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Développement et valorisation de la recherche à l'UNIL

Le Centre en Etudes Genre LIEGE a pour mission de mettre en évidence, soutenir et développer les recherches en Etudes Genre menées à l’Université de Lausanne. D’une part, il veut servir de référence aux étudiant·e·s intéressé·e·s par les questions de genre à l’UNIL. Les enseignant·e·s rattaché·e·s au Centre peuvent en effet les conseiller dans leur cursus d’études ou leur fournir l’encadrement nécessaire pour leurs travaux. D’autre part, le Centre vise à offrir un ancrage institutionnel à des personnes isolées ou indépendantes, ainsi qu’à des équipes de recherche interdisciplinaires intégrant la perspective genre et qui auraient des mandats de recherche financés par le Fonds national de la recherche scientifique ou tout autre fonds tiers.


Le CEG LIEGE s’est doté d’instruments ad hoc pour se constituer en pôle de la recherche genre à l’UNIL :


• Organiser et faire circuler l’information sur ce qui se fait en matière de recherche genre et sur les opportunités à saisir pour développer la recherche en Etudes Genre. Rendre ces ressources accessibles sur le site du Centre (www.unil.ch/liege) : rapports de recherche, base de données sur des chercheur·e·s, appels d’offres pour des post-docs, des programmes de recherche nationaux ou européens.


• Favoriser la mise en réseau et initier des collaborations autour de projets et axes de recherche, non seulement au sein de la faculté SSP, mais aussi avec d’autres facultés de l’UNIL et d’autres universités, ou encore avec des hautes écoles spécialisées (HES). Ces collaborations sont indispensables à la recherche en Etudes Genre qui demande souvent une perspective trans- ou interdisciplinaire. Ainsi, le mandat du CEG LIEGE avec la HES-SO (voir p. 21) fait partie de ce type d’activité.


• A l’image des Work in Progress en Etudes Genre organisés avec succès depuis 2002, créer des lieux d’échanges pour chercheur·e·s sous forme d’ateliers, de séminaires de recherche, de colloques, ou de débats organisés autour de certains numéros publiés par Nouvelles Questions Féministes, comme le colloque « Genre et éducation : de la petite enfance à la formation professionnelle et tertiaire » qui aura lieu le 1er octobre 2010 à la Grange de Dorigny. Le cycle de conférences publiques interdisciplinaires a aussi permis ce type d’échanges pendant l’année académique 2009-2010, et sera reconduit en 2010-2011.


• Faciliter le dépôt des requêtes en offrant un encadrement logistique et un savoir-faire dont les chercheur·e·s encore peu expérimenté·e·s peuvent avoir besoin.


• Dans le cadre du ProDoc (FNS) qui permet de financer la formation dispensée par l’Ecole doctorale romande en Etudes Genre, le Centre a soutenu le dépôt de plusieurs modules de recherche au FNS par ses membres et d’autres partenaires du ProDoc, de façon à pouvoir assurer un salaire aux doctorant·e·s pendant trois ans (2008-2011). Ces modules de recherche dynamisent la recherche en Etudes Genre en Suisse romande.


• Héberger des mandats de recherche internes à l’UNIL ou financés par des fonds externes.


Au sujet de ce dernier point, deux mandats de recherche ont été hébergés par le CEG LIEGE.


L’un a été attribué par le Bureau de l’égalité des chances (BEC) de l’UNIL à Magdalena Rosende, sociologue, pour mener une recherche sur le Personnel administratif et technique (PAT) de l’UNIL. La recherche (octobre 2008 – décembre 2010) compare les différentes situations professionnelles du PAT. Cette catégorie renvoie au personnel de support dont le nombre et les compétences pointues demeurent souvent invisibles aux yeux des usagers et usagères des établissements d’enseignement supérieur. Composée d’un volet quantitatif et d’un volet qualitatif, la recherche analyse les inégalités professionnelles et les enjeux sexués de la carrière professionnelle. Le volet quantitatif (enquête par questionnaire) fournit des indicateurs sexués sur cette catégorie du personnel tout en mettant en lumière l’hétérogénéité professionnelle qui la caractérise. Le volet qualitatif s’intéresse à la trajectoire professionnelle du PAT. Des entretiens semi-directifs auprès de salarié·e·s exerçant une fonction administrative et technique combinés à une analyse documentaire de documents administratifs révèlent les enjeux sexués du déroulement de carrière. En comparant les situations des femmes et des hommes du PAT, cette étude de cas prolonge la réflexion sur les politiques d’égalité mises en place dans les entreprises.


L’autre mandat est celui de Farinaz Fassa et Sabine Kradolfer (éds.), qui ont sorti un livre, Le plafond de fer de l’université. Femmes et carrières, aux Editions Seismo (Zürich) en septembre 2010. Les différents chapitres qui forment cet ouvrage sont le fruit de réflexions et de rencontres réalisées par les deux directrices de publication dans le cadre de la recherche Reunil qu’elles ont effectuée entre 2006 et 2008 à l’université de Lausanne et comme tel il porte la trace de leurs interrogations et de leur travail. Ainsi, plusieurs contributions sont issues d’un colloque intitulé « Plafond de verre et université » organisé à l’UNIL en 2007 afin de réfléchir aux particularités des mécanismes d’exclusion des femmes dans le monde universitaire. D’autres ont été rédigées à leur demande pour faire suite à des interventions entendues dans des colloques, importantes pour ce livre. Autour de la question centrale : « Pourquoi les femmes n’ont-elle pas ‘l’étoffe du chercheur’ ? » qui reprend une expression d’Isabelle Stengers, les auteur·e·s de l’ouvrage ont revisité les travaux réalisés dans le monde de l’entreprise sur le « plafond de verre », le « ciel de plomb » ou le « leaky pipeline » pour s’intéresser à ces mêmes processus qui freinent l’ascension professionnelle des femmes au sein de l’université. On est en effet loin de l’égalité entre hommes et femmes dans le monde académique, notamment les carrières des femmes sont plus difficiles et souvent moins linéaires que celles de leurs collègues masculins. Le titre de l’ouvrage atteste d’une prise de position commune à tout·e·s les auteur·e·s qui ont contribué à sa réalisation. Leurs regards se décalent du discours normatif qui attribue surtout aux femmes leur moindre présence dans le monde universitaire, pour au contraire nous orienter sur les obstacles concrets auxquels elles se heurtent, de façon à mieux dessiner les contours de politiques véritablement égalitaires.

 

Pôle national de recherche 60 « Egalité entre hommes et femmes »

 


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