Aller à: contenu | haut | bas | recherche
 
 
Vous êtes iciUNIL > Centre des sciences historiques de la culture > Thèses > Projets de thèse

Projets de thèse

"La vie théâtrale à Lausanne au XVIIIe siècle", par Béatrice Lovis | "Louis Bourguet et le Journal helvétique (1732-1784). Réseaux intellectuels et culture érudite en Suisse dans la première moitié du XVIIIe siècle", par Séverine Huguenin | "Alléger, dématérialiser, déconstruire: une histoire de l'exposition mobile de 1950 à nos jours" (titre provisoire), par Ascanio Cecco | "Le réseau transatlantique de l'éditeur américain Condé Montrose Nast: entre collaborations et concurrences (1909-1925)" (titre provisoire), par Emmanuelle Paccaud | "Les décors de l'agence Sartony : la photographie au service du cinéma et de la télévision (1930-2000)", par Johanna Schär | "Le Schweizerischer Werkbund et l’Œuvre : la photographie, son exposition et ses photographes de 1920 à 1960 ", par Anne Develey | "Die Fotografieausstellungen der „Fotostadt“ Luzern zwischen 1932 und 1952", par Muriel Willi | "Crise du Consensus et réception des Lumières à Lausanne (1ère moitié du XVIIIe siècle)", par Samuel Antoine | "Contrôle social et pratique consistoriale lausannoise. La gestion d'un espace urbain réformé à l'époque des Lumières", par Nicole Staremberg-Goy | "Ayons aussi une poésie nationale." Critique et poésie en Suisse au XVIIIe siècle par Timothée Léchot | "Buchkunst und Verlagswesen in der Deutschschweiz (1900-1930)", par Gina de Micheli | "Du souvenir familial à la mémoire patrimoniale: la pratique de la photographie dans les ordres religieux catholiques, de son origine jusqu'au IIe concile oecuménique du Vatican", par Fanny Brulhart | "Segantini et le paysage. Une étude iconologique", par Sophie O'Connor | "La légitimation culturelle de l'affiche après 1945", par Katarzyna Matul | "L'édition colettienne illustrée", par Marie-Charlotte Quin | "La double réception juive et chrétienne de l'oeuvre de Marc Chagall (1887-1985) après 1945", par Christel Scheftsik Naujoks | Autres projets de thèse associés
 

"La vie théâtrale à Lausanne au XVIIIe siècle", par Béatrice Lovis

Sous la direction du Professeur François Rosset | Section de Français / Centre SHC (UNIL)

Malgré un riche corpus de sources, la vie théâtrale à Lausanne au siècle des Lumières n’a pas encore fait l’objet d’une recherche approfondie. A la fois à l’avant-garde et en retard sur son temps – le premier théâtre en dur n’est inauguré qu’en 1804 – Lausanne connaît une vie théâtrale foisonnante qui touche aussi bien les élites culturelles que le peuple. L’un des objectifs de cette thèse sera de mettre en perspective ce phénomène social et de le comparer à la situation prévalant dans d’autres villes suisses et françaises. Dans quelle mesure Lausanne est-elle représentative de l’époque des Lumières ? Ou encore, quelle a pu être l’influence de ses particularités – ville protestante sous tutelle bernoise avec une forte présence d’étrangers fortunés – sur sa vie théâtrale ?
Pour une description plus détaillée: www.unil.ch/ed18

TOP ^

"Louis Bourguet et le Journal helvétique (1732-1784). Réseaux intellectuels et culture érudite en Suisse dans la première moitié du XVIIIe siècle", par Séverine Huguenin

Sous la direction du Professeur Béla Kapossy | Section d'Histoire (UNINE) / Centre SHC (UNIL)

