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Kim Do Cuénod

do.jpg (DO CUENOD Thi Kim, professeur, chef de service, unité de recherche...
 
Version du:  31.07.17
Par: : Nicolas Berlie /
Communication FBM
 
 

Kim Do Cuénod, professeure ordinaire

Neurobiologiste, Kim Do Cuénod s’est spécialisée dans l’étiologie et la physiopathologie de la schizophrénie. Elle dirige l’Unité de recherche sur la schizophrénie et elle est cheffe de service du Centre de neurosciences psychiatriques au Département de psychiatrie du CHUV. Elle a été nommée professeure ordinaire de l’UNIL au 1er mars 2017.

Après des études de chimie, Kim Do Cuénod effectue son doctorat en biologie moléculaire à l’EPFZ. Elle rejoint l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université de Zurich, où elle fait œuvre de pionnière dans la compréhension des interactions neurogliales. Sa volonté d’établir un pont entre recherche de base et psychiatrie clinique la conduit à Lausanne, où elle participe à la création du Centre de neurosciences psychiatriques. Elle défend avec conviction une vision innovante et translationnelle de la recherche, axée sur la confrontation des observations faites chez les patients et dans les modèles expérimentaux, selon le modèle «from bench to bed and back again». Avec un objectif majeur: comprendre les mécanismes neurobiologiques de la maladie pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et des mesures préventives.

Une vision prometteuse pour la prise en charge de la schizophrénie: «Plus on la détecte tôt et plus on intervient tôt, meilleur est le pronostic, explique la professeure. Or le problème, c’est que le diagnostic précoce ne s’appuie, pour l’heure, que sur des symptômes cliniques, qui sont très hétérogènes. Il est donc essentiel de trouver des biomarqueurs permettant de détecter les personnes à risque.».

En collaboration avec le Service de psychiatrie générale du Prof. Philippe Conus, Kim Do Cuénod et son groupe ont notamment mis en évidence le rôle du stress oxydatif dans la maladie, avec des effets à la fois sur le bon fonctionnement des neurones inhibiteurs et de la myéline, crucial pour les fonctions cognitives. L’hypothèse a été validée via des modèles animaux, et la preuve de concept a été réalisée à travers deux études cliniques, en utilisant des antioxydants pour traiter des patients à différents stades de la maladie. Résultats: les patients traités ont vu leurs symptômes cognitifs améliorés, ce qui représente une importante découverte, puisque les antipsychotiques utilisés actuellement, en plus d’avoir des effets secondaires, n’ont pas d’impact sur les troubles cognitifs. Les symptômes d'un sous-groupe de patients, défini en fonction de marqueurs sanguins, ont également été améliorés. Ce résultat est très intéressant puisqu’il ouvre la voie à des traitements «biomarker guided» en psychiatrie, en d'autres termes à un traitement personnalisé. «J’ai le sentiment que nous sommes sur la bonne voie pour remplir notre mission», se réjouit Kim Do Cuénod.

A côté de ses recherches, la professeure s’implique beaucoup dans la formation, entre autres via la récente création d’un cursus de psychiatrie translationnelle, visant un MD-PhD pour psychiatres.

 

Bio express

1953 Naissance au Vietnam
1977 Diplôme d’ingénieur chimiste à l’Université de Neuchâtel
1980 Thèse en biologie moléculaire à l’EPFZ
1982 Rejoint l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université de Zurich, devient maître-assistante («Oberassistentin») en 1985
1996 Privat-docent de l’Université de Zurich
1998 Crée l’Unité de recherche sur la schizophrénie au CHUV
2000 Privat-docent de l’UNIL
2011 Professeure associée de l’UNIL
2013 Cheffe de service du Centre de neurosciences psychiatriques
Dès 2017 Professeure ordinaire de l’UNIL

 

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