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Gaelle BIGLER

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gaelle.bigler@unil.ch
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Présentation

Après des études de gestion couronnées par un Bachelor in International Hospitality Management de l'Ecole hôtelière de Lausanne, elle a décidé de poursuivre des études universitaires en intégrant l'Université de Lausanne. Dans le cadre de son mémoire de licence en sciences sociales (équivalent Master of Arts) elle a questionné la construction du consensus au sein de l'intergroupe organismes génétiquement modifiés du Grenelle de l'Environnement, à l'aide de la méthode de Emery Roe. Il a mis au point une méthode d'analyse de politiques publiques basée sur l'idée que des récits (ou référentiels) sous-tendent la position des acteurs: c'est la théorie des récits de politique publique (narrative policy analysis). Comprendre ces récits, les travailler pour faire ressortir leurs différences et points communs devrait permettre de faire évoluer les débats dans une situation caractérisée par une grande incertitude, une certaine complexité et une polarisation des points de vue. Pour ce faire, Roe propose de procéder à une analyse en quatre étapes : définir les récits dominants (stories et arguments), identifier les autres récits importants, qu’ils soient des nonrécits ou contrerécits (nonstories et counterstories), comparer et croiser ces différents récits pour faire ressortir un métarécit (metanarrative) pour enfin voir si et comment ce métarécit peut influencer le problème public pour en faire un objet de prise de décision publique. Dans le cas des discussions sur le thème des OGM dans le cadre du Grenelle le métarécit est : modifier génétiquement des organismes est une technique nouvelle et incertaine. Elle peut potentiellement apporter de grands risques ou avantages. En l'état de la science on ne peut cependant pas statuer sur les risques et avantages de cette technique. Il faut donc développer des connaissances sur ce sujet. On ne peut d'ailleurs pas ignorer que d'autres pays développent aussi ces techniques et les commercialisent. Il faut donc tenir compte de l'environnement supra-national. On ne peut pas non plus ignorer que la France se trouve dans le cadre européen, ce qui influence forcément ses prises de position et décisions. Qui plus est, évoquer les techniques de modification génétique fait aussi référence aux choix en termes de génomiques mais aussi d'agriculture à un niveau beaucoup plus général, qui sont aussi par ce biais questionnés. Questionner nos choix en termes de modification génétique c'est aussi questionner des choix sociétaux importants, puisque l'on modifie, commercialise et donc s'approprie le vivant. Cette solution consensuelle est celle qui heurte le moins les positions des différents acteurs, puisqu'elle peut être interprétée différemment selon leur cadre de référence propre.
 

Thèse de doctorat

La gouvernance face aux défis des nouvelles problématiques écologiques.
Etude de cas: le Grenelle de l'Environnement

Dans le cadre d'une thèse en co-tutelle dirigée par Messieurs Dominique Bourg et Daniel Boy, Directeur de Recherche auprès du Centre d'Etudes de la Vie Politique Française (CEVIPOF) à Sciences Politiques Paris, elle va élargir son optique et continuer sa réflexion sur le Grenelle de l'Environnement. La finalité de son travail sera de rendre compte de ce qu'a été le Grenelle de l'Environnement en France. Pour ce faire elle va surtout travailler sur les récits de politique publique sous-tendant les débats, afin de faire ressortir la construction du consensus et donc l'évolution des rapports de force entre les acteurs. Elle réfléchira aussi à la manière dont ce genre de processus interagit avec le Parlement.

 

Mots-clés

Démocratie délibérative, démocratie participative, démocratie écologique, Grenelle de l'Environnement, analyse de politique publique.

 


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