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Nouvelles Questions Féministes

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Féminismes dissidents en Amérique latine et aux Caraïbes

Volume 24 No 2

Coordination

Ochy Curiel, Jules Falquet, Sabine Masson

 

 

Sommaire

Edito
Ochy Curiel, Sabine Masson, Jules Falquet
Féminismes dissidents en Amérique Latine et aux Caraïbes

Grand Angle
Melissa Cardoza
Vue d'un balcon lesbien
Sueli Carneiro
Noircir le féminisme
Jurema Werneck
Ialodês et féministes. Réflexions sur l'action politique des femmes noires en Amérique latine et aux Caraïbes
Martha Sánchez Néstor
Construire notre autonomie. Le mouvement des femmes indiennes au Mexique
Amalia E. Fischer P.
Les chemins complexes de l'autonomie

Champ libre
Annie Dussuet
Nommer l'amour, taire le travail

Parcours
Elizabeth Alvarez
Auto-galerie féministe : voyages croisés dans le temps

Comptes rendus
Martine Chaponnière
Rebecca Rogers (Ed.). La mixité dans l'éducation. Enjeux passés et présents
Marilène Vuille
Maria Nengeh Mensah. Ni vues ni connues ? Femmes, VIH, médias

Collectifs
Casimira Rodríguez Romero
La lutte des travailleuses domestiques en Bolivie
Mercedes Olivera B.
Le "Mouvement indépendant des femmes" du Chiapas et sa lutte contre le néolibéralisme

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Résumés/Abstracts

Melissa Cardoza : Vue d'une balcon lesbien
En 2003 puis en 2004, pour la première fois en Amérique latine et aux Caraïbes, avait lieu au Mexique une Marche Lesbienne Féministe. Il s'agissait d'une marche autonome, remettant en cause l'Etat, les partis politiques et le mouvement LGBT.
Considérant le lesbianisme non pas comme une identité mais comme une position politique, l'autrice s'interroge sur les questions conflictuelles qui reviennent régulièrement dans les processus collectifs de construction politique des lesbiennes féministes. La conception de l'autonomie, le rapport aux financements, la relation à l'Etat, les alliances avec les féministes et les autres mouvements sociaux continuent à diviser et à paralyser le mouvement. C'est pourquoi l'autrice propose de construire, à partir des corps et des histoires des femmes, un lesbianisme féministe qui articule et intègre les luttes contre le capitalisme néolibéral, le racisme, le classisme et bien entendu l'hétérosexualité comme norme obligatoire.

Desde un balcón lésbico
En el contexto del México contemporáneo, se realizan dos versiones de la Marcha de Lesbianas Feministas (2003, 2004), desde una posición autónoma y cuestionadora del Estado, los partidos políticos, los espacios y las marchas LGTTB por su despolitización y comercialización; siendo las primeras experiencias de este tipo en todo el continente latinoamericano y caribeño. Las diversas concepciones de la autonomía, la relación con el financiamiento, la relación con el Estado, las alianzas con las feministas no lesbianas y otros movimientos sociales siguen creando tensiones y contradicciones que paralizan y atomizan el movimiento lésbico feminista del continente. La autora, considerando al lesbianismo no como una identidad, sino como una posición política, propone un lesbianismo político con una visión feminista articuladora, que construya discursos y prácticas que integren la lucha contra el capitalismo neoliberal, el racismo, el clasismo y por supuesto la heterosexualidad como norma obligatoria, todo ello concebido desde los cuerpos y las historias de las mujeres.