Mercure suisse, Journal helvétique, Journal de Neuchâtel, tels sont les titres que porta successivement, entre 1732 et 1784, le périodique créé par le savant français Louis Bourguet en ce second quart du XVIIIe siècle à Neuchâtel. Journal d’une longévité exceptionnelle, organe de presse le plus important de l’époque en Suisse francophone, le Journal helvétique réunissait savants et hommes de lettres ayant marqué les Lumières helvétiques, voire européennes, autour de thématiques les plus variées.
Parmi ses contributeurs se trouvent notamment quelques-uns des "magistrats éclairés" lausannois, à savoir Charles Guillaume Loys de Bochat et Gabriel Seigneux de Correvon, savants ayant précédemment cofondé, avec Louis Bourguet, la Bibliothèque italique et dont l’intérêt pour la culture érudite et l’Histoire en particulier est prégnant. Cette étude visera, entre autres, à évaluer la place que ces hommes octroyaient à l’érudition et aux débats historiographiques de cette première moitié du XVIIIe en appuyant la recherche sur les traces que ces derniers ont laissés tant dans le Journal helvétique que dans les publications, manuscrits et correspondances des différents membres du "réseau Bourguet".

TOP ^

"Alléger, dématérialiser, déconstruire: une histoire de l'exposition mobile de 1950 à nos jours" (titre provisoire), par Ascanio Cecco

Sous la direction du Professeur Olivier Lugon | Section d'histoire de l'art / Centre SHC (UNIL)

L’histoire des expositions mobiles est une histoire encore très peu connue. Pourtant, dès la première moitié du XXe siècle, le nombre d’expositions exploitant le mode de la mobilité ne cesse d’augmenter. Conçues dans différents types de véhicules – trains, camions, péniches – les expositions mobiles connaissent même un véritable âge d’or au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, où elles sont utilisées dans des contextes variés. Cet intérêt se caractérise par la publication de textes en revendiquant l’utilité, émanant à la fois des sphères de l’art, de l’architecture, du graphisme et du design. Certains architectes font alors de l’exposition mobile une spécialité, avant d’être rejoints dans ce champ par un grand nombre de graphistes, notamment en Suisse, qui s’appliquent également à produire des discours théoriques sur le sujet.

La thèse se propose de retracer l’histoire des expositions mobiles, en abordant un nombre donné d’expositions, au sein d’un corpus international. Il s’agira de s’appliquer à mettre au jour et à analyser des réalisations répondant à une série de critères préalablement établis, de s’intéresser aux acteurs qui participent à leur conception, et de réfléchir la pratique de l’exposition mobile au croisement des formes modernes de l’exposition et de l’histoire des  dispositifs forains. Qui sont les architectes, les designers et les graphistes qui conçoivent ces expositions ? Et comment expliquer un tel succès, dans des contextes culturels, politiques, sociaux et économiques aussi variés ? À la frontière de l’histoire des arts, de l’histoire culturelle et des médias, la pratique de l’exposition mobile soulève ainsi des enjeux importants, qui n’ont à ce jour encore jamais été étudiés dans leur globalité, et dont la connaissance fournirait une contribution considérable au domaine des études portant sur l’exposition, aujourd’hui en pleine effervescence.

TOP ^

"Le réseau transatlantique de l'éditeur américain Condé Montrose Nast: entre collaborations et concurrences (1909-1925)" (titre provisoire), par Emmanuelle Paccaud

Sous la direction du Prof. François Vallotton, Section d'histoire / Centre SHC (UNIL)

