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Le climat fragile de la modernité. Du climat comme lieu de la réflexivité environnementale 1700-1900

19 mars 2012

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Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement, Imperial College London

L’hypothèse que je voudrais explorer, est que la notion de climat a été un lieu essentiel où les sociétés du passé ont pensé leur réflexivité environnementale. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, le climat acquiert une certaine plasticité : les savants et les administrateurs s’intéressent à ses variations, à ses altérations et au rôle de l’agir humain dans son « amélioration » ou sa « dégradation ». On passe d’un climat pensé comme un lieu, à un climat conçu comme un ensemble de processus qui concourent à produire le climat. Cette transformation est essentielle car l’activité humaine peut alors se concevoir comme un processus parmi d’autres au sein de cet ensemble de causes qui génèrent le climat.

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