Des légumes bio poussent à l'uni
Engagés pour le développement durable, des étudiants de l'association Unipoly cultivent un jardin potager biologique sur le
campus. Une expérience collaborative inédite.
A l'ouest du Génopode, le jardin potager occupe 100 mètres carrés de terrain. Au bord du chemin, une simple pancarte plastifiée
explique aux passants la démarche et les invite à respecter les lieux. Passant presque inaperçus, tomates, salades, concombres,
courgettes et haricots y poussent depuis ce printemps sous le soleil de Dorigny. Une expérience inédite, lancée par une petite
équipe d'Unipoly, une association commune à l'EPFL et à l'UNIL qui s'engage pour le développement durable. Ceci en collaboration
avec les Parcs et Jardins (UNIBAT) de l'UNIL.
«Ici, nous faisons pousser les légumes de manière biologique, explique d'emblée Clément Levasseur, l'un des membres de l'équipe.
C'est-à-dire sans aucun traitement chimique et sans machine qui laboure le sol.» C'est à la force des bras que les étudiants
ont retourné la terre au début du printemps, pour préparer la parcelle. Avant d'y planter des graines. Mais pas n'importe
lesquelles. «Nous avons acheté des semences locales et moins connues, ce qui contribue à la sauvegarde de la biodiversité.»
Au sol, des chemins de paille délimitent clairement des petites parcelles carrées. «Nous avons un plan très précis de ce que
nous avons planté et où». Les différentes espèces ne sont pas choisies au hasard. «Nous avons fait des associations entre
légumes et plantes aromatiques pour renforcer la défense naturelle contre les insectes», précise le jeune homme. Dans la même
logique de durabilité, les étudiants ont planté des fleurs pour faire venir les abeilles près de leurs cultures et garantir
une meilleure pollinisation.
Depuis le mois d'avril, la petite équipe se répartit méthodiquement les jours d'arrosage. Et se partage ensuite la récolte.
D'après Clément Levasseur, venir s'occuper du jardin en pleine session d'examen est un excellent moyen de se changer les idées.
«C'est un loisir comme un autre», lance-t-il, convaincu. Un passe-temps à la fois écologique, social et économique. Enchantés
par leur première expérience, les étudiants d'Unipoly imaginent déjà agrandir leur potager l'année prochaine... Et éventuellement
proposer des parcelles individuelles aux personnes intéressées.
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Le jardin est bien caché contre la façade ouest du Génopode. A.Despont © UNIL |
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