En 1909, Condé M. Nast rachète la gazette mondaine Vogue, créée en 1892 par un membre de la haute société new-yorkaise. Il en fait un magazine de luxe, façonné selon les principes d’une « presse de classe ». Volontairement élitiste et ciblant un public cosmopolite, Vogue fait de la mode parisienne son atout principal. Avant de décliner les premières versions européennes du magazine, Nast collabore avec des éditeurs esthètes européens et s’entoure d’un réseau transatlantique. Tandis que les stratégies éditoriales sont mises en place par et pour des Américains, l’éditeur francophile embauche des collaborateurs souvent basés à Paris pour le département artistique de Vogue : ils font concorder son identité visuelle avec des tendances inédites de l’art pictural. Si d’autres magazines sont ensuite rachetés par Nast (Vanity Fair en 1913), Vogue illustre en premier un moment charnière pour la presse illustrée et de mode : avec l’émergence d’une culture visuelle aux Etats-Unis, le magazine évolue d’un symbole de frivolité mondaine à une icône médiatique. Fruit d’une économie capitaliste florissante, Vogue se nourrit à la fois d’une culture européenne et des aspirations de l’élite américaine, en misant sur sa vanité assumée. Ainsi apparaît en filigrane le défi de Nast : la conciliation d’un héritage artistique et moderne européen avec l’expansion d’une nouvelle classe américaine. Cette thèse se propose d’analyser les réseaux, les collaborations et les rapports d’influence qui, non sans concurrence et malgré une amitié franco-américaine parfois fragile, ont gravité autour de ce projet éditorial, à partir de 1909 jusqu’au milieu des années 1920. Nous interrogerons ainsi les lieux de rencontre (Expositions Universelles notamment) et les « passeurs » qui ont marqué les stratégies d’un futur empire éditorial. A travers des figures connexes à divers domaines (édition, haute couture, spectacle, illustration, photographie), nous observerons les tensions émanant d’un côté de la recherche de l’unique et du prestigieux, de l’autre côté des règles de l’économie capitaliste et de la visée d’un public plus large. Dans une perspective historique transnationale, la consultation de magazines issus des deux côtés de l’Atlantique permettra de questionner le rôle de l’éditeur dans ce mouvement de circulation culturelle franco-américaine. 

TOP ^

"Les décors de l'agence Sartony : la photographie au service du cinéma et de la télévision (1930-2000)", par Johanna Schär

Sous la direction du Professeur Olivier Lugon | Section d'Histoire et esthétique du cinéma / Centre SHC (UNIL)

Actuellement conservées au Musée Niépce à Chalon-sur-Saône, les archives de l’agence Sartony sont une véritable mine d’or pour reconstituer et interroger l’histoire du décor photographique. À partir des années trente, cette agence française, forte d’un fonds riche en photographies de paysages, de bâtiments et de reproductions de gravures, oriente ses activités commerciales vers un secteur de l’image inédit : des décors en trompe-l’oeil pour le cinéma, puis pour les séries et les plateaux télévisés. Des reconstitutions spectaculaires de lieux urbains seront également montées par son entremise en France et à l’étranger jusqu’à la fin du XXe siècle.
Hybrides issus de différents médias – la photographie, le cinéma et la télévision –, les décors conçus par l’agence Sartony cristallisent de nombreux enjeux idéologiques sous-jacents à l’histoire du medium photographique : la question de la représentation du réel, ici plagié, celle plus large de l’illusionnisme rencontrent l’histoire de la reproduction d’œuvres d’art et celle du dispositif d’exposition. L’étude se proposera de retracer une histoire du décor photographique au croisement de ces différentes pratiques tandis qu’une analyse de la production de décors hollywoodiens ouvrira la recherche à un comparatisme culturel.

TOP ^

"Le Schweizerischer Werkbund et l’Œuvre : la photographie, son exposition et ses photographes de 1920 à 1960 ", par Anne Develey

Sous la direction du Prof. Olivier Lugon | Section d'histoire de l'art / Centre SHC

