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Sciences de l'Antiquité et Archéologie, Histoire, Histoire de l'art, Cinéma

CLIVAZ Claire, MEIZOZ Jérôme, VALLOTTON François, VERHEYDEN Joseph (éds), en collaboration avec BERTHO Benjamin, Lire demain. Des manuscrits antiques à l'ère digitale, Lausanne, Presses Polytechniques et universitaires romandes, 2012, 212 pages.

 

ISBN 978-2-88074-958-3

Des chercheurs de différents horizons réfléchissent à la transformation en cours des supports scientifiques et de leurs techniques de recherche. Plus généralement, ils envisagent les modes de lecture/écriture émergents, liés à l’évolution de l’internet et aux technologies de lecture digitale. Cet ouvrage propose un tour d’horizon de l’histoire de la lecture et des littératies, c’est- à-dire des diverses formes du «savoir-lire», ainsi qu’une large réflexion épistémologique sur les nouvelles formes de communication savante engendrées par la révolution de la dématérialisation de la lecture. Une version ebook propose une publication élargie, enrichie de différents liens multimédia, regroupant toutes les conférences du premier colloque lausannois sur les Humanités Digitales.

Le volume est également disponible sous un format eBook avec un contenu substantiellement augmenté (794 pages), des hyperliens et un renvoi aux vidéos des conférences.

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FACHARD Sylvian, La défense du territoire. Etude de la chôra érétrienne et de ses fortifications, ERETRIA XXI, Fouilles et recherches, publication de l'Ecole Suisse d'Archéologie en Grèce, Gollion, Infolio éditions, 2012, 358 pages.

 

ISBN 2-88474-406-5

Au-delà des murailles de la ville, la cité d'Érétrie englobait l'un des plus vastes territoires du monde grec. Espace agricole et économique essentiel à sa subsistance, l'«Érétriade» devait aussi être défendue. Les prospections ont permis de mieux saisir l'empreinte de l'homme dans le paysage antique et de localiser une trentaine de fortifications, principalement occupées entre les Ve et IIe siècles av. J.-C., à une époque où l'exploitation des terres connaît son apogée.
L'analyse de ces vestiges révèle que le maintien de la sécurité reposait essentiellement sur un réseau d'habitats fortifiés (dèmes et komai), dont certains pouvaient accueillir une garnison. Toujours placés à bonne distance de la ville et à intervalles plus ou moins réguliers au sein du territoire, ces sites fortifiés protégeaient les habitants et leurs biens, offraient des lieux sûrs pour entreposer les récoltes et abriter les animaux, tout en permettant aux populations des alentours d'y trouver refuge. Les fortifications rurales témoignent de l'insécurité et des violences auxquelles fut confrontée l'Érétriade au cours de sa longue histoire.
La carte archéologique du territoire d'Érétrie présentée ici rassemble tous les sites connus et s'enrichit du résultat de prospections et de fouilles récentes. Elle offre un état de la question sur le réseau routier, les frontières, la population et les ressources agricoles. Richement illustré, le catalogue des fortifications est accompagné de plans et de relevés inédits. Dépassant le cadre de la géographie historique, l'auteur appréhende la cité dans sa globalité et son évolution au cours du temps. Ses conclusions débordent des frontières de l'Érétriade et apportent un éclairage nouveau sur la défense des territoires dans la Grèce des cités.

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LUGON Olivier (dir.), Exposition et médias: photographie, cinéma et télévision, Lausanne, Editions L'Age d'Homme, 2012, 388 pages.

 

ISBN 978-2-8251-4230-1

Dès le XIXe siècle, deux grands canaux de mise à disposition visuelle des objets du monde se développent simultanément: l’exposition d’une part, les mass media de l’autre, avec l’essor successif de la photographie, de la presse illustrée, du cinéma, puis de la télévision et des supports électroniques.

Alors qu’on aurait pu imaginer que ces médias, par l’infinie disponibilité des images qu’ils offrent, rendent rapidement obsolète l’exposition, il n’en a rien été. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a cessé de vouloir se déplacer pour se rapprocher physiquement et collectivement d’objets ou d’images dont la reproduction est aisément disponible par ailleurs. Mieux, les médias mêmes qui auraient pu supplanter l’exposition se sont retrouvés incorporés à elle, jusqu’à en constituer un élément essentiel. Leur présence s’y est révélée très diverse: envahissant les foires industrielles ou les Expositions universelles aussi bien que les musées d’art, ils ont pu y être exhibés autant comme merveilles technologiques, objets de contemplation que purs canaux d’information, oscillant ainsi en permanence entre deux statuts bien différents: celui de l’œuvre et celui de la vitrine, du tableau et de la cimaise – du «média servi» et du «média servant». Au moment où photographie, cinéma et vidéo sont désormais acceptés de plein droit dans le champ de l’art et semblent ne plus poser de questions quant à la nature complexe de leur mise en jeu, le présent volume revient sur la riche histoire de cette médiatisation des médias qu’a constitué l’exposition aux XIXe et XXe siècles. Il étudie les échanges fructueux autant que les tensions qu’a pu engendrer leur rencontre – entre exhibition des appareils et sacralisation des seules images, attraction de masse et muséification, force de l’événement singulier et objet reproductible, expérience collective et atomisation potentielle de la réception.

