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Publications

Retrouvez sur cette page la présentation des ouvrages récemment publiés par des membres de l'IRCM. Pour connaître l'ensemble des publications de membres de l'Institut, rendez-vous sur la page "Publications IRCM".

Mobio F., Mille trois cent vingt-cinq fois trente-six. La Havane de Luc Chessex, Lausanne: Association des Amis de Luc Chessex, Claude Champion, Francis Mobio, VPS prod. 2014.

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Film documentaire inclus dans le DVD Por los caminos del Mundo, autour du photographe Luc Chessex et de son oeuvre.

En janvier 2013, Luc Chessex s'en retourne à la Havane pour le vernissage d'une exposition de ses photos cubaines des années 60, qu'il a offertes à un Centre culturel de la Habana Vieja. Francis Mobio l'accompagne et en profite pour brosser un portrait du photographe. C'est un film qui cherche plus à évoquer des aspects de la personnalité de Luc Chessex qu'à raconter ou expliquer dans le détail le parcours d'un photographe.

Durée 51', format 16/9, version originale française et espagnole, sous-titres français.

Extrait du film de Francis Mobio (le chargement nécessite quelques minutes)

 

 

Ehrenfreund J. et Gisel P. (dir.), Mises en scène de l'humain. Sciences des religions, philosophie, théologie, Paris, Beauchesne, 2014.

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La théologie et la philosophie ont longtemps été seules à parler de religion. Aujourd’hui, des sciences des religions s’imposent, contestant leurs approches et marquant des déplacements significatifs. En termes de types d’approches, d’enjeux discernés, de réalités sociales en transformation.

Sociologie de la religion, philosophie marquée de déconstruction, histoire du judaïsme, anthropologie mise en œuvre sur de l’ethnoculture extraeuropéenne, transferts de l’Orient indien sur fond de New Age occidental, éléments de contre-culture à partir des Sound Studies, conjoncture socioculturelle d’une naissance des sciences religieuses à la fin du XIXe siècle : c’est à partir de ces données et regards qu’un dossier se met en place. Qui donne à voir une large part des débats actuellement en cours dans le champ du religieux.

Mais il y a ici plus qu’un dossier. C’est que les éléments proposés l’ont été en dialogue avec Pierre Gisel. Qui répond longuement à chacun. Non pour clore, mais pour approfondir, ouvrir, déplacer ou prolonger. Du coup se tissent divers fils rouges. Autour de ce qu’il en est des constructions historiques, des traditions, des médiations, des institutionnalisations, du couple particularités/universalité. Ce qu’il en est, et ce qu’il convient d’en penser.

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Meylan N., Magic and Kingship in Medieval Iceland. The Construction of a Discourse of Political Resistance, Brepols Publishers, Belgique, 2014.

Doc_Nico.jpg Focusing on discourses of magic in thirteenth - fourteenth century Icelandic texts that are concerned with kingship, this book examines the performative and ideological functions of texts dealing with magic in contexts of social and political conflict.

This volume examines the performative and ideological functions of texts dealing with magic in contexts of social and political conflict. While the rites, representations, and agents of medieval Scandinavian magic have been the object of numerous studies, little attention has been given to magic as a discourse. As a consequence, Old Norse sources mobilizing magic have been analysed mainly as evidence for a stable extra-textual phenomenon. This volume breaks with this perspective.

The book focuses on the use of discourses of magic in thirteenth- and fourteenth-century Icelandic texts concerned with kingship. It is argued that Icelanders constructed magic as a discursive answer to the increasingly pressing question of how to deal with the reality of their subordination to kings. This they did by telling stories of flattering Icelandic successes over kings brought about by magic in a bid to challenge dominant definitions and the social and political status quo. The book thus follows the conditions of emergence that made these subversive discourses of magic meaningful; it describes the various forms they were given, the various constraints weighing upon their use, and the particular political goals they served.

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Bert J.-F. Qu'est-ce qu'une archive de chercheur ?, OpenEdition Press, Marseille, 2014.

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Depuis les années 1980, archivistes, historiens et scientifiques se sont préoccupés de la collecte et de la sauvegarde des archives dites « scientifiques ». D’abord les archives institutionnelles et administratives puis, plus récemment, les archives personnelles des chercheurs.

