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Publié le:  16.01.14
Modifié le:  16.01.14
Par:  Fabrice Boulé - Communication CHUV
 
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Bourses SwissTransMed pour le CHUV, l'UNIL, l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et l'EPFL

Le projet de coopération et d'innovation SwissTransMed soutient des plateformes de recherche en médecine translationnelle, qui vise à transférer les résultats scientifiques en applications cliniques et traitements. Encadré par la Conférence des Recteurs des Universités Suisses, SwissTransmed a récompensé en 2013 cinq projets de recherche de toute la Suisse. Chacun d'entre eux a reçu une bourse de 2 millions de francs. Trois d'entre eux impliquent le CHUV et l'UNIL.

Thérapie génique pour soigner les troubles affectant le système nerveux
Le premier projet primé est celui conduit par Nicole Déglon, professeure associée à FBM et cheffe du Laboratoire de neurothérapies cellulaires et moléculaires (LNCM) du CHUV, et Richard Frackowiak, professeur ordinaire à la FBM et directeur du Département des neurosciences cliniques du CHUV. L'UNIL, l'EPFL (Prof. P. Aebischer et F. Wurm) et l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin (Yvan Arsenijevic, professeur associé à la FBM et Francine Behar-Cohen, professeure ordinaire à la FBM) sont partie intégrante de cette plateforme qui s'intéresse aux troubles héréditaires affectant le système nerveux central et la rétine, pour lesquels il n'existe pas encore de traitements. Ce projet se focalise en priorité sur la maladie de Huntington, la sclérose latérale amyotrophique et l'amaurose congénitale de Leber. En recourant à la thérapie génique, chercheurs et médecins ont pour objectifs de partager leurs connaissances, de développer un savoir-faire et d'identifier des patients éligibles pour des essais cliniques. «Aujourd'hui, la technique consistant à injecter dans l'oeil un vecteur d'origine virale chargé de transporter un gène-médicament qui va remplacer dans la rétine le gène défectueux responsable de la maladie est développée par de nombreuses équipes dans le monde. En Suisse, nous manquons toutefois cruellement d' infrastructures translationnelles permettant d'encadrer ce type de projet génique», commente Nicole Déglon.

Traitement des brûlures et des plaies: des pansements biologiques permettant d'augmenter leur résistance aux infections
La seconde plateforme impliquant notamment le CHUV et l'UNIL ayant obtenu une bourse SwissTransMed est dirigée par Lee Ann Laurent-Applegate, professeure associée à la FBM et directrice de l'Unité de thérapie régénérative, Wassim Raffoul, professeur ordinaire à la FBM et chef du Service de chirurgie plastique et de la main du CHUV, et Yok-Ai Que, PD & MER1 à la FBM et médecin associé au Service de médecine intensive adulte du CHUV. Elle s'intéresse aux traitements des brûlures et des plaies et des problèmes d infections qui leur sont inhérents.

A l'heure actuelle, grâce aux progrès de la réanimation, les grands brûlés ne meurent plus du choc induit par la brûlure, mais souffrent essentiellement d'infections chroniques. Le Service de chirurgie plastique et de la main a développé dernièrement une expertise unique dans le traitement de la plaie brûlée en mettant au point des pansements biologiques issus de cellules foetales. Si les effets bénéfiques de ces pansements sur la guérison des brûlures ont déjà été partiellement étudiés, leur impact sur le nombre ou la sévérité des infections de plaies chez les brûlés reste à ce jour inexploré. Afin de répondre à ce défi, les experts de cette plateforme ont pour objectif de mieux connaître la pathogénèse des infections de plaies. En fonction des résultats obtenus, les cellules foetales utilisées dans la confection du pansement pourront être modifiées génétiquement dans le but d'augmenter ses propriétés anti-infectieuses.

Outre une collaboration approfondie avec l'Hôpital universitaire de Zurich et son Centre des grands brûlés, le CHUV collabore également sur ce projet avec l'EPFL, l'UNIL, l'UNIGE, les HUG et l'UNIBE.

Essais pré-cliniques et cliniques sur des moteurs du cancer, l'angiogenèse et le micro-environnement lymphatique dans le mélanome
Les cinq partenaires impliqués dans ce projet sont le Prof. Douglas Hanahan (ISREC à l'EPFL, coordinateur du projet), Olivier Michielin, professeur associé à la FBM (Département d'oncologie CHUV-UNIL), le Prof. Melody Swartz (LMRP à l'EPFL), Daniel Speiser, professeur ordinaire à la FBM (LICR@l'UNIL) et George Coukos, professeur ordinaire à la FBM (Département d'oncologie CHUV-UNIL). Cette collaboration crée une plateforme interactive unique pour partager des connaissances, des méthodes de laboratoire et cliniques utilisant des modèles animaux génétiquement modifiés et des échantillons humains pour développer des stratégies thérapeutiques pour le traitement du cancer. Le cancer ciblé est le mélanome malin qui est un type complexe et mortel de cancer de la peau dans lequel la Suisse est le pays européen avec la plus forte incidence.

Le gain potentiel de cette plateforme est d'abord de générer, à partir d'études en laboratoire dans des modèles de ce cancer, de nouvelles connaissances sur les mécanismes de la maladie, surtout en comprenant mieux le micro-environnement de la tumeur et le micro-environnement lymphatique associé. Il sera alors possible d'améliorer le traitement du mélanome, ce qui sera testé dans des essais précliniques sur des modèles de mélanome à l'EPFL, puis en petits essais cliniques pour démontrer ces nouvelles thérapies au CHUV. Ainsi va se créer un pont sans précédent entre l'EPFL et l'oncologie médicale du CHUV-UNIL.


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