L’exposition artistique ne constitue pas le seul espace d’exposition pour la photographie. D’autres types de manifestations accueillent ce médium tout au long du XXe siècle, par exemple les expositions nationales, internationales, didactiques, ou industrielles. L’attention portée sur les cadres de monstration de la photographie dans différents contextes institutionnels révèle un usage varié du médium photographique. Selon ses emplois, le statut de la photographie oscille entre objet de contemplation autonome et moyen de communication, voire de propagande.
Le Schweizerischer Werkbund (SWB) suisse alémanique et son pendant romand, l’Œuvre (OEV), Association romande de l’art et de l’industrie, ont marqué la création dans le domaine des arts appliqués en Suisse. Ces associations, qui regroupent une variété de membres (artistes, photographes, industriels, ...), ont pour but de favoriser la collaboration entre l’art et l’industrie. Cet objectif sera atteint par l’adoption de conceptions distinctes en matière de création et de production chez chacun des deux groupes. À ce jour,  la place accordée à la photographie au sein du SWB et de l’OEV a peu été  prise en compte dans la littérature spécialisée. Or, cette question semble pertinente compte tenu du développement de la nouvelle photographie en Suisse à partir des années 1920, et de l’usage de plus en plus diversifié de la photographie dans le contexte de son exposition au cours du XXe siècle.
Notre recherche se concentrera sur la période allant de 1920 à 1960, époque incarnant une montée en puissance de la place accordée au médium photographique dans les expositions. En partant de l’étude de la photographie comme médium présent à la fois dans des expositions artistiques et comme média agissant sur le discours de l’exposition, cette thèse examinera, d’une part, la question des usages de la photographie au sein des expositions organisées régulièrement par le SWB et l’OEV, ou auxquelles participent ces deux associations. Cette analyse permettra de confronter différents dispositifs de monstration, tant dans les expositions artistiques que dans les expositions sortant de ce cadre esthétique. D’autre part, nous nous pencherons sur le statut des photographes professionnels, membres de ces mêmes associations, afin de mieux saisir l’évolution de leurs fonctions et l’importance de leurs rôles dans la conception des expositions. Plus largement, la comparaison du tandem OEV et SWB dans le domaine de la photographie offrira une réflexion sur la pertinence de l’appellation « style suisse d’exposition ».

TOP ^

"Die Fotografieausstellungen der „Fotostadt“ Luzern zwischen 1932 und 1952", par Muriel Willi

Sous la direction du Prof. Olivier Lugon | Section d'histoire de l'art / Centre SHC

Luzern durfte zwischen 1922, mit Beginn der Herausgabe der Fotografiezeitschrift Camera, bis zur Schliessung der Weltausstellung der Photographie im Herbst 1952, aufgrund der regen Tätigkeit von Fotoamateuren, als Sitz der weltweit bekannten Zeitschrift Camera und als Veranstaltungsort von bedeutenden Fotografieausstellungen, als „Fotostadt“ bezeichnet werden. Neben der schon aus dem kollektiven Gedächtnis zu verschwinden drohenden Weltausstellung der Photographie fanden noch weitere, fast gänzlich in Vergessenheit geratene, Fotografieausstellungen in Luzern statt: die I. bis IV. Internationale Ausstellung für künstlerische Photographie zwischen 1932 und 1935 und die Ausstellung für Gebrauchsfotografie 1943.
Im Rahmen dieser Dissertation sollen die über drei Jahrzehnte verteilten Fotografieausstellungen aufgearbeitet und zueinander in Bezug gesetzt werden, wodurch der Wandel der Ausstellungskonzeption und die Aktivitäten der verschiedenen Akteure nachverfolgt werden können. Der Schwerpunkt liegt auf der Analyse der ästhetischen Präsentationsformen der Ausstellungen sowie einer Rezeptionsstudie in verschiedenen Fachpublikationen und allgemeinen Zeitungen und Zeitschriften. Im Rahmen der Rezeptionsstudie bietet sich ausserdem die Möglichkeit der Aufarbeitung der Camera Zeitschriftenhefte, zu welchen bis anhin noch keine gründliche Untersuchung vorliegt. Dadurch können die mannigfaltigen Interaktionen der sowohl an der Camera als auch an den Luzerner Ausstellungen beteiligten Personen offengelegt werden, was erlaubt den für die Fotografieausstellungen im 20 Jh. konstituierenden Austausch zwischen Edition, Grafik, Reproduktion und Ausstellungsgestaltung nach zu verfolgen.

