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Rapports et Publications

Publication

FASSA Farinaz et KRADOLFER Sabine : "Femmes et carrières. Le plafond de fer de l'université". Ed. Seismo, Zurich, 2010.

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Rapport complet de la recherche

Fassa Farinaz, Sabine Kradolfer et Sophie Paroz (2008) Enquête au royaume de Matilda. La relève académique à l’Université de Lausanne. Lausanne, Genève : PAVIE Working Papers, n°1.

Le rapport final de la recherche est disponible parmi les working papers sur le site du PNR LIVES : http://www.lives-nccr.ch/fr/biblio.

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Résumés de la recherche :


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Articles scientifiques

2009

Paroz Saphie, Fassa Farinaz et Sabine Kradolfer: "Le plafond de verre à l'Université de Lausanne : résultats d'une étude de cas". Actes du colloque de l'association Femmes & Sciences "Carrières des femmes en entreprises et dans la recherche publique. Quelles solutions pour les valoriser ?", Paris : Association Femmes & Sciences, pp. 33-45

Lien: www.femmesetsciences.fr/colloques/Colloque2009/Actes2009.pdf

Fassa Farinaz et Sabine Kradolfer: « Le sexe de l'excellence. Pourquoi les femmes savantes ne seront jamais des savants wébériens». Bulletin de la société suisse de sociologie 136 (Les meilleurs - l'excellence au sommet), pp 38-41.

Fassa Farinaz et Sabine Kradolfer « La construction d’égalité au risque de la reproduction des inégalités », Les inégalités dans l’enseignement supérieur et la recherche, 2ème Conférence internationale du RESUP, Lausanne, 18-20 juin 2009.

Résumé

Le constat de la faible représentation des femmes aux postes les plus prestigieux des hiérarchies universitaires helvétiques (7% de femmes professeurs en 1998) donna naissance en 2001 au premier Programme fédéral « Egalité des chances ». L’objectif principal de ce programme – le doublement du nombre de professeures – a été atteint en 2006 puisqu’à l’issue du deuxième programme (2004-2007), la proportion des femmes professeures s’élevait à 14%. Actuellement un nouveau doublement de ce chiffre est souhaité pour 2012 (25% de professeures) et un troisième programme est en cours pour la période 2008-2011. Un autre des buts de ces programmes est l’institutionnalisation de la promotion de l’égalité dans toutes les universités suisses.
Dans cette communication, nous nous interrogerons sur les représentations des carrières féminines qui sous-tendent la philosophie des instruments de corrections des inégalités visant à promouvoir des femmes aux postes prestigieux des hiérarchies universitaires, qu’il s’agisse des programmes fédéraux ou d’actions plus locales au sein des universités suisses. En nous appuyant sur les résultats d’une recherche quantitative et qualitative menée sur la relève académique à l’université de Lausanne (1990-2006), nous verrons que les instruments proposés pour corriger les inégalités d’accès des femmes au professorat (primes d’incitation à la nomination de femmes ; programmes de mentoring ; dispositifs de garde des enfants) relèvent parfois d’un certain « sens commun académique » qui envisage les femmes comme « en retard » dans leurs carrières du fait de leurs responsabilités au sein de la sphère domestique. Loin de nier la nécessité de structures d’accueil pour les enfants et/ou d’instruments qui permettent de faciliter la conciliation entre sphères professionnelle et familiale, nous constatons cependant que les problèmes que les femmes peuvent rencontrer dans leurs parcours académiques sont inlassablement rapportés à des problèmes de conciliation, alors même qu’une importante partie d’entre elles choisissent de privilégier leur vie professionnelle au détriment de leur vie privée. Nous montrerons comment la vision des carrières féminines rattache celles-ci au corps des femmes et notamment à la maternité (réelle ou potentielle) et renvoie inexorablement les femmes à leur nature biologique et à une assignation prioritaire au travail de reproduction et de soin. De notre point de vue, cette focalisation sur les difficultés de la conciliation travail-famille décharge les organisations professionnelles que sont les universités ainsi que les concepteurs/trices des différents programmes de promotion des carrières féminines de la responsabilité du maintien de critères qui peuvent être à la source de discriminations directes ou indirectes : le modèle normatif de la carrière universitaire n’est pas remis en questions et si un semblant d’égalité paraît reconstitué, il passe par la stabilisation d’une vision extrêmement sexuée des carrières… et de la vie.

Lien sur le texte de la communication : →→lien

 

Fassa Farinaz et Jacques-Antoine Gauthier « Femme et professeure : un oxymore ? », Les inégalités dans l’enseignement supérieur et la recherche, 2ème Conférence internationale du RESUP, Lausanne, 18-20 juin 2009.