View from a lesbian balcony
Two Marcha de Lesbianas Feministas, (Lesbian Feminist Marches), in 2003 and in 2004 in Mexico City, have marked the recent history of feminism in Latin America. The organizers of these marches insisted on complete autonomy from the State, from all political parties and from the LGTB. Criticizing other marches for their depoliticized and commercialized positions, these were the first activities of this nature in Latin America and the Caribbean.
Arguing that lesbianism is a political position and not an identity, this article interrogates the conflicts that regularly mark the processes of collective action among lesbian feminists. The notion of autonomy, the relation to public and private financing and to the State, and the choice of alliances with non-lesbian feminist and other social movements continue to divide and paralyse lesbian feminism throughout the continent. In this light, the author proposes a lesbian feminist platform that takes women's bodies and histories as its starting point to build discourses and practices that integrate the fight against neoliberal capitalism, racism, classism and, of course, compulsory heterosexuality.



Sueli Carneiro : Noircir le féminisme
La vision eurocentrée du féminisme n'a pas permis que la question "raciale" soit prise en considération au moment d'analyser la situation des femmes et amène à universaliser les valeurs d'une culture particulière comme si c'était celle de toutes les femmes. "Noircir le féminisme" signifie intégrer dans l'action et dans l'analyse féministe le racisme comme système d'oppression, ainsi que ses effets sur les rapports de sexe. Cela signifie également reconnaître les différentes expériences historiques de femmes et la manière dont certains groupes sont affectés par la question raciale, en particulier les femmes noires.

Ennegrecer el feminismo
La visión eurocéntrica del feminismo no ha permitido que la cuestión racial sea tomada en consideración al momento de analizar la situación de las mujeres y conduce a universalizar los valores de una cultura particular al conjunto de las mujeres. Ennegrecer el feminismo significa contemplar en la acción y teoría feminista el racismo como sistema de opresión y su impacto en las relaciones de género en nuestras sociedades. Significa reconocer las diferentes experiencias históricas de las mujeres y cómo afecta la opresión a ciertos grupos que son racializados, como es el caso de las mujeres afrodescendientes.

Paint it black
The Eurocentric vision of feminism prevents the question of race from being taken into account when analyzing women's situations, and leads to the universalization of the values of one particular culture and their application to all women. "Blackening feminism" means taking racism as a system of oppression with an enormous impact on gender relations in all societies, and integrating the consequences of this position within feminist praxis and theory. It means recognizing the different historical experiences of women and how, in particular, sexism combines with racism in the experiences of racialized groups such as Afro-descendant women.



Jurema Werneck : Ialodês et féministes. Réflexions sur l'action politique des femmes noires en Amérique latine et aux Caraïbes
Le contexte dans lequel se déroule l'action politique des féministes noires latino-américaines et des Caraïbes est marqué par l'histoire de la colonisation et de l'esclavage. A travers les figures des Ialodês, symboles d'autorité féminine dans certaines cultures africaines, amenées au Brésil notamment au travers des pratiques religieuses, l'autrice montre certains éléments de la pratique politique des femmes afrodescendantes qui précèdent le féminisme théorique, créé en Occident. Elle critique le féminisme latino-américain et des Caraïbes, influencé par celui d'Europe et des Etats-unis, notamment pour son caractère excluant, du fait de sa vision classiste et raciste, tout en reprenant certain de ses apports. Werneck critique par ailleurs la politique d'identité pratiquée par une grande partie du mouvement de femmes afrodescendantes, qu'elle considère insuffisant pour permettre la mobilisation politique, pourtant nécessaire face à la mondialisation économique et les nouveaux contextes historiques. Elle présente ainsi de nouveaux défis au mouvement social anti-raciste et anti-sexiste.

Ialodês y feministas. Reflexiones sobre la acción política de las mujeres negras en América Latina y El Caribe
La acción política de las feministas afrodescendientes de América Latina y El Caribe es contextualizada a partir de antecedentes históricos como la colonización y la esclavitud. A través de las figuras de las Ialodês, símbolos de liderazgo femenino de las culturas africanas traídas a Brasil por medio de la religión, la autora muestra algunos elementos de la práctica política de las mujeres afrodescendientes que anteceden al feminismo occidental. Presenta una crítica al feminismo que incidió en Latinoamerica y El Caribe desde Europa y Estados Unidos por ser excluyente, dada su visión racista y clasista, al mismo tiempo que retoma parte de sus aportes. Este artículo, presenta además una crítica a la política de identidad asumida por una buena parte del movimiento de mujeres afrodescendientes por considerarla insuficiente para la movilización polìtica necesaria ante la mundialización económica y en los nuevos contextos históricos. En ese sentido presenta nuevos desafìos para el movimiento social antiracista y antisexista.

