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Pourquoi la réforme?

L’auto-évaluation de la Faculté des lettres en 2007/2008 a mis en évidence qu’il existe un nombre trop important de plans d’études pour les cursus de Bachelor et de Master issus de la réforme de Bologne de 2005. Cette profusion de plans d’études non seulement nuit à l’intelligibilité de la structure et du fonctionnement des études en Lettres, mais encore engendre des lourdeurs administratives dont souffrent aussi bien les enseignants et les étudiants que le décanat.

L’expérience montre en outre que, dans une structure à deux disciplines pour l’année propédeutique, les étudiants se montrent souvent insatisfaits de leur choix de départ, ce qui provoque de nombreuses demandes de changement de discipline pour la seconde partie.

Par rapport à ces deux écueils, il a paru plus sage à la Faculté des lettres d’adopter une structure démarrant à trois disciplines dès la partie propédeutique, d’une part pour limiter le nombre de plans d’études possibles en faisant disparaître l’actuelle discipline complémentaire, d’autre part pour offrir aux étudiants la possibilité de composer plus facilement leur programme d’études.

Sur le plan structurel, deux autres points se sont révélés problématiques dans la structure des études née de la réforme de 2005: le calcul des crédits et les possibilités de compensation de l’échec.

En effet, contrairement aux autres Facultés de l’UNIL, la Faculté des lettres attribue ses crédits ECTS non pas sur des évaluations isolées mais sur des ensembles, les "modules". Les crédits sont accordés en bloc à l’étudiant une fois qu’il a réalisé l’ensemble des validations et, le cas échéant, le ou les examens du module. Autrement dit, les validations réussies des étudiants ne sont pas créditées au fur et à mesure de leur réalisation mais seulement après que leur nombre a atteint le "quota" fixé pour chaque module. Ainsi il n’est pas rare que certains cursus d’étudiants soient temporairement dépourvus de crédits, alors que de nombreux travaux ont été déjà présentés et reconnus comme satisfaisants.

Le principe de la compensation de l’échec n’est pas absent du fonctionnement du Bachelor de 2005. Mais il ne s’applique qu’à la seconde partie du Bachelor, qui comprend les 2e et 3e années du cursus, sous la forme d’un calcul de moyenne. La première partie du Bachelor, autrement dit la première année, ne tolère quant à elle pas l’échec : elle doit être réussie dans son intégralité pour que la poursuite des études soit possible pour la seconde partie du cursus. En conséquence de quoi, un étudiant plus faible dans un domaine particulier mais bon, voire excellent, dans les autres se voit condamné à ne pas pouvoir franchir le seuil de la première partie, tandis qu’un étudiant aux résultats moyens ou juste suffisants partout est assuré de pouvoir passer en seconde partie.

Consciente des défauts principaux du Bachelor créé avec l’introduction de la réforme de Bologne, la Faculté des lettres de l’UNIL a jugé qu’il était temps de se doter d’une structure d’études plus claire, plus flexible et plus fonctionnelle. Après plusieurs années de travail qui ont mobilisé tous les corps de la Faculté ainsi que de nombreuses commissions, un nouveau cursus de Bachelor verra le jour au semestre d’automne 2013, avec une première partie répartie en trois disciplines, une attribution de crédits plus fine sur les évaluations et un système de compensation de l’échec régissant le passage de la première partie à la seconde partie.

La Faculté a décidé en outre de profiter de l’occasion de la réforme pour donner une assise pédagogique plus forte à ses plans d’études en les enracinant dans des objectifs de formation. Chaque section s’est attachée à expliciter la logique de formation des programmes qu’elle administre en formulant des objectifs tant au niveau du parcours global de la discipline qu’au niveau des enseignements qui le constituent.


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