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Année académique 2010-2011

Colloque "Des manuscrits antiques à l'ère digitale: lectures et littératies" | VIe Colloque SHC "Le film sur l'art, entre histoire de l'art et documentaire de création" | Ve Colloque SHC "Narrations visuelles, visions narratives"
 

Colloque "Des manuscrits antiques à l'ère digitale: lectures et littératies"

Du mardi 23 au jeudi 25 août 2011, UNIL

Organisateurs: Profs. Claire Clivaz (IRSB, FTSR) et François Vallotton (SHC, Lettres), avec Jérôme Meizoz (FDi, Lettres).

Ce colloque international est proposé par Claire Clivaz (IRSB, FTSR), Jérôme Meizoz (FDi, Lettres) et François Vallotton (SHC, Lettres). Il se propose de montrer l'impact majeur de l'ère digitale sur nos rapports aux savoirs, via une réflexion sur l'histoire des technologies de la culture. Le devenir du manuscrit antique permet de prendre la mesure de ce tournant, notamment à travers les éditions digitales d'Homère et du Nouveau Testament. Les notions tant d'auctorialité que d'édition critique sont désormais bousculées : l'histoire moderne et l'analyse contemporaine peuvent prendre appui avec profit sur la mémoire antique pour penser le digital turn.

Le colloque se conclut par une soirée grand public le 25 août et est préparé par trois rencontres «Humanités digitales@Unil» au printemps 2011.

Avec le partenariat du Centre SHC.

Lien sur le site des organisateurs: www3.unil.ch/wpmu/digitalera2011

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VIe Colloque SHC "Le film sur l'art, entre histoire de l'art et documentaire de création"

Du jeudi 14 au samedi 16 avril 2011, UNIL

Organisateurs: Université Haute-Bretagne Rennes 2, dans le cadre du projet de recherche ANR Filmer la création artistique (FILCREA), et l’Université de Lausanne (SHC, section d’histoire et esthétique du cinéma, section d’histoire de l’art)

Le «genre» du film sur l’art, après des débuts discontinus et occasionnels dans les années 1930, prend un essor significatif à partir de 1945. Lors du Congrès international du cinéma de Bâle (septembre 1945), plusieurs interventions instituent l’importance de ce nouveau «genre» au croisement de l’histoire de l’art et du cinéma documentaire, de l’engagement de certains artistes plasticiens dans le cinéma et dela volonté d’enregistrer les «gestes» créateurs. Certains voient dans le film sur l’art une nouvelle méthode d’histoire de l’art procédant «directement» par l’image, la comparaison, le détail, etc., prenant la relève de la photographie et de l’édition. Ce courant n’est pas séparable de la mise en place dès 1948 d’une institution dans le cadre de l’Unesco: la FIFA (fédération internationale des films sur l’art) que préside Fernand Léger et dont Pierre Francastel sera le secrétaire plusieurs années durant.

Une production internationale importante s’est alors développée, jusqu’à l’arrivée des technologies vidéo et numérique, dont le corpus est difficile à établir et le bilan n’a jamais été dressé. L’élection de quelques titres liés à des réalisateurs devenus
par la suite fameux dans un autre cadre (comme Resnais) ne laisse en rien apercevoir la richesse de cet ensemble, ni les contradictions qui les a traversés.

Ce colloque international entend essayer de répondre à un certain nombre de questions sur ce «genre» jusqu’ici peu étudié:

  • Quelle place les tendances proprement dites de l’histoire de l’art d’après-guerre occupent-elles dans le développement de ce courant cinématographique?
  • Que nous disent ces films, à travers les oeuvres d’art traitées et leur mode de traitement, de la socialisation de l’histoire de l’art?
  • Comment l’histoire de l’art et ses différentes applications dans différents médias (livres, expositions, etc.) circule-t-elle dans ces films?
  • Quels liens réciproques furent noués entre historiens de l’art, critiques d’art et réalisateurs?
  • Quel apport à l’histoire de l’art cette production représente-t-elle?
  • Quel effet en retour sur le cinéma «comme art plastique» cet intérêt pour l’art a-t-il pu produire?
  • Que comprendre de l’histoire de ces films, d’abord rattachés au documentaire, voire au cinéma pédagogique, avant de trouver une autonomie au sein du genre «film sur l’art»?
  • Comment ce «genre» s’est-il institutionnalisé, socialisé (quelle diffusion pour ces films?), à travers notamment la création de la FIFA? Quels commanditaires a-t-il (ministères, institutions muséales, etc.)?
  • Au final, ces films ont-il contribué à renouveler l’histoire de l’art, tant dans sa forme que dans ses objets (seuls les artistes déjà reconnus ont-ils été filmés?) ou n’ont-il fait qu’en reproduire le discours et les codes?

Il s’agit donc d’un colloque transdisciplinaire, offrant une multitude d’approches diverses: études de cas singuliers, analyse de vastes corpus de films, histoire économique, technique, sociale et institutionnelle du genre, etc.

Comité de direction du colloque: François Albera, Laurent Le Forestier, Kornelia Imesch, Philippe Kaenel, Mario Lüscher, Valentine Robert.

Lien sur la page de la section d'histoire et esthétique du cinéma: www.unil.ch/cin/page80261.html

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Ve Colloque SHC "Narrations visuelles, visions narratives"

Du jeudi 4 au vendredi 5 novembre 2010, UNIL

Organisateurs: Profs. Philippe Kaenel et Dominique Kunz Westerhoff (Université de Lausanne)

Ce colloque s’intéresse aux interactions contemporaines des textes (avant tout dans le domaine littéraire) et des images fixes (avant tout dans le domaine graphique et photographique) à l’époque contemporaine (XIXème-XXIème siècles). Un éclairage particulier sera jeté sur la narrativité en tant qu’agent d’intermédialité dans la création littéraire et artistique. En quoi la narrativité permet-elle de structurer une œuvre véritablement intermédiale , comment la repérer et la définir ? Comment distinguer différentes modalités narratives, d’un effet de récit à la construction d’une séquence, voire d’une syntaxe iconique ; de la visualisation imaginaire dans le récit langagier (l’image fantôme, disait Hervé Guibert) à la mise en place d’un dispositif intermédial ? Comment se matérialise cette narrativité mixte, dans le domaine de l’édition ou de l’exposition? En quoi se modifie le fait narratif lorsqu’un récit se spatialise, ou lorsque l’image affecte sa temporalité? En quoi la narration intermédiale s’est-elle réinventée, par exemple à travers les choix esthétiques, les innovations techniques, les modes de production, de reproduction et d’exposition des livres et des images? Cette narrativité contemporaine a-t-elle contribué à inscrire certains « nouveaux genres » dans l’histoire culturelle des pratiques du texte et de l’image ?
Deux journées mettront à tour de rôle l’accent sur différents genres et médias. La première sera consacrée à l’illustration et la bande dessinée, et la seconde à l’écriture de l’image : photobiographie, autofiction, photofiction.

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