Illustré de quelque cent vingt images le plus souvent inédites, l’ouvrage réunit treize contributions de spécialistes de tous bords, historiens de l’art, de la photographie, du cinéma ou des médias, chercheurs universitaires ou responsables de musées. Interrogeant des objets si variés que le photomural, l’étalagisme appliqué aux appareils médiatiques, l’exhibition publique de la télévision ou la multiprojection, tous examinent le discours produit par les dispositifs de monstration de l’image technique.

Ils esquissent par là une histoire de l’exposition aux XIXe et XXe siècles qui non seulement révèle la richesse des modes de présentation développés pour chacun de ces médias, mais rappelle également la diversité des acteurs et réseaux impliqués, l’importance des déterminations économiques, techniques et idéologiques, et la porosité que le recours aux moyens de communication de masse n’a pas manqué d’encourager entre présentations artistiques et démonstrations commerciales ou techniques.

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TOMASI Michele, L'arte del Trecento in Europa, Piccola Biblioteca Einaudi Mappe Arte, Torino, Giulio Einaudi editore, 2012, 264 pages.

ISBN 978-8-80-620504-1

Il Trecento fu un secolo di notevoli cambiamenti nell'arte europea, molti dei quali destinati a un grande avvenire: se il ritratto inteso in senso moderno è in fase embrionale, un nuovo interesse per la natura prepara il terreno alla rappresentazione del paesaggio. La progettazione urbana acquista un'importanza fino ad allora sconosciuta, mentre si fa strada un concetto diverso del mestiere d'artista, da cui scaturirà la nostra idea di genio creatore. Nuovi committenti e acquirenti avanzano sulla scena, richiedendo la realizzazione tanto di oggetti originali quanto di temi inediti. Nuovi centri artistici s'impongono, come Avignone, Barcellona, Praga, Vienna.
Abbracciando in uno sguardo unitario buona parte del continente europeo, questo volume offre alcune chiavi di lettura per decifrare i capolavori di un'epoca di sfolgorante varietà, prestando particolare attenzione agli uomini e alle donne che hanno fabbricato, usato, osservato le opere d'arte. Artisti ancor oggi celebri, come Giotto o Giovanni Pisano, o straordinari maestri ormai anonimi, sovrani o suore, vescovi o mercanti vollero gli edifici, le sculture, i dipinti, ma anche gli oggetti preziosi - arazzi e ricami, avori e oreficerie - che ancora ci parlano dei loro bisogni, desideri, paure e convincimenti, continuando a suscitare la nostra ammirazione.

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ROMANO Serena, Il Duecento e la cultura gotica (1198-1280 ca.), Volume V del Corpus, La Pittura Medievale a Roma: 312-1431, Milano, Jaca Book, 2012.

 

ISBN 978-88-16-60375-2

La centralità di Roma, il suo ruolo fondamentale per gli svolgimenti della cultura di età gotica in Italia, la sua funzione di melting pot tra il nord Europa e il Mediterraneo, e infine il suo peso per la "rivoluzione del 1300" e per la formazione di Giotto: sono i temi che motivano la discussione sul Duecento romano, il secolo che ha visto più novità e scoperte durante il Novecento, e che continua in questi anni ad apparire come una sorta di inesauribile vaso di Pandora, la cui abbondanza speriamo di mostrare in questo volume.

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BURGUNDER Pascal (éd.), Etudes pontiques. Histoire, historiographie et sites archéologiques du bassin de la mer Noire, Etudes de lettres 2012/1-2, Lausanne, 2012, 366 pages.

 

ISBN 978-2-940331-27-7

L’espace qui s’offre aux Grecs lorsqu’ils franchissent le détroit du Bosphore est celui d’un continent maritime. Ils en explorent les rivages et dressent bientôt la carte d’une mer devenue familière : le Pont-Euxin. A notre tour d’en prospecter le littoral ! Au cours de l’automne 2009, l’Université de Lausanne accueillait en ses murs archéologues et historiens pour une série de conférences dédiées à cette région captivante du monde antique. Le présent volume réunit leurs contributions. On y traite de l’histoire du royaume du Bosphore Cimmérien, de questions d’historiographie touchant une aire géographique s’étendant du Pont-Euxin à l’Oxus, enfin de sites archéologiques du Pont occidental et septentrional.

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MÄUSLI Theo, STEIGMEIER Andreas et VALLOTTON François (dir.), La radio et la télévision en Suisse. Histoire de la Société suisse de radiodiffusion et télévision SSR de 1983 à 2011, Baden, hier + jetzt, Verlag für Kultur und Geschichte, 2012, 512 pages.

 

ISBN 978-3-03919-216-8

L'histoire de la SSR depuis la libéralisation du marché des médias en 1983: nouveaux programmes, nouveaux formats, nouvelles technologies. Le troisième volume de la trilogie sur la radio et la télévision en Suisse retrace l'évolution de la SSR ces trente dernières années. Confrontée à une concurrence domestique, la SSR doit ajuster son offre aux besoins du public. Les technologies numériques lui permettent d'enrichir et de diversifier ses programmes.
 

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TOMASI Michele, Le arche dei santi. Scultura, religione e politica nel Trecento veneto, Etudes lausannoises d'histoire de l'art 13, I libri di Viella. Arte, Roma, Viella, 2012, 344 pages. 

 

ISBN 9788883347252 

Un numero eccezionale di sepolcri monumentali in onore di santi e beati è stato costruito nel Trecento nelle regioni che affacciano sull’Adriatico settentrionale, tra Romagna, Veneto, Friuli, Istria e Dalmazia. Imponenti e vistose, preziose per l’impiego di marmi pregiati e la qualità delle loro sculture, queste opere testimoniano di un dinamismo spirituale e artistico che in questo campo non ha equivalenti in Italia, se non in Toscana.