Ialodês and feminists. Reflections on Black women's political action in Latin America and the Carribbean
The political action of Afro-descendant feminists in Latin America and the Caribbean takes place in the context of historical processes such as colonization and slavery. Through the images of the Ialodés, symbols of female leadership in African culture brought to Brazil through the Candomblé religion, the author showcases some elements of Afro-descendant women's political practices that antedate theoretical feminism as it emerged in the West. While criticizing the forms of feminism introduced into Latin America and the Caribbean from the United States for their racist and classist, and thus exclusionary, perspectives, she nonetheless points to some of their positive contributions. The article also presents a critique of identity politics as embraced by a significant part of the Afro-descendant women's movement, finding it insufficient in order to create the mobilization necessary to act against the globalization of the economy and new political contexts. In this sense, it presents new challenges for anti-racist and anti-sexist social movements.



Martha Sánchez Nestor : Construire notre autonomie. Le mouvement des femmes indiennes au Mexique
La lutte des femmes indiennes au Mexique constitue une longue et difficile rupture avec la condition d'oppression raciste et sexiste vécue par leurs mères et grand-mères. Mais la rupture doit aussi se mener à l'intérieur des communautés et se faire avec les hommes des organisations indiennes qui font obstacle à l'auto-organisation des femmes indiennes. Par ailleurs, les femmes indiennes ont tenté de construire des alliances avec les féministes métisses, mais là aussi des conflits apparaissent, parce que beaucoup des organisations et actrices du mouvement féministe demeurent profondément racistes. Enfin, le lesbianisme reste un thème polémique au sein des organisations indiennes et des communautés. La lutte des femmes indiennes, et en particulier leur organisation dans le cadre de la Coordination nationale de femmes indiennes, constitue ainsi un combat sur plusieurs fronts et en même temps une action politique marquée par la recherche d'alliances, au-delà des divisions de classe et de race.

Construyendo nuestra autonomía. El movimiento de mujeres indígenas en México
La lucha de las mujeres indígenas en México constituye una larga y difícil ruptura con la condición de opresión racista y sexista de sus madres y abuelas. Pero la ruptura también debe de llevarse dentro de sus propias comunidades y con sus compañeros de lucha dentro de sus organizaciones indígenas mixtas que frecuentement se oponen a su auto-organizacion y palabra. Ademas, las mujeres indígenas han intentado construir alianzas con las feministas mestizas, pero con ellas también el proceso ha sido a veces conflictivo porque muchas de las organizaciones y mujeres del movimiento feminista quedan todavía marcada por visiones racistas. Finalmente, el lesbianismo es un tema todavía muy polémico dentro de las organizaciones y comunidades de las mujeres indigenas. Así que la lucha de las mujeres indigenas, y en particular en el marco de la Coordinación Nacional de Mujeres Indígenas, representa una lucha en varios frentes y a la vez una acción política caracterizada por la búsqueda de alianzas más alla de las divisiones de raza y clase entre las mujeres.

Building our autonomy. The Indian Women's movement in Mexico
The struggles of indigenous women in Mexico constitute a long and difficult rupture with the conditions of racist and sexist oppression experienced by their mothers and grandmothers. Similar ruptures are necessary within their communities, with their male peers within indigenous organizations who frequently oppose female self-organization and voice. Furthermore, indigenous women have tried to build alliances with mestizas (women of indigenous and European decent), but this has sometimes resulted in conflict as many women's organizations and women in these movements still hold racist views. Finally, lesbianism is a difficult and polemic subject within indigenous women's organizations and communities. Thus, the plight of indigenous women, and particularly those within the Coordinación Nacional de Mujeres indígenas, calls for a fight on several fronts and at the same time demands political action characterized by the search for alliances beyond divisions of race and class.



