennes se mêlent d’autres traditions, orientales et celtiques. Et ceux qui se rendent aux confins du monde connu s’attendent en effet à être confrontés tôt ou tard avec les endroits et les personnages de ces mythes, comme c’est encore le cas de Christophe Colomb.

Antonio LARA POZUELO - Cristóbal Colón en su texto: diario del primer viaje (p. 75-100)

Comme il est caractéristique de tout récit autobiographique, le Journal de bord de Christophe Colomb dut être écrit à la première personne. Ce texte original étant perdu, nous le connaissons grâce à la copie autographe du père Bartolomé de las Casas. Or, dans cette copie et d’après son propre aveu, Las Casas ne nous a transmis qu’un résumé de l’original et très souvent rédigé en troisième personne. Isoler ses fragments autobiographiques et les offrir pour la première fois au lecteur, tel a été notre objectif; car nous pensons que ce sont ces fragments transcrits en première personne ceux qui constituent la partie la «plus authentique» du Journal de bord, celle qu’en toute priorité devrait constituer le corpus des citations de toute recherche sur le premier voyage de Christophe Colomb.

Ángel ÁLVAREZ VILELA - L’expédition à Ancud de Don García Hurtado de Mendoza dans La Araucana (p. 101-120)

Dans les premiers mois de 1558, Don García Hurtado de Mendoza, gouverneur du Chili, organisa une expédition vers les terrae incognitae du sud du pays. Le récit de ce voyage figure dans de nombreuses chroniques espagnoles du XVIe siècle ainsi que dans le poème épique La Araucana écrit par Alonso de Ercilla, qui participa comme soldat à l’expédition. Mais Ercilla, éprouvant à l’égard de Don García des rancœurs inexprimées bien que certainement justifiées, structure le récit de ce voyage de façon à être le seul à en tirer gloire.

Norberto GIMELFARB - Mais où est donc l’au-delà ou le dernier non-voyage (p. 121-146)

Les Amériques et leurs populations sont nées et vivent toujours sous le signe du voyage: des origines asiatiques des aborigènes aux exilés politiques et économiques de nos jours, en passant par la découverte – ou «découverte» selon d’aucuns –, la conquête, la colonisation, le trafic d’esclaves et les grands courants migratoires des XIXe et XXe siècles, le voyage est une composante essentielle de l’être américain. La littérature argentine peut donc être parcourue sous l’angle du voyage réel ou imaginaire. Les Argentins se reconnaissent un seul ancêtre véritablement commun lorsqu’ils lancent la boutade «nous descendons tous d’un bateau»... Ils vivent donc plus que quiconque une sorte d’identité «voyageuse», partagés qu’ils sont entre l’héritage espagnol et les multiples héritages de leur pays fait de migrants venus de tous les horizons. Borges, Cortázar, Sabato, Anderson Imbert, Mujica Lainez, Girondo seront les guides de notre voyage, qui nous mènera des chemins de ce monde vers les chemins d’un au-delà, atteignable traditionnellement au bout d’un long cheminement, mais qui pour nos auteurs se trouve au bout d’un non-voyage.

Compte rendu bibliographique

Felice CECCANTINI - Luigi Angiolini, Lettere sopra l'Inghilterra e la Scozia, a cura di Michèle e Antonio Stäuble, Modena, Mucchi Editore (p. 147-148)

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