Mahrer Rudolf

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Ouvrage(s)

2019
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Gaspard Turin, Rudolf Mahrer et Monica Zanardo (dir.), Entrer en listes, "Genesis", n° 47, Paris, PUPS, 2019.

Pense-bête, essai de titres en cascade, série d'instructions, empilement de notes documentaires, inventaire de matériaux langagiers divers et variés… La liste stimule la création de multiples manières et sous diverses formes. Ses vertus expliquent la fréquence de son emploi dans les dossiers génétiques. Décrire la pratique de la liste, comprendre sa force créatrice, dégager son unité derrière la variété de ses formes et de ses fonctions : tels sont les objectifs que se donne ce numéro. Pour y parvenir, il réunit des spécialistes de la liste, de la genèse littéraire et de la textualité, que ce soit autour de Jules Verne, Georges Perec, James Joyce, Carlos Liscano, Pierre Senges ou Jean-Philippe Toussaint.

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2017
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Rudolf Mahrer (dir.), Après le texte, "Genesis", n° 44, Paris, PUPS, 2017.

La critique génétique a longtemps considéré que le processus d’élaboration des œuvres prenait fin avec la publication. L’avant-texte était son territoire. L’après-texte relevait d’autres approches. Ce numéro de Genesis interroge cette position en s’autorisant pour la première fois un regard large sur la pratique de la réécriture après publication. Car Andersen, Schopenhauer, Mallarmé, Balzac, Ramuz, Cendrars, Reverdy, Derrida ou Duras ne s’en sont pas laissé compter : chez eux comme chez bien d’autres, le processus créatif n’a pas toujours été arrêté par la première publication (ni même parfois par la deuxième, la troisième…).

Les études réunies ici – comme les images ébouriffantes de livres couverts de ratures, ou encore le témoignage d’un réécrivain invétéré : Jean Starobinski – font bien sentir que les cas de réécriture après édition ne se réduisent pas à des « exceptions qui confirment la règle ».

Que change-t-on à une œuvre pourtant « finie » et déjà livrée au public ? Et pourquoi changer encore ? Répondre à ces deux questions, de manière singulière (sections « Études ») ou plus générale (section « Enjeux »), conduit à réenvisager les relations entre philologie et génétique, ou entre écriture et publication. Car la mise en circulation du texte ne signe pas la fin de son élaboration, mais transforme les conditions de sa poursuite.

Composant avec la première réception de l’œuvre ou les collaborateurs de l’édition, la phase post-éditoriale de la création est sans conteste la plus contrainte. Ce n’est pas le moindre de ses intérêts, le livre n’étant pas un brouillon tout à fait comme les autres…

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Rudolf Mahrer, Phonographie. La représentation écrite de l'oral en français, Berlin, De Gruyter, 2017.

Je l’ai écouté, plutôt que lu, écrivait Jacques Rivière à Ramuz à propos de son dernier roman, il me semblait sans cesse qu’on me le racontait. Et le ton de la voix me semblait en même temps si proche et si étrange !

C’est une évidence pour tout lecteur qui est en même temps locuteur : il y a de l’oral dans l’écrit. Pourtant, quels parcours interprétatifs nous conduisent à juger que tel texte est fait pour être écouté, ou pour représenter l’oral, ou qu’il est écrit « comme on parle » ? Peut-on décrire les modalités de la « présence » de l’oral éprouvée dans l’écrit à la lecture de Céline ou de Sarraute, mais aussi de sms, de copies d’élèves ou encore de récits de tradition orale ?

Pour répondre à ces questions, l’ouvrage compare les morphologies du français oral et du français écrit, la prosodie et la ponctuation, les grammaires préférentielles des discours oraux et écrits, l’ergonomie des signaux phoniques et celle des signaux graphiques, ou encore les imaginaires de l’oralité et de l’écriture. À partir de ces observations comparatives et d’un grand nombre d’exemples, trois familles de représentations écrites de l’oral sont dégagées ; elles relèvent de la phonographie, de la sémantique métalangagière et de la sollicitation prosodique.

D’un bout à l’autre de l’étude court une même question linguistique fondamentale : comment la langue orale et la langue écrite d’un même idiome s’articulent-elles ?

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2011
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Brunet Emilie & Mahrer Rudolf (dirs.), Relire Benveniste. Réceptions actuelles des "Problèmes de linguistique générale", Louvain-la-Neuve, Academia, 2011.

Emile Benveniste a interpellé la plupart des penseurs s’achoppant au langage. Ce volume en témoigne qui réunit huit spécialistes de domaines linguistiques différents (analyse du discours, linguistique générale, théorie narrative, génétique textuelle...) mais accordant tous aux "Problèmes de linguistique générale" (1966, 1974) un rôle théorique prépondérant.

Enonciation, subjectivité dans le langage, histoire et discours, sémiotique et sémantique... A l'éclairage de leur réception multiple, les grands problèmes benvenistiens apparaissent actuels et renouvelés.

L'ouvrage est une invitation à relire l’œuvre de celui qui nous conduit sur les traces du discours en prolongeant Saussure. Il retiendra le linguiste comme l’étudiant désireux d’élargir sa connaissance des travaux actuels en sciences du langage, ou encore celui qu’intéressent l’histoire et la circulation des théories. Car Benveniste rend possible un dialogue entre des recherches spécialisées qui souvent s'ignorent.

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