Avec cet ouvrage, Jean-François Bert montre l’intérêt de la prise en compte de ces archives dans un processus d’appréhension globale du travail des savants. Il donne les outils essentiels à une meilleure compréhension et à un usage profondément renouvelé des archives de chercheur.

L'ouvrage en libre accès

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Bert J.-F., Lamy J. (dir.), Michel Foucault. Un héritage critique, CNRS Editions, Paris, 2014.

Les écrits de Michel Foucault sont stratifiés, hiérarchisés, entre les livres, les entretiens et les cours au Collège de France, mais ils sont surtout disséminés dans leurs usages. Désormais, et en plus de l’histoire des sciences et de la philosophie, les « effets » Foucault sont palpables sur la théorie de la littérature et du cinéma, l’histoire culturelle et sociale, les théories du genre, la pensée politique, les sciences de gestion… C’est dans ce chantier ouvert que se situe cet ouvrage. Il s’agit pour Jérôme Lamy, Jean-François Bert et leur équipe de spécialistes de resituer et d’analyser une pensée empruntant des questionnements à d’autres champs, de la psychologie à l’économie, de la science politique à la géographie, tout en ne se réclamant pas de ces sciences humaines et sociales. Pour comprendre la position de Foucault, les grands axes méthodologiques qu’il a parcourus sont retracés, telle l’archéologie, l’épistémè, la problématisation. Les concepts, des ouvrages maintenant classiques aux cours et à l’histoire de la sexualité, sont également revisités. Cette lecture critique des écrits et des usages de Foucault permet de le confronter aux analyses les plus récentes en sciences sociales, comme les postcolonial studies, ou de suivre les dialogues engagés (parfois à distance) avec des auteurs comme Norbert Elias, Michel de Certeau et Pierre Bourdieu. Un inventaire aussi rigoureux qu’éclairant.

L’ouvrage a été coordonné par Jean-François Bert (maître d’enseignement et de recherche à l’université de Lausanne, IRCM) et Jérôme Lamy (chercheur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines).

Sommaire de l'ouvrage

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Clémence V., Vonlanthen M., Mix et Remix, Les religions et leurs pratiques en Suisse, Le Mont-sur-Lausanne, Editions Loisirs et Pédagogie, 2013.

Cet ouvrage, conçu sous la forme d'un aide-mémoire, propose un panorama riche et accessible des principales religions pratiquées en Suisse. Le christianisme, l'islam, le judaïsme, l'hindouisme et le bouddhisme y sont présentés en passant en revue leurs croyances, leurs rites, leurs pratiques, leurs textes ainsi que les particularités de leur implantation en Suisse.
Présentée de façon simple et aérée, la matière est mise en perspective par les illustrations de Mix & Remix dont la plume, décalée et parfois caustique, rend la lecture de Les religions et leurs pratiques en Suisse ludique, tout en posant un autre regard sur le sujet.
S'intéresser aux pratiques religieuses, à leurs origines et à leur évolution, c'est se donner les moyens de comprendre une dimension fondamentale de notre société. Parce que, au-delà de la spiritualité, les religions ont une implication sur notre culture et sur notre manière de vivre au quotidien.

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Textes choisis, présentés et traduits par Philippe Artières, Jean-François Bert, Philippe Chevallier, Frédéric Gros, Florian Nicodème, Luca Paltrinieri, Mathieu Potte-Bonneville, Ariane Revel, Judith Revel, Martin Saar, Michel Senellart, Ferhat Taylan, La Volonté de savoir de Michel Foucault. Regards critiques 1976-1979, Presses universitaires de Caen, juin 2013.

