Publications
Retrouvez sur cette page la présentation des ouvrages récemment publiés par des membres de l'IRCM. Pour connaître l'ensemble des publications de membres de l'Institut, rendez-vous sur la page "Publications IRCM".
Archives de sciences sociales des religions, n° 159 - "Durkheim : Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912-2012). Retour sur un héritage".
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L’idée générale de ce dossier est de partir des premiers débats que suscita la publication de l’ouvrage dans divers secteurs de la philosophie, des sciences religieuses et même de la théologie, en France mais aussi dans divers autres pays: origine de la religion, genèse religieuse des catégories de temps, d’espace, de genre, d’âme et de corps. Les études remontent ensuite jusqu’aujourd’hui pour apprécier les usages théoriques et pratiques de l’œuvre: mutation du sacré dans les sociétés modernes, nature de la morale laïque, généalogie de l’entendement.S’étant voulue l’héritière de la section de sociologie religieuse de L’Année sociologique, autre grande œuvre durkheimienne, les Archives de sciences sociales des religions (précédemment Archives de sociologie des religions) sont au centre de ce bilan qui nous mène d’ailleurs entre autres en Allemagne en Italie, à Haïti et en Chine. |
Bert, J.-F., "L'atelier de Marcel Mauss, Paris, Editions CNRS, 2012.
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C’est Marcel Mauss au travail que nous présente Jean-François Bert, au terme d’une enquête fondée sur les archives de l’anthropologue : saisi sur le vif dans la rédaction de ses comptes rendus pour L’Année sociologique, ses lectures en bibliothèque, l’édition posthume de ses collègues comme Henri Hubert ou Robert Hertz, ou encore la mise en forme de son fichier. Autant de pratiques savantes mobilisées dans la production, la diffusion et la réception d’un savoir, celui des sciences sociales alors en constitution. |
Ehrenfreund J. et Gisel, P. (dir.)., Religieux, société civile, politique. Enjeux et débats historiques et contemporains, Lausanne, Editions Antipodes, 2012.
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La question religieuse revient au cœur de nos sociétés sécularisées qui ne savent pas bien comment y faire face ni même comment l'interpréter, après qu'on a pensé pouvoir la renvoyer à la seule dimension privée de la conviction subjective. |
Bize L., Guex A., Hostettler A., Indermuhle C., Walter T. (éds.), Yan Jun, Génération dakou. Ecouter, recycler, expérimenter (traduit du chinois et de l'anglais), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2012.
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4e de couverture: Je m’assieds sur les toilettes à l’écoute de l’eau qui remplit le réservoir : elle s’écoule, s’agite, puis pénètre dans une autre petite vanne étroite, quelques gouttes fuient au cours du trajet. En même temps, l’eau s’évacue de la cuvette, tourbillonne, gronde, se recompose tranquillement, tandis qu’elle fait disparaître au loin, dans ses voies sinueuses, la réalité d’un monde. J’aimerais réfléchir encore une fois à ce problème : puisque les sons du monde sont naturellement parfaits, pourquoi doit-on encore faire de la musique ? Le bruit de la chasse d’eau : on entend par apparitions successives une fragilité triste, un long son discret, un événement imprévu empreint d’humour, comme un dialogue avec un dernier écho : un son d’adieu, réponse plus claire que n’importe quelle allusion littéraire. Alors qu’on saisit en dedans une trame sonore, elle entre dans un état de repos et plus nombreux sont les sons qui apparaissent, plus subtils, plus vastes ; ce calme semble un puits sans fond : plus on descend, plus la lumière est grande. Yan Jun est un poète et musicien chinois, né en 1973 à Lanzhou et vivant à Pékin. Co-fondateur du collectif Sub Jam en 1998 et du label Kwanyin Records en 2004, il est l’un des animateurs les plus actifs de la scène expérimentale chinoise contemporaine. Son œuvre revisite les héritages d’une génération qui a fouillé les décombres et les surplus des productions industrielles occidentales chez les brocanteurs des marchés chinois. C’est ainsi qu’elle a fabriqué un univers poétique et musical aux recyclages inventifs, riches d’expérimentations multiples, créant une forme de critique subtile, fragile et drôle, des mondes contemporains. |
Bert, J.-F., "Les Techniques du corps" de Marcel Mauss. Dossier critique, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012.
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La conférence de Marcel Mauss sur les "Techniques du corps" (1934) est l’un des textes |
Gisel P., Du religieux, du théologique et du social. Traversées et déplacements, Paris, Cerf, 2012.
