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Institut Religions, cultures, modernité (IRCM)

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L’Institut Religions, Cultures, Modernité (IRCM) constitue une unité scientifique propre, dont les problématiques, les méthodes et les thématiques s’inscrivent dans le cadre des sciences humaines renouvelées par l’apport des sciences sociales. L’IRCM réunit en effet des chercheurs aux compétences issues de différents horizons : l’histoire culturelle, l’anthropologie historique, l’histoire des religions (écoles de Rome et de Chicago), la sociologie des sciences et l’anthropologie sociale. L’IRCM nourrit ses approches d’une historicisation des objets d’étude, mais aussi du ‘regard’ ou des modes de connaissance qui ont porté sur ceux-ci. Ce qui rassemble et définit l’IRCM, c’est donc d’abord la réflexion épistémologique, sur nos objets d’étude et leur construction historique.

Dans ce cadre, les chercheuses et chercheurs de l’Institut mobilisent des méthodes qui relèvent de l’histoire, de l’anthropologie comme de l’histoire des religions par au moins trois aspects :

  • l’usage de sources plus qualitatives que quantitatives, qu’il s’agisse de ‘terrains’ ethnographiques ou de corpus de textes ;
  • la mobilisation d’un point de vue systémique, anthropologique, ou encore holiste, sur les cultures. Du fait de cette orientation, les chercheurs de l’Institut montrent une attention particulière aux contenus culturels, c’est-à-dire aux héritages historiques spécifiques et aux systèmes de valeurs des sociétés ou subcultures étudiés. Ils n’isolent pas a priori ‘la religion’ du reste du social. Cette perspective permet l’approfondissement d’un domaine d’étude en même temps qu’elle ouvre à la possibilité suivante :
  • l’ouverture à la comparaison entre de tels systèmes culturels, « ordres du monde » ou « systèmes de relations sociales et symboliques » historiquement déterminés, ou encore entre ‘blocs historiques’ délimités. Cette perspective permet de dépasser des évidences ethno-ou historico-centriques, et en premier lieu sur ce que l’on entend communément par ‘religion’. Il ne s’agit donc pas de comparer des « modalités différentes » d’exprimer une « expérience religieuse » postulée comme un a priori universel.

L’horizon de travail de cet Institut est ensuite celui de la modernité européenne et de l’époque contemporaine, née, entre autre, de la reconfiguration en Occident des rapports entre le politique et le religieux, et de la confrontation complexe et contradictoire avec les mondes non occidentaux. Mais cette modernité – qui s’est affirmée par contraste à un ensemble de ‘traditions’ données – est en même temps mise en perspective critique, décentrée, en passant par une comparaison historique (avec d'autres époques) et culturelle (avec d'autres modèles de civilisation ou de modernité). Un tel exercice comparatif a pour but de mettre en évidence les récurrences éventuelles au niveau des processus, mais aussi et surtout les singularités et les différences, l’expression des diversités ou encore des marginalités au sein des formes culturelles dominantes.

L'IRCM réunit quatre professeurEs : Jacques Ehrenfreund pour l'Histoire des Juifs et du judaïsme ; Christian Grosse en Histoire et anthropologie des christianismes modernes, Silvia Mancini dans les domaines de l'Historiographie et épistémologie de l’histoire des religions et des Traditions marginalisées et transversales et Raphaël Rousseleau dans le domaine de l'Histoire et anthropologie des processus politico-religieux. Ils questionnent ensemble - par le biais de leurs approches spécifiques - la modernité et le monde contemporain dans leur genèse historique et leur nature processuelle.
 

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