C’est avec La Volonté de savoir (1976) que Michel Foucault entame le projet d’écrire une histoire de la sexualité. Ce premier volume, court, incisif, programmatique, traite d’un sujet hautement polémique dans la société française de l’après-1968 où l’émancipation sexuelle apparaît alors comme l’ultime et décisif combat. Comment, depuis le XIIe siècle, la sexualité est-elle devenue dans nos sociétés occidentales un enjeu de pouvoir, mais aussi un instrument de subjectivation ? C’est par un détour historique que Foucault en arrivera à remettre en cause l’idée de l’hypothèse répressive et son corollaire, celle de la libération du sexe. L’Occident, loin d’avoir censuré la sexualité, l’a inventée de toutes pièces.
La réception de l’ouvrage porte la trace de ce questionnement du philosophe : sexe et politique, identité sexuelle, plaisir et désir, construction du genre, dispositif de sexualité… voici quelques-uns des thèmes qui sont mis en avant dans les très nombreuses lectures, venant aussi bien de théoriciens que de militants qui ont suivi la publication de l’ouvrage. Un livre de Foucault qui, comme les autres, est venu heurter les schémas de pensée qui avaient jusque-là dominé les analyses de la sexualité et les luttes de libération sexuelle.

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Artières P., Bert J.-F., Potte-Bonneville M., Revel J. (éds.), Michel Foucault. La grande étrangère. A propos de littérature, coll. "Audiographie", EHESS, Paris, 2013.

Michel Foucault entretient avec la littérature une relation complexe, critique, stratégique. Les documents inédits qui composent le présent volume en témoignent magnifiquement.. Sade, Cervantes, Artaud, Shakespeare....Le philosophe se livre à une description de sa bibliothèque littéraire.
Ce recueil regroupe pour la première fois plusieurs de ces interventions : émission de radio, enseignements et conférences. Prononcés à l’oral sur une période de moins de dix ans — entre 1963 et 1971 — chacun entretient avec l’écrit et la langue un rapport particulier.
Les deux premiers documents sont la transcription intégrale de deux émissions de radio diffusées à a radio française en janvier 1963, consacrées à la représentation de la folie dans le langage. Foucault y fait entendre de nombreux extraits : Shakespeare, Cervantès, Diderot, Sade, Artaud, Leiris.
Le deuxième ensemble est formé de deux conférences successives sur Langage et littérature. À la faveur d’une analyse de l’étrange « triangulation » qu’il décèle entre le langage, l’œuvre et la littérature, Foucault reprend l’ensemble des thèmes qui traversent ses écrits sur la littérature de ce début des années 1960.
Enfin, ce volume livre un article en deux parties prononcé en 1971 à l’université de Buffalo aux Etats-Unis, résultat d’une expérimentation à l’oral d’une étude du Marquis de Sade dont les manuscrits ont été conservés. Pour le philosophe La Nouvelle Justine est intégralement écrit sous le signe de la vérité.
À lire ces prises de parole consacrées à la littérature, le souci de Michel Foucault prend l’allure d’un véritable redoublement de son propre discours, c’est-à-dire tentative, menée à l’extrême, de dire à la fois l’ordre du monde et de ses représentations à un moment donné.

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Archives de sciences sociales des religions, n° 159 - "Durkheim : Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912-2012). Retour sur un héritage".

L’idée générale de ce dossier est de partir des premiers débats que suscita la publication de l’ouvrage dans divers secteurs de la philosophie, des sciences religieuses et même de la théologie, en France mais aussi dans divers autres pays: origine de la religion, genèse religieuse des catégories de temps, d’espace, de genre, d’âme et de corps. Les études remontent ensuite jusqu’aujourd’hui pour apprécier les usages théoriques et pratiques de l’œuvre: mutation du sacré dans les sociétés modernes, nature de la morale laïque, généalogie de l’entendement.S’étant voulue l’héritière de la section de sociologie religieuse de L’Année sociologique, autre grande œuvre durkheimienne, les Archives de sciences sociales des religions (précédemment Archives de sociologie des religions) sont au centre de ce bilan qui nous mène d’ailleurs entre autres en Allemagne en Italie, à Haïti et en Chine.
SOMMAIRE
P. A. Fabre, P. Lassave - Introduction
Stéphane Bacciochi - Origine de la religion et religion des primitifs: la première réception des Formes (1912-1917).
Michael Löwy - Un malentendu disciplinaire. Note sur la réception allemande des Formes.
Salvatore Abbruzzese - Les Formes en Italie.
Guillaume Cuchet - La réception catholique.
Pierre Antoine Fabre - Les churinga chez Durkheim et chez Lévy-Bruhl.
Jean-François Bert - Le séminaire de Marcel Mauss à l'EPHE (1922-1923).
Lewis Ampidu Clorméus - Jean Price-Mars et le vodou haïtien: une application révolutionnaire de la pensée durkheimienne.
Thomas Hirsch - Les Formes dans l’œuvre d’Halbwachs.
Yann Potin - Le tournant Le Bras.
Pierre Lassave - Les Formes dans les Archives: filiation, refondation, référence.
André Mary - Retour aux choses sacrées: le religieux élémentaire au regard de l’anthropologie contemporaine.
Laurence Roulleau-Berger, Liu Zhengai - La théorie de la religion de Durkheim et la sociologie chinoise.

