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Rappel des principales notions à maîtriser

Genres et types textuels | Indices d'énonciation, lexicaux et d'organisation | Logique des actions | Eléments de métrique française
 

Genres et types textuels

IDENTIFIER LES TYPES TEXTUELS

Le récit d'actions

La description

  • Expansion d'un thème-titre (ce qui fait l'objet de la description) dont on détaille les parties (nomenclature) et les propriétés (forme, taille, couleur, etc.).
  • La description "objective" interrompt le cours du récit (pause); elle est le fait du narrateur (focalisation-zéro).
  • La description "subjective" (de type VOIR, DIRE ou FAIRE) est intégrée au récit et prise en charge par un personnage (focalisation interne).

Le dialogue, le discours rapporté

  • style direct : haute fidélité (marques typographiques)
  • style indirect
  • style indirect libre : brouillage (on ne sait plus qui parle).

Le commentaire, le texte argumentatif

  • types voisins : l'exposé, le texte injonctif, le texte polémique
  • thèse, argument, exemple.

 

IDENTIFIER LES GENRES

Théâtre

  • un texte : répliques, tirades; didascalies; actes, scènes (liées, non liées); tableaux
  • une situation de communication : la double énonciation
    • une attitude de réception : identification, illusion théâtrale, catharsis (vs distanciation)
    • des effets : quiproquo, ironie tragique
    • des conventions : monologue (stances, dilemme; confident); aparté; règle des trois unités
  • une action et des personnages : exposition, noeud, péripéties, dénouement
  • des genres : tragédie, comédie, farce; drame

Récit

  • une histoire
  • une représentation de la temporalité
    • ordre : récit chronologique, retour en arrière, anticipation
    • vitesse : scène, sommaire, ellipse, pause
  • des points de vue : focalisation-zéro, focalisation interne
  • une position de narration : narrateur-personnage, narrateur extérieur à l'histoire

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Indices d'énonciation, lexicaux et d'organisation

CARACTÉRISTIQUES DU LANGAGE

Indices d'énonciation

  • Enoncé/énonciation : tout énoncé suppose quelqu'un qui l'énonce. Considérer un énoncé en prenant en compte l'acte de parole dont il est le résultat, c'est considérer cet énoncé du point de vue de son énonciation.
  • Discours/récit (Benveniste) :
    • l'énonciation de discours comporte des marques attestant la présence de l'énonciateur dans son énoncé. Dominantes: je-tu; présent-passé composé; repères temporels et locaux déictiques; modalisateurs, termes évaluatifs, jugements de valeur, ironie, etc.
    • l'énonciation de récit exclut toutes les marques de subjectivité. Dominantes: il; passé simple; repères locaux et temporels objectifs. Les événements semblent se raconter tout seuls.

Indices lexicaux

  • champs lexicaux : ensemble des termes qu'une langue propose pour renvoyer à une même réalité ou à un même concept. Le repérage des champs lexicaux permet d'établir les thèmes principaux du passage à analyser.
  • situation dans le champ de la synonymie :
    • degré de précision : termes englobants, vagues, généraux ou précis, spécialisés, techniques;
    • degré d'expressivité : termes valorisants, neutres ou péjoratifs;
    • degré d'intensité : termes faibles ou forts;
    • registre stylistique (niveau de langue) : vulgaire, familier, courant, soutenu.

Indices d'organisation

  • ponctuation : forte, faible, expressive
  • paragraphes, chapitres; strophes
  • verbe : variations de la personne, du temps et du mode
  • longueur et structure des phrases : phrases simples; phrases complexes.

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Logique des actions

Histoire/récit

L'histoire est une suite d'actions, avec des personnages pour les accomplir. L'histoire est une réalité abstraite; elle existe indépendamment des techniques qui la prennent en charge; je peux raconter un film à ceux qui ne l'ont pas vu, et ce film peut être l'adaptation d'un roman: c'est néanmoins toujours la même histoire qui est racontée.

Le récit est une histoire racontée, par oral ou par écrit, dans une langue naturelle (le français, par exemple).

Logique des actions

Toutes les histoires sont construites à partir d'une séquence élémentaire: situation initiale - transformation - situation finale (la situation finale réalisant l'inversion de la situation initiale).

On peut distinguer deux types de ces séquences élémentaires :

  • Amélioration: un Sujet, séparé d'un Objet, se retrouve, à la suite d'une transformation, uni à celui-ci.
  • Dégradation: un Sujet, uni à un Objet, se retrouve, à la suite d'une transformation, séparé de celui-ci.

Actants

Les personnages d'une histoire peuvent se définir par le rôle qu'ils jouent dans l'action, par leur fonction. On appelle ces fonctions des Actants. Il existe six sortes d'Actants :

  • le Sujet accomplit l'action;
  • l'Objet constitue le but de l'action;
  • l'Adjuvant aide le Sujet;
  • l'Opposant constitue un obstacle à l'action;
  • le Destinateur commande ou inspire l'action;
  • le Destinataire en bénéficie.
 

