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Présentation des ouvrages (Quatrièmes de couverture)

Léonard Burnand, Necker et l'opinion publique | L'historiographie à l'aube du XIXe siècle autour de Jean de Müller et du Groupe de Coppet | Emeric Travers, Benjamin Constant. Les Principes et l'Histoire | Giovanni Paoletti, Benjamin Constant et les Anciens. Politique, religion, histoire | Stéphanie Tribouillard, Le Tombeau de Madame de Staël. Les discours de la postérité staëlienne en France (1817-1850) | Anne Boutin, Parole, personnage et sujet dans les récits littéraires de Benjamin Constant | Etienne Hofmann, Une erreur judiciaire oubliée: L'Affaire Wilfrid Regnault (1817-1818) | Emmanuelle Paulet-Grandguillot, Libéralisme et démocratie. De Sismondi à Constant, à partir du Contrat social (1801-1806) | Florence Lotterie et Guillaume Poisson (dir.), Jean-Jacques Rousseau devant Coppet
 

Léonard Burnand, Necker et l'opinion publique

Sous le règne de Louis XVI, le ministre des Finances Jacques Necker fut à la fois l’un des principaux théoriciens de l’opinion publique et l’idole de celle-ci. Il fit de l’opinion un objet privilégié de sa réflexion politique, alors même qu’il était l’une des figures de l’époque qui fixait le plus les regards du public et suscitait le plus de commentaires et de réactions. Cette étude se propose d’explorer cette étonnante relation, en examinant d’abord comment Necker a défini l’opinion publique et pourquoi il a fait appel à elle, puis en parcourant les multiples sources (chansons, pamphlets, estampes, gazettes…) qui nous éclairent sur la façon dont le Genevois était perçu par ses contemporains. Lorsqu’on traite de la question de l’opinion publique en France au XVIIIe siècle, le "cas Necker" constitue un terrain d’étude particulièrement fécond, car il permet d’appréhender cette opinion publique dans sa double dimension de concept et de fait social.

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L'historiographie à l'aube du XIXe siècle autour de Jean de Müller et du Groupe de Coppet

Éd. Doris et Peter Walser-Wilhelm (allemand), Marianne Berlinger Konqui (français)

En 2002, le 250e anniversaire de la naissance de Jean de Müller (1752-1809) et la parution du neuvième volume de la correspondance de Karl-Viktor von Bonstetten, couvrant la période 1801-1805 (Bonstettiana, IX/1-2, Wallstein Verl., Göttingen), fournissaient l'occasion d'un symposium pour commémorer en même temps la rencontre en 1804 de l'historien des Suisses avec le Groupe de Coppet (Mme de Staël, Constant, Sismondi, Bonstetten). Il s'agissait également de faire le point sur la place de Müller dans l'historiographie de son temps et de mesurer l'influence qu'il avait pu avoir sur la baronne et son cercle d'amis. Ce colloque organisé à Lausanne par l'Institut Benjamin Constant et dont sont réunies ici les interventions, rend compte de l'importance de Jean de Müller ainsi que des discussions qu'il a pu avoir avec les penseurs du Groupe de Coppet. Le passage du XVIIIe au XIXe siècle est en effet crucial pour l'émergence d'une nouvelle conscience historique; pour comprendre ce phénomène intellectuel encore mal connu, les rares contacts entre les pensées allemande et française sont d'une importance réelle. Grâce à Bonstetten, Müller, au faîte de sa carrière et de sa notoriété, a pu s'entretenir avec des auteurs plus jeunes, déjà conscients de la fécondité de la réflexion philosophique et historique en langue allemande. Ce volume constitue un des jalons d'une recherche en cours et dont l'une des prochaines étapes sera le VIIIe Colloque de Coppet, en 2006, consacré précisément au thème de l'histoire, telle qu'elle a été pratiquée, renouvelée et jugée par Mme de Staël et son groupe.

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Emeric Travers, Benjamin Constant. Les Principes et l'Histoire