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Cet ouvrage donne un aperçu des derniers travaux de l'auteur. Articulés à une mutation affectant le religieux au cœur du social occidental qui fait éclater les circonscriptions établies (philosophie, théologie, sciences des religions, sciences humaines), par-delà la diversité des héritages et des manières de considérer l'humain, ce qui le traverse, le mobilise et l'affecte. |
Mancini S., Faivre A. (éds.), Des Médiums. Techniques du corps et de l’esprit dans les deux Amériques, Imago, Paris, 2012.
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Peut-on agir sur le corps grâce à l’esprit ? Visionnaires et guérisseurs, les médiums, à l’inverse des idées communément répandues, l’ont toujours affirmé. Anthropologues, historiens des religions, philosophes ont observé sans a priori leurs pratiques à travers des lieux et des temps différents, et nous entraînent ici vers un étrange continent. Du chaman exerçant ses dons, au coeur de la violence urbaine de Mexico, aux cliniques spirites brésiliennes, inspirées d’Alan Kardec et fréquentées par toutes les classes sociales, le monde de l’Amérique du Sud reste empreint de croyances ancestrales vécues au quotidien. Plus au nord, nous croisons d’étonnantes figures, celle d’Andrew Jackson Davis, proche du magnétisme animal, ou celle de Leonora Piper qui, par ses dons de voyante, passionna le grand psychologue, William James. De nos jours, le spiritual healing connaît aussi un remarquable essor, et le bouddhisme Vipassana prend une large place dans la quête du mieux-être… L’armée américaine elle-même, dans un but |
Gisel P., Margel S. (éds.), Le croire au coeur des sociétés et des cultures, Brepols Publishers, Belgium, 2011.
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Le « croire » est ici abordé non d’abord comme assentiment ou adhésion à des représentations ou à des propositions, mais comme moment d’insertion et de pratiques effectives d’un sujet au cœur du social, sur fond d’indétermination. Et on l’aborde en sachant à la fois que le « croire » est marqué par une histoire occidentale qui a passé par le christianisme et qu’il se trouve centralement décalé ou mis en cause dans les mutations socioculturelles contemporaines. Le « croire » est en ce sens un bon indicateur – parmi d’autres – de ce qui arrive aujourd’hui à nos sociétés en Occident. Issu d’un colloque organisé sous les auspices conjoints de l’École pratique des hautes études et de l’université de Lausanne, ce volume se dispose selon trois parties. L’une de décentrement, passant par l’Antiquité gréco-romaine, le confucianisme, le judaïsme et l’islam ; la deuxième d’histoire, attentive aux différences qui y sont inscrites et non sans lien aux données sociales ; la troisième ouvrant, à partir de réalités contemporaines, des perspectives plus délibérément réflexives. |
Le déni de l'excès, textes réunis et présentés par Pierre Gisel et Isabelle Ullern-Weité, Paris: Editions Hermann, 2011.
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L’Europe n’en a pas fini avec la sécularisation. En reprendre aujourd’hui le constat exige cependant d’en changer la configuration. Telle est la proposition de cet ouvrage, bâti en dialogue : il a pris des années et plusieurs voix ont accepté, en pluralité, d’y contribuer. Le rapport au contemporain requiert de déplacer les appuis de la pensée et de son effectivité sociale ou culturelle. Pour prendre en compte une nouvelle civilité des intelligences, une pluralité foncière et les opacités vives des corps-sujets dont s’empare inlassablement la pensée. En demeurant dans les conditions « postmétaphysiques » de la connaissance, mais sans déni porté sur les conditions socioprofessionnelles effectives de la vie intellectuelle. C’est qu’il convient de ne plus séparer la réflexivité de la socialité, sans qu’on en soit pour autant réduit à l’éthique ; et de voir que circonscrire l’espace public comme espace privé de toute conviction sensible se « venge ». Sur ce lieu, la posture des sciences humaines et sociales demeure un enjeu décisif de démocratie réelle. |
Gisel P., Traiter du religieux à l'Université, Editions Antipodes, 2011.
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Traiter du religieux à l’Université; le gérer en société contemporaine: deux registres différents, mais mêmes changements, et mêmes difficultés. |
Bize L., Gregorio F., Guerid S., Hostettler A., Indermuhle C., Walter T. (éds.), David Dunn, Extractions des espaces sauvages. Cybernétique de l’écoute, écologie sonore. Textes 1981-2011 (traduit de l'américain), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2011.
