Et vous, comment avez-vous choisi vos études?

David Ruchat, Baccalauréat universitaire en Médecine

Un parcours tracé

J’ai toujours été intéressé par les sciences. Quand j’étais plus jeune, je pensais plus à l’EPFL mais vers 14 ans, j’ai rencontré passablement de médecins suite à des fractures à répétition liées au hockey sur glace. Je trouvais leur métier intéressant, et l’opportunité de suivre un médecin généraliste pendant une semaine a achevé de me convaincre que je souhaitais m’engager dans cette voie. Concrètement, certains médecins rencontrés ont été des sources d’inspiration. Après ma maturité fédérale en option biologie et chimie, j’ai pris une année sabbatique durant laquelle j’ai effectué mon école de recrue. J’ai d’abord été soldat d’hôpital, puis j’ai entamé la formation de médecin militaire, réservée aux futurs médecins. J’ai ainsi pu valider le stage propédeutique que l’on doit faire avant l’examen de deuxième année. Cela m’a également permis de rencontrer non seulement de futures étudiantes et futurs étudiants en médecine comme moi, mais également des personnes plus avancées dans le cursus.

La biologie et toute la connaissance de base du corps humain m’intéresse beaucoup. On part de quelque chose de minuscule, de très mécanique au niveau cellulaire, moléculaire pour approcher l’être humain dans sa globalité. On touche donc à des questionnements fondamentaux de consentement, de morale, qui rendent la médecine fascinante. Sans oublier l’attrait pour les relations humaines: rencontrer des gens dans des situations de faiblesse nous pousse à trouver des solutions.

Un rythme à trouver

Je trouve que le cursus de la maturité nous prépare assez bien à l’université. Le fait d’avoir suivi l’option biologie et chimie m’a permis d’avoir des bases probablement plus solides en sciences fondamentales. Le passage du gymnase à l’université étant déjà un gros changement, j’ai apprécié d’avoir ce petit avantage. Cependant, il est risqué de se reposer sur ses acquis, car à l’université, il ne faut pas se contenter de connaître les concepts, il faut vraiment les maîtriser. Personnellement, j’ai failli me faire piéger. J’ai passé mes examens de première année du premier coup certes, mais moins aisément que si je m’y étais mis à fond dès le début. A l’université, la grosse difficulté est de trouver les bonnes exigences vis-à-vis de soi-même, et de se mettre véritablement au travail, et ce de manière régulière. Mais il faut aussi réussir à savoir gérer son effort, ce qui n’est pas facile. Même maintenant en troisième année, je ne considère pas que j’ai fini d’apprendre à apprendre, je n’ai pas la méthode optimale.

Nous avons la chance d’être bien entouré·e·s en première (rallye, parrainage, etc.) et l’ambiance de faculté entre les étudiantes et les étudiants et entre les années est très bonne. Le fait de traverser les mêmes difficultés nous rapproche beaucoup: l’entraide et la camaraderie règnent parmi nous. C’est effectivement un peu dépaysant de se retrouver dans un auditoire à 600, mais finalement des liens se nouent assez vite et j’ai vite retrouvé l’ambiance d’une salle de classe.

Un conseil ? Y aller à fond!

Si vous vous décidez à faire médecine, investissez-vous pleinement pour ne pas avoir de regrets. Même un échec en première année peut toujours apporter quelque chose. La médecine est un monde très riche, bien qu’on l’effleure à peine durant le Bachelor. C’est un monde entier à découvrir, avec des gens passionnants, et il faut oser se lancer. N’ayez pas peur de la médecine, venez, mais l’envie seule ne suffit pas, il faut surtout s’en donner les moyens !

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