Avec une préface de Philippe Raynaud

La contribution de Constant au courant libéral est de toute première importance. Sa théorisation du gouvernement minimal, sa défense de la liberté, que ce soit en matière économique, religieuse ou encore pédagogique, est désormais devenue l’une des clefs à partir desquelles nous avons pris l’habitude de comprendre le libéralisme. Une face de son œuvre est toutefois moins connue. Celle qui aborde la possibilité, pour le politique, d’être théorisé. C’est pourtant en vertu d’une représentation globale des phénomènes socio-politiques et de leur nature pleinement intelligible que Constant se trouve en mesure de fonder ses principales positions doctrinales. Ce qu’il nomme le "système des principes", c’est-à-dire la possibilité pour la politique de reposer sur des calculs rapprochés des sciences exactes, conditionne ses conclusions relatives à l’agencement constitutionnel des États, la protection des droits ainsi que l’organisation du régime représentatif. Le présent ouvrage se présente comme une tentative pour rendre compte des fondements d’une pensée, dont les conclusions sont certes connues mais dont les assises systématiques sont souvent négligées. Afin de permettre une saisie sinon exhaustive, du moins globale de la pensée de Constant, il s’avère nécessaire d’interroger et de clarifier la façon dont il a cherché à surmonter l’obstacle, parfois supposé infranchissable, entre théorie et pratique politiques, entre raison et histoire. La question des principes, de leur relation à l’histoire, se présente donc comme un accès privilégié à une pensée dont les ressources sont d’une pertinence toujours actuelle.

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Giovanni Paoletti, Benjamin Constant et les Anciens. Politique, religion, histoire

L’attitude de Benjamin Constant à l’égard des anciens a toujours été complexe. Les Grecs et les Romains, dont l’imitation anachronique avait été dans l’histoire de France lourde de répercussions, restaient à ses yeux les seuls peuples pour lesquels le mot de liberté avait eu un sens avant les temps modernes. D’où la richesse de significations attribuées aux anciens – à leur modèle, à leur histoire – dans une œuvre: banc d’essai d’une théorie du sujet politique et de ses illusions; détour essentiel pour porter sur la modernité un regard oblique, à la fois dépaysé et familier; mémoire historique des rapports établis par les hommes entre croyances et vie politique, et des parcours qu’ils ont suivis pour acquérir – ou perdre – leur liberté. Des écrits de sa jeunesse à De la religion, en passant par des textes connus – comme le Discours de 1819 sur la liberté des anciens et des modernes – et par d’autres moins connus, Constant écrivit un chapitre marquant dans l’histoire de la perception moderne du monde ancien. Le relire aujourd’hui signifie réfléchir, à travers la "passion démocratique" de son auteur, sur la façon dont nous avons hérité et en même temps construit notre identité et nos racines.

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Stéphanie Tribouillard, Le Tombeau de Madame de Staël. Les discours de la postérité staëlienne en France (1817-1850)

Avec une préface de Florence Lotterie

De 1817 à 1850, une grande part de l’image de Mme de Staël et les principes critiques qui vont lui être appliqués pour presque un siècle se sont constitués: la reconnaissance de la postérité n’exclut ni la méprise ni le piège. Dès sa mort, déplorée comme une perte littéraire, Mme de Staël devient un enjeu idéologique avec la publication en 1818 des Considérations sur la Révolution française, testament politique. Alors que les éléments du débat romantique – qu’elle a en grande partie inauguré – entrent en coalescence, la génération 1820 réinvente la figure d’une muse romantique. On s’appuie de toute part sur la théoricienne du De l’Allemagne; la figure de l’égérie de la liberté se trouve invoquée lors des grands moments de réaction politique. Le débat autour de la légitimité de la femme auteur reprend de plus belle après 1830, moment où, en parallèle, l’hégémonie du De l’Allemagne s’effrite: on commence à discuter un héritage. Mais, pour le pire et le meilleur, Mme de Staël entre dans l’Histoire, comme figure mythique de la salonnière. L’histoire romantique peut bien la bouder, minorer son rôle et sa pensée, l’histoire littéraire, de portraits en cours, érige un monument à sa mémoire de 1835 à 1850. Cependant, en devenant une figure institutionnalisée, un jalon de l’histoire littéraire, Mme de Staël n’entre-t-elle pas, d’une certaine manière, au purgatoire en tant qu’écrivain, qui pense bien mais écrit mal comme le dira Brunetière? L’œuvre, de moins en moins lue, passe progressivement derrière le personnage. Le XIXe siècle, dans sa difficulté à appréhender l’écriture au féminin, notamment quand elle touche à la politique et aux idées, laisse une image contradictoire et incomplète de Mme de Staël.

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Anne Boutin, Parole, personnage et sujet dans les récits littéraires de Benjamin Constant

