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220 (1989/3) Suisse française et Québec

SOMMAIRE

Se souvenir d'Henri Debluë

Doris JAKUBEC - Se souvenir d'Henri Debluë (p. 3-4)

HENRI DEBLUË - Lucienne (p. 5-12)

HENRI DEBLUË - La page des amis de Rencontre (p. 13-16)

HENRI DEBLUË - Introduction à la question du christianisme (p. 17-24)

Georges BRASEY - A propos des Cerises noires d'Henri Debluë (p. 25-30)

Dans la littérature québécoise, les marges de l'ange

Monique MOSER-VERREY - La figure de l'ange dans la prose féminine au Québec (p. 33-64)

La figure de l'ange est fortement présente dans la prose féminine du Québec de ces dix dernières années. Cette récurrence se donne à lire comme la mise en œuvre d'un langage symbolique inédit, propre aux femmes, et toujours synonyme de changement. La lecture phénoménologique de cette figure permet d'explorer sa portée dans quelques nouvelles et contes récents, certains encore inédits, de prosatrices québécoises (H. Ouvrard, F. Théoret, Y. Villemaire, D.-M. Daviau, M. J. Thériault, M. LaRue), puis de poursuivre, en amont, l'investigation dans l'histoire du roman féminin au Québec (A. Hébert et M.-C. Blais), jusqu'à sa première manifestation dans Angéline de Montbrun, de Laure Conan (1881), au titre en quelque sorte prémonitoire.

Rapports entre la poésie et la prose chez quelques écrivains du Québec et de Suisse française

Lori SAINT-MARTIN - Anne Hébert et Nicole Brossard, de la poésie à la prose (p. 67-78)

Les deux grandes écrivaines québécoises Anne Hébert et Nicole Brossard, romancières et poètes, donnent, chacune à sa manière, une réponse originale à la question des genres littéraires.
Si Anne Hébert publie d'abord des poèmes puis des récits, son œuvre tout entière respire d'un souffle profondément lyrique: par leurs structures éclatées, leurs procédés stylistiques et la pratique constante de l'intertextualité, ses romans rejoignent la poésie.
Bien qu'elle se réclame d'une littérature de la modernité, Nicole Brossard retient elle aussi la distinction, parfois floue, entre la prose et la poésie. L'écriture, qu'elle emprunte à un genre ou à l'autre, témoigne des mêmes préoccupations, utilise le même lexique et les mêmes procédés stylistiques. C'est que l'opposition véritablement significative, chez Nicole Brossard, n'est pas tant celle qui renvoie dos à dos poésie et prose que celle qui fait jouer la réalité contre la fiction.

Daniel MAGGETTI - Mots d'ordre et ordre des mots. Poésie et prose dans l’oeuvre de Nicolas Bouvier (p. 79-88)

Connu surtout pour ses chroniques de voyage, le Genevois Nicolas Bouvier est aussi poète. La prose et la poésie couvrent dans son œuvre des espaces différents et complémentaires. Les récits qui obéissent à un projet concerté, jubilatoire ou d'exorcisme, disent les péripéties de la route, la confrontation du moi au monde, l'ouverture au cosmos; les poèmes intègrent à cet aspect, dont ils suivent aussi la trace, une dimension intime et personnelle, tributaire d'une forme de révélation. Ainsi, le recueil de Nicolas Bouvier Le Dehors et le Dedans, où l'on pense à la fois à Cendrars et à Michaux, permet-il, dans son ambivalence, de suivre en raccourci tout le parcours du voyageur.

Anne-Lise DELACRÉTAZ - Poésie et prose dans l'œuvre de Monique Laederach (p. 89-96)

L'œuvre de l'écrivain neuchâtelois Monique Laederach compte autant de recueils de poèmes que de romans. Au cœur de cette double production littéraire, l'identité féminine, que la poésie comme la prose interrogent inlassablement. Mais, si l'écriture lyrique est le lieu de la conscience et de la compréhension de soi, l'écriture romanesque est celui de l'action et de l'accomplissement de soi. Une «théorie des genres» se dessine: la poésie, qui se donne comme l'expression de la médiateté, rime avec l'introspection et l'opacité, alors que le roman, plus proche de l'immédiateté, est synonyme d'ouverture et de transparence: aux visées métaphysiques et esthétiques d'un genre répondent les visées existentielles et pragmatiques de l'autre.

Comptes rendus bibliographiques

Corinne GUINAND - Philippe Renaud, Ramuz ou l'intensité d'en bas, Lausanne, L'Aire critique, 1986, 203 p. (p. 97-98)

Anne-Lise DELACRÉTAZ - Claire Jaquier, Gustave Roud et la tentation du romantisme. Fables et figures de l'esthétique littéraire romande, 1930-1940, Lausanne, Payot, 1987, 327 p. (p. 99-100)

Claire JAQUIER - Etienne Barilier, Soyons médiocres! Essai sur le Milieu Littéraire Romand, Lausanne, L'Age d'Homme, 1989, 107 p. (p. 101-102)


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