Baroni Raphaël

Baroni Raphaël

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Axes de recherche

Reconfigurer la bande dessinée à l'ère du numérique
Cette recherche, co-dirigée par Sabine Süsstrunk (EPFL), Mathieu Salzman (EPFL) et Raphaël Baroni (UNIL) est financée par une bourse FNS Sinergia (CRSII5_180359).



À l'ère numérique, les auteurs, qui continuent de privilégier des techniques de production traditionnelles, doivent transférer leur travail dans une diversité croissante de formats, notamment les écrans des smartphones et des tablettes. Le but de ce projet est de faciliter le processus de reconfiguration des BD. En particulier, nous visons à : 1) analyser l'histoire et les enjeux du processus de reconfiguration de la BD en fonction de différents supports, analogiques et numériques ; 2) élaborer des algorithmes pour aider les artistes dans le processus de reconfiguration des images en fonction des contraintes des supports ; 3) étudier l'impact des reconfigurations sur les acteurs de la BD.



Sur le plan culturel, il s'agit de mesurer l'impact des technologies numériques sur la BD européenne, tout en tenant compte du fait que la transition vers les écrans n'est qu'une étape dans un processus de reconfiguration observable depuis les origines du média. Du côté de l'informatique visuelle, tandis que l'état de l'art reste confiné à la détection de cases, de textes et de boîtes délimitant des caractères, nous fournirons des segmentations détaillées d'éléments graphiques (personnages, objets) et de notions de 3D. Nos résultats auront un impact non seulement sur l'industrie de la BD, mais aussi sur la compréhension de son histoire, sur la muséographie, et sur les humanités numériques (en offrant de nouveaux moyens d'indexation de grands corpus numérisés). À travers une campagne de numérisation du fonds Ghebali, il s'agit aussi de valoriser les archives du Centre BD de la ville de Lausanne.

L'oeuvre du temps
Cette recherche interroge aussi bien le temps des oeuvres que le temps à l'oeuvre, c'est-à-dire sa formulation narrative mais également son pouvoir d'érosion et de genèse qui affecte les hommes, les auteurs, les lecteurs, les livres et les genres littéraires. Si l'on veut explorer l'oeuvre du temps, on ne peut s'en tenir à l'hypothèse que les intrigues se contentent de mettre en ordre l'histoire et de la doter d'un sens, il nous faut à l'inverse définir les fondements d'une poétique de la discordance narrative qui permette de suivre le glissement du sens dans le temps. Cette réflexion sur le temps soulève une question subsidiaire mais non moins essentielle : « D'où vient le récit et où va-t-il ? » Tenter de répondre à cette question exige de sortir de l'emprisonnement textualiste pour (re)penser la manière dont la narration émerge de la vie et retourne à elle. Il s'agit aussi de marquer la différence qui existe entre des récits qui visent à clarifier le passé, ceux qui veulent en témoigner fidèlement, et ceux enfin qui tentent de mettre en scène le caractère tâtonnant et ouvert de ces histoires inachevées, qui sont tournées vers un avenir à vivre, à écrire ou à lire. Face à la crise que connaissent aujourd'hui les études littéraires et à l'inquiétude que génèrent les usages médiatiques, politiques ou économiques du storytelling, il s'agit de rappeler que la théorie narrative permet de reconnaître dans la littérature le plus fascinant des laboratoires du récit. Si l'homme n'est pas autre chose qu'un faisceau d'histoires, alors l'analyse narratologique des oeuvres littéraires demeure la voie royale pour accéder à son humanité. Les analyses portent notamment sur les oeuvres de Gracq, de Borges, de Houellebecq et de Semprun.



Raphaël Baroni, L'oeuvre du temps, Paris, Le Seuil, coll. «Poétique», 2009.

Pôle de narratologie transmédiale
La narratologie transmédiale s'inscrit dans le prolongement de la théorie du récit telle qu'elle a émergé, en tant que discipline scientifique, à partir des années 1960, tout en relevant le défi conceptuel de l'élargissement de son périmètre vers différents médias, notamment dramatiques, graphiques et audio-visuels, qui sont de plus en plus enchevêtrés et coordonnés au sein de la culture contemporaine. Le Pôle de narratologie transmédiale (NaTrans) est un groupe de recherche qui se rattache à la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne.