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L’insecte perçoit-il les sons qui sortent de ce grand orifice aux modulations étranges qui, pour nous, est une bouche humaine ? Que dit l’oiseau moqueur lorsqu’il imite le son du trafic urbain ? Qu’entend l’écureuil lorsque tombe un arbre dans une forêt, sans qu’aucune oreille humaine n’en perçoive le fracas ? La musique n’est-elle qu’une production humaine ? L’enjeu du « musical » demeure-t-il encore pertinent lorsque la technologie et l’art sonore placent l’auditeur humain en contact avec les sons émis par une forêt agonisante ? David Dunn, né à San Diego en Californie en 1953, est compositeur en art sonore et spécialiste d’écologie acoustique. Il est avant tout connu pour ses contributions fondamentales au domaine de la musique environnementale. En croisant les ressources de la cybernétique, de l’écologie radicale et de la musicologie contemporaine, David Dunn a tenté de penser et d’expérimenter une nouvelle cartographie des espaces acoustiques. Edité par Lionel Bize, Francesco Gregorio, Samia Guerid, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Thibault Walter. Traduit de l'américain par Lionel Bize, Francesco Gregorio, Samia Guerid, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, André Ourednik et Arno Renken. |
Bornet P., Rites et pratiques de l’hospitalité. Mondes juifs et indiens anciens, Franz Steiner Verlag, 2010.
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Qui invite-t-on et qui n’invite-t-on pas chez soi ? De qui peut-on accepter l’hospitalité ? Quels marqueurs rituels jalonnent de telles occasions ? Que nous enseignent ces éléments pour l’histoire des sociétés anciennes ? Par une étude comparée de textes issus des mondes juifs et indiens anciens (littérature rabbinique / traités de dharma), le présent ouvrage apporte des éléments de réponse à ces différentes questions. L’examen indépendant de ces deux cas montre que l’hospitalité constitue une institution aussi sensible que cruciale, située au centre de « réseaux d’alliance qualifiés ». D’un point de vue d’histoire des religions, des valeurs essentielles, telles que la préservation du savoir traditionnel ou le respect des hiérarchies sociales lui sont inextricablement liées. L’hospitalité constitue ainsi un « rituel domestique » qui reflète et renforce une notion de communauté religieuse au travers de pratiques relevant de la sphère privée, et qui est susceptible de se substituer à d’autres types de rituels plus élaborés.
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Mobio F., Santa Muerte. Mexico, la Mort et ses dévots, Paris : Éditions Imago, 2010.
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Quatrième de couverture : |
Hostettler A., Indermuhle C., Walter T. et Wiser A. (éds.), Michael Gendreau, Parataxes. Fragments pour une architecture des espaces sonores (traduit de l'américain), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2010.
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«Toutes les structures sur la surface de la terre vibrent, rien n’est en repos. Chaque lieu, chaque bâtiment vibre d’une manière différente, en fonction des matériaux, des dimensions, des différents composants constitutifs et des sources d’énergie environnantes. Chaque bâtiment parle un langage unique». Edité par Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Thibault Walter et Antonin Wiser. Traduit de l'américain par Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Gaspard Turin et Antonin Wiser. |
Gisel P. (éd.), Les constellations du croire, Genève : Labor et Fides, 2009.
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Croire ou ne pas croire : personne n’échappe aujourd’hui à cette interrogation censée définir l’adhésion personnelle ou non au religieux, aux valeurs, aux représentations collectives. Il y a une manière occidentale de croire, traversée par ailleurs de multiples contradictions ; il y en a d’autres, antiques, orientales ou post-modernes. Croire recouvre tout un univers de significations contrastées, et cet ouvrage collectif s’attache à définir quelques constellations à l’intérieur desquelles le terme inscrit ses ambivalences. Chez Thomas d’Aquin ou Luther, dans son articulation au savoir, aux croyances, à la transcendance ou à la mort de Dieu, les déclinaisons du « croire » offrent une autre manière de comprendre les croyances, par delà leurs oppositions ou les tentatives traditionnelles du dialogue interreligieux. |
Gregorio F., Indermuhle C. et Walter T. (dir.), GX Jupitter-Larsen, Saccages. Textes 1978-2009 (traduit de l'américain), Paris, Van Dieren (collection Rip on/off), 2009.
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« Comment faire subir à la littérature ce que la noise a fait subir au son ? J’ai voulu pour mes écrits le même genre de fanatisme esthétique que la noise exige ; j’ai voulu accomplir dans le langage la même beauté grossière obtenue par le son amplifié de l’érosion. La majeure partie de mon oeuvre sonore a donc consisté en l’amplification d’égrènements et de broiements […]. Édité par Francesco Gregorio, Christian Indermuhle et Thibault Walter. Traduit de l’américain par Francesco Gregorio, Antoine Guex, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Boris Vejdovsky et Antonin Wiser. |


