TOP ^

"Crise du Consensus et réception des Lumières à Lausanne (1ère moitié du XVIIIe siècle)", par Samuel Antoine

Sous la direction du Professeur Danièle Tosato-Rigo | Section d'Histoire (UNIL)

Cette recherche prend pour point de départ le conflit du Consensus – ayant opposé, durant les années 1717-1723, les professeurs de l’Académie lausannoise au Souverain bernois au sujet de la signature de la Formula Consensus – et la documentation produite dans ce cadre. A partir des mémoires de défense des professeurs lausannois, des manuscrits polémiques, satiriques, en majorité inédits, ainsi que de la correspondance, l’objectif est d’analyser la nature des idées défendues par ce petit groupe de personnalités lausannoises et la manière dont ils défendent ces idées. Plus largement, il s’agira de saisir la formation d’un milieu, un microcosme lausannois sujet de Berne, en lien avec le Refuge huguenot et acquis à l’orthodoxie raisonnable de Jean-Alphonse Turrettini. Ce projet vise donc à appréhender l’insertion de ce milieu lausannois dans l’Europe des Lumières précoces et protestantes du début du XVIIIe siècle.

TOP ^

"Contrôle social et pratique consistoriale lausannoise. La gestion d'un espace urbain réformé à l'époque des Lumières", par Nicole Staremberg-Goy

Sous la direction de la Prof. Danièle Tosato-Rigo | Section d'Histoire (UNIL)

Dès l'introduction de la Réforme dans le pays de vaud par la Ville et République de Berne, le rôle du Consistoire, composé du ou des pasteurs de la paroisse et de plusieurs laïcs, le plus souvent les notables du lieu, est de veiller au respect d'un idéal de pureté biblique inspiré des valeurs du christianisme primitif et des codes de civilité humanistes. À Lausanne, au XVIIIe siècle, face à la laïcisation de la société, cette mission trouve une acuité nouvelle et fait l'objet d'une redéfinition importante. L'action du tribunal des moeurs s'inscrit dès lors dans des réflexions plus générales faites par les relais locaux du souverain sur le contrôle de la population urbaine ainsi que sur l'utilité de la religion pour l'État et la société à une période de forte croissance démographique et d'intenses échanges culturels.

TOP ^

"Ayons aussi une poésie nationale." Critique et poésie en Suisse au XVIIIe siècle par Timothée Léchot

Sous la direction du Professeur Claire Jaquier| Section de Français (UNINE)

Pourquoi y a-t-il si peu de poètes dans la partie francophone de la Suisse? C'est la question que se posent, au XVIIIe siècle, les Français et, souvent, les Suisses eux-mêmes. Dans la première moitié du siècle, les recueils imprimés de poésie sont peu nombreux. Pourtant, la poésie est très présente dans les périodiques. Parmi ceux-ci, le Mercure suisse réserve une rubrique aux « Poësies de Suisse » dès l'année 1734. De plus, les archives manuscrites de nombreux hommes de lettres recèlent des pièces versifiées originales. Enfin, au sein de plusieurs sociétés littéraires, on écrit de la poésie et on débat diverses questions touchant à ce genre.
Dans les années 1770 et 1780, le besoin s'accroît de créer une poésie spécifiquement suisse. Figures clés de ce renouveau, le poète Philippe-Sirice Bridel et le critique Henri-David de Chaillet demandent que la Suisse francophone développe aussi - à la suite de la France, de l'Angleterre et de l'Allemagne - sa propre poésie nationale. Mais cette notion est doublement problématique. D'une part, l'idée d'une littérature nationale ne va pas de soi dans l'espace culturellement pluriel que constitue la Suisse d'Ancien Régime. D'autre part, une poésie nationale en deux langues (français, allemand) semble incompatible avec la conception classique des belles-lettres.
Nous porterons un regard d'ensemble sur la poésie de Suisse francophone pour en saisir les enjeux esthétiques et culturels, notamment à travers ses rapports au modèle français dominant. À travers les œuvres et les débats, nous étudierons les manières dont les poètes suisses définissent l'originalité de leur production nationale.

