L'enseignement des SSP en bref

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L'enseignement

La Faculté des sciences sociales et politiques offre quatre filières de formation – science politique, sciences sociales, psychologie et sciences du sport et de l’éducation physique – qui regroupent les principales branches des sciences humaines. La politologie, la psychologie, la psychologie sociale, la sociologie, l’anthropologie, l’histoire constituent en effet les bases d’une connaissance interdisciplinaire des interactions entre le collectif et l’individuel. Dans ses quatre filières, la Faculté des SSP recherche un équilibre entre réflexion théorique critique et acquisition des instruments de la recherche empirique propres à chaque discipline. Ses plans d’études sont conçus dans une perspective généraliste, alliant théorie, méthodologie et apprentissage pratique, et empruntent les uns aux autres leurs enseignements fondamentaux. Ils permettent ainsi à chaque étudiant d’acquérir une vision large des sciences humaines.

Elle destine ses étudiants à un vaste choix de professions, où prédominent néanmoins le conseil, l’orientation et la consultation en psychologie, le travail social, la réadaptation psycho-fonctionnelle, l’éducation physique, l’enseignement, les métiers de la communication, de la gestion et bien entendu de la recherche au sein de l’administration publique et
para-publique, des organisations internationales et des organisations non-gouvernementales ou d’entreprises privées.

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Quatre filières de formation

Sciences sociales

Les sciences sociales réunissent quatre disciplines principales : l’anthropologie culturelle et sociale, la politique sociale, la psychologie sociale et la sociologie.

Les études dans ce domaine permettent l’acquisition des outils réflexifs et méthodologiques nécessaires pour comprendre les environnements sociaux dans lesquels vivent les individus, et pour analyser leurs comportements en relation avec les conditions de vie sociales (politiques, économiques, culturelles).

Une sensibilisation à la recherche est menée à travers la conception de recherches et l’utilisation de différents instruments de collecte et d’analyse de données. Par ces outils, les enseignements en sciences sociales permettent de développer des compétences pour l’analyse de phénomènes et processus sociaux complexes, notamment ceux liés aux positions et inégalités sociales, aux migrations et problèmes liés aux mobilités, à la communication, au fonctionnement des institutions, aux conflits et aux dynamiques identitaires, etc.

L’acquisition des connaissances disciplinaires permet de prolonger la réflexion dans le cadre de problématiques et de thématiques spécifiques, comme par exemple la culture, les médias, le travail, les études genre, les parcours de vie ou l’insécurité.

L’approfondissement de connaissances théoriques et méthodologiques en sciences sociales favorise le développement d’approches interdisciplinaires des rapports sociaux qui sont à la fois multiples et changeants : compétition, coopération, domination, discrimination, différenciation, intégration, acculturation, etc. Ces approches peuvent s’appliquer aux différents champs de la vie sociale : famille, travail, éducation, santé, culture, politiques sociales, par exemple.

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Science politique

Les questions liées au pouvoir, à la domination et aux processus de légitimation sont au coeur des préoccupations de la science politique. Plus particulièrement,
cette discipline comprend quatre dimensions :

  • l’étude des unités de domination politique dans une perspective socio-historique (construction de l’Etat), l’analyse des institutions et des régimes régionaux, nationaux et internationaux, notamment dans une perspective comparée ;
  • l’étude des groupes composant le champ politique et des luttes qui s’y déploient : partis, groupes d’intérêt, mouvements sociaux ;
  • l’étude de la relation à l’ordre politique, au travers de l’acquisition par les individus de certaines préférences et croyances (comportements politiques) ;
  • l’étude du processus d’adoption et de mise en oeuvre des décisions contraignantes pour l’ensemble de la collectivité : politiques publiques.

Les domaines de la science politique enseignés à la Faculté des SSP sont l’histoire des idées, les politiques publiques, la science politique comparée, la sociologie politique, les relations internationales et les études sur les pays en voie de développement.
La science politique se nourrit également d’un savoir interdisciplinaire, principalement emprunté à la sociologie et à l’histoire, à la philosophie, à l’économie et au droit. Elle recourt aux techniques d’investigation et outils méthodologiques des sciences humaines.

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Sciences du sport et de l’éducation physique

Les sciences du sport et de l’éducation physique sont nécessairement plurielles puisqu’elles abordent les différents niveaux d’un phénomène tout à la fois biologique, psychologique, social, historique et économique.