Avec une préface de Gérard Gengembre

Même si Alison Fairlie, Tzvetan Todorov, Han Verhoeff et Simone Balayé ont reconnu l’importance de la parole dans les récits littéraires de Benjamin Constant (Amélie et Germaine, Cécile, Ma vie et Adolphe), dans leurs commentaires ces critiques ont surtout mis en évidence les échecs et les malentendus inhérents à toute communication verbale. Au-delà de ces constatations, il restait à montrer que les récits constantiens donnent à voir et à comprendre l’intérêt que cet écrivain nourrissait pour la parole, tout particulièrement pour la parole privée – celle qu’il a choisi de mettre en scène dans ces quatre œuvres, qui acquièrent, grâce à cette spécificité, une manière d’unité. Cette parole intime, aux antipodes de la parole publique, s’offre comme un champ d’investigation illimité tant le locuteur est alors impliqué dans sa pratique verbale. Les introspections des narrateurs-personnages constantiens font naître la peinture d’un sujet moderne, fragilisé dans sa vie personnelle et peu engagé dans la vie sociale, mais elles offrent surtout un vaste panorama des situations d’interlocution et présentent en creux les nombreuses ressources de la parole. Ces récits, qui accordent une attention tout à fait signifiante à l’écriture de la parole, mais échappent parfois à toute classification générique, parviennent à mimer les incertitudes de leur narrateur-personnage tout en révélant que c’est par la parole, originale et singulière, que le sujet s’individualise – expérience rendue souvent difficile à cause de la langue conventionnelle dont usent ceux que l’on rencontre dans les lieux de sociabilité, en ce XIXe siècle naissant.

 

Cette thèse de doctorat a été récompensée en 2009 d'un Prix de Faculté de l'Université de Lausanne.

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Etienne Hofmann, Une erreur judiciaire oubliée: L'Affaire Wilfrid Regnault (1817-1818)

Avec une préface de Jean-Denis Bredin de l'Académie française

1817-1818: époque sombre. La France est occupée et se remet difficilement des bouleversements politiques subis depuis 1814; les mauvaises récoltes provoquent la flambée des prix, voire la famine; une recrudescence exceptionnelle de vols et de meurtres entraîne l’encombrement des tribunaux. Le nombre de condamnations atteint des sommets jusque-là inégalés. Dans ce contexte, un fait divers: l’assassinat d’une servante dans un village normand en mars 1817. Quoi de plus banal. Suivent, après l’autopsie, deux mois d’une enquête apparemment sérieuse: une quarantaine d’interrogatoires menés par le maire, le juge de paix, un juge d’instruction, même le procureur; préfet et sous-préfet s’en mêlent aussi et alertent le ministère de la Police. Cependant, les preuves manquent contre l’inculpé, Wilfrid Regnault, un habitant de la commune où a été commis le meurtre; malgré la faiblesse des charges qui pèsent contre lui, en dépit de ses dénégations, il est condamné à mort sur la base d’un seul témoignage, au demeurant suspect. Tout cela dans l’indifférence pratiquement totale, sauf à Evreux où se sont déroulées les assises.
Puis, subrepticement, quelques lignes calomniant le condamné dans le Journal des Débats vont déclencher ce qui va devenir l’affaire Regnault. Les procès se succèdent: pourvoi en cassation, plainte pour calomnie, pour faux témoignage, appel… L’opinion se mobilise, lentement; tant d’autres affaires et scandales la distraient. Un jeune avocat à l’aube d’une belle carrière, Odilon Barrot, se démène pour retarder l’échéance fatale et s’assurer que la grâce royale pourra sauver celui dont il prouve l’innocence. Regnault a été condamné, indiscutablement, à cause de sa mauvaise réputation: on le croit l’un des auteurs des sinistres massacres de septembre 1792! Le maire du village, le marquis de Blosseville, est un ultraroyaliste; le jury n’était probablement formé que de personnes ayant eu à souffrir de la Révolution. Procès truqué? peut-être pas, mais tout s’est ligué contre un malheureux sur qui le couperet peut tomber d’un instant à l’autre. Alors intervient Benjamin Constant, publiciste célèbre. Ses brochures percutantes contribuent à sauver Regnault, et sans le renom de cet auteur, on ne saurait plus rien aujourd’hui de cette erreur judiciaire, non répertoriée comme telle et parfaitement oubliée, car les pages de Constant, même décisives, sont aujourd’hui encore trop peu connues.
Ce livre présente presque tout ce qui reste du dossier. C’est aussi l’occasion de découvrir la pratique judiciaire d’autrefois, d’ouvrir un instant une fenêtre sur la campagne normande, et l’existence de ses petites gens au début du XIXe siècle.

 

Erratum : un document retrouvé (disponible en ligne).

A Messieurs de la Cour de Cassation, section criminelle. Pièces produites à l’appui du pourvoi de Regnault, [Odilon Barrot, octobre 1817], Le Normant imprimeur-libraire, 20 p.

 

Canal Académie a consacré à cette affaire une émission intitulée "L'affaire Wilfrid Regnault, une cause soutenue par Benjamin Constant" (émission d'Emilie Joulia, entretien avec le Prof. Etienne Hofmann).

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Emmanuelle Paulet-Grandguillot, Libéralisme et démocratie. De Sismondi à Constant, à partir du Contrat social (1801-1806)

Avec une préface de Bertrand Binoche.