Scritto da uno storico dell’arte, ma pensato più largamente per chi s’interessa alla storia, il volume propone per la prima volta un’analisi globale di queste creazioni, attenta non solo alle forme e all’iconografia, ma anche alle funzioni, ai contesti fisici e mentali, alle intenzioni dei committenti, alle vicissitudini secolari.

Luogo privilegiato del contatto con il corpo del santo e con la sua virtus taumaturgica, questi monumenti ebbero un’importanza cruciale per i loro contemporanei. Gestirne la produzione, definirne l’aspetto, la collocazione e quindi l’accessibilità, significava controllare l’accesso al santo e orientarne la percezione, e detenere dunque la possibilità di esercitare una forma particolarmente forte e complessa di dominazione simbolica. In questo senso, i sepolcri dei santi costituiscono un osservatorio di prim’ordine per osservare in azione, con i loro interessi variegati, ora convergenti, ora conflittuali, i diversi attori – membri del clero secolare o regolare, autorità politiche, comunità urbane – che hanno scritto la storia politica, religiosa e culturale del Trecento veneto.

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TOMASI Michele (dir.), L’art multiplié. Production de masse, en série, pour le marché dans les arts entre Moyen Age et Renaissance, I libri di Viella. Arte, Roma, Viella, 2011, 130 pages.

 

ISBN 978-8-88334-633-0

Longtemps les œuvres d’art du Moyen Âge ont été placées sous le signe de l’anonymat, jusqu’à ce que, ces dernières décennies, cette perception ait été balayée par une vague de recherches qui ont rendu aux acteurs de la création artistique médiévale, artistes ou commanditaires, leur individualité. On a moins considéré les œuvres qui sont le fruit d’une production structurée afin de proposer à une masse essentiellement anonyme d’acheteurs des objets relativement standardisés. Les productions de ce type sont pourtant susceptibles de nous renseigner sur l’économie des biens de luxe tout aussi bien que sur la mentalité des larges pans de la société auxquels elles étaient destinées.

Les contributions ici réunies se proposent d’éclairer ce domaine crucial quoique méconnu. Du Xe au XVIe siècle, de l’Angleterre, aux Flandres, au Midi de la France, de la peinture à la broderie ou à l’illustration du livre en passant par les tissus, l’orfèvrerie et la sculpture, les textes embrassent des domaines très divers, en s’interrogeant sur les matériaux utilisés et sur les modalités d’approvisionnement, sur les processus de production et sur l’organisation du travail, sur les choix typologiques et iconographiques, sur les stratégies de commercialisation. Ils offrent ainsi une approche unitaire et variée à un phénomène essentiel de l’art entre Moyen Âge et première Renaissance.

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FOLETTI Ivan, Da Bisanzio alla Santa Russia. Nikodim Kondakov (1844-1925) e la nascita della storia dell’arte in Russia, I libri di Viella. Arte, Roma, Viella, 2011, 288 pages.

 

ISBN 978-8-88334-643-9

Questo libro è una vera avventura biografica: traccia la storia della vita e dell’opera di Nikodim Kondakov, pioniere degli studi tardo antichi e bizantini nell’Europa orientale prima e dopo la Rivoluzione russa; ne segue le vicende complesse e drammatiche, dalle origini modeste agli studi, alla fondazione geniale di un intero e innovatore campo di studi: la pionieristica e precocissima storia dell’arte in Russia; alla carriera, luminosa e fortunatissima, e poi ai traumi della rivoluzione, alla vita raminga, alla precarietà e alla dipendenza dai committenti.

Attraverso e nonostante queste fasi drammatiche, che sono fasi della storia, e fasi della vita dello studioso, gli studi di Kondakov disegnano una vasta geografia della cultura tardoantica e medievale tra il Mediterraneo e gli Urali; toccano orizzonti lontani, da cui si intravedono le migrazioni dei popoli asiatici e la nascita composita dell’Europa medievale con i suoi valori cristiani; percorrono i tragitti della storia servendosi delle tracce visive lasciate dal passato, dagli oggetti, e dai monumenti. Ricostruire le vicende biografiche ed esistenziali di Nikodim Kondakov è un complemento indispensabile alla comprensione di una fase critica fondatrice della storia dell’arte e anche, più in generale, della storia della Russia e dei paesi che lo studioso attraversò nella sua lunga e tormentata vita.

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HEGER-ÉTIENVRE Marie-Jeanne et POISSON Guillaume, Entre attraction et rejet : deux siècles de contacts franco-suisses (XVIIIe-XIXe s.), Paris, Michel Houdiard éditeur, 2011, 168 pages

 

ISBN 978-2-35692-068-3

La Confédération suisse reste un pays mal connu des Français, alors même que la France entretient avec lui, depuis le XVIe s., des liens politiques, économiques et culturels étroits. Partant du constat que cette méconnaissance allait de pair chez les Français avec l’existence de sentiments contradictoires envers les Confédérés et que ceux-ci, de leur côté, nourrissaient pour leurs voisins d’outre-Jura des sentiments analogues, les initiateurs du colloque franco-suisse tenu à l’Université du Maine en octobre 2009 se proposèrent de remonter le cours de l’histoire, d’où l’intitulé de cette rencontre, Entre attraction et rejet : deux siècles de contacts franco-suisses (XVIIIe-XIXe s.). A l’intérieur du cadre chronologique retenu, neuf contributions décrivent les manifestations croisées de ce mélange de fascination et de répulsion, caractéristique des relations franco-suisses, et tentent d’en analyser les ressorts. Trois thématiques retiennent successivement l’attention: l’histoire politique et diplomatique entre Révolution helvétique et Restauration, le voyage en Suisse, le choc des caractères nationaux. Emanant d’historiens et de spécialistes de littérature venus, à parts égales, d’universités suisses et d’universités françaises, les textes réunis ici associent regard extérieur et perception endogène.