Résumé

Le constat est sévère dans toute l’Europe : les femmes peinent à obtenir des postes de professeures dans les universités. La Suisse ne fait pas exception et plusieurs programmes ont été mis en place par la Confédération helvétique et les universités elles-mêmes pour améliorer la situation et faire place à 25% de femmes professeures en 2012 (plus de 50% des étudiant.e.s sont des femmes depuis plusieurs années).
Il est difficile de savoir quels sont les éléments qui entravent les carrières féminines au sein des professionnels de la recherche dans les universités, notamment du fait de la multidimensionnalité des processus en jeu et de la relative absence de données longitudinale prenant en compte la variable de sexe. Dans ce cadre, il nous semble intéressant d’identifier les différents types de trajectoires que suivent les membres de la relève universitaire des deux sexes pour comprendre ce qui éloigne certain.e.s de l’Alma Mater, permet à d’autres de s’y inscrire à long terme ou est à la sources d’autres modalités d’insertion et de savoir quels sont en sont les déterminants sociaux.
S’inspirant des analyses des trajectoires de vie et de la sociologie du travail, notre travail s’est fondé sur des analyses de type Optimal matching et des entretiens semi-directifs pour contextualiser et objectiver les trajectoires professionnelles suivies par les personnes et les mettre en relation avec les représentations que les différents acteurs et actrices du monde académique ont de la carrière professorale. Il vise à montrer comment les facteurs structurels, organisationnels et individuels interagissent pour sélectionner ceux et celles qui poursuivront une carrière académique et celles et ceux qui se réorienteront vers le marché du travail externe.
Basés sur des données longitudinales récoltées en 2006 pour ce projet (Reunil) et sur la compilation des bases de données administratives d’une université Suisse pour la période 1990-2006, nos résultats montrent que les carrières des membres de la relève sont fortement influencées par des facteurs tels que le genre, l’origine sociale, la spécificité disciplinaire et l’état des structures d’opportunités lors des transitions biographiques. Ils mettent aussi en évidence le fait que les représentations de la carrière restent fortement genrées assignant prioritairement les femmes à la sphère privée et les hommes à la sphère publique. La force de ces représentations est telle qu’elles agissent performativement et sont à la source de pratiques organisationnelles qui rendent objectivement les carrières des femmes plus ardues que celles des hommes. L’importance du temps partiel pour les femmes universitaires est un exemple emblématique de ce processus puisque seule une faible proportion d’entre elles sont aussi mères de famille. Cet élément va à l’encontre des explications ordinairement données à ce mode de travail puisqu’il est rattaché à la maternité et aux difficultés de la conciliation travail-famille.
Le choix que nous avons fait de travailler selon une méthodologie mixte (quantitative et qualitative) nous autorise finalement à conclure que les critères qui doivent être remplis pour atteindre au professorat sont très clairement androcentrés, et de ce fait en très nette contradiction avec l’idéal méritocratique qui reste affirmé comme base aux processus de sélection de ces élites.

Lien sur le texte de la communication : →→lien

 

2007

Fassa Farinaz, Sabine Kradolfer et Sophie Paroz « Université de Lausanne : de quoi est fait le ‘plafond de verre’? », in Work in Progress du Laboratoire interuniversitaire en Etudes Genre, pp. 31-36

Résumé :

C’est à partir de données issues d’une recherche en cours sur la relève à l’Université de Lausanne que nous tenterons de répondre à cette question qui concerne le plafond que les femmes rencontrent lorsqu’elles tentent d’accéder aux postes professoraux stables.
Notre présentation sera l’occasion d’interroger d’un point de vue de genre les parcours professionnels des femmes et des hommes et les éléments qui permettent de « faire carrière » dans le monde académique. Si les politiques de relève telles qu’elles sont appliquées au sein des universités suisses ont pour objectif de promouvoir l’excellence, force est de constater que l’excellence est de genre masculin comme le montrent les chiffres disponibles à l’Université de Lausanne (Unil) en 2005 : 43,7% d’étudiants, 53.3% d’assistants et 88,7% de professeurs hommes.
L’analyse que nous avons effectuée des entretiens avec les membres des décanats des facultés de l’Unil met en évidence les références faites au genre des personnes et les modèles spécifiques auxquels elles renvoient. Ces acteurs produisent un récit qui lie le succès dans ce type de carrière à la quantité et la qualité des recherches et des travaux publiés, à la mobilité régionale et internationale des acteurs et actrices de la relève et à son insertion dans des réseaux de recherche reconnus. Ces critères d’excellence sont tous articulés à des modèles normatifs qui renvoient à des représentations sociales relevant d’un modèle sexué, les exigences de la carrière professorale étant présentées comme difficilement conciliables avec d’autres investissements. Des notions telles la performance et l’efficacité ne sont ainsi rarement mises en causes.

 

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2006

Fassa Farinaz « Du terrain vécu à la recherche sociologique. Réflexion sur un parcours», Carnets de Bord en sciences humaines. Dossier : identités académiques (11), 14-25

Résumé :

Fidèle au projet de Carnets de bord, cet article examine la question de la relève universitaire en dévoilant les « dessous » d’une recherche menée actuellement sur ce sujet à l’Université de Lausanne. La question de la relève y est abordée en insistant sur la façon dont les expériences des « sujets de la science » sont constitutives des choix méthodologiques et, de ce fait, des résultats qui sont construits. Faisant appel aux théories féministes d’épistémologie des sciences, cet article interroge, sur le mode de l’auto-analyse réflexive, la constitution des normes d’excellence dans le monde universitaire. Il montre qu’elles renvoient à des modèles normatifs qui excluent notamment les femmes de la voie royale d’accès au professorat.

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