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Sensibiliser les gymnasien·ne·s au choix de filière de formation non influencé par les stéréotypes de genre

Campagne de sensibilisation | Pour les gymnasien·ne·s
 

Campagne de sensibilisation

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Des rails tracés vers certaines filières d'étude à l'Université

 

Pour animer son stand lors des journées d'accueil des gymnasien·ne·s en 2006, le Bureau de l'égalité des chances (BEC) a mandaté le Centre d'études et de formation en études genre "efg". Il s'agissait d'élaborer un questionnaire destiné à sensibiliser les gymnasiennes à la question de l'égalité à l'Université. Le but initial était, d'une part, de faire prendre conscience aux futures étudiantes de l'UNIL des inégalités existantes, et, d'autre part, de les faire réfléchir à la problématique des choix stéréotypés des filières d'étude. Par ailleurs, afin de les sensibiliser à l'invisibilité des femmes dans le domaine du savoir, des questions portaient sur les femmes (artistes, politiciennes, auteures) étudiées pendant leur formation pré-universitaire.

 

Lors des journées d'accueil de janvier 2006, cette démarche a permis de récolter plus de 140 questionnaires. Face à ce succès, le Bureau de l'égalité a souhaité qu'une analyse des résultats soit effectuée. Si le questionnaire n'a pas été prévu initialement pour une analyse scientifique, les résultats qui en découlent permettent de confirmer ce que d'autres travaux soulignent sur les questions liées à l'égalité dans les hautes écoles. Les deux chercheuses chargées de mener à bien cette enquête, Nadia Lamamra et Corinne Dallera, ont rendu leur rapport final en septembre 2006.

 

Quelques résultats

Une majorité des gymnasiennes interrogées sont issues des options "philosophie & psychologie" (26%) et des langues (latin, italien, espagnol : 31%). En ce qui concerne les options plus techniques, 11% d'entre elles proviennent d'"économie & droit" et de "physique et mathématique" et 10% de "biologie & chimie".

Malgré cette relative diversité des options, il apparaît clairement que les gymnasiennes limitent leur choix de formation universitaire à trois filières principales : SSP (31%), lettres (15%) et FBM (15%). Elles ne sont que 6% à vouloir aller en HEC et en Droit, et 5% à souhaiter s'inscrire en FGSE.

Ces données confirment le fait qu'à l'Université, les jeunes femmes ne profitent pas réellement de l'offre de filières variées à leur disposition, mais limitent leur choix à trois domaines. Il ressort de ces chiffres que l'accès aux études universitaires ne signifie pas à lui seul un élargissement des possibilités de formation, puis de travail. S'il faut saluer l'accès croissant des femmes aux universités, il est malheureusement nécessaire de souligner qu'elles n'entrent pas encore dans toutes les filières (ce qui représente une ségrégation horizontale). De même, la présence plus importante de femmes dans certaines filières n'a pas d'effet sur le nombre de femmes présentes à des postes de professeures (il s'agit ici d'une ségrégation verticale).

 

Un paradoxe à relever

Les réponses aux propositions concernant les questions relatives à l'égalité montrent qu'un certain nombre de stéréotypes sexistes sont largement rejetés par cette population. Par ailleurs, l'idée selon laquelle les deux sexes ont des compétences égales est acquise auprès des jeunes femmes. Toutefois cette prise de conscience, qui est réjouissante, s'accompagne souvent d'un rejet de toute action visant à mettre en évidence le fait que ces compétences égales ne se traduisent pas forcément par des positions sociales égalitaires. Il nous semble qu'il y a une réflexion à mener sur cette contradiction afin de conduire des actions qui articulent ces deux aspects.

 

Sensibiliser les gymnasien·ne·s aux choix de formation universitaire

L'influence des options du gymnase sur les choix d'études universitaires rend nécessaire une intervention au moment de l'entrée dans la formation secondaire supérieure, de même que des actions destinées à augmenter l'attrait de certaines filières (campagnes d'information, stages ou présentation de parcours féminins). Le questionnaire a aussi permis de démontrer la très faible présence de figures féminines abordées tout au long de la scolarité secondaire. L'introduction de cours en études genre et/ou la mention de femmes ayant joué un rôle important pourraient avoir un impact sur les choix futurs des étudiantes.

 

Le Plan d'action en faveur de l'égalité, prévoit, dans sa mesure 2, de faire un travail en amont sur l'égalité. Le BEC a ainsi élaboré une campagne de sensibilisation des gymnasien·ne·s. Moments forts de ce projet : 1) l'envoi d'une affiche aux gymnases et aux Offices d'orientation scolaire du canton. Elle est téléchargeable sur notre site internet. 2) l'organisation d'un atelier de sensibilisation des gymnasien·ne·s. Cet atelier sera animé par Anne Dafflon Novelle, et aura lieu le 17 février 2009, pendant la semaine de relâche scolaire (voir « activités futures »).

 

Il est certain que le choix d'orientation est un processus complexe, qui prend ses racines bien avant la formation gymnasiale. Il nous paraît clair qu'une action ciblée uniquement sur les gymnasien·ne·s est tardive et insuffisante. Le BEC a déjà actuellement l'opportunité de faire de la sensibilisation pour les écoliers, notamment lors de la Journée Oser tous les métier (JOM) et lors de la Journée portes ouvertes de l'Université, en juin dernier.

 

 

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Pour les gymnasien·ne·s

Pour un horizon professionnel libre des préjugés !

Le choix d'une filière de formation est en partie liée à des représentations qu'on a des métiers. Or, le monde professionnel est marqué par une répartition nette entre métiers masculins et féminins. Certaines activités sont envisagées comme plus adaptées aux femmes qu'aux hommes et vice-versa. Ceci limite nos horizons professionnels ! Ainsi certains hommes désertent certaines activités considérées comme féminines (la psychologie par exemple) et certaines femmes n'osent pas s'engager dans les professions scientifiques et techniques.

Au-delà de la préférence personnelle, c'est un sentiment d'être compétent dans telle ou telle discipline qui joue un rôle lors de ce choix. Le sentiment de préférence ou de compétence est étroitement lié à la manière de « se voir » exercer tel métier, ou effectuer certaines études. Et cette manière de « se voir » est sexuée et définie selon des stéréotypes. Parfois, nous n'envisageons même pas certains métiers, notamment ceux qui sont trop connotés au sexe opposé.

Avant de faire ton choix, renseigne-toi sur les différentes filières de formation. Essaye d'être ouvert·e à des formations auxquelles tu n'avais pas encore pensé et de te représenter dans chacune d'entre elles. Demande-toi pourquoi tu te sens plus proche de telle ou telle formation :

Est-ce pour faire comme les autres ? Est-ce pour correspondre à la « normalité » ? Est-ce parce que tu ne sens pas capable de suivre une autre formation? Est-ce parce que cette formation est plus adaptée à une femme/un homme ? Si la réponse à une de ces questions est « oui », c'est que tes choix sont encore conditionnés par des stéréotypes.

 

Ne tombe pas dans les préjugés et choisis ce qui t'inspire vraiment !

 

Envie de comprendre plus ?

Atelier « découverte » pour gymnasiennes et gymnasiens organisé par le Bureau de l'égalité de l'Université de Lausanne: le 17 février 2009 de 8h30 à 12h à l'Anthropos Café (bâtiment Amphipôle), à l'Université de Lausanne. Inscriptions: par mail à egalite@unil.ch

file   affiche_gymnasien_ne_s  (1587 Kb)

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