Marie-Jeanne Heger-Etienvre, professeur émérite à l’Université du Maine, consacre ses recherches à l’histoire intellectuelle et culturelle de la Suisse (XVIIIe-XXe s.).

Guillaume Poisson, bibliothécaire-documentaliste scientifique à l’Institut Benjamin Constant (Lausanne) et assistant à la section d’histoire de l’Université de Lausanne, prépare une thèse de doctorat en histoire moderne aux universités de Lausanne et du Maine.

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COLLECTIF, Faire parler les murs: papiers peints in situ. Actes du colloque de Prangins 18-20 novembre 2010, Revue suisse d'art et d'archéologie 2011/2-3, Zurich, 2011.

 

A l’occasion de l’exposition Papiers peints, poésie des murs - les collections du Musée national suisse (2010-2011), le Château de Prangins a organisé un colloque en collaboration avec la section d’histoire de l’art de l’Université de Lausanne. Cette rencontre avait pour but de réfléchir aux enjeux de l’étude et de la conservation des papiers peints in situ. En effet, grâce aux travaux des historiens, des historiens de l’art et des restaurateurs, la connaissance de l’histoire du papier peint a fait, depuis une quarantaine d’années, de grands progrès. Après s’être longtemps concentré sur la seule approche stylistique, on s’intéresse désormais à toutes les étapes de la conception, de la réalisation et de la commercialisation du papier peint. Autrement dit, on tend à replacer l’objet dans son contexte.

Comment faire «parler» de façon pertinente ces ensembles? Que nous apprend l’étude des papiers peints in situ? Quelles sont les difficultés auxquelles se heurtent les chercheurs, conservateurs des monuments historiques et restaurateurs confrontés au papier peint sur le mur? Autant de questions abordées lors du colloque et dont rendent compte les actes publiés dans la Revue suisse d'art et d'archéologie (2011/2-3).

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ALBERA François et TORTAJADA Maria (dir.), Ciné-dispositifs. Spectacles – cinéma – télévision – littérature, Lausanne/Paris, Editions L'Age d'Homme, 2011, 384 pages

ISBN 978-2-8251-4187-8

Ciné-dispositifs. Spectacles – cinéma – télévision – littérature entreprend de «faire le point» sur la question des dispositifs de vision et d’audition: de l’émergence de la notion dans le champ des études cinématographiques (à la fin des années 1960) à l’usage plus restreint, plus technique et descriptif qui lui a succédé et à celui, à l’inverse, d’une tout autre ampleur qu’a élaboré, parallèle­ment, Michel Foucault à partir de Surveiller et punir, comme à son «déplace­ment», enfin, en littérature, dans l’art (l’installation en particulier).

Mais Ciné-dispositifs entend aussi confronter des approches et surtout des perspectives dans le contexte de la généralisation des nouvelles technologies, de l’ère numérique et de l’apparition de nouvelles approches théoriques de ces phénomènes, de nouveaux modèles de connaissance généralement situées dans le champ des médias. En 1972 «le dispositif» était lié à un modèle de cinéma et de film correspondant à l’âge «classique» du médium. Les théoriciens du «dis­positif» entendaient déconstruire l’effet-cinéma en s’intéressant au spectateur, à la place qui lui est assignée, au rapport projectif qui est le sien avec l’écran. Cependant les études historiques sur le cinéma des vingt premières années ont fait apparaître un autre modèle de cinéma et de film qui a rendu attentif à une diversité des modalités spectatorielles. Le contexte des nouvelles technologies a encore déplacé les frontières et les espaces du «cinéma». La séquence (non achevée) des recherches sur le «cinéma des premiers temps» a sans aucun doute préparé les chercheurs à appréhender la situation présente, car, cela a été dit plus d’une fois, elle offre plus d’un trait en commun avec celle des débuts du cinéma (hétérogénéité, intermédialité, attractionnisme, caractère «non fini», variabilité dans la réception, etc.). Mais les processus de remédiation, les transferts technologiques ou de modélisation d’un média à l’autre, les nou­veaux partages et les différentes inclusions réciproques dessinent une nouvelle cartographie à laquelle doit se mesurer l’approche «en dispositifs»: loin de la rendre caduque, elle lui assigne de se complexifier à son tour et d’élaborer ses analyses et ses méthodes.

Venus des Etats-Unis, du Québec, des Pays-Bas, de France et de Suisse au gré d’un colloque et de conférences organisées à l’Université de Lau­sanne entre 2008 et 2011, les contributeurs de Ciné-dispositifs proposent ici une programmatique des dispositifs, une réflexion sur leur problématique et des investigations historiques, des études concrètes.

