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D'autres systèmes de légende

La légende française « R.C.P. 77 » | La légende allemande « GMK 25 » | La légende « suisse » | La légende pour la cartographie des phénomènes (1995) | La légende de l'OFEG (2003)
 

La palette de légendes disponibles pour la cartographie des processus et formes géomorphologiques est très fournie. Un inventaire non exhaustif entrepris il y a peu a pu mettre à jour déjà plus d'une vingtaine de systèmes, nationaux, officiels ou non, pour la plupart créés pendant les années 1950 à 1980. Certains géomorphologues se sont par la suite focalisés sur un seul type de formes ou de processus, soit en utilisant partiellement ces légendes, soit en faisant appel à des légendes spéciales à caractère thématique pour les instabilités de terrain (par exemple Noverraz, 1985 et 1999 ; Tripet et al., 1993), les formes périglaciaires (par exemple Tenthorey, 1989 ; Tenthorey et Gerber, 1993; Lambiel, 2006) ou karstiques (Maire, 1984). Enfin, d'autres systèmes ont été élaborés en Suisse, pour la cartographie des dangers ou pour les cartes géologiques.

Parmi toutes les légendes disponibles, six (avec la légende IGUL) ont été passablement utilisées en Suisse (Schoeneich, 1993) :

La légende française « R.C.P. 77 »

Cette légende repose sur un ensemble de signes et de trames colorés. Une première série de couleurs fournit, par divers tons de rouge, le type de domaine structural, dans lesquels des trames indiquent la lithologie du substratum, combinés à des signes indiquant les formes structurales et les éléments tectoniques. Une deuxième série de couleurs renseigne sur les domaines morphogénétiques (fluviatile, glaciaire, périglaciaire humide, tempéré humide...). Des trames indiquent aussi la lithologie des formations superficielles dans la couleur correspondant au domaine morphogénétique. Enfin, les formes sont représentées par des signes conventionnels, dessinés dans la couleur du domaine morphogénétique correspondant. Ce système « multi-couches » (comme la légende allemande) permet une représentation très détaillée de l'information de terrain et une vision très « plastique » de la morphologie (Schoeneich, 1993).

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La légende allemande « GMK 25 »

Cette légende repose sur un système modulaire combinant d'une part un ensemble de signes en noir et en rouge, d'autre part des plages de couleur et des trames. Les pentes sont indiquées par des trames hachurées grises, les ruptures et les inflexions de pentes majeures sont marquées par des lignes tramées noires, les formes topographiques sont indiquées par des signes noirs. La lithologie des formations superficielles et des roches affleurantes est indiquée par des trames brun-rouge tandis que les domaines morphogénétiques sont indiqués par une ou plusieurs plages de couleur (fluviatile, gravitaire, dénudatif, glaciaire, périglaciaire...). Avec cette légende, les couleurs ne représentent que des processus et forment un ensemble logique, contrairement au système français. Il existe aussi des trames combinant les couleurs des différents domaines morphogénétiques (par ex. une zone glaciaire « modifiée » ou remaniée par des processus périglaciaires ou des dépôts fluviatiles « transformés » par des processus organiques).

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La légende « suisse »

Développée dans les années 1940, cette légende repose sur un système combinant deux couleurs - le rouge pour les formes d'érosion et le vert pour les formes d'accumulation - ainsi que des signes et des trames correspondant aux formes avec une signification descriptive et génétique dessinés respectivement en rouge ou en vert. L'avantage principal de ces cartes morphodynamiques est leur simplicité, en offrant une vision immédiate de la dynamique. Par contre, la genèse des formes n'apparaît pas clairement et est souvent difficilement lisible. Le caractère lacunaire de l'information géomorphologique est leur principal défaut (Schoeneich, 1993).

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La légende pour la cartographie des phénomènes (1995)

La légende modulable pour la cartographie des phénomènes (Kienholz et Krummenacher, 1995 ; Kienholz et Graf, 2000) est appliquée pour le report des conséquences d'un événement et s'utilise pour le premier stade de la reconnaissance et de la représentation graphique des dangers. Une couleur est attribuée à chacun des différents processus morphogénétiques. Des nuances de couleurs ou épaisseurs des symboles permettent de différencier ensuite le type de substratum (roche ou terrain meuble), la profondeur des processus, l'activité / la vitesse (pour les glissements et l'érosion dans les systèmes torrentiels), l'âge relatif des phénomènes, l'évidence des processus et la taille des composantes (d'un dépôt torrentiel par exemple). L'inconvénient majeur de cette légende est son caractère « instantané » dans le temps, qui ne permet pas d'indiquer si les formes observées sont récurrentes ou seulement temporaires. Selon les recommandations fournies, la carte doit être réitérée après chaque événement observé. Les différentes cartes pourraient ensuite être superposées afin d'obtenir une moyenne des zones touchées.

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La légende de l'OFEG (2003)

En 2003, l'Office fédéral des eaux et de la géologie (OFEG) a publié une légende pour les formes quaternaires, applicable à l'échelle 1 : 25 000 dans le cadre de l'élaboration des cartes géologiques, sur lesquelles la géomorphologie ne revêtait à l'époque généralement qu'une importance secondaire (OFEG, 2003). Sur fond blanc ou tramé, une palette de symboles permet de représenter de nombreuses formes et processus. Une attention particulière a notamment été portée aux dépôts morainiques (cinq couleurs permettent de différencier l'âge de ces dépôts) et aux blocs erratiques (les auteurs distinguent la nature des blocs (cristalline, sédimentaire, volcanique etc.), un éventuel statut de protection, un déplacement artificiel voire même leur ancien emplacement (destruction).

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