Raphaël Micheli
HEURES DE RÉCEPTION
Sur RV: Raphael.Micheli@unil.ch
Raphaël MICHELI
Chargé de cours
Bureau 3024
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Ouvrage
BURGER M., JACQUIN J. & MICHELI R. (dirs.) 2011 : La parole politique en confrontation dans les médias, Bruxelles, De Boeck, coll. "Culture & Communication".
Comment s’opère la confrontation entre les personnalités politiques dans les médias ?
En neuf contributions, des analystes du discours et des sociologues spécialistes de la communication politique proposent un regard innovant sur les formes de la polémique dans l’espace médiatique contemporain.
Cet ouvrage se situe à la croisée de plusieurs intérêts :
- décrire l’activité de confrontation en prenant appui sur l’analyse d’événements médiatiques attestés ;
- témoigner de l’importance centrale du langage dans les pratiques de confrontation et de médiatisation ;
- rendre compte des enjeux personnels et identitaires de la confrontation pour le personnel politique ;
- définir la responsabilité des médias dans l’élaboration de dispositifs favorisant ces affrontements.
Les contributions décrivent dans le détail le travail médiatique de configuration de l’activité polémique par l’étude de genres comme le débat et le talk-show et en tenant compte de contextes culturels variés (France, Belgique, Québec et Suisse).

MICHELI R. 2010: L'émotion argumentée. L'abolition de la peine de mort dans les débats parlementaires français, Paris, Cerf, coll. "Humanités".
Cet ouvrage se propose de formuler une hypothèse originale concernant les rapoorts qui unissent l'argumentation et les émotions. Située au carrefour de la tradition rhétorique, de la théorie de l'argumentation et des sciences du langage contemporaines, la réflexion entend reprendre à nouveaux frais la question du pathos. L'idée est que l'on ne fait pas seulement appel aux émotions dans le but d'accroître l'efficacité d'une argumentation : les émotions peuvent, dans certains cas, en venir à constituer les objets même de cette argumentation. La permière partie de l'ouvrage développe ainsi l'hypothèse que les émotions comportent une dimension argumentable et propose un modèle d'analyse propre à saisir cette dimension dans la matérialité des discours.
La deuxième partie est consacrée à une étude des débats parlementaires sur l'abolition de la peine de mort qui ont marqué l'histoire de la France contemporaine (1791, 1848, 1908 et 1981). Comment les orateurs de chaque camp s'y prennent-ils pour justifier des émotions comme la peur, la pitié, l'indignation ou la honte? Comment ces appels à l'émotion évoluent-ils au fil des débats? L'ouvrage propose un parcours à travers deux siècles d'argumentation pour ou contre la peine capitale : il s'arrête sur des prises de parole qui ont durablement marqué l'histoire de la rhétorique politique (celles de Robespierre, Jaurès, Hugo et Badinter notamment).



