4.3 Visualisation
Parvenu à ce degré d'abstraction, le lecteur conviendra sans doute de l'inérêt d'une représentation graphique du test de l'ordre de la séquence. Les entropogrammes introduits par [Bavaud 98] permettent de saisir très intuitivement le résultat du test, et plus généralement sa pertinence. La figure 2) ci-dessous représente le graphique tracé par Entropizer 1.1 pour l'entropie résiduelle d'une séquence de 5'000 symboles pris dans l'alphabet A := {A,B,C}, générée à partir de la matrice de transition (19):
| A | B | C | |
| AA | 0 | 1/2 | 1/2 |
| AB | 1/6 | 1/6 | 2/3 |
| AC | 1/6 | 2/3 | 1/6 |
| BA | 1/6 | 1/6 | 2/3 |
| BB | 1/2 | 0 | 1/2 |
| BC | 2/3 | 1/6 | 1/6 |
| CA | 1/6 | 2/3 | 1/6 |
| CB | 2/3 | 1/6 | 1/6 |
| CC | 1/2 | 1/2 | 0 |
(19)
Le tableau se lit comme suit: P(AA
A) := 0, P(AA
B) := 1/2, etc. Sur la figure, l'ordre est en abcisse et l'entropie résiduelle (en bits) en ordonnée. La courbe en traitillé représente le seuil au-delà duquel la non-nullité de dk est tenue pour significative au niveau a, et le rectangle grisé en bas à droite indique que les estimations sont représentatives jusqu'à l'ordre 6. On voit clairement qu'une réduction significative d'incertitude est possible en passant de l'ordre 0 à l'ordre 1 et de l'ordre 1 à l'ordre 2, mais pas au-delà. On en conclura avec raison que le processus est d'ordre 2.

Figure 2 : Entropogramme


