Et vous comment avez-vous choisi vos études ?
Jean-François Landolt, Baccalauréat universitaire en Théologie
Pourquoi la théologie ?
J'ai décidé d'entamer des études en théologie après avoir passé une année en géographie à Paris. J'étais satisfait de ce premier choix d'études, mais je ressentais le besoin de me tourner vers une formation privilégiant une démarche intellectuelle autre, plus ouverte et engagée peut-être (l'idée de faire de la théologie était déjà là avant que je ne choisisse premièrement la géographie). La théologie offre de ce point de vue une ouverture que l'on ne retrouve pas dans d'autres domaines: par essence pluridisciplinaire, elle regroupe un ensemble de connaissances qu'elle met en regard et confronte sans cesse.
Se poser la question du «non-palpable»...
La théologie est une discipline réflexive, c'est aussi ce qui a motivé mon choix par rapport aux sciences des religions, dont je comprenais l'approche et la finalité comme étant davantage descriptive et strictement extérieure. Je voulais me poser la question du «non-palpable» (ce sont mes mots de l'époque), réfléchir sur la notion du «sens», poser la question de Dieu (on parle bien de théo-logie !).
Les premières semaines ont pu être déroutantes (les certitudes, les constructions sont mises à l'épreuve), mais je peux dire maintenant sans hésitation que je suis très satisfait de mon choix d'études. J'ai le sentiment d'avoir trouvé ce que je cherchais. En théologie, on profite aussi de conditions d'encadrement exceptionnelles qui permettent d'avoir un accès privilégié aux professeurs.
Des perspectives professionnelles diverses
Une partie des étudiants s'inscrivent en théologie dans l'objectif de devenir pasteur, ou visant d'autres fonctions dans le cadre des Eglises. D'autres (c'est notamment mon cas) le font en premier lieu par intérêt pour la discipline et la réflexion qu'elle ouvre, ce qui ne veut pas dire que la question des perspectives professionnelles ne soit pas là.
Pour l'avenir, j'ai des projets assez divers, tout en me refusant de m'arrêter aujourd'hui sur l'un d'entre eux. Je découvre sans cesse de nouvelles possibilités, ouvertures, envies. Pour ne donner qu'un exemple, le domaine de l'éthique ouvre plein de pistes très stimulantes en favorisant le dialogue entre disciplines: que ce soit dans le secteur médical ou environnemental, par exemple, beaucoup reste encore à faire pour penser la place de l'humain face à l'avancée technologique.