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COLLECTIF, Autour d’Elephant de Gus Van Sant, Décadrages. Cinéma à travers champs 19 - automne 2011, Lausanne, 2011, 144 pages

 

Le dossier de ce numéro est dédié à un seul film, Elephant, réalisé en 2003 par le cinéaste américain Gus Van Sant dont le dernier opus, Restless, sort en salles ces temps-ci. Elephant est abordé sous toutes ses coutures: dans sa structure narrative, son agencement de points de vue, ses partis pris esthétiques, sa bande-son, les représentations genrées qu’il véhicule et, plus généralement, dans les diverses traditions culturelles qu’il convoque. Il est par ailleurs mis en lien avec d’autres films (Bowling for Colombine, Orange mécanique, Elephant d’Alan Clarke, d’autres œuvres de Van Sant, …) et «cartographié» – car la question de l’espace y est centrale – dans le contexte médiatique contemporain, en particulier à travers ses emprunts aux jeux vidéo. Les différentes études de ce dossier, multipliant les approches comme Van Sant varie les regards, permettent de montrer la richesse de ce film et son intérêt par rapport aux discours d’aujourd’hui sur le cinéma, à l’ère des «nouveaux médias».

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COLLECTIF, Jésus en représentations. De la Belle Epoque à la postmodernité, sous la direction d'Alain Boillat, Jean Kaempfer et Philippe Kaenel, édité par Nathalie Dietschy avec la collaboration de Pierre Gisel et Valentine Robert, Gollion, Infolio, 2011, 456 pages.

 

ISBN 978-2-88474-497-3

Jésus en représentations réunit des auteurs appartenant à divers domaines: littérature, histoire de l’art, cinéma, photographie, théologie, etc. Au XXe siècle, la figure du Christ est au centre de débats idéologiques et culturels particulièrement intenses. Figure héroïque ou de dérision, magnifiée ou défigurée, elle intéresse des personnalités aussi diverses que le cinéaste Griffith, les peintres Redon ou Rainer, des écrivains comme Malraux, des photographes tel Day ou Ohlson, des auteurs de bande dessinée comme Bidot.

Sous la direction de Alain Boillat, Jean Kaempfer et Philippe Kaenel, respectivement professeurs d’histoire et esthétique du cinéma, de littérature française et d’histoire de l’art à Université de Lausanne.

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GANGLOFF Anne (dir.), Médiateurs culturels et politiques dans l'Empire romain. Voyages, conflits, identités, coll. de l'archéologie à l'histoire, Paris, De Boccard, 2011, 198 pages.

 

978-2-7018-0295-4

La notion de «médiateurs» est moderne, mais elle apparaît néanmoins comme un objet et un outil de recherche intéressants pour d'autres périodes que la nôtre, car un «médiateur» est plus qu'un lien ou un intermédiaire passif. Par sa position médiane, le médiateur exerce une action susceptible d'opérer des échanges entre plusieurs cultures, ou bien de construire un dialogue entre plusieurs groupes sociaux ou politiques et, le cas échéant, d'éviter un conflit. Nous avons ainsi souhaité appliquer cette notion au cadre de l'Empire romain, caractérisé par la diversité identitaire. Quelles étaient les figures de médiateurs culturels et politiques au sein de cet Empire? Pour quelles raisons certains voyageurs, intellectuels, athlètes et artistes, administrateurs, marchands etc., ont-ils été conduits à endosser ce rôle, consciemment ou inconsciemment? Quels étaient leurs rapports avec le pouvoir romain et leurs marges de manœuvre à l'égard des institutions? Quelle était l'efficacité de leur action? Pour répondre à ces questions et pour éprouver la pertinence de cette notion de «médiateurs», cet ouvrage réunit une série d'études portant sur différents types de médiateurs: «passeurs de culture», relais du pouvoir politique, acteurs de la régulation sociale et politique, que l'on peut trouver à l'œuvre dans l'Empire de Rome, entre le IIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle de notre ère. Ils sont analysés à partir de sources littéraires et épigraphiques.

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VERDAN Samuel, THEURILLAT Thierry and KENZELMANN PFYFFER Anne (eds), Early Iron Age Pottery: A Quantitative Approach. Proceedings of the International Round Table organized by the Swiss School of Archaeology in Greece (Athens, November 28-30, 2008), BAR S2254 2011, Oxford, 172 pages, illustrated throughout in black and white.

 

ISBN 9781407308210

Quantitative approaches in ceramology are gaining ground in excavation reports, archaeological publications and thematic studies. Hence, a wide variety of methods are being used depending on the researchers' theoretical premise, the type of material which is examined, the context of discovery and the questions that are addressed. The round table that took place in Athens on November 2008 was intended to offer the participants the opportunity to present a selection of case studies on the basis of which methodological approaches were discussed. The aim was to define a set of guidelines for quantification that would prove to be of use to all researchers.

Contents
Samuel Verdan, Introduction

Catherine Morgan, Isthmia and beyond. How can quantification help the analysis of EIA sanctuary deposits?