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Bert, J.-F., "L'atelier de Marcel Mauss, Paris, Editions CNRS, 2012.

C’est Marcel Mauss au travail que nous présente Jean-François Bert, au terme d’une enquête fondée sur les archives de l’anthropologue : saisi sur le vif dans la rédaction de ses comptes rendus pour L’Année sociologique, ses lectures en bibliothèque, l’édition posthume de ses collègues comme Henri Hubert ou Robert Hertz, ou encore la mise en forme de son fichier. Autant de pratiques savantes mobilisées dans la production, la diffusion et la réception d’un savoir, celui des sciences sociales alors en constitution.
Le lecteur suit les traces des activités de l’anthropologue au croisement de la sociologie, de l’anthropologie et de la philologie. Les grandes étapes de sa vie, son travail quotidien à L’Année sociologique, ses candidatures au Collège de France, la rédaction de ses articles les plus importants ou ses rapports avec son oncle Émile Durkheim sont ici revisitées à partir d’une attention portée aux manières de faire, aux faits et gestes du savant, mais aussi aux rites et aux genres du savoir de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
L’atelier de Marcel Mauss nous fait découvrir l’image d’un chercheur plus contrastée que celle donnée par les biographies classiques. Un atelier, surtout, qui permet de mieux comprendre l’apport de l’anthropologue à une science en devenir.

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Ehrenfreund J. et Gisel, P. (dir.)., Religieux, société civile, politique. Enjeux et débats historiques et contemporains, Lausanne, Editions Antipodes, 2012.

La question religieuse revient au cœur de nos sociétés sécularisées qui ne savent pas bien comment y faire face ni même comment l'interpréter, après qu'on a pensé pouvoir la renvoyer à la seule dimension privée de la conviction subjective.
Pluralité de traditions dans la manière d'organiser le vivre-ensemble; désinstitutionnalisation des traditions héritées; nouvelles affirmations identitaires ; sectes et nouveaux mouvements religieux; religiosité diffuse, voire spiritualités athées: toutes ces réalités valent comme symptôme de ce qui arrive à nos sociétés. Et à quoi ces sociétés doivent faire face, sur le plan de l’école, de l’espace public, des rythmes, des symbolisations et des ritualités, de l’articulation au bien commun et à l’état de droit.
Le présent ouvrage est né d’un colloque de l’Institut Religions, Cultures, Modernité de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne, où ont été invités à s’exprimer des historiens, des politologues, des sociologues, des anthropologues, des philosophes. 
Y sont présentés et interrogés des données historiques sur quatre siècles de modernité européenne, diverses réalités extra-européennes (pays arabes, Afrique, Israël, Inde…), de nouveaux types de positionnement des acteurs contemporains (créationnistes étasuniens, reprises et transcriptions venant de la gauche radicale…).

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Bize L., Guex A., Hostettler A., Indermuhle C., Walter T. (éds.), Yan Jun, Génération dakou. Ecouter, recycler, expérimenter (traduit du chinois et de l'anglais), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2012.

