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Le mystère de la survie des larves de coraux éclairci

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Une équipe internationale de chercheurs, dont le Prof. Anders Meibom de l’Institut des sciences de la Terre, ont fait une découverte fondamentale sur le métabolisme des larves de coraux. Ces résultats, publiés dans Science Advances, ont été obtenus grâce aux analyses réalisées avec la sonde ionique NanoSIMS du centre CASA (Center for Advanced Surface Analysis).

Les coraux sont des animaux aquatiques vivant sous forme de colonies de polypes. Ces polypes sécrètent des exosquelettes donnant dureté et aspect minéral aux massifs coralliens. Ils sont qualifiés de symbiotiques, car ils vivent en association étroite avec des végétaux unicellulaires (les zooxanthelles). Les polypes se reproduisent par le biais de minuscules larves, les planulae. Ces planulae, par leur dispersion, permettent l’établissement de nouvelles colonies coralliennes : ces larves suivent les courants océaniques, sur plusieurs milliers de kilomètres parfois, grâce aux cils microscopiques qui les entourent, et finissent par se fixer sur un substrat adéquat ; elles se transforment alors en polypes qui vont développer une nouvelle colonie de coraux. La survie de ces larves, qui peut atteindre une année, est donc cruciale ; c’est là que se situe tout l’intérêt de cette découverte significative, puisqu’elle en explique pour la première fois le mécanisme biologique.

Jusqu’à présent, on a estimé que les larves produisaient leur nourriture durant leur dispersion grâce au phénomène de photosynthèse. Or, l’étude menée conjointement par le Prof. Meibom, démontre que les larves planulae de l’espèce Pocillopora damicornis (une espèce pionnière et propice au développement de la faune marine), survivent en majeure partie grâce à leur réserves de lipides et de protéines jusqu’à leur établissement qui mènera à la création d’une nouvelle colonie corallienne; ces lipides et protéines sont héritées de leur corail d’origine. La dispersion larvaire assure la propagation et le maintien de la diversité d’une espèce : en conséquence, la réserve énergétique de départ des larves (70% de leur poids est fait de lipides et de protéines) détermine leur longévité et leur potentiel de dispersion dans les océans.

Ce résultat a été obtenu en étudiant le métabolisme des larves avec la sonde ionique NanoSIMS du centre CASA (UNIL & EPFL), via une analyse isotopique. Ce groupe de chercheurs a ainsi pu démontrer que les larves survivent à leur périple dans les océans non pas grâce à la photosynthèse, mais à l’aide de leurs réserves initiales de lipides et de protéines.

Plus généralement, cette avancée contribue à la compréhension du phénomène corallien dans le contexte actuel de changements climatiques et peut apporter des éclairages nouveaux sur l’évolution en cours de ces écosystèmes.

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