Ses membres poursuivent trois objectifs principaux : a. assurer la pérennité, au sein de l'UNIL, d'une recherche et d'un enseignement de pointe dans le domaine de la narratologie contemporaine appliquée à différents médias; b. favoriser la transmission de savoirs académiques à un large public, notamment à travers des formations continues pour les enseignants; c. renforcer la visibilité nationale et internationale des narratologues francophones en favorisant des synergies internes et externes.



Le NaTrans est rattaché institutionnellement au Centre d'études théâtrales (CET) de la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne. Il est par ailleurs lié aux activités du Groupe d'étude sur la bande dessinée (GrEBD).



URL: https://wp.unil.ch/narratologie/natrans/

Réseau des narratologues francophones
Le réseau des narratologues francophones (RéNaF) élargit la portée du réseau romand de narratologie (RRN) et renforce son ancrage institutionnel au sein de l'Université de Lausanne en confiant sa gestion au pôle de recherche en narratologie transmédiale (NaTrans). Ce réseau a pour but de recenser les chercheurs francophones contribuant à faire avancer la théorie du récit, quel que soit leur ancrage disciplinaire et leur institution de rattachement. Il vise également à offrir un lieu de dialogue et de promotion de la recherche encourageant la poursuite et le renforcement d'une tradition francophone dans le domaine de la théorie du récit, tout en créant des synergies avec le réseau européen de narratologie (ENN) et l'International Society for the Study of Narrative (ISSN).



URL: https://wp.unil.ch/narratologie/

Tension narrative et poétique de l'intrigue
Suspendus aux lèvres d'un conteur, incapables d'interrompre la lecture d'un roman, passionnés par un film haletant, nous faisons tous l'expérience quotidienne de ce plaisir apparemment paradoxal que nous tirons de notre insatisfaction provisoire face à un récit inachevé. Si une mode esthétique et théorique a tenté de nous convaincre que ce plaisir était honteux, on peut néanmoins percevoir que le coeur vivant de la narrativité réside précisément dans ce noeud coulant, toujours plus serré à mesure que nous progressons dans l'histoire, qui nous attache à l'intrigue et creuse la temporalité par l'attente impatiente d'un dénouement. Si le récit a quelque chose à voir avec la manière dont nous éprouvons le temps, cette expérience n'apparaît jamais avec autant d'éclat que dans le suspense, la curiosité ou la surprise qui font la force des intrigues fictionnelles. La compréhension des fonctions narratives engage donc non seulement l'analyse littéraire, linguistique et sémiotique, mais aussi l'analyse cognitive et la psychologie des émotions



Raphaël Baroni, La Tension narrative, Paris, Le Seuil, coll. «Poétique», 2007.

Groupe d'étude sur la bande dessinée (GrEBD)
L'objectif du GrEBD est de développer et de promouvoir la recherche académique sur la bande dessinée dans une perspective interdisciplinaire, notamment en étudiant ce moyen d'expression dans ses aspects formels, narratologiques, historiques et culturels. Les activités du GrEBD comprennent l'organisation de cours de niveau Bachelor et Master, de conférences publiques, d'événements scientifiques et d'expositions.



URL: http://wp.unil.ch/grebd/

Groupe de recherche sur les biographies langagière (GReBL)
Fondé en 2005 par Thérèse Jeanneret (Professeure associée de didactique du français langue étrangère) et Raphaël Baroni (MER, EFLE), le Groupe de Recherche sur les Biographies langagières (GReBL) est rattaché à l'Ecole de français langue étrangère (EFLE) de l'Université de Lausanne (UNIL, Suisse) et regroupe plusieurs chercheuses et chercheurs, internes ou externes à l'EFLE et à la Faculté des lettres de l'UNIL.