4e de couverture:
Je m’assieds sur les toilettes à l’écoute de l’eau qui remplit le réservoir : elle s’écoule, s’agite, puis pénètre dans une autre petite vanne étroite, quelques gouttes fuient au cours du trajet. En même temps, l’eau s’évacue de la cuvette, tourbillonne, gronde, se recompose tranquillement, tandis qu’elle fait disparaître au loin, dans ses voies sinueuses, la réalité d’un monde. J’aimerais réfléchir encore une fois à ce problème : puisque les sons du monde sont naturellement parfaits, pourquoi doit-on encore faire de la musique ? Le bruit de la chasse d’eau : on entend par apparitions successives une fragilité triste, un long son discret, un événement imprévu empreint d’humour, comme un dialogue avec un dernier écho : un son d’adieu, réponse plus claire que n’importe quelle allusion littéraire. Alors qu’on saisit en dedans une trame sonore, elle entre dans un état de repos et plus nombreux sont les sons qui apparaissent, plus subtils, plus vastes ; ce calme semble un puits sans fond : plus on descend, plus la lumière est grande.
Yan Jun est un poète et musicien chinois, né en 1973 à Lanzhou et vivant à Pékin. Co-fondateur du collectif Sub Jam en 1998 et du label Kwanyin Records en 2004, il est l’un des animateurs les plus actifs de la scène expérimentale chinoise contemporaine. Son œuvre revisite les héritages d’une génération qui a fouillé les décombres et les surplus des productions industrielles occidentales chez les brocanteurs des marchés chinois. C’est ainsi qu’elle a fabriqué un univers poétique et musical aux recyclages inventifs, riches d’expérimentations multiples, créant une forme de critique subtile, fragile et drôle, des mondes contemporains.

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Bert, J.-F., "Les Techniques du corps" de Marcel Mauss. Dossier critique, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012.

La conférence de Marcel Mauss sur les "Techniques du corps" (1934) est l’un des textes
les plus commentés en anthropologie, dès lors qu’il est question de décrire et de comprendre
les diverses manières dont se nouent les usages du corps. Le présent volume constitue le dossier
de réception de ce grand classique des sciences sociales. On y verra combien l’écho de ce texte, dans lequel Mauss fait du corps un objet anthropologique à part entière, fut considérable. Il provoque des réflexions ethnologiques, mais aussi linguistiques, sémiologique, historiques, psychologique et sociologiques. C’est l’histoire de cette formidable dissémination dont il est question dans ce recueil, mais aussi de l’actualité et des principaux usages de la "méthode" de Marcel Mauss où la prise en compte du biologique, du psychologique et du sociologique rend possible une compréhension totale des actes et des mouvements humains.
Avec les textes de Edgard de Geoffroy, André Leroi-Gourhan, André-Georges Haudricourt, Marcel Cohen, Jean-Louis Pelosse, Igor de Garine, Bernard Koechlin, Georges Gurvitch, Georges Condominas, Georges Vigarello.

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Gisel P., Du religieux, du théologique et du social. Traversées et déplacements, Paris, Cerf, 2012.

Cet ouvrage donne un aperçu des derniers travaux de l'auteur. Articulés à une mutation affectant le religieux au cœur du social occidental qui fait éclater les circonscriptions établies (philosophie, théologie, sciences des religions, sciences humaines), par-delà la diversité des héritages et des manières de considérer l'humain, ce qui le traverse, le mobilise et l'affecte.
La première partie touche des modifications dans l'approche des phénomènes en cause. Où sont en jeu les motifs de la transcendance, de l'immanence, de la singularité, de ce qui arrive à nos sociétés, de ce qui les travaille et s'en dérobe.
La deuxième partie reprend des dossiers d'histoire contemporaine de la théologie. Où se font voir des déplacements significatifs : la centralité ou non d'une question portant sur de l'ultime, le statut de ce qui apparaît comme nouveauté, une prise en compte des pratiques, ce que peut entraîner un regard sur la mystique, la mise en cause d'un anthropocentrisme, un nouveau positionnement des acteurs (à l'occasion du créationnisme).
La troisième est centrée sur ce qui est allégué comme fondement, mémoire ou référence. Une question cruciale au cœur des traditions religieuses et de nos sociétés, liée aux recompositions d'identité, de rapports au monde et à altérité. Que l'auteur examine à propos de deux motifs : le texte biblique et ce dont il est investi, l'homme Jésus et sa construction comme figure.

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Mancini S., Faivre A. (éds.), Des Médiums. Techniques du corps et de l’esprit dans les deux Amériques, Imago, Paris, 2012.

