Et vous, comment avez-vous choisi vos études?
Yusuke Takeuchi, Baccalauréat universitaire en Médecine
La médecine ? Un objectif clair depuis plusieurs années
J'ai fait mon choix pour la médecine au gymnase déjà. Ces études offraient à mes yeux un parfait équilibre entre les aspects relationnels et scientifiques, qui m'attiraient tous deux. Une présentation sur le métier de pédiatre lors du forum Horizons m'a particulièrement enthousiasmé et j'ai démarré mes études avec l'objectif précis de me spécialiser dans ce domaine-là. Il faut dire que j'étais alors directement sensibilisé au sujet : un des élèves à qui je donnais des cours d'appui souffrait d'une maladie grave et ses problèmes de santé entraînaient plein d'autres difficultés, notamment au niveau scolaire. Cette expérience, très riche humainement, et les échanges que j'ai pu avoir avec cet enfant et ses parents m'ont donné l'envie de m'engager et d'apporter une aide concrète à ce type de problèmes.
L'ambiance d'études est-elle très compétitive ?
Beaucoup d'idées de reçues circulent sur les études de médecine. C'est vrai que la pression est grande en première année et que l'on ressent une certaine concurrence, mais ce sentiment me paraît surtout être dû à la taille de la volée, qui rend les échanges entre étudiants difficiles au début. L'Association des étudiants de médecine (AEML) joue de ce point de vue un rôle crucial en organisant plein d'activités qui favorisent les contacts et la solidarité entre étudiants: parrainage des premières par les troisièmes, rallye à la rentrée pour découvrir les différents lieux d'études, soirées, etc.
Comment garder la motivation pendant les moments difficiles ?
Même si j'ai toujours été sûr de mon choix, je crois que l'on passe naturellement par des périodes de doute durant les études de médecine : la matière est dense et paraît totalement déconnectée de la profession au début. Il faut faire preuve de patience, car les choses changent dès le moment où l'on commence à faire de la clinique et à entrer en contact avec le patient. Personnellement, cette perspective a été un vrai moteur qui m'a permis de garder la tête hors de l'eau et rester motivé !
Etudier la médecine ne signifie pas qu'il faut abandonner toute vie privée... au contraire, il est indispensable de garder une activité extérieure pour souffler un peu. Le plus dur est peut-être de se fixer des priorités : on ne peut pas tout faire, il faut faire des compromis et rester rigoureux. De mon côté, j'ai dû parfois renoncer à certaines activités à cause de la masse de travail, mais j'ai toujours réussi à garder un lien avec la musique que je pratique plusieurs heures par semaine et qui m'est essentielle pour faire le vide !



