Les Fins-Hauts
Sylvion, jeune berger fantasque, rêveur et solitaire, apporte, au sein de cette nouvelle montagnarde et à l’aide de son langage versifié, rythmé, imagé, énigmatique et laconique, une dimension poétique. Personnage rusé, il dupe deux voyageuses afin qu’elles séjournent dans le chalet isolé qu’il partage avec Bruno, jeune philosophe, et Montlucar, ermite incarnant les valeurs paternelles. La mise en scène de l’imprévisible marginal, qui implique tromperies et quiproquos, confère à cette nouvelle un caractère comique et provoque également la naissance, après de nombreuses complications, de deux histoires d’amour. Tel un écrivain, Sylvion, une fois son œuvre achevée, disparaît.