Peut-on agir sur le corps grâce à l’esprit ? Visionnaires et guérisseurs, les médiums, à l’inverse des idées communément répandues, l’ont toujours affirmé. Anthropologues, historiens des religions, philosophes ont observé sans a priori leurs pratiques à travers des lieux et des temps différents, et nous entraînent ici vers un étrange continent. Du chaman exerçant ses dons, au coeur de la violence urbaine de Mexico, aux cliniques spirites brésiliennes, inspirées d’Alan Kardec et fréquentées par toutes les classes sociales, le monde de l’Amérique du Sud reste empreint de croyances ancestrales vécues au quotidien. Plus au nord, nous croisons d’étonnantes figures, celle d’Andrew Jackson Davis, proche du magnétisme animal, ou celle de Leonora Piper qui, par ses dons de voyante, passionna le grand psychologue, William James. De nos jours, le spiritual healing connaît aussi un remarquable essor, et le bouddhisme Vipassana prend une large place dans la quête du mieux-être… L’armée américaine elle-même, dans un but
stratégique, a employé certains médiums dans un programme d’expérimentation portant sur la vision à distance…
Sans jamais renoncer à la rigueur scientifique, cet ouvrage nous offre ainsi une réflexion sur des phénomènes insolites venus du fond des âges, et persistant encore aujourd’hui.

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Gisel P., Margel S. (éds.), Le croire au coeur des sociétés et des cultures, Brepols Publishers, Belgium, 2011.

Le « croire » est ici abordé non d’abord comme assentiment ou adhésion à des représentations ou à des propositions, mais comme moment d’insertion et de pratiques effectives d’un sujet au cœur du social, sur fond d’indétermination. Et on l’aborde en sachant à la fois que le « croire » est marqué par une histoire occidentale qui a passé par le christianisme et qu’il se trouve centralement décalé ou mis en cause dans les mutations socioculturelles contemporaines. Le « croire » est en ce sens un bon indicateur – parmi d’autres – de ce qui arrive aujourd’hui à nos sociétés en Occident. 
Issu d’un colloque organisé sous les auspices conjoints de l’École pratique des hautes études et de l’université de Lausanne, ce volume se dispose selon trois parties. L’une de décentrement, passant par l’Antiquité gréco-romaine, le confucianisme, le judaïsme et l’islam ; la deuxième d’histoire, attentive aux différences qui y sont inscrites et non sans lien aux données sociales ; la troisième ouvrant, à partir de réalités contemporaines, des perspectives plus délibérément réflexives.



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Le déni de l'excès, textes réunis et présentés par Pierre Gisel et Isabelle Ullern-Weité, Paris: Editions Hermann, 2011.

L’Europe n’en a pas fini avec la sécularisation. En reprendre aujourd’hui le constat exige cependant d’en changer la configuration. Telle est la proposition de cet ouvrage, bâti en dialogue : il a pris des années et plusieurs voix ont accepté, en pluralité, d’y contribuer.
Le rapport au contemporain requiert de déplacer les appuis de la pensée et de son effectivité sociale ou culturelle. Pour prendre en compte une nouvelle civilité des intelligences, une pluralité foncière et les opacités vives des corps-sujets dont s’empare inlassablement la pensée. En demeurant dans les conditions « postmétaphysiques » de la connaissance, mais sans déni porté sur les conditions socioprofessionnelles effectives de la vie intellectuelle. C’est qu’il convient de ne plus séparer la réflexivité de la socialité, sans qu’on en soit pour autant réduit à l’éthique ; et de voir que circonscrire l’espace public comme espace privé de toute conviction sensible se « venge ». Sur ce lieu, la posture des sciences humaines et sociales demeure un enjeu décisif de démocratie réelle.


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Gisel P., Traiter du religieux à l'Université, Editions Antipodes, 2011.

Traiter du religieux à l’Université; le gérer en société contemporaine: deux registres différents, mais mêmes changements, et mêmes difficultés.
Cette question est relancée par l’éclatement du religieux: pluralité de traditions (christianisme, islam, bouddhisme), avec leurs modifications internes, fondamentalistes ou libérales, et les nouvelles formes de leurs positionnements sociaux; mouvements religieux récents (scientologie, Ordre du Temple solaire, raëliens); religieux "diffus", visant équilibres de vie, voire spiritualités sans Dieu, dont on ne sait plus s’ils sont ou non religieux.
Le religieux est pris ici comme "scène", symptomatique, où les questions ne sont pas réductibles à des différences de conviction, ni à l’opposition entre compréhension interne et neutralité; pas non plus entre théologies et sciences des religions. Or, c’est ainsi que tout le monde le voit spontanément. Mais c’est une dimension à ne pas évacuer, en rester là empêche de voir des des mutations et des enjeux plus profonds qui traversent les savoirs (sciences sociales, anthropologie, histoire) comme la société: son présent, ce qui s’y montre et ce qui y est dénié, des boucs émissaires trop vites identifiés, des processus inaperçus.
Le livre raconte, pris sur le vif, des événements qui ont durement occupé l’Université de Lausanne. Il tente d’y saisir des déplacements et d’en expliciter des enjeux, et ouvre ainsi plus largement, le débat sur l'enseignement du religieux à l'Université.