Amalia E. Fischer P. : Les chemins complexes de l'autonomie
En s'appuyant sur la théorie du chaos, l'autrice décrit les chemins de la pensée du courant "autonome" du féminisme latino-américain et des Caraïbes dans divers contextes et en réponse à la vague d'institutionnalisation, "d'ONGisation" et de cooptation du mouvement féministe par les gouvernements, les agences de financement et les organismes internationaux comme l'ONU et l'Agence internationale pour le développement (AID). Tout en présentant les apports politiques de la tendance autonome, elle critique le biais de certaines de ses positions qui dichotomisent le mouvement au point de se refuser à tout dialogue avec les autres féministes. Elle montre que la construction de l'autonomie est un processus permanent et que l'on ne saurait l'attribuer à aucun groupe ou personne en particulier, puisqu'il s'agit d'une construction collective, qui aujourd'hui encore doit être constamment ré-évaluée et transformée.

Los caminos complejos de la autonomía
En base a la teoría del caos, la autora muestra los caminos del pensamiento "autónomo" del feminismo latinoamericano y caribeño en diversos contextos y en respuesta a la ola de institucionalización, oenegenización y cooptación del movimiento feminista por parte de los gobiernos, las financiadoras, los organismos internacionales como la ONU y la AID. Presentando los aportes políticos de la "corriente" autónoma, critica también el sesgo de ciertas posiciones que dicotomizan el movimiento al punto de negarse a un diálogo más productivo con el resto de las feministas. Destaca la construcción de la autonomía como un proceso permanente sin atribuirla a ningún grupo o personas de manera particular, sino a una construcción colectiva que aún hoy debe estar en constante revisión.

The complex paths to Autonomy
In this article, the author describes the different lines of autonomous feminism in Latin America and the Caribbean that have taken form in response to the institutionalization, NGO-ization, and cooptation of feminist movements by governments, financing agencies, and international organizations such as the UN and AID. The author both sets forth the political contributions of the autonomous current, and criticizes the radical tendencies of certain positions for dichotomizing and atomizing the movement, to the point of blocking a more productive dialogue with other feminists groups. She argues that the construction of autonomy is a permanent process that cannot be attributed to any particular group, but remains a collective construction requiring constant re-evaluation and transformation.

Annie Dussuet : Dire l'amour, taire le travail. Sous l'amour, le travail...
C'est de l'amour comme lien qu'il est question ici et de la façon qu'ont les femmes particulièrement, de nommer cet amour, qu'il soit conjugal, maternel ou filial, quand, parallèlement, elles taisent leur travail. Dans le privé, les femmes, prises dans le "cercle du don", nient leur travail pour mieux prouver leur amour, rendant ainsi invisible leur labeur. Mais l'amour affirmé permet aussi d'occulter le travail professionnel des femmes, quand il s'agit de ces travaux "de femmes" qui sont aussi du "travail d'amour". Il oblige même les femmes au travail, en travestissant le travail d'amour en amour du travail. Au total, dire le lien d'amour tend à délégitimer les femmes dans l'espace public bâti sur des valeurs individualistes et égalitaires.

Speaking love, silencing work
This paper is about love as a bond. It examines the ways in which women in particular name this love, whether conjugal, maternal or filial, while at the same time remaining silent about work. In their private lives, women, caught in the "circle of giving", deny the work they perform for the community to better prove their love, thus making their labour invisible. But asserting love is also a way of hiding women's professional work, and in particular those "women's jobs" which are thought to be "caring". It even forces women to work, by disguising the work of love as the love of work. All in all, using the words of love-bondage tends to delegitimize women in the public sphere, built on individualistic and egalitarian values.