Michael Kerschner, Approaching aspects of cult practice and ethnicity in Early Iron Age Ephesos using quantitative analysis of a Protogeometric deposit from the Artemision

Ivonne Kaiser, Laura-Concetta Rizzotto and Sara Strack, Development of a ceramic cultic assemblage: Analyzing pottery from Late Helladic IIIC through Late Geometric Kalapodi

Sara Strack, 'Erfahrungsbericht' of application of different quantitative methods at Kalapodi

Birgitta Eder, The Early Iron Age sanctuary at Olympia: counting sherds from the Pelopion excavations (1987-1996)

Jean-Marc Luce, L'aire du pilier des Rhodiens à Delphes: Essai de quantification du mobilier

David A. Mitchell and Irene S. Lemos, A new approach in ceramic statistical analyses: Pit 13 on Xeropolis at Lefkandi

Vicky Vlachou, Households and workshops at Early Iron Age Oropos: A quantitative approach of the fine, wheel-made pottery

Stefanos Gimatzidis, Counting sherds at Sindos: Pottery consumption and construction of identities in the Iron Age

Jean-Sébastien Gros, Analyse quantitative du mobilier céramique des fouilles de Xombourgo à Ténos et le cas des supports de cuisson

Emanuela Santaniello, Defining a typology of pottery from Gortyn: The material from a pottery workshop pit

Antonis Kotsonas, Quantification of ceramics from Early Iron Age tombs

Xenia Charalambidou, Quantitative analysis of the pottery from the Early Iron Age necropolis of Tsikalario on Naxos

Vladimir Stissi, Finding the Early Iron Age in field survey: Two case studies from Boeotia and Magnesia

Samuel Verdan, Pottery quantification: Some guidelines

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COLLECTIF, Monuments vaudois N° 2, "Décors 1900", Lausanne, 2011.

 

 

Monuments vaudois fête déjà sa première année d’existence et son deuxième numéro! Le succès rencontré par la création de cette revue consacrée au patrimoine cantonal a encouragé et renforcé le comité dans sa volonté de diffusion large des connaissances.

Cette année, autour du thème des Décors 1900 notamment, des études historiques commandées par l’édilité sont à l’honneur, le comité cherchant à saluer l’implication indispensable des pouvoirs publics dans la documentation des édifices devant être restaurés; en outre, grâce aux patientes recherches de Catherine Schmutz, Julian James et Tamara Robbiani réalisées dans le cadre de mandats, deux peintres-décorateurs majeurs du début du XXe siècle, Otto Haberer et Marcel Chollet, sont enfin mieux connus. Le versant académique est présent via les deux contributions de Chloé Morend et de David Ripoll, présentées lors du colloque traitant d’architecture scolaire, organisé à l’Université de Lausanne en mars 2011. Wally De Marco livre quant à elle la part méthodologique de son mémoire de licence consacré à la ferronnerie lausannoise autour de 1900, alors que Karina Queijo fait part des premiers résultats des recherches liées à sa thèse de doctorat en cours... La science en pleine ébullition! Nous sommes aussi très heureux d’accueillir l’étude historique réalisée par Patricia Brand à partir d’une channe conservée au Musée d’Yverdon et région, ainsi que les articles sur l’actualité du patrimoine vaudois dus cette année à Monique Fontannaz, Fabienne Hoffmann, Martine Jaquet, Philippe Jaton, Anna Pedrucci, Alain Jouvenat-Muller et France Terrier. Les regards croisés de ces historiennes des monuments, archéologues et directrice-conservatrice de musée ne manqueront pas de mettre en relief des objets jusque-là discrets de notre patrimoine, et de faire connaître les mesures prises pour leur sauvegarde et/ou pour leur présentation au public.

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FRANZÉ Barbara, La pierre et l'image. L'église de Saint-Chef-en-Dauphiné, Paris, Editions A&J Picard, 2011, 278 pages.

 

ISBN 978-2708408777

L'église de Saint-Chef en Dauphiné est bien connue du public et des historiens de l'art pour les peintures murales romanes qui ornent plusieurs de ses chapelles, notamment la célèbre chapelle des «Anges», perchée à l'étage supérieur du transept nord: là apparaît toute une iconographie céleste centrée autour du Christ sauveur, de la Jérusalem eschatologique, de l'assemblée angélique et des saints. Pourtant, malgré son importance, l'église dauphinoise restait l'objet d'interprétations nombreuses et parfois contradictoires, tant du point de vue de la chronologie de sa construction que de celui de la signification des peintures. En proposant de nouvelles clés de lecture, cette monographie vise à résoudre les mystères d'un monument central du patrimoine médiéval français.

Barbara Franzé, docteur en histoire de l'art, enseigne à l'université de Lausanne. Ses recherches portent sur l'art roman français avec une attention particulière pour les peintures murales. En étudiant de manière systématique les monuments représentatifs de la période, l'auteur contribue à une meilleure compréhension d'un domaine parfois laissé en friche par la recherche. L'art de la Réforme et les relations entre l'image et le texte sont deux autres champs d'études privilégiés par l'auteur.

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COLLECTIF, La professionnalisation des métiers du patrimoine, RéseauPatrimoineS, Documents No 12, mai 2011, 72 pages.

Sommaire

Préface, par Anne Bielman

Approches transversales

Professionnalisation et patrimonialisation: deux phénomènes consécutifs, par Dave Lüthi
Histoire, archives, musées: des carrières féminines sous contrôle, par Corinne Dallera
Le public, les spécialistes, les médias: au service de quels patrimoines? par Leïla el-Wakil

Etudes de cas

Les collections géologiques du canton de Vaud, une longue histoire patrimoniale, par Gilles Borel
Les sciences de l’information documentaire: une formation professionnelle récente en pleine évolution, par Gilbert Coutaz
Les professions muséales aujourd'hui, par Marie Claude Morand
Parler de la même chose, si ce n’est de la même voix: spécialisation et polémique, par Christophe Amsler
L’historien-ne des monuments et l’archéologue du patrimoine bâti: bénévolat, métier, profession…, par Paul Bissegger
Moi vouloir être archéologue, par Michel E. Fuchs
Comment se former aux métiers des archives cinématographiques? par Caroline Fournier

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PIBIRI Eva, En voyage pour Monseigneur. Ambassadeurs, officiers et messagers à la cour de Savoie (XIVe-XVe siècles), Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, Quatrième série, tome XI, Lausanne, 2011, 677 pages.