TABLEAU DES RELATIONS ACTANTIELLES

Actants.gif

N.B. : Un personnage peut cumuler plusieurs fonctions. Une fonction peut être accomplie par plusieurs personnages. Une fonction peut être assumée par une abstraction ou une entité inanimée.
 

Programme narratif

Une histoire se déroule en plusieurs étapes. Elle combine généralement plusieurs séquences élémentaires selon le programme narratif suivant :

  • Motivation (faire-faire). Le Destinateur persuade le Sujet d'agir.
  • Epreuve qualifiante (pouvoir-faire). Compétence. Le Sujet acquiert les qualités nécessaires pour agir.
  • Epreuve principale (faire). Performance. Action transformatrice accomplie par le Sujet.
  • Epreuve glorifiante (être). Sanction. L'action du Sujet est reconnue et évaluée.

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Eléments de métrique française

Le rythme
  • Accent de mot : en français, le mot porte un accent (= accent tonique) sur sa dernière voyelle (ou sur l'avant-dernière, si la dernière est muette) : chanter, accent, connaissance.
  • Accent de groupe : dans le groupement des mots, une hiérarchie des accents s'établit, selon les unités de syntaxe et de sens : chanter fort, un accent grave.

Le vers

C'est un nombre syllabique fixe. Au dessus de 7 syllabes, le vers comporte une césure. La césure intervient à place fixe; elle divise le vers en deux hémistiches. Exemples : l'octosyllabe, 4//4; le décasyllabe, 5//5 ou 4//6; l'alexandrin, 6//6.

  • Décompte des syllabes :
    • Diérèse (= séparation syllabique de deux voyelles en contact dans le même mot. Exemple: dé-li-ci-eux, en 4 syllabes)
    • Synérèse (= cas inverse, rapprochement : dé-li-cieux, en 3 syllabes). La synérèse correspond à l'usage courant. La scansion en diérèse étale et allonge les mots (effets: solennité, noblesse, douceur). Exemple: Va te purifi-er //dans l'air supéri-eur (Baudelaire)
  • E caduc :
    • Définitions.
      • *Elision : disparition du e en fin de mot, lorsque le mot suivant commence par une voyelle : un(e) adorabl(e) Italienne.
      • *Apocope : disparition du e en fin de mot, lorsque le mot suivant commence par une consonne : un(e) délicieus(e) Française.
      • *Syncope : disparition du e dans le corps du mot: seul(e)ment un p(e)tit verre.
    • Règles. La métrique commande l'élision et proscrit la syncope; elle admet l'apocope en fin de vers, mais la proscrit à l'intérieur du vers.

Rapports vers-rythme

  • Principe de concordance. La règle est que les nombres syllabiques et les rythmes accentuels concordent.

Exemples :

                Je vous ai déjà dit // que je la répudie (Racine);

                Ayez moins de frayeur, // ou moins de modestie (Racine)

  • Phénomènes de discordance
  • Rejet : un segment bref est rejeté au-delà d'une limite métrique, alors qu'il se rattache, par le sens et la syntaxe, à ce qui précède. On distingue rejet interne (au-delà de la césure) et rejet externe (au-delà du vers)

Exemples :

Il dort dans le soleil, (1)// la main sur sa poitrine

Tranquille. (2) Il a deux trous// rouges (3) au côté droit.(Rimbaud)

(Concordance: (1), la règle est respectée. Discordances: (2), rejet externe; (3) rejet interne)

  • Contre-rejet : cas inverse du précédent. Anticipation de la phrase sur le mètre.

Exemples :

Il est un Dieu, qui rit// aux nappes damassées (Rimbaud. Contre-rejet interne)

Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne

Faisait voler la grive à travers l'air atone (Verlaine. Contre-rejet externe)

Rejet et contre-rejet ont pour effet de mettre en évidence le segment déplacé.

Groupement des vers

  • Rime. La rime lie deux ou plusieurs vers entre eux par une homophonie finale. On distingue les rimes masculines (sans e muet final) des rimes féminines (en e muet).
  • Qualité phonique.

Rime pauvre, une homophonie : horizon/ salon; rime suffisante, deux homophonies : rêve/ achève; lundi/ hardi; rime riche, trois homophonies et plus: patrie/flétrie; échine/ machine.

  • Principe d'opposition

*lexicale : condamnation des rimes entre mots de même famille (arme/il s'arme), de même racine (ami/ennemi), de même suffixe (lenteur, froideur)

*grammaticale : condamnation des rimes entre mots de même catégorie (superbement/magnifiquement), de même série (vous/nous), de même désinence (partir/finir)

*sémantique : condamnation des rimes banales (campagne/montagne; ombre/sombre).

Strophe

La strophe regroupe une série de vers en un système de rimes (a, b, etc.) complet. La succession des vers doit respecter une alternance de rimes masculines (M) et féminines (F).

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