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Etudiants étrangers

Lenka Bazikova, étudiante Erasmus en médecine

De Prague à Lausanne

J'étudie à Prague où je suis en 6e année de médecine. C'est ma dernière année. Je suis venue à Lausanne pour 3 mois dans le cadre du programme Erasmus, pour accomplir mon stage de médecine interne et gynécologie-obstétrique au CHUV.

J'ai choisi Lausanne car je voulais aller dans un pays francophone pour améliorer mon français. Je connaissais déjà la France et ça m'intéressait de découvrir la Suisse. C'était aussi pratique car en Suisse je pouvais faire un stage de seulement 3 mois. Je ne pouvais pas partir plus longtemps sans perdre une année puisque c'est ma dernière année d'études et je dois passer les examens finaux à Prague. Et puis ce n'est pas trop loin de la République Tchèque, ce qui m'arrangeait car j'étais assez angoissée à l'idée de partir à l'étranger.

Une intégration relativement aisée

Mes premiers jours en Suisse ont été légèrement pénibles parce que je suis arrivée pendant les vacances, j'étais la seule étudiante au CHUV, et je me sentais un peu isolée. J'ai aussi eu quelques difficultés administratives à cause d'un permis de séjour. Mais ça s'est vite arrangé. Dans l'ensemble, je n'ai pas eu de peine à m'intégrer. J'habite dans une résidence du CHUV pour les infirmières et les étudiants, je n'ai donc pas eu à chercher un logement et cela m'a permis de faire des connaissances. J'ai aussi rencontré beaucoup d'autres étudiants étrangers par le biais d'une association d'étudiants. Mais au fond je ne connais pas beaucoup de Suisses, à part des collègues de travail et les gens de cette association. Je trouve que les Suisses sont assez réservés, ils sont très aimables et gentils mais c'est dur d'établir des relations personnelles avec eux, au-delà des rapports de travail.

La langue, un obstacle ?

Oui, surtout au début. Les 15 premiers jours au CHUV, je ne comprenais rien ! C'était dur avec les patients. Certaines choses que je sais faire depuis longtemps, comme une anamnèse, devenaient tout à coup très difficiles parce que je ne connaissais pas le vocabulaire. J'ai étudié le français à l'école et au lycée, mais le niveau n'était pas très élevé, et pendant mes études de médecine j'ai tout oublié... Mais maintenant j'ai fait des progrès.

Un stage réussi

Mon stage s'est très bien déroulé. En médecine interne, je me suis intégrée facilement parce que c'est un petit service. J'ai donc pu faire beaucoup de choses moi-même. En gynécologie-obstétrique, c'est plus anonyme, on change plus souvent de service. Mais c'était intéressant aussi. D'une manière générale j'ai eu de bons contacts avec mes collègues, ils ont l'habitude des étrangers alors ça ne posait pas de problèmes. Tout s'est tellement bien passé qu'en médecine interne, on m'a proposé un poste!

Suisse et République tchèque, deux systèmes d'études différents

Le système tchèque est centralisé, pas comme en Suisse où tout change selon les universités. Pour la médecine, les 3 premières années sont assez semblables dans les deux pays. Après ça change. En Suisse, les stages ont tous lieu en 5e année et on a tous les examens à la fin. En République tchèque, de la 4e à la 6e, on a des stages dans tous les domaines et chaque stage est suivi de l'examen correspondant. Je trouve que c'est mieux parce qu'on peut se concentrer sur chaque matière tour à tour.

Les stages ne se passent pas de la même façon non plus. A Prague, pendant le stage nous sommes toujours un petit groupe d'étudiants. Le matin il y a un colloque, ensuite chacun pratique avec un patient et on en discute en groupe. Comme on est plusieurs, il y a moins d'opportunités de vraiment mettre les connaissances en pratique. Le travail se termine vers 13-14h et ensuite on a du temps pour étudier. Comme le temps de travail est si court, on ne fait pas beaucoup de choses, alors on n'est pas payés.

En Suisse, au contraire, on travaille toute la journée et on n'est pas toujours avec d'autres étudiants. C'est peut-être plus facile d'être active dans ces circonstances, même s'il y a des exceptions : par exemple, au CHUV j'ai passé 15 jours au bloc opératoire à seulement regarder parce qu'on était trop nombreux pour pouvoir participer, alors qu'à Prague, on peut tout de suite assister le chirurgien. Et puis ici j'avais un salaire en plus de ma bourse Erasmus.

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