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Communiqué de presse

Féminismes dissidents en Amérique latine et aux Caraïbes

A bien des égards, l'Amérique latine et les Caraïbes sont « en pointe » dans les luttes de résistance à la mondialisation et dans l'élaboration d'alternatives au capitalisme global. Que ce soit avec le mouvement zapatiste indien au Mexique, le Mouvement des sans Terre au Brésil, celui des Piqueter@s en Argentine, ou encore les luttes actuelles pour la nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, le continent du Che et de Rigoberta Menchú nous rappelle régulièrement qu'il y a toujours des raisons d'espérer et de s'organiser pour reprendre notre destin en main.

Il en va de même en ce qui concerne les luttes des femmes et les mouvements féministes et lesbiens. Les Latinas et Latinas et les Caribéennes célèbreront bientôt leur Xème rencontre féministe continentale, un processus de rencontre et d'élaboration collective qui se poursuit sans interruption depuis 1981 -même si les débats et les conflits sont parfois vifs. Un bel exemple de persistance et de dynamisme qui laisse rêveuses celles d'entre nous qui ont eu la chance de rencontrer les féministes de ces régions. Malheureusement, ces mouvements sont relativement méconnus en Europe. C'est pour contribuer à y remédier que nous avons consacré ce numéro aux « féminismes dissidents d'Amérique latine et des Caraïbes ».

Ce n'est pas la première fois que NQF publie des textes concernant cette région. Cependant, cette fois-ci, nous avons décidé que tous les textes seraient non seulement centrés sur l'Amérique latine et les Caraïbes, mais qu'ils seraient dans leur totalité écrits par des femmes de la région, et qui plus est, par des femmes engagées à la première personne dans les combats et les réflexions qu'elles présentent. De plus, nous avons choisi de privilégier des voix souvent marginalisées dans le débat, et qui, pourtant, nous semblent particulièrement intéressantes et importantes. Il s'agit des « dissidentes » du mouvement. De celles qui refusent de se laisser aspirer dans le « mainstreaming de genre » néolibéral dont les institutions internationales et les gouvernements nous rabattent les oreilles -pour dissimuler le creusement vertigineux des inégalités liées à la classe, à la « race » et bien évidemment, au sexe. Ces « dissidentes » gardent un esprit critique, elles rêvent d'autre chose que d'être incluses pieds et poings liés dans la « démocratie » libérale blanche et patriarcale.
Qui sont-elles ? Elles sont lesbiennes, Noires, Indiennes, ex-guérillères, syndicalistes, universitaires engagées, féministes autonomes, souvent plusieurs de ces choses à la fois. Mais elles n'en restent pas à des luttes « identitaires », bien au contraire : en partant de leur situation spécifique, elles questionnent les dominant·e·s et le système dans son ensemble. Leurs textes nous renvoient un regard plutôt critique sur le mouvement féministe et lesbien, qui devrait nous aider à nous interroger sur le racisme, le classisme et l'institutionnalisation qui traversent notre mouvement, aussi bien là-bas qu'ici. Et surtout, elles se posent et nous posent la question des alliances que nous pourrions faire, non seulement avec les autres mouvements sociaux, mais aussi entre nous, pour re-donner un peu de radicalité à ce féminisme qui reste, malgré tout, notre seul espoir d'un changement social véritable.

Il y avait beaucoup d'autrices possibles. Nous avons effectué une sélection malheureusement arbitraire, que nous proposons plutôt comme une incitation à aller voir plus loin, à réfléchir et à dialoguer des deux côtés de l'Atlantique. Et pour que le dialogue soit aussi horizontal, nous publions simultanément une version espagnole des textes, qui sera lancée lors de la Xème rencontre féministe latino-américaine et des Caraïbes.

Pour tout contact concernant ce numéro : juliosorro@gmail.com

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