TOP ^

"Buchkunst und Verlagswesen in der Deutschschweiz (1900-1930)", par Gina de Micheli

Sous la direction du Prof. Philippe Kaenel, Section d’histoire de l’art / Centre SHC (UNIL)

Die Dissertation zum Thema Buchkunst und Verlagswesen in der Deutschschweiz fokussiert die Kulturgeschichte im Zeitraum von 1900 bis 1930. Bücher bestehen aus heterogenen Netzwerken, die am Kulturellen partizipieren: Die Dynamik der Interaktion zwischen den involvierten Akteuren ist von einem Zusammenspiel ökonomischer, politischer, geografischer, künstlerischer und epistemischer Faktoren bestimmt. Die Praktiken der Verleger, Illustratoren, Schriftsteller, Typografen, Drucker, Vereine, Händler, Agenten und Sammler sind beeinflusst von kulturellen Bewegungen, Zirkulationen und Interdependenzen sowie Formen des Austauschs und der Abgrenzung. Beim Zugriff auf das Buchobjekt interessieren die Materialität und Medialität, die Relationen von Bild und Schrift sowie die Kulturtechniken der Bewertung und Kodierung. In der historiografischen Erforschung der Buchkunst und des Verlagswesens in der Deutschschweiz werden zeitliche Verzögerungen, Traditionen, Kontinuitäten und Umbrüche aus einer synthetischen und transnationalen Perspektive mitgedacht. Der untersuchte Quellenkorpus beinhaltet umfassendes Korrespondenzmaterial, das Auskunft gibt über Editionsprozesse, Publikationsstrategien, Verlagskonkurrenzen, Buchausstattung, Honorarbeträge und Auflagenhöhen.

TOP ^

"Du souvenir familial à la mémoire patrimoniale: la pratique de la photographie dans les ordres religieux catholiques, de son origine jusqu'au IIe concile oecuménique du Vatican", par Fanny Brulhart

Sous la direction de Philippe Kaenel (UNIL / Centre SHC) et Michel Poivert (Paris 1 Panthéon-Sorbonne). 

Projet de thèse soutenu par le FNS - Fonds National Suisse de la recherche scientifique

Le médium photographique est, dès son invention, largement employé par les milieux ecclésiastiques, en particulier dans l’illustration des grands hommes de l’Église. Exécutés dans un premier temps par des photographes professionnels, les portraits de religieux deviennent partie intégrante de la construction de l’identité et de la mémoire communautaire. Plusieurs ordres catholiques se dotent alors de véritable studio de photographie et comptent dans leur enceinte des photographes amateurs auteurs d’une production vernaculaire prolifique. Notre projet vise, dans un premier temps, à faire connaître les fonds photographiques produits par les ordres catholiques helvétiques et français, conservés pour la plupart in situ dans les archives privées des communautés. En ce sens, notre étude se propose idéalement de dresser l’inventaire du patrimoine photographique des ordres religieux en Suisse et en France. La redécouverte patrimoniale s’accompagnera d’une analyse de ces productions, s’appuyant sur l’historique et la confrontation des exemples fournis par différentes communautés. Notre recherche s’inscrira ainsi dans une approche sociale et culturelle de la photographie en s’intéressant en priorité au contexte de production des photographies dans un ordre religieux et aux usages fait du médium par les membres d’une communauté.

