Nouvelle écologie urbaine
La nouvelle écologie urbaine suggère une question de recherche centrale : comment rendre à la fois la ville « supportable » par la nature et l’environnement urbain supportable pour l’homme ? Vue à la lumière du développement durable, la question urbaine est en fin de compte celle du tort que les hommes se font à leur propre qualité de vie à travers leurs modes d’utilisation et d’agencement de l’espace urbain, leurs modalités de réalisation de la mobilité et leurs usages des ressources naturelles. Dans cette perspective, deux pistes de réflexions restent ouvertes : l’une relève de la recherche fondamentale, d’une approche cognitive qui analyserait la ville en intégrant les outils de l’écosystémique et l’écologie urbaine et l’apport des sciences sociales (économie urbaine, sociologie urbaine, etc.) ; l’autre, plus appliquée, chercherait à agir en faveur du développement durable en liaison avec les politiques publiques, les pratiques d’aménagement urbain, la réflexion sur le toit de l’urbanisme 8droits de propriété, droit de la construction, tec.) et les changements institutionnels facilitant une « bonne gouvernance » des zones urbaines. C’est la première des ces deux pistes que nous explorons ici.
La nouvelle écologie urbaine met en évidence que la ville est un système complexe caractérisé par des processus de changement continus. Des éléments comme l’énergie, les ressources naturelles et la production de déchets sont envisagés comme des flux dans une chaîne plus large de relations. C’est dans cette perspective que doivent être étudiées les pollutions qu’engendre la ville, les matériaux qu’elle utilise, l’énergie qu’elle consomme, son empiètement sur l’espace agricole. Les travaux plus récents menés dans le cadre de cette approche suggèrent que les villes actuelles sont des écosystèmes peu autonomes, à métabolisme imparfait et fortement entropiques.