ISBN 978-2-940066-10-0 

Du commandement de mon très redouté seigneur pour aller en ambassade. C'est en ces termes que les émissaires du duc de Savoie Amédée VIII (1391-1440) s'adressaient à leur prince lorsqu'ils étaient envoyés en mission: la charge d'ambassadeur résident n'existant pas encore, chaque négociation impliquait en effet un voyage.

Des simples messagers jusqu'aux ambassadeurs, cet ouvrage propose pour la première fois une histoire de ces hommes qui servaient leur maître en parcourant l'Europe, dans un rayon d'action s'étendant du Portugal à l'Ecosse et de la Hongrie à l'Egypte. Il offre une vision globale de leurs missions, en évoquant tant la préparation du voyage que les moyens de transport employés, les itinéraires suivis, les périls affrontés, les problèmes de logement et d'argent, voire même les curiosités «touristiques».

Négligés par les historiens - qui se sont focalisés sur la figure d'Amédée VIII et ses capacités de fin diplomate, notamment à l'occasion de sa médiation auprès des divers protagonistes de la guerre de Cent Ans - ces officiers voyageurs constituent un rouage fondamental de la politique internationale savoyarde.

Basé principalement sur l'exceptionnelle série de comptes déposée aux Archives d'Etat de Turin, ce livre démontre également comment Amédée VIII a organisé les voyages de ses officiers au niveau législatif, administratif, financier et pratique, afin d'en faire un instrument de pouvoir et de gouvernement aussi maîtrisé que performant.

Dépassant le cadre savoyard, cette étude replace le principat d'Amédée VIII et celui de son fils Louis (1440-1465) dans un contexte européen, en comparant leurs pratiques avec celles en vigueur dans les cours française, bourguignonne, anglaise et milanaise.

Eva Pibiri a fait ses études à l’Université de Lausanne, où elle est actuellement maître d’enseignement et de recherche en histoire médiévale. Ses travaux sont centrés sur l’histoire de l’éducation dans les pays romands au Moyen Age et sur la cour de Savoie aux XIVe et XVe siècles.

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DAUCOURT, Philippe (éd.), JACOT, Nicolas, LÜTHI, Dave, MAILLARD, Nadja, Maurice Vallat. Un architecte dans le Jura 1860-1910, Neuchâtel, Delibreo Editions, 2010, 128 pages.

 

ISBN 978-2-940398-13-3

Bien connu des spécialistes par les édifices remarquables qu’il laisse à Porrentruy et à Belfort notamment, l’architecte Maurice Vallat (1860-1910) compte parmi les constructeurs les plus importants de son temps dans le Jura. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, lié aux milieux bourgeois, patronaux et catholiques, il entame une carrière brillante, bien que courte, au service des élites de son pays natal.
On lui doit notamment des villas bourgeoises à Porrentruy et à Boncourt (Viatte, Pfister, Burrus), l’église de Bressaucourt, l’usine Condor à Courfaivre, l’Institut Bethlehem à Immensee, dans le canton de Schwytz, et le Grand-Hôtel du Tonneau d’Or à Belfort. L’œuvre de Vallat vaut par sa diversité et, surtout, par sa qualité. Habile praticien, il manie avec brio tant les matériaux que les styles architecturaux, avec une prédilection marquée pour l’éclectisme pittoresque, alors très en vogue en France. Vallat laisse une œuvre remarquable, à mi-chemin entre académisme et rationalisme, entre régionalisme et Art Nouveau. Grâce au présent ouvrage, elle est enfin présentée dans son ensemble et contextualisée, un siècle après la disparition de l’architecte.

Philippe Daucourt est urbaniste et architecte, et historien de ces deux disciplines (docteur ès sciences de l’EPFL).
Nicolas Jacot, né en 1981 à La Chaux-de-Fonds, est licencié en histoire de l’art à l’Université de Lausanne, ville dans laquelle il vit actuellement.
Dave Lüthi est professeur assistant en Histoire de l’architecture et du patrimoine à l’Université de Lausanne.
Nadja Maillard, docteure ès sciences de l’EPFL en histoire de l’architecture, adopte dans ses travaux une approche qui associe les méthodes développées par l’histoire et l’anthropologie.

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Les périodiques illustrés (1890-1940). Ecrivains, artistes, photographes, sous la direction de Philippe Kaenel, Gollion, Infolio éditions, 2011, 272 pages.

 

ISBN 978-2-88474-498-0

Les relations entre écrivains, journalistes, dessinateurs, illustrateurs ou photographes sont parfois complices, souvent conflictuelles. Elles se présentent de manière exemplaire à l’âge d’or des périodiques illustrés et des magazines (1880-1940). Les auteurs de ce volume sont des spécialistes issus des études littéraires (Évanghélia Stead, Hélène Védrine), de l’histoire de l’art (Luce Abélès, Laurence Danguy, Philippe Kaenel), de l’histoire (Laurent Bihl, Joëlle Beurier) ou de la sociologie (Gianni Haver). Autour des textes et surtout des images, ils jettent un éclairage neuf sur les dessinateurs de Montmartre, les journaux satiriques allemands, le monde des revues symbolistes et «décadentes», le rôle des photographes durant la Grande Guerre et leurs postures face à l’événement, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Philippe Kaenel est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université de Lausanne. Il a édité de nombreux ouvrages sur l’affiche, la critique d’art, la caricature, l’imagerie politique, la photographie et les relations entre médias, entre autres : Le métier d’illustrateur 1830-1880 (2004), Bédé, ciné, pub et art (2006), Les images en guerre (2007) ou Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923). L’œil de la rue, en 2008.

