Mathys Alexandre


 

« LA DIPLOMATIE DU POING » L’arrivée du kung-fu en Afrique : stratégies individuelles ou soft power

 

Le gouvernement chinois tente, depuis une quinzaine d’années, de reprendre le contrôle de son image auprès de la scène internationale, notamment à travers de gros moyens investis dans la diplomatie culturelle. Parmi les éléments de la culture chinoise mis en avant et diffusés, nous pouvons observer une réappropriation de l’engouement spontané́ que suscitait les arts martiaux chinois depuis longtemps à l’étranger.

 

Cette manifestation de ce soft power à la chinoise s’articule par exemple à travers la circulation d’un grand nombre d’étudiants ayant accès à des cursus universitaires en Chine grâce à des bourses du gouvernement. C’est dans cette même dynamique que la RPC communique aussi aujourd’hui sur l’engouement que suscite les arts martiaux chinois un peu partout, surmédiatisant les évènements nationaux et internationaux relatifs à ces derniers et facilitant la mobilité́ vers la Chine pour les pratiquants ou les futurs pratiquants désireux de se former ou de se perfectionner.

 

Voulant mettre en lumière les mécanismes fins qui sont à l’œuvre dans le cadre de cette diffusion des arts martiaux chinois, notamment en Afrique, nous chercherons à démontrer comment ce soft power chinois s’inscrit dans des stratégies complexes faisant intervenir une diversité́ d’intérêts en Chine et à l’étranger. L’objectif de ce travail sera aussi d’éclairer les stratégies multiples et souvent locales de réappropriation du soft power chinois.

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