La physiologie et la psychologie analysent les contraintes que les processus internes, biologiques ou mentaux, imposent au comportement humain. L’approche sociologique permet d’appréhender le sport comme un phénomène ayant des répercussions au niveau des économies locales et nationales et de la vie politique. La pratique des activités physiques dans l’art ou dans le sport ainsi que les techniques visant à contrôler les fonctions vitales pour atteindre la maîtrise du corps montrent comment ces contraintes peuvent être partiellement dépassées par une éducation appropriée. Par là même, ces pratiques mettent en évidence une interdépendance étroite entre le corps et l’esprit qui peut être approchée à travers l’étude de nombreuses disciplines des sciences humaines.

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Psychologie

La diversité des domaines de recherche, allant de l’enregistrement de l’activité des cellules nerveuses à l’étude des effets des psychothérapies, rend difficile une définition simple de « la » psychologie. Au fur à mesure de ses progrès, sa définition a évolué au cours du temps. Elle est passée de la « science de la vie mentale », il y a plus d’un siècle, à la « science du comportement observable », dans les années 1920 jusqu’aux années 1960, pour devenir la science du comportement et des processus mentaux, que ceux-ci soient individuels ou sociaux, en prenant en compte les différents déterminants (biologiques, contextuels, sociaux, culturels, etc.).

La psychologie constitue donc à la fois un champ disciplinaire scientifique et un domaine de pratiques.
Parmi ses différentes branches, on peut citer, entre autres, celles enseignées à l’Université de Lausanne :

  • la psychologie du développement des processus mentaux et comportementaux du début à la fin de la vie ;
  • la psychologie générale, étude des grandes fonctions cognitives : mémoire, raisonnement, apprentissage, émotion et action ;
  • la psychopathologie et psychologie clinique, étude des troubles mentaux et de leur prise en charge ;
  • la psychologie de la santé, s’intéressant aux conséquences psychologiques des maladies somatiques ;
  • la psychosociologie clinique et psychologie sociale, étude des interactions entre individus et institutions et étude des représentations sociales ;
  • la psychologie de l’orientation scolaire et professionnelle ;
  • la gérontologie psychosociale, étude des processus psychosociaux liés au vieillissement ;
  • la psychophysiologie, confrontation des unités fonctionnelles de la psychologie générale avec des modules physiologiques (nerveux et somatiques)
  • spécifiques.

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La structure générale des études

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FAQ

Les études en sciences sociales forment-elles au travail social ?

Un certain nombre de gradués en sciences sociales travaillent effectivement dans le secteur social à l’issue de leurs études (activités d’assistant social, éducateur, animateur socio-culturel, etc.), mais la formation universitaire n’est pas la plus directe pour ce type de débouchés. Bien plus que les études elles-mêmes, ce sont en général les stages, les activités professionnelles menées en marge de l’université, ou même des formations complémentaires qui ont permis à ces diplômés d’acquérir les connaissances pratiques nécessaires pour décrocher un emploi dans le domaine.

Plus tournées vers la théorie que la pratique, les études universitaires portent en effet avant tout un regard analytique et critique sur les phénomènes sociologiques. Elles préparent de ce point de vue moins directement à l’exercice du travail social qu’aux activités faisant appel aux compétences scientifiques et méthodologiques acquises à l’université, telles que des fonctions de coordination, de gestion de projet, de communication ou de recherche, par exemple.

Les filières des hautes écoles spécialisées proposent probablement des programmes plus adaptés, car plus directement tournés vers la pratique professionnelle. Répertoire des formations et débouchés en Suisse : www.orientation.ch

J’aime les contacts et mes amis se confient facilement à moi : ferais-je un bon psychologue?

Il ne fait pas de doute que le sens de l’écoute et la compréhension d’autrui, la facilité de contact, sont des qualités personnelles très importantes pour l’exercice de la profession de psychologue, mais elles ne font de loin pas tout. Pour prendre en charge, évaluer, soigner, guider les différents publics qu’ils seront amenés à rencontrer, les professionnels de la psychologie doivent aussi et surtout faire preuve d’un très grand sens de l’analyse, d’une capacité à mettre en perspective différentes données, ainsi que d’une parfaite maîtrise des outils méthodologiques spécifiques au domaine.

Ainsi, s’il est nécessaire que le futur psychologue ait un intérêt marqué pour les activités d’échange et de contact, il est indispensable aussi qu’il soit conscient de la rigueur scientifique qu’exigela profession. Ce sont avant tout les facultés réflexives, la capacité à appliquer les différents outils et techniques, plutôt que les qualités humaines, qui seront évaluées durant le cursus universitaire.

Faut-il être un sportif de haut niveau pour étudier les sciences du sport ?

Non, mais il faut néanmoins réussir l’examen préalable d’aptitudes physiques. On attend des étudiants en sciences du sport une bonne capacité de coordination, une volonté d’apprendre et un intérêt large pour ce qui concerne le mouvement en général. L’expérience accumulée par un sportif de haut niveau peut toutefois être un grand enrichissement pour ses études.

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