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Bize L., Gregorio F., Guerid S., Hostettler A., Indermuhle C., Walter T. (éds.), David Dunn, Extractions des espaces sauvages. Cybernétique de l’écoute, écologie sonore. Textes 1981-2011 (traduit de l'américain), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2011.

L’insecte perçoit-il les sons qui sortent de ce grand orifice aux modulations étranges qui, pour nous, est une bouche humaine ? Que dit l’oiseau moqueur lorsqu’il imite le son du trafic urbain ? Qu’entend l’écureuil lorsque tombe un arbre dans une forêt, sans qu’aucune oreille humaine n’en perçoive le fracas ? La musique n’est-elle qu’une production humaine ? L’enjeu du « musical » demeure-t-il encore pertinent lorsque la technologie et l’art sonore placent l’auditeur humain en contact avec les sons émis par une forêt agonisante ?

David Dunn, né à San Diego en Californie en 1953, est compositeur en art sonore et spécialiste d’écologie acoustique. Il est avant tout connu pour ses contributions fondamentales au domaine de la musique environnementale. En croisant les ressources de la cybernétique, de l’écologie radicale et de la musicologie contemporaine, David Dunn a tenté de penser et d’expérimenter une nouvelle cartographie des espaces acoustiques.

Edité par Lionel Bize, Francesco Gregorio, Samia Guerid, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Thibault Walter. Traduit de l'américain par Lionel Bize, Francesco Gregorio, Samia Guerid, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, André Ourednik et Arno Renken.

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Bornet P., Rites et pratiques de l’hospitalité. Mondes juifs et indiens anciens, Franz Steiner Verlag, 2010.

Qui invite-t-on et qui n’invite-t-on pas chez soi ? De qui peut-on accepter l’hospitalité ? Quels marqueurs rituels jalonnent de telles occasions ? Que nous enseignent ces éléments pour l’histoire des sociétés anciennes ? Par une étude comparée de textes issus des mondes juifs et indiens anciens (littérature rabbinique / traités de dharma), le présent ouvrage apporte des éléments de réponse à ces différentes questions. L’examen indépendant de ces deux cas montre que l’hospitalité constitue une institution aussi sensible que cruciale, située au centre de « réseaux d’alliance qualifiés ». D’un point de vue d’histoire des religions, des valeurs essentielles, telles que la préservation du savoir traditionnel ou le respect des hiérarchies sociales lui sont inextricablement liées. L’hospitalité constitue ainsi un « rituel domestique » qui reflète et renforce une notion de communauté religieuse au travers de pratiques relevant de la sphère privée, et qui est susceptible de se substituer à d’autres types de rituels plus élaborés.

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Mobio F., Santa Muerte. Mexico, la Mort et ses dévots, Paris : Éditions Imago, 2010.

Quatrième de couverture :

Autrefois cité lacustre décrite comme un véritable paradis terrestre, Mexico est devenu synonyme de précarité, d’insécurité, de violence et de mort. Du centre à la périphérie, vingt-quatre millions d’habitants assèchent les cours d’eau et bâtissent des habitations qui dévorent le paysage: l’eldorado de Cortés s’est transformé en enfer.
Pour tenter de vivre dans cette ville géante et protéger corps et âmes, deux millions de personnes — pour la plupart issues du monde ouvrier ou artisan, ou liées à la criminalité, à la prostitution ou au narcotrafic — instaurent un dialogue direct avec la mort et ses représentations, en pratiquant le culte de la Santa Muerte. Exposée dans des centaines d’autels situés en plein air, ou enfermée dans des châsses en verre, l’effigie apparaît le plus souvent sous la forme d’un squelette somptueusement habillé, et peut se trouver à un coin de rue, dans un marché populaire ou dans un garage aménagé avec soin pour lui rendre honneur.
En nous plongeant au coeur même du quotidien des dévots de la Santa Muerte, Francis Mobio  nous entraîne ainsi dans un itinéraire photographique étrange et fascinant..