TOP ^

"Segantini et le paysage. Une étude iconologique", par Sophie O'Connor

Sous la direction du Prof. Philippe Kaenel / Section d'histoire de l'art (UNIL)

Giovanni Segantini (1858–1899) est considéré comme un artiste peu lettré, à l’italien peu raffiné, en retard culturellement, si bien que les conservateurs, hors d’Italie, de Suisse et du Japon, ne l’estiment guère. Cependant, la lecture de la correspondance de l’artiste révèle que Segantini a conféré à ses paysages topographiques des Grisons non seulement un sens conventionnel, mais aussi iconologique. Ses études de la nature de la période de Brianza (1880–1886) traduisent les sensations et les émotions du peintre, tout comme les paysages d’Auvers-sur-Oise de Vincent Van Gogh. Par contre, ses paysages qui s’inscrivent dans le registre du « simbolico fantastico » et du « simbolismo naturalistico», et ceux « ideale », renferment tous des éléments naturels (notamment des arbres, des fleurs, de l’eau, de la lumière et des nuages), qui satisfont le concept de « disguised symbolism », étant donné que ces motifs s’inscrivent dans une tradition religieuse. Les femmes des toiles symbolistes satisfont le concept de « specific symbol », le sens qui leur est attribué provenant de la subjectivité du peintre. Ces toiles possèdent une morale, mais ne sont pas « pseudo-realist », puisqu’elles ne s’inscrivent pas dans le registre du réalisme. Chez Segantini, le réel mène à l’imaginaire, et la subjectivité du peintre rejoint les théories non seulement religieuses, mais aussi scientifiques, de son époque produites autant sur les femmes que sur la nature.

"La légitimation culturelle de l'affiche après 1945", par Katarzyna Matul

Thèse co-dirigée par le Prof. Philippe Kaenel (UNIL/SHC) et le Prof. André Ducret (UNIGE)

L’objectif de cette thèse de doctorat est d’analyser le processus de légitimation culturelle de l’affiche au cours de la seconde moitié du XXe siècle. L’étude est centrée sur le cas de la Pologne tout en incluant des éléments de comparaison avec la Suisse et la France. Les questions de recherche sont les suivantes : l’affiche acquiert-elle  le statut d’œuvre d’art dans la seconde moitié du XXe siècle? Si la réponse s’avère positive (c’est notre hypothèse), quels facteurs artistiques et politiques influencent et motivent ce changement de statut de l’affiche ? Quels rôles jouent les différents acteurs, agissant en interdépendance les uns par rapport aux autres qu’ils soient individuels ou collectifs, dans ce mécanisme de valorisation ? Enfin, comment les affiches elles-mêmes, à travers leur forme, leur contenu et leur technique de réalisation, donnent-elles à voir ce nouveau statut ? Nous supposons et cherchons à démontrer que le processus de légitimation culturelle de l’affiche est étroitement lié à la valorisation de ce médium par les autorités communistes, soutenues par des conservateurs de musée, critiques, historiens de l’art et éditeurs liés à ce système politique. En effet, ces derniers considèrent l’affiche non seulement comme un moyen efficace de propagande, mais aussi comme un produit culturel d’exportation parfait en cette période de guerre froide. Or, les critères de jugement selon lesquels l’affiche est promue en œuvre d’art sont élaborés majoritairement par des artistes qui ne sont pas en accord avec les critères imposés par le parti communiste. Ces artistes revendiquent donc et obtiennent plus de liberté de création ainsi que la permission tacite pour renouer avec des tendances occidentales de l’art moderne. De la sorte, n’étant plus contrainte par des restrictions politiques ni par des considérations publicitaires, l’affiche polonaise se mue en une œuvre d’art reconnue par des instances européennes et mondiales.

TOP ^

"L'édition colettienne illustrée", par Marie-Charlotte Quin

Sous la direction des Professeurs Guy Ducrey (Université de Strasbourg) et François Vallotton (UNIL/SHC)