En 1798, Constant tient pour légitime la soumission des volontés particulières à la souveraineté nationale. En 1806 en revanche, il rejette dans le manuscrit des Principes de politique la souveraineté absolue du peuple. D'où vient ce changement dans le jugement porté par Constant sur la souveraineté? Il est dû à la lecture du manuscrit de Sismondi, les Recherches sur les constitutions des peuples libres. Soucieux pendant ces années de la République thermidorienne et du Consulat de «terminer la Révolution», Sismondi et Constant veulent résoudre le problème de la représentation de la volonté générale. Le premier commence par dissocier le gouvernement représentatif de la démocratie directe et démontre que la souveraineté absolue du peuple est illégitime. Cependant, après l'annexion de la République genevoise à la France, il met en valeur la place accordée au peuple dans l'équilibre constitutionnel des républiques mixtes. Ce qui se joue dans cette discussion de Sismondi et de Constant avec Rousseau, c'est l'articulation du libéralisme avec la démocratie, qui s'avèrent être irréductibles l'un à l'autre et néanmoins indissociables. Le pouvoir politique repose sur la volonté générale, mais cette dernière, pour s'accorder avec la liberté des individus, ne peut pas être une règle de justice transcendant les volontés particulières, mais doit être le résultat d'une conciliation des volontés des groupes sociaux ou d'une transaction entre les volontés individuelles. La souveraineté n'est donc pas celle du peuple indivisible, mais doit, pour Sismondi, appartenir à la nation comme totalité plurielle pour être limitée. Écartant cette idée d'une souveraineté limitée, Constant sépare l'autorité sociale des droits individuels, mais pense aussi les rapports de l'une et des autres, si bien qu'il ne restreint pas l'État à la fonction de gendarme ni ne limite la liberté à la recherche du repos et du bonheur privés.

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Florence Lotterie et Guillaume Poisson (dir.), Jean-Jacques Rousseau devant Coppet

Avec une préface de Bertrand Binoche.

À l'heure où la Suisse, et une bonne partie de l'Europe et du monde, rivalisent d'idées pour fêter le tricentenaire de la naissance du «Citoyen de Genève», éditer un volume sur Jean-Jacques Rousseau devant Coppet peut sembler un pari hasardé. Philosophe, romancier, autobiographe, théoricien politique, pédagogue, botaniste, homme de théâtre et de musique combien féru, épistolier aussi, bien sûr: est-ce parce qu'il a été cet intellectuel total que Rousseau reste reçu dans la passion et tout le feu d'une partialité intacte? Jean-Jacques adulé et exalté par les uns; Rousseau critiqué et maudit par les autres: quoi d'étonnant, chez celui dont l'oeuvre entière relève de la rupture provocante?
Les membres du Groupe de Coppet, qui entretiennent avec l'héritage intellectuel du XVIIIe siècle - siècle qui les a vus naître et se former - des rapports complexes, alliant le souci de fidélité aux nécessités de la réfutation, sont également conditionnés par la bipolarisation des «rousseauismes» qui s'affirme de plus en plus depuis 1789. De Constant à Staël, de Bonstetten à Sismondi, tous ont naturellement lu leur «compatriote» et Rousseau nourrit, parmi eux, des sentiments ambivalents, entre accord sympathique et récusation.
Le présent volume, rassemblant huit spécialistes venant d'horizons variés, permet de manifester - à partir de quelques «noeuds» précis - une distribution orientée des façons de lire et de (re)penser Rousseau qui, en retour, permet de saisir les grandes préoccupations coppétiennes, tant il est vrai que Rousseau a été un révélateur d'identité, avec ou contre lui. C'est en ce sens qu'on le placera ici «devant» Coppet.


Tables des matières:
Florence Lotterie et Guillaume Poisson: «Avant propos»
Bertrand Binoche: «Préface. Rousseau en vérité?»
Jean-Daniel Candaux: «"Publiées sans mon aveu": l'odyssée éditoriale des Lettres sur Jean-Jacques Rousseau de Germaine de Staël»
Stéphanie Genand: «"Une lecture qui nous intéress[e] comme un événement de notre vie": Rousseau et la réflexion biographique chez Germaine de Staël»
Anne Amend-Söchting: «"Nature" vs "Culture": la Sophie de Rousseau, les Sophie de Madame de Staël»
Jean Goldzink: «Rousseau, Madame de Staël et le théâtre»
Kurt Kloocke: «Le sentiment religieux chez Jean-Jacques Rousseau et Benjamin Constant»
Émeric Travers: «Rousseau et Constant, de la délibération à la transaction politique»
Emmanuelle Paulet-Grandguillot: «Entre réfutation et inspiration: Sismondi lecteur de Rousseau»

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