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Hostettler A., Indermuhle C., Walter T. et Wiser A. (éds.), Michael Gendreau, Parataxes. Fragments pour une architecture des espaces sonores (traduit de l'américain), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2010.

«Toutes les structures sur la surface de la terre vibrent, rien n’est en repos. Chaque lieu, chaque bâtiment vibre d’une manière différente, en fonction des matériaux, des dimensions, des différents composants constitutifs et des sources d’énergie environnantes. Chaque bâtiment parle un langage unique».
«On ne peut pas refléter la réalité au moyen du langage ou de la musique comme en un miroir, mais on peut […] mettre en jeu des fragments de celle-ci».
Michael Gendreau est un artiste californien contemporain, ingénieur en physique acoustique de renommée internationale. Il a étudié auprès de Gordon Mumma et performe ses activités musicales, seul ou en collaboration, depuis la fin des années 1970, notamment avec Crawling With Tarts (1983-1998). Poète des structures sonores et des bâtiments qu’il agence comme des enceintes musicales, il a créé une œuvre dont l’influence ne cesse de se démentir. Les textes inédits qui composent ce volume développent ses conceptions de la grammaire, de la logique des rêves et des expérimentations sonores.
Le livre est accompagné d’un CD, « Concerted Structures », proposant des œuvres inédites composées et réalisées par Michael Gendreau.

Edité par Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Thibault Walter et Antonin Wiser. Traduit de l'américain par Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Gaspard Turin et Antonin Wiser.

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Gisel P. (éd.), Les constellations du croire, Genève : Labor et Fides, 2009.

Croire ou ne pas croire : personne n’échappe aujourd’hui à cette interrogation censée définir l’adhésion personnelle ou non au religieux, aux valeurs, aux représentations collectives. Il y a une manière occidentale de croire, traversée par ailleurs de multiples contradictions ; il y en a d’autres, antiques, orientales ou post-modernes. Croire recouvre tout un univers de significations contrastées, et cet ouvrage collectif s’attache à définir quelques constellations à l’intérieur desquelles le terme inscrit ses ambivalences. Chez Thomas d’Aquin ou Luther, dans son articulation au savoir, aux croyances, à la transcendance ou à la mort de Dieu, les déclinaisons du « croire » offrent une autre manière de comprendre les croyances, par delà leurs oppositions ou les tentatives traditionnelles du dialogue interreligieux.

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Gregorio F., Indermuhle C. et Walter T. (dir.), GX Jupitter-Larsen, Saccages. Textes 1978-2009 (traduit de l'américain), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2009.

 

« Comment faire subir à la littérature ce que la noise a fait subir au son ? J’ai voulu pour mes écrits le même genre de fanatisme esthétique que la noise exige ; j’ai voulu accomplir dans le langage la même beauté grossière obtenue par le son amplifié de l’érosion. La majeure partie de mon oeuvre sonore a donc consisté en l’amplification d’égrènements et de broiements […].
C’est du silence que j’ai appris comment faire du bruit et, par conséquent, du bruit que j’ai appris comment devenir l’auteur de mots qu’on écrit ».
GX Jupitter-Larsen, pionnier de la scène noise internationale à la fin des années 1970 et fondateur du groupe The Haters, est un artiste californien contemporain, auteur de quelques centaines de performances scéniques ou radiophoniques, développant une poétique originale de l’entropie et de l’épave. Le présent volume propose un choix de traductions de textes fictifs et non-fictifs composés entre 1978 et 2009.
Avec une introduction de Thibault Walter et une incise de Vincent Barras (Université de Lausanne).

Édité par Francesco Gregorio, Christian Indermuhle et Thibault Walter. Traduit de l’américain par Francesco Gregorio, Antoine Guex, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Boris Vejdovsky et Antonin Wiser.

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