Les membres du GReBL se donnent pour objet commun d'étude la biographie langagière au sens large, c'est¬-à¬-dire la mise en discours (monologale ou interactionnelle) par un sujet des différentes expériences d'appropriation des langues étrangères ou secondes, permettant de relever et d'analyser les paramètres subjectifs et sociaux impliqués dans le parcours d'apprentissage de la personne, plus précisément en ce qui concerne les circonstances, les motivations et la chronologie de ces appropriations.



En tant que pratique sociodiscursive, la biographie langagière constitue un des outils de la recherche sur l'appropriation des langues étrangères envisagée sous de multiples angles d'où la diversité conceptuelle et terminologique qui lui est associée.

Les activités du GReBL relèvent de trois espaces de pratiques : celui de la recherche (fondamentale et appliquée), celui de la formation et celui de l'enseignement en lien avec l'appropriation des langues et les représentations que les sujets s'en font, tel que cela apparaît dans la narrativisation de l'appropriation.



Un triple objectif sous-tend ces trois espaces de pratiques : premièrement, parvenir à une meilleure compréhension des processus d'appropriation d'une langue étrangère ou seconde par des apprenant·e·s (ce qui comprend également une réflexion sur les réaménagements identitaires liés à ces processus) ; deuxièmement, réfléchir à la nature et à la fonction des discours qui donnent forme à cette (ces) appropriation(s) ; enfin, développer des outils didactiques d'exploitation de l'aspect réflexif liés à l'activité de mise en discours d'éléments biograph

Formes et fonctions de la narration journalistique contemporaine (LARP)
Le Laboratoire d'analyse du récit de presse (LARP) est lié au Département de Français de l'Université de Fribourg et associé à l'Institut de Journalisme et Communication de l'Université de Neuchâtel. Dirigé par Prof. Françoise Revaz, en association avec Prof. Antoine Maurice, il comprend également deux chercheurs : Stéphanie Pahud et Raphaël Baroni. Financé par le FNS (Projet n° 100012-109950), le LARP se donne comme objet l'étude des narrations de la presse quotidienne, tant sous leurs formes ponctuelles (faits divers, nouvelles, etc.) que sérielles (feuilletons médiatiques). L'objectif est de procéder à une description linguistique fine de ces récits dans plusieurs quotidiens romands (Express, Liberté, Matin, 24 Heures, Tribune de Genève, Temps). Les questions centrales seront les suivantes : Comment les événements sont-ils sélectionnés, hiérarchisés et narrativisés ? Sous quelles formes spécifiques les narrations de la presse quotidienne sont-elles textualisées et comment s'intègrent-elles à d'autres types de discours ? Quelles sont les modalités d'une « feuilletonisation » de l'événement par les médias ? La mise en évidence du caractère toujours plus ou moins suspensif de la clôture du récit de presse devrait permettre, d'une part, de mieux comprendre le fonctionnement du couple temps et média, et, d'autre part, de soulever des questions restées jusque là en retrait dans les analyses narratologiques fondées le plus souvent sur des corpus littéraires ou historiographiques. C'est la fonction configurante de l'intrigue qui sera ainsi réexaminée à travers l'analyse de la formation interdiscursive d'un macro-récit, constitué par des nouvelles successives dont les liens qui se tissent entre elles reposent autant sur la mémoire du lecteur que sur divers procédés linguistiques de liage

Les rouages de l'intrigue
Aujourd'hui, l'enseignement de la littérature ne peut plus se limiter à interroger le texte en se demandant : de quoi parle ce livre ? Comment est-il écrit ? Quelle est sa place dans l'histoire ? À l'heure où la dimension affective de la lecture retrouve sa pertinence, il faut pouvoir traiter de nouveaux problèmes : comment l'auteur est-il parvenu à intriguer son lecteur ? Comment fonctionne le suspense dans ce chapitre ? Ou encore : pourquoi ces questions importent-elles ? Cet axe de recherche vise à développer de nouveaux outils pour répondre à ces questions, pour analyser la dynamique de l'intrigue et pour justifier son intérêt dans l'enseignement.


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