Et vous, comment avez-vous choisi vos études?

Elodie Rey, Baccalauréat universitaire ès Lettres

Les lettres, un choix passionnel

J’ai passé ma maturité dans le canton du Valais, en option « économie et droit ». J’ai toujours été plutôt matheuse et rien ne me prédestinait à étudier les lettres, jusqu’à ce que je commence à me passionner pour les cours de français en 4e année de collège. J’ai alors fait le lien avec mon intérêt très fort pour l’histoire de l’art, que je n’avais auparavant jamais envisagé d’étudier. C’est ainsi que j’ai finalement décidé de m’inscrire en lettres, et non en HEC comme prévu.

En histoire de l’art, les cours de première année nous apportent une vision globale de l’art médiéval, moderne et contemporain. Parallèlement, nous devons faire deux séminaires dans lesquels nous nous focalisons sur un·e artiste en particulier. Dès la deuxième année, les cours et les séminaires se concentrent sur des thématiques ou des artistes précis. En français moderne, nous allons nous intéresser autant à la linguistique, c’est-à-dire la manière dont chaque mot contribue au sens de la phrase, qu’à la littérature médiévale, au théâtre et à la poésie. Les études de lettres nous permettent d’allier vision globale d’une discipline et travail approfondi dans des domaines particuliers, ce que j’apprécie beaucoup. En effet, dès que nous commençons à creuser un sujet, à faire des recherches sur un·e artiste ou un·e auteur·e, à lire des articles, nous découvrons des choses captivantes. Cela demande beaucoup de temps, mais c’est extrêmement gratifiant. Toutefois, contrairement aux idées reçues, nous ne passons pas tout notre temps à lire! Les études de lettres exigent surtout de synthétiser, analyser et problématiser la matière avec beaucoup de rigueur. Pour réussir, la passion pour la discipline étudiée me paraît indispensable. C’est d’ailleurs une caractéristique partagée par la plupart des étudiant·e·s!

Une manière de travailler plus active qu’au collège

La transition entre le collège et l’université n’est pas forcément facile : nous nous retrouvons tout à coup dans un énorme auditoire sans connaître les gens autour de nous, les échéances sont très lointaines… C’est stressant car nous ne savons pas où nous situer par rapport aux autres et au travail requis. Au collège, j’avais beaucoup de facilité, mais à l’université, l’approche est vraiment différente. Il ne s’agit plus d’apprendre le cours. Les enseignant·e·s attendent que nous apportions une réflexion, que nous soyons actives et actifs. Il faut s’investir personnellement, faire ses propres recherches, et savoir s’organiser. Le plus dur, c’est de comprendre ce qui est demandé et de bien planifier son travail. En discutant avec les autres étudiant·e·s, vous pourrez vous assurer de bien avoir saisi les exigences. Si vous n’êtes pas très organisé·e, travaillez en groupe avec des personnes qui ont cette capacité, par exemple pour les séminaires. Cela vous aidera à prendre le pli! Et n’hésitez pas à demander conseil pour la mise en place de votre horaire en début d’année, par exemple au conseiller aux études. La Faculté des lettres peut être assez anonyme, car nous sommes très nombreux·ses et nous avons toutes et tous des programmes de cours différents. Pour faire des connaissances, rien de tel que les associations et toutes les activités extra-universitaires ! Pour ma part, je fais partie de l’AUVAL (Association universitaire des Valaisans à Lausanne). Je passe aussi beaucoup de temps au Centre sportif, qui offre un grand nombre d’activités physiques.

Un avenir encore ouvert

Je m’apprête à passer un an à Vienne dans le cadre d’un programme d’échange. Ensuite, je poursuivrai mes études de français et d’histoire de l’art en Master, mais je ne sais pas encore où. Mes projets professionnels ne sont pas clairement définis pour l’instant, même si je m’imagine bien dans l’enseignement ou dans la recherche académique, en effectuant un doctorat.

Partagez:
Unicentre - CH-1015 Lausanne
Suisse
Tél. +41 21 692 11 11
Fax +41 21 692 20 15