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OSTORERO Martine, Le diable au sabbat. Littérature démonologique et sorcellerie (1440-1460), Micrologus’ Library 38, Tavarnuzze, SISMEL - Edizioni del Galluzzo, 2011, 806 pages.

 

ISBN 978-88-8450-402-9

Au moment où débutent les chasses aux sorcières, dans la première moitié du XVe siècle, des écrits de différente nature décrivent les méfaits des sectes de sorciers et tentent d’expliquer la possibilité et la réalité de leurs actes afin de donner aux tribunaux d’inquisition ou aux justices séculières un cadre d’action acceptable. Les traités de démonologie, qui prennent leur essor au même moment, ne proposent pas seulement une réflexion sur la nouvelle croyance au sabbat des sorcières, mais ils s’efforcent aussi de rassembler tout le savoir relatif au diable et aux démons et à leur pouvoir d’action sur le monde et sur les êtres humains. Ils examinent les relations possibles entre les démons et les hommes dans le cadre de la sorcellerie, de la magie ou de la possession, tout en indiquant les moyens de se protéger des attaques démoniaques.

Les démonologues, experts dans la «science des démons», cherchent à insérer la croyance au sabbat dans le cadre traditionnel de la démonologie chrétienne, qu’ils contribuent à redéfinir. Leurs écrits, qui sont à la fois des synthèses et des œuvres de rupture, sont le produit d’une méthode intellectuelle pensée comme scientifique et rationnelle.

La présente étude est basée sur l’analyse thématique de plusieurs traités de démonologie inédits, parmi lesquels le Tractatus contra invocatores demonum, du théologien dominicain Jean Vinet (c. 1450), le Flagellum hereticorum fascinariorum de l’inquisiteur dominicain Nicolas Jacquier (1458), ainsi que le Flagellum maleficorum de Pierre Mamoris, professeur de théologie à Poitiers (avant 1462). Ces textes anticipent d’une trentaine d’années le contenu du fameux Marteau des sorcières (1486), considéré souvent à tort comme le premier traité du genre.

Martine Ostorero est docteur en histoire et enseignante à l’université de Lausanne (Suisse). Le présent ouvrage est issu de sa thèse de doctorat soutenue en 2008 à la Faculté des lettres de l’université de Lausanne.

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La diplomatie par le livre. Réseaux et circulation internationale de l'imprimé de 1880 à nos jours, sous la direction de Claude Hauser, Thomas Loué, Jean-Yves Mollier et François Vallotton, Paris, Nouveau Monde Editions, 2011, 486 pages.

 

ISBN 978-2-84736-541-2

Depuis les années 1870 et l’apparition d’une authentique diplomatie culturelle dans le monde, le livre constitue l’un des vecteurs privilégiés pour affirmer le prestige national ou exercer une influence sur l’opinion de pays tiers. Relais de la politique extérieure de certains États, outil de propagandes particulièrement élaborées, il est utilisé comme instrument des échanges internationaux et, plus largement, comme vecteur d’acculturation.

Comment les appareils de diplomatie culturelle sont-ils apparus? Peut-on dégager certaines spécificités nationales quant à leur nature et à leur organisation? Quels sont les acteurs mais aussi les instruments de ces échanges? Et quelle place y occupe plus spécifiquement le livre, qu’il s’agisse de campagnes de distribution de volumes, de soutien à certaines entreprises éditoriales, ou encore de la mise en œuvre de politiques de promotion de la langue ou de mise en valeur de certains pans du patrimoine littéraire national? Si la paix n’est que la continuation de la guerre par d’autres moyens (Clausewitz), l’imprimé n’a-t-il pas été, avant Internet, le moyen le plus sophistiqué pour assurer la suprématie culturelle des États les plus dominateurs?

Telles sont quelques-unes des principales questions abordées dans cet ouvrage collectif qui, par ses objectifs, se situe à la croisée de l’histoire des relations internationales et de l’histoire du livre et de l’édition.

Claude Hauser est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Fribourg (Suisse). Il s’est spécialisé dans le domaine de l’histoire politique et culturelle suisse et dans celui des relations culturelles internationales.

Thomas Loué est maître de conférences à l’université de Strasbourg. Spécialiste de l’histoire intellectuelle, des intellectuels et des revues, il travaille actuellement à une biographie de Ferdinand Brunetière.

Jean-Yves Mollier est professeur d’histoire contemporaine, directeur de l’École doctorale «Cultures, Régulations, Institutions, Territoires» à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et auteur de très nombreux ouvrages sur l’histoire du livre, de l’édition et de la lecture aux XIXe et XXe siècles.

François Vallotton est professeur d’histoire contemporaine et directeur du Centre des sciences historiques de la culture à l’université de Lausanne. Ses champs de recherche sont l’histoire des médias ainsi que l’histoire culturelle et intellectuelle de la Suisse.

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