Centre d'étude des musiques sacrées

Le patrimoine musical de l’Église est ancien, et parfois en décalage par rapport à notre sensibilité actuelle, exactement comme certains textes bibliques. C’est donc en étudiant le contexte dans lequel ce patrimoine est né que nous avons le plus de chances de le comprendre. Le Centre d’études des musiques sacrées a pour but de contribuer à la formation en théologie pratique en apportant aux étudiant·e·s, aux chercheur·e·s et plus largement aux pasteur·e·s, aux musicien·ne·s d’Église, aux chefs de chœurs, aux choristes, aux mélomanes et aux paroissiens des connaissances spécifiques sur l’hymnologie et la musique d’Église.

Responsables

Olivier Bauer, professeur à l’Institut lémanique de théologie pratique

Gaël Liardon, organiste, Doctorant à l’Université François-Rabelais de Tours (U.F.R. Centre d’études supérieures de la Renaissance. CNRS, UMR 7323).

Activités

Ateliers scientifiques

Le Centre d’études des musiques sacrées organise chaque année un atelier scientifique, interdisciplinaire et international.

16 février 2018 : « Les pratiques du plain-chant, monodie et polyphonie »

Le plain-chant est le répertoire musical de l’Église catholique romaine. Né entre les 4e et 6e siècles, il s’est maintenu jusqu’à nos jours. Il constitue non seulement le fondement de toute la musique religieuse d’Europe occidentale, mais aussi celui de la théorie et de la notation de la musique en général. Au cours de ses mille cinq cents ans d’existence, son histoire a été marquée par des tendances contradictoires d’uniformisation et de diversification, qui reflètent l’évolution de l’église et de la société. La pratique de la polyphonie improvisée sur le plain-chant, qui a été oubliée pendant environ un siècle, est aujourd’hui un sujet de recherche de pointe, tant pour les musicologues que pour les praticiens. La prise en compte de cette pratique est indispensable pour comprendre le développement de la polyphonie en Europe, et de la place qu’y occupent la tradition orale et l’improvisation.

Intervenants :

  • Canguilhem, Philippe. Enseignant-chercheur. Lettres, Langages et Arts – Création, Recherche, Émergence en Arts, Textes, Images, Spectacles [LLA CREATIS], Université Toulouse Jean Jaurès. France
  • Saulnier, Daniel. Ingénieur de Recherche en musicologie. Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, Université François-Rabelais de Tours. France 

17 février 2017 : « Les paraphrases françaises des Psaumes aux 16e et 17e siècles et leur mise en musique »

Programme_ParaphrasesPsaumes copie.pngLe psautier huguenot est un élément central du patrimoine musical de l’Église réformée. Cependant, on oublie souvent qu’à l’origine, la paraphrase française des psaumes s’inscrit dans un mouvement plus vaste. Au 16e siècle, le désir de traduire les textes anciens, en prose ou en vers, est généralisé. On traduit non seulement les psaumes, mais aussi bien sûr la Bible, et des poèmes comme les sonnets de Pétrarque. Le psautier huguenot et la Réforme elle-même s’inscrivent dans ce grand mouvement qui vise à apporter la connaissance au plus grand nombre. Les paraphrases françaises des Psaumes des 16e et 17e siècles représentent un élément du patrimoine musical, littéraire et théologique francophone. Et la paraphrase des Psaumes bibliques aux 16e et 17e siècles ainsi que leur mise en musique a représenté une démarche ecclésiologique audacieuse, innovante et réussie. Le colloque vise à mieux faire connaître la démarche et le résultat dans leurs dimensions musicale, littéraire historique et théologique et dans l’imbrication de ces trois dimensions.

Intervenant·es :

  • Bettens, Olivier. Médecin, chercheur indépendant sans rattachement académique.
  • Chappuis, David. Haute École de Musique de Genève ; Conservatoire national supérieur de musique et danse de Lyon, Département de création musicale.
  • Duchamp, Jean. Enseignant-chercheur, maître de conférences ; Université Lumière-Lyon 2
  • Duru, Audrey. Maître de conférences, chercheuse membre du laboratoire Trame — EA 4284 ; responsable master MEEF Second degré Lettres pour l’U.F.R. ; Université de Picardie, U.F.R. des Lettres
  • Garnier, Isabelle. Maître de conférences ; Université Lyon III Jean Moulin, Faculté des Lettres et Civilisations, langues et littératures françaises
  • Tacaille, Alice. Maître de conférences HDR ; Paris Sorbonne [Paris IV], Institut de Recherches en Musicologie, IReMus, CNRS, UMR 8223.
  • Vignes, Jean. Professeur ; Université Paris 7 Diderot, U.F.R. Lettres, Arts et Cinéma [LAC], Centre d’Étude et de Recherche interdisciplinaire de L’U.F.R. LAC [CERILAC]

« Un p’tit coin d’paradis » — Culte Georges Brassens

Parce qu’il y a autant d’Évangile dans une chanson de George Brassens que dans les textes bibliques [voire plus pour certaines des unes et certaines des autres], Olivier Bauer a imaginé des cultes entièrement construits autour des chansons de Georges Brassens.

Ordre du culte

Nous adorons Dieu ensemble

  • Invocation — « Jeanne »
  • Louange — « Chanson pour l’Auvergnat »
  • Prière de repentance — « L’assassinat »

Dieu nous adresse sa parole vivifiante

  • Déclaration et accueil du pardon — « Celui qui a mal tourné »
  • Prédication — « Le mécréant »

Nous répondons à Dieu par des actes communautaires

  • Prière d’intercession « La prière »
  • Envoi — « Les quatre bacheliers »
  • Bénédiction — « Les copains d’abord »

Célébration

  • Le 18 mars 2017 dans l’Église évangélique réformée du canton de Vaud, paroisse de Bussigny avec Olivier Bauer, les musiciens Vincent Pache, Sébastien David et Lionel Akeret ainsi que la diacre Sylvie Dépraz.
  • Le 9 octobre 2016 à l’Église méthodiste évangélique de Lausanne avec Olivier Bauer, le musicien Gaël Liardon ainsi que la pasteure Érika Stalcup (lire la présentation par Protestinfo : « Georges Brassens s’invite au culte » https://protestinfo.ch/201610078138/8138-georges-brassens-s-invite-au-culte.html)

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