Colette a l’image au bout de la plume. Elle ne tient pas de journal, sa mémoire est, avant tout, visuelle. L’image se créée sur sa rétine puis transparaît sur la page au gré des flux et reflux de sa mémoire. Son regard affûté à la beauté est à l’origine de cette écriture propice à l’illustration. L’esprit de Colette trace les lignes intériorisées, qu’elle transpose par les mots plutôt que par le dessin, mais reste toujours fidèle à l’image collectée grâce à la passion de l’observation, du spectacle de la vie. De cette poétique si particulière : l’alphabet colettien, naît l’illustration, un retour à la représentation graphique, une ligne de crayon tracée qui suit l’arabesque colettienne. Toutefois, le phénomène de l’illustration de l’œuvre de Colette ne peut être réduit au fruit d’une écriture de l’image, il est aussi celui de rencontres, de collaborations et de promotions. Femme moderne, s’il en est, Colette connaît les rouages de la publicité, de la promotion et surtout, le pouvoir de l’image, le pouvoir de son image d’écrivain-saltimbanque libéré des conventions, de la bienséance. L’image devient reflet, double artistique ; sa personnalité toute entière, de même que son apparence, sont utilisées à des fins promotionnelles. Les éditeurs, collaborateurs, amis, artistes jouent, également, un rôle très important dans l’abondance de titres illustrés. Afin de bien comprendre le phénomène d’illustration de l’œuvre de Colette, 170 œuvres éditées par près de 70 éditeurs, il est nécessaire d’entreprendre une sociologie de l’édition colettienne. Sont-ils tous des éditeurs spécialisés dans le livre illustré ou sont-ils amenés à cette pratique par un tiers ? De même, se pose la question du choix des textes qui sont illustrés. Certains textes ont-ils échappé à cette mise en image ? Par l’étude des modalités de l’édition illustrée colettienne, on pourra mettre en valeur un système d’interrelations entre les différents acteurs et ainsi, mieux comprendre les particularités de ce transfert sémiotique vers l’image.

TOP ^

"La double réception juive et chrétienne de l'oeuvre de Marc Chagall (1887-1985) après 1945", par Christel Scheftsik Naujoks

Cotutelle EPHE-Ecole Pratique des Hautes Etudes (France) et UNIL

Cette thèse, qui porte sur la réception de l’œuvre du peintre juif le plus célèbre du XXe siècle par les intellectuels et religieux juifs et chrétiens après 1945, permet de révéler la diversité des points de vue sur sa place et son rôle dans l’histoire de l’art juif, de l’art chrétien, et, dans une certaine mesure, de l’art moderne. S’il est sans conteste l’un des artistes les plus connus du XXe siècle, son œuvre est sans cesse en rupture avec l’art de son temps, art moderne comme arts religieux, juif et chrétien (persistance de la figuration, iconographie néo-testamentaire). Elle est alors assujettie à la perception parfois très subjective des auteurs, eux-mêmes s’exprimant au travers du prisme des contextes historique et artistique, intellectuel et religieux que l’œuvre de Chagall traverse : présenté par les intellectuels juifs tantôt comme le fruit d’une tradition multiséculaire – voire comme un primitif (Schapiro), tantôt comme le modèle d’un nouvel art « sacré » juif (Naményi) qui doit se renouveler à l’image de l’art chrétien des années 1950, tantôt encore comme un marginal, voire un traitre (Schneiderman), l’œuvre de Chagall est même qualifiée de franciscaine (Maritain). Ainsi, l’analyse des propos des uns et des autres, recueillis dans les revues, les monographies et les catalogues d’exposition, met en exergue certaines convergences thématiques à recontextualiser : Chagall primitif, Chagall poète et Chagall abstrait sont quelques unes de caractéristiques appliquées à l’artiste dont débattent les intellectuels des deux confessions, au point de prendre parfois l’aspect d’un dialogue écrit, souvent vif, entre Juifs et Chrétiens.

TOP ^

Autres projets de thèse associés

Ariane Pollet, Edward Steichen au MoMA, sous la dir. d'O. Lugon.

Przemyslaw Witkowski, L’Ukraine, figure de la frontière. Construction et représentations des territoires limitrophes dans l’Europe des Lumières, 1768-1815, codirection D. Triaire (Montpellier III) et F. Rosset.

TOP ^

Recherche:
 Go
 
rss/atom
Internef - bureau 276.5 - CH-1015 Lausanne  - Suisse  -  Tél. +41 21 692 38 34  -  Fax